lundi 19 août 2019

La Kultur de la défaite. (L1 J2)

Rennes 2, PSG 1… A la 35e journée de Ligue 1, une fois le titre acquis, admettons. Lors de la 2e journée, de cette façon de surcroît, non. Ça ne passe pas.

Tuchel ne serait-il pas en train d'instiguer chez ses joueurs une Kultur de la défaite ?Perdre un match de temps en temps parce que tu cherches à construire, à faire progresser des jeunes, pas de souci, c’est même assez positif, voire salvateur. Mais perdre de cette façon en faisant tout à l’envers, en mettant une équipe avec une seule recrue (même pas bonne) construite essentiellement sur les statuts (et par défaut à certains postes comme arrière droit)… ou plutôt composée car pas réellement construite (on fout les 11 noms sur la feuille et ensuite on cherche comment organiser tout ça, quitte à ce que ce soit très mal organisé avec plein de joueurs pas à leur place), c’est inacceptable.

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samedi 3 août 2019

Paris Saint-Germain point com’. (TC 2019)

Youpi, le PSG a remporté le Trophée des Champions pour la 7e fois consécutive. Le match était particulièrement médiocre (je ne l’aborderais qu’à la fin). En réalité, cette rencontre officielle de préparation qui ne permet pas réellement de se préparer (seulement 3 changements, les cartons comptent, les suspensions en cours aussi), OSEF. Elle est anecdotique. Son intérêt se résume à marquer le lancement de la saison.

Le PSG nouveau est arrivé. Enfin… Presque. On a procédé à l’ablation d’une tumeur maligne. Seulement, on l’a fait très tardivement. La maladie était pourtant déclarée depuis longtemps. S’engager dans un processus d’essai de médecines alternatives extrêmement coûteuses et totalement inefficaces a provoqué de graves conséquences.

Le PSG s’en remettra-t-il ? A court terme, ça semble fortement compromis. En effet, le traitement appliqué ne s’attaque qu’à la surface du problème. On a pourtant grand besoin d’une action en profondeur. Je me désespère de l’attendre sans rien voir venir.

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mardi 9 juillet 2019

Discrimination négative (la suite) : lettre au Père Noël.

Après avoir évoqué la victoire finale des Etats-Unis, l’organisation et l’arbitrage dans une première partie, il est temps d’évoquer l’équipe de France, extrêmement décevante lors de la Coupe du monde dont elle était la nation hôte.


La_Sorciere_Diacre.jpgNe me demandez pas de vous trouver LA bonne raison de virer Corine Diacre de son poste de sélectionneur de l’équipe de France de football féminin. Il en existe trop et je suis incapable de les hiérarchiser. Si vous insistiez, je serais aussi ennuyé que vous si je vous demandais de me citer ne serait-ce qu’une bonne raison de la maintenir à la tête des Bleues. Vous n’en trouveriez aucune de valable.

On a une femme sélectionneur. Pas en raison de sa compétence, mais parce qu’il s’agit d’une femme. J’ai voulu croire qu’il s’agissait d’une bonne idée, de la simple logique des choses. Comme à peu près tout le monde. Une ancienne internationale emblématique, adjointe de Bruno Bini il y a quelques années, notamment lors de la Coupe du monde 2011 qui a réellement lancé le football féminin en France (du moins médiatiquement), première femme à entraîner en pro chez les hommes avec, de surcroît, des résultats très corrects en apparences. Après un Euro manqué et à 2 ans de la Coupe du monde en France, il semblait assez cohérent de changer de sélectionneur (malgré une excellente année avant cette compétition ratée) et de la choisir.

Mais uniquement d’un point de vue extérieur.

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lundi 8 juillet 2019

Discrimination négative.

Oui, je l’assume parfaitement, j’ai le seum. A cause de la Coupe du monde de football féminin.

Cette compétition organisée en France, je l’attendais depuis très longtemps, car le foot féminin, je le suis depuis une époque où pour connaître les résultats du PSG, il fallait écouter Larqué Foot le dimanche matin sur RMC sans louper les 2 minutes qui étaient consacrées à la D1, ou alors attendre qu’ils soient disponibles sur le site de la FFF, ce qui prenait un temps très aléatoire. Seulement voilà, cette Coupe du monde s’est transformée en terrible fiasco, ce que j’ai beaucoup de mal à encaisser.

Les Etats-Unis ont de nouveau remporté la CdM de foot féminin. Alors bien sûr, vous pourrez me rétorquer que j’ai tort car on a assisté à un formidable événement populaire qui a explosé tous les scores d’audience à la télé et réuni plus d’un million de spectateurs dans les stades. Seulement, ce n’est pas du tout ce que j’évoque en utilisant le terme fiasco. C’est sportivement que cette compétition a viré tantôt à la farce, tantôt à la honte, tantôt au gâchis. L’assistance vidéo à l'arbitrage (l'AVAr) et les modifications des lois du jeu sont en cause, mais pas tellement concernant l’équipe de France, dont l’élimination est simplement logique – et même inéluctable depuis des semaines, la liste de Corine Diacre ne laissait aucun espoir – et non entachée d’erreur manifeste (on ne peut dire de même de tous les matchs à élimination directe). Les nombreux problèmes d’arbitrage viennent en réalité de la FIFA, qui a tout fait à l’envers dans ce domaine en plus de pêcher dans l’organisation. Là aussi, je vais y revenir.

Je vais commencer par évoquer la victoire finale des Etats-Unis.

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vendredi 5 avril 2019

Spectre.

Spectre Des réunions secrètes d’une confrérie qui tire les ficelles dans l’ombre… Une sorte d’organisation criminelle internationale qui brasse des centaines de millions d’euros, qui corrompt ou tient les décideurs par les c*uilles pour les forcer à lui obéir, qui s’attaque à ceux qui oseraient remettre en cause son pouvoir où la concurrencer…

On se croirait dans un James Bond. Mais non, on parle de football. Enfin… on parle d’argent, et accessoirement de football, simple moyen de se remplir les poches. La drogue, la prostitution, les armes, le football, même combat. Historiquement, on retrouve souvent les mêmes individus aux commandes et dans les circuits financiers qui font fonctionner le business. Mais faire son beurre avec le football rapporte beaucoup plus sans risquer grand-chose.

Bien sûr, ces réunions secrètes, on ne veut pas nous dire exactement qui y participe, qui prend les décisions, mais tous les plans secrets fuitent dans la presse, les effrayants projets criminels sont vite connus de tous. Comme c’est étrange ! C’est secret… mais pas trop. On n’a pas du tout l’impression d’un fait exprès…

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lundi 1 avril 2019

Echecs et matchs.

jeu_d_echecs.jpg Après le football masculin et féminin, le handball, le e-sport et le judo, le PSG prépare sa nouvelle section.

Il ne s’agit pas de reprendre un club en difficultés de la région sur le modèle du Paris Handball devenu le PSG Handball. Il n’y aura donc pas – du moins pour le moment – de retour du PSG Racing (ni en volley masculin malgré les difficultés rencontrées par le Paris Volley, rétrogradé à l’issue de la saison passée et reparti de presque rien en Pro B, ni féminin même s’il aurait été possible de récupérer la section professionnelle du Stade Français qui va fermer ses portes ces prochaines semaines, ni en basket malgré les nombreuses relances de la Mairie de Paris, qui a finalement dû se tourner vers des investisseurs américains pour créer le Paris Basketball, amené à partager la future grande "arena" avec le PSG Handball, ni même d'absorption d'un club de handball féminin alors qu’il serait assez logique de racheter le Paris 92, anciennement Issy-Paris, pour en faire rapidement un club très compétitif en France et en Europe en tant que section féminine du PSG Handball).

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vendredi 15 mars 2019

Malus max.

Il paraît que le PSG a un directeur sportif qui « fait du bon travail ». Nasser Al-Khelaïfi l’a dit après avoir annoncé le nouveau sponsor maillot du club.

En handball, ça semble bien être le cas. En football féminin, certaines décisions – il manque du monde au milieu, certaines filles de l’effectif n’ont pas le niveau – sont discutables, néanmoins, contre toutes attentes, le travail de Bruno Cheyrou est plutôt satisfaisant, on sent un réel effort de construction pour rattraper l’OL et prendre le dessus sur cet adversaire longtemps hors de portée. Ces 2 sections ont atteint la finale de la Ligue des Champions ces dernières saisons, y échouant d’un rien. Elles remporteront bientôt le titre suprême, j’en suis convaincu.

En football masculin, s’il y a une direction sportive, je veux qu’on me la présente. Non. Il n’y en a absolument aucune. Tout est fait à l’envers. Dans tous les domaines. Formation, recrutement, style de jeu, politique sportive, gestion des contrats, répartition des rôles, communication interne et externe, domaine médical… Rien ne fonctionne. Tout est fait à l’envers. TOUT !

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samedi 10 novembre 2018

Procès pub Leaks.

Les U17 du PSG en 2017-2018 J'en ai tellement entendu parler, vu tellement de réactions effarouchées, souvent ridicules, que j'étais obligé de regarder le sujet d'Envoyé Spécial intitulé "les secrets du PSG". Alors, ça donne quoi ?

Diffusé jeudi soir dernier après une première salve de pseudo-révélations de Médiapart – qui cherche à refourguer des abonnements et en a donc fait une série aussi romancée que survendue, n’hésitant d’ailleurs pas à s’associer à d’autres sites comme celui de l’Equipe pour faire sa pub – qui n’apprend quasiment rien de fondamental à personne d’un tant soit peu informée de ce qui se passe dans le monde du foot, ce sujet s’est avéré être un exemple dramatique de la réalité du "journalisme d’investigation" actuel. Ce "reportage" est avant tout de la télé, la même que sur des chaînes commerciale. On cherche plus le buzz que l’information. Pauvre service public audiovisuel, dire qu’on paie la redevance pour financer ça !

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jeudi 27 septembre 2018

Champions du reste du monde ! (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Alors oui, l’équipe de France de judo a terminé son séjour à Bakou en prenant une fessée, mais elle a surtout conclu ses championnats sur une note très encourageante matérialisée par une médaille d’argent collective. A moins de 2 ans des JO où cette épreuve apparaîtra au programme, elle a su s’affirmer comme étant la 2e force du judo mondial derrière les intouchables Japonais. Enfin… Intouchable… Je n’en suis pas totalement certain.

L’an dernier, j’ai trouvé géniale l’idée de l’épreuve par équipes aux Championnats du monde de judo. Si je n’ai pas changé d’avis, en revanche, la formule a encore un peu changé. On a toujours 3 catégories par sexe (-57kg, -70 et +70kg pour les femmes, -73kg, -90kg et +90kg pour les hommes), mais désormais en cas d’égalité après les 6 combats, la différence ne se fait plus en fonction d’un système de points apportés par chaque Ippon et waza-ari, elle se fait en tirant au sort une catégorie qui doit de nouveau combattre (en débutant directement au golden score).

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mercredi 26 septembre 2018

Quand le roi n’est pas là… (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Deux nouveaux champions du monde poids lourds de judo ont été sacrés. Sans surprise. L'une semble indiscutable, l'autre fait figure de champion par intérim, comme dans certaines fédérations de boxe anglaise.

Normalement, Teddy Riner aurait dû remporter aujourd’hui son 11e titre mondial. Il a décidé de faire l’impasse sur les Championnats du monde de Bakou puis de Tokyo pour s’épargner physiquement et éviter de trop s’exposer avant les JO dans 2 ans. On ne le verra donc que dans des tournois (il lui faudra remonter à la ranking list pour être tête de série lors du tournoi olympique). En prenant cette décision, il a ouvert l’appétit de nombreux concurrents habituellement condamnés à la 2e place. Tous espéraient devenir le premier champion du monde des +100kg autre que Teddy depuis 2006. Les Japonais ont même choisi d’engager 2 lourds dans l’espoir de décrocher ce titre extrêmement prestigieux et convoité devenu chasse gardée du meilleur judoka de tous les temps depuis une décennie. Quand le roi n'est pas là, les soumis dansent.

Je m’attendais à la victoire d’un ancien -100kg.

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mardi 25 septembre 2018

Fiasco. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Après un super lundi à 2 médailles et beaucoup d’exploits (malgré un petit goût d’inachevé et de frustration), le fiasco total en -78kg et en -100kg. 4 Français étaient engagés lors de la 6e journée des Championnats du monde de judo. Echec, échec, cata, double cata. Le bilan est terrible.

L’équipe de France jouait ses 2 dernières cartes masculines (Cyrille Maret et Alexandre Iddir) et 2 de ses plus belles chances féminines avec la n°3 (Audrey Tcheuméo) et la n°4 (Madeleine Malonga) au classement mondial.

Dans ces catégories, s’il y a un peu moins de monde que dans d’autres, la densité est monstrueuse, ce qui génère de grosses affiches très tôt. Les 2 Français en ont fait les frais en tombant face à des cadors qui restaient malgré tout battables. Moins d’une heure après le début de la compétition, ils étaient déjà dehors.

Chez les femmes, la donne est bien différente, car les 2 Françaises étaient les cadors et ont perdu contre des jeunes presque inconnues et totalement à leur portée. Comment ont-elles pu en arriver là ?

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lundi 24 septembre 2018

Cocktail de sentiments. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Dans un shaker, mettez une bonne dose de fierté, de sentiment du devoir accompli et d’avoir obtenu la récompense de ses efforts, ajoutez-y une quantité équivalente de joie pure, de déception, de regrets et d’impression d’être passé à côté de quelque chose de très grand. Secouez. Versez dans un verre où vous aurez pris soin de placer une tranche d’arbitrage douteux (pour l’amertume). Ce cocktail de sentiments pourrait s’appeler le "lundi des Français aux Championnats du monde de judo 2018".

De prime abord plutôt agréable, ce cocktail laisse toute de même un arrière-goût un peu étrange. On ne crachera surtout pas sur les 2 belles médailles du jour qui permettent à la France de se détacher à la 2e place au classement des nations (où le Japon domine de façon implacable). Malgré tout, il est difficile de ne pas penser que les 2 médaillés auraient dû décrocher l’or. Quand l’erreur vient de l’athlète, il a des regrets, quand il se fait battre sur une décision arbitrage plus que contestable, il y a… ce qu’a ressenti Axel Clerget comme d’autres Français et Françaises (dont Hélène Receveaux) avant lui.

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dimanche 23 septembre 2018

L’art – martial – d’écrire sa légende. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo A force, ça va faire pas mal de candidates pour le titre de championne française de l’année 2018 ! Clarisse Agbegnenou vient de poser sa candidature.

3e titre mondial pour Clarisse Agbegnenou Pour 2018, ses "adversaires" se nomment  Perrine Laffont (ski de bosses), Charlotte Bonnet (natation), Laura Tarantola (aviron), voire Mathilde Gros (cyclisme sur piste), Mélanie de Jésus (gymnastique), et j’en oublie sans doute. Sincèrement, il me semble difficile de ne pas élire une fille sacrée championne olympique et lauréate de la Coupe du monde (en plus d’être championne du monde en titre depuis 2017), même si sa discipline est un peu marginale.

En revanche, s’il s’agit de désigner la plus grande championne française actuelle toutes disciplines confondues, Clarisse Agbegnenou est incontournable de par sa constance au plus haut niveau et sa longévité. Depuis 2013, elle a atteint la finale de chacun des 6 grands championnats estivaux, Championnats du monde de judo comme Jeux Olympiques. Il n’y avait pas de raison de douter qu’elle réédite cette performance à Bakou.

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samedi 22 septembre 2018

Fatalité. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Parfois, même en étant bon, voire très bon, on tombe face à plus fort que soi… ou mieux arbitré que soi (éventuellement les 2 à la fois). Ça laisse un sentiment étrange, presque un sentiment d’impuissance, comme si s’incliner était une fatalité. Chacun des 4 Français engagés aujourd’hui aux Championnats du monde de judo a vécu ce phénomène.

Dans cette compétition, une nation peut inscrire jusqu’à 9 concurrents par sexe avec une limite de 2 représentants par catégorie. N’ayant aucun poids lourd chez les hommes, l’équipe de France a choisi de doubler ses chances dans 3 catégories masculines et 2 catégories féminines, dont les -73kg (H) et les -57kg (F), en lice lors de cette 3e journée. Comme d’habitude, les espoirs de podium reposaient exclusivement sur les femmes, en l’occurrence Hélène Receveaux et Priscilla Gneto, respectivement 8e et 37e au classement mondial mais expérimentées et déjà médaillées en grands tournois. Le classement de Gneto s’explique par son absence de sortie – et donc de points – depuis sa blessure aux ChM l’an dernier. Ces références, Benjamin Axus (36e) et Guillaume Chaîne (68e) ne peuvent s’en targuer.

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vendredi 21 septembre 2018

Abe productions. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judoUta, arrête de faire des clés de bras à ton frère !
-Mais maman, c’est Hifumi qui a commencé, il m’a fait un osoto-gari !
-C’est même pas vrai, c’était un ouchi-gari maman !
-Arrêtez de vous battre et venez manger maintenant, ce n’est plus l’heure de faire des randoris, c’est l’heure du riz. »

Ce dialogue pourrait être celui d’une sitcom japonaise d’Abe productions racontant la vie d’une famille de judokas.

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jeudi 20 septembre 2018

Matés au 2e tour. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Un jour, un destin… et à l’arrivée, rien. Le chemin n’a pas été bien long.

Se rendre à Bakou pour une compétition internationale de judo n’a rien de surprenant, cette ville chaque année le théâtre d’un Grand Chelem, sans parler des divers championnats qui y ont eu lieu ces dernières années. En revanche, organiser les Championnats du monde dans la 2nde quinzaine de septembre en commençant un jeudi pour finir le jeudi suivant est assez étonnant. Depuis de très nombreuses années ils étaient déjà terminés à cette date.

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samedi 14 juillet 2018

Oranje et amertume. (TdF 2018, E7-8)

Tour de France 2018 Le Tour de France 2018 va-t-il me dégoûter du cyclisme sur route ?

J’accepte l’argument selon lequel il faut satisfaire tous les profils de coureurs en prévoyant des étapes pour sprinteurs, pour puncheurs, pour grimpeurs, pour rouleurs, et même pour descendeurs (notez que les baroudeurs, les organisateurs s’en cognent, ils ne servent généralement qu’à meubler, ils ne gagnent que si les autres ont décidé de les laisser gagner).

Dans ce cas… faites-le ! Cette diversité, on veut la voir en œuvre ! Se taper 5 fois la même étape ennuyeuse à s’ouvrir les veines lors des 8 premiers jours (plus 2 autres qui en pratique ont eu exactement la même structure, le sprint finale étant juste remplacé par une explication entre puncheurs).

Lors des 2 étapes servant à faire la transition entre la Bretagne et l’étape des pavés, on a surtout eu le temps de s’ennuyer. Un sprinteur néerlandais pas extrêmement connu s’est régalé, il est bien le seul. Si l’Oranje a été à l’honneur, j’en ressors très amer. On m’a gâché ma fête nationale !

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jeudi 12 juillet 2018

Une Bretagne aux airs de montagne. (TdF 2018, E5-6)

Tour de France 2018 Décevant. La qualité du tracé du Tour de France 2018 ne détermine pas la qualité du spectacle. Celle-ci résulte seulement de la façon dont les coureurs l’exploitent. Lors des 2 dernières étapes disputées en Bretagne, le tracé permettait beaucoup mieux.

  • Etape 5 : un sprinteur malgré tout.

De Lorient à Quimper (205km).
Non-partants : Tiesj Benoot (LTS), Michael Matthews (SUN).
Abandon : Robert Kieserlovski (KAT).

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mardi 10 juillet 2018

Le Tour débute – vraiment – demain. (TdF 2018, E3-4)

Tour de France 2018 C’est bon, on a passé la 4e étape du Tour de France 2018, les choses sérieuses vont pouvoir réellement débuter.

Il est vrai que les 3 étapes en bois pour sprinteurs ont déjà fait beaucoup de dégâts. Pas mal de coureurs dont des équipiers importants et potentiels vainqueurs d’étapes voire candidats à des maillots distinctifs ont été fortement touchés par des chutes, certains ayant même dû abandonner. Pas mal de leaders ont pris des éclats sur des bêtises (chutes ou soucis mécaniques). Ces péripéties relevant autant de la cascade que du vélo ont eu un impact positif en contrebalançant par avance l’effet attendu du contre-la-montre par équipes, un exercice considéré par les "puristes" comme magnifique car technique, stratégique, impitoyable et tout ce que vous voulez… mais qui n’a rien à faire sur un grand Tour. Expliquez-moi la logique : on réduit le nombre de coureurs par formation pour limiter la domination des équipes les plus puissantes… et on offre à ces formations une épreuve qui les favorise de façon démesurée tout en handicapant terriblement un rouleur/grimpeur ne bénéficiant pas d’un aréopage de machines à rouler.

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dimanche 8 juillet 2018

Au tas camarade. (TdF 2018, E1-2)

Tour de France 2018 Au tas camarade, Au tas camarade, Au tas, au tas au tas.

J’ai légèrement modifié le refrain d’un chant révolutionnaire – même si en Vendée, on n’était pas très branché Révolution – surtout populaire lors du premier Empire mais essentiellement connu de nos jours sous forme de chanson pour enfants, ceci afin d’être raccord avec ce qu’on a vu lors des 2 premières étapes du Tour de France 2018 : des chutes en séries.

Je l’avoue, cette année, le Tour de France ne m’intéressait pas. Je ne regardais pas la première étape, absolument sans intérêt sur le papier avec son profil totalement plat, d’autant qu’il y avait en même temps une demi-finale de l’équipe de France dans la Volley-ball Nations League (à Lille). Le scandale de la relaxe de Chris Froome (SKY) m’a presque totalement dégoûté du cyclisme.

Malgré tout, me disant qu’Arnaud Demarre (GFC) avait peut-être un coup à jouer au sprint, j’ai zappé sur France 2 pour regarder les derniers kilomètres. Quelle inspiration géniale ! Ces 12 bornes ont eu le don de me redonner goût au cyclisme. Au moins provisoirement.

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