samedi 28 janvier 2017

L’art de suspendre le temps.

Leurs détracteurs disent d’eux qu’ils ne se renouvellent pas. Peut-être. Très sincèrement, je n’en sais rien, je ne suis pas un spécialiste de patinage artistique. En outre, juger de la danse sur glace est chose très difficile, ça demande des connaissances techniques que je ne possède pas. Mais sincèrement, ne s’agirait-il pas de détails insignifiants quand l’issue est si évidente ?

Seulement au 3e rang à l’issue du programme court des Championnats d’Europe , Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont survolé le libre. Survolé la concurrence, survolé la glace… Ils ont inventé la machine à suspendre le temps. Battus 2 fois ces dernière semaines par les revenants canadiens – qui s’entraînent avec eux – que sont Scott Moir et Tessa Virtue, ils semblaient menacé par un couple russe et par leurs habituels adversaires italiens, Anna Cappellini et Luca Lanotte.

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dimanche 11 décembre 2016

1 vaut mieux que 2 mais Laura.

La 2e étape de la Coupe du monde de biathlon s’est conclue par les relais. L’équipe de France est passée à une Laura Dahlmeier près de réussir un exceptionnel doublé.

Avec 3 victoires, 2 podiums et une 4e place, Pokljuka 2016 restera un excellent cru pour les Bleus et les Bleues. Hormis Anaïs Chevalier, handicapée par une malheureuse chute dès la première tour causée par une Allemande, ce qui a posteriori est assez énervant sachant que l’Allemagne a remporté le relais féminin, tous ont bien ou parfaitement réussi leur job. La mauvaise série en relais masculin a pris fin avec un premier succès depuis près de 3 ans (19 janvier 2014) et 12 épreuves (6 podiums, mais seulement 3 avec Martin Fourcade membre du quatuor), JO compris.

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samedi 10 décembre 2016

En patrons.

Déjà victorieux des sprints vendredi à Pokljuka, Martin Fourcade et Laura Dahlmeier ont récidivé samedi en poursuite. Ils ont encore augmenté leur avance en tête du classement général de la Coupe du monde de biathlon. Leur régularité force l’admiration. Tout le monde veut les battre, tout le monde s’y casse les dents.

Etre très rapide en ski de fond est une chose. Etre bon tireur en est une autre. Allier les 2 permet de gagner des courses. Pour faire preuve de constance au plus haut niveau, il en faut plus. Il faut posséder un sens tactique très développé, une parfaite connaissance de soi et une grande capacité maîtriser ses nerfs. Martin n’a plus rien à prouver, on sait sa science du biathlon particulièrement poussée, on prend de plus en plus conscience de l’étendue de celle de la jeune Allemande. Accélérer ou temporiser quand il le faut, jauger la bonne dose de risques à prendre au tir, résister à la pression imposée par ses adversaires et les pousser à la faute… Ils font tout bien !

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vendredi 9 décembre 2016

Premières et déjà-vu.

L’équipe de Slovénie n’est pas au top en ce moment, pourtant le public était déjà nombreux à Pokljuka pour l’ouverture de la 2e étape de la Coupe du monde de biathlon. Ce site a souvent réussi aux Français et aux Françaises, mais jusqu’ici, anomalie absolue, Martin Fourcade n’y avait jamais remporté la moindre course. Il s’était déjà imposé lors de chaque autre étape habituelle.

Après 7 ans et un paquet de tentatives en passant souvent très près du but, cette curiosité est entrée dans le domaine des souvenirs. En l’emportant de magnifique manière lors du sprint, devançant tous les cadors, le maître incontesté du biathlon a mis fin à cette étrangeté. Avec 4 victoires et une 3e place en 5 courses cette saison, cette victoire a malgré tout un air de déjà-vu. Tout comme la 2e place de Justine Braisaz obtenue un peu plus tard. La jeune femme est montée pour la première fois sur un podium individuel, mais là encore, comment ne pas avoir une impression de déjà-vu ? L’an dernier, Marie Dorin-Habert avait dominé ce sprint et cette saison il s’agit déjà de la 3e Française différente présente sur la boîte après 4 épreuves individuelles.

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dimanche 27 novembre 2016

Le retour du roi (et de la reine).

Le dernier week-end de novembre est un de mes préférés de l’année. Pourquoi ? Parce que la Coupe du monde de biathlon débute à cette date ! Pour mon plus grand plaisir.

Le premier dimanche sert de mise en jambes pour les concurrents (qui peuvent aussi y évacuer le stress de la reprise) et d’avant-goût pour les fans, il permet aussi aux staffs de faire des réglages en conditions réelles. L’IBU a logiquement choisi depuis déjà quelques saisons de commencer par un relais mixte, l’épreuve ayant le moins d’enjeu aux yeux de tous. Depuis l’an dernier, le relais mixte simple (en duo au lieu d’être à 4) a été ajouté au programme pour offrir un nombre suffisamment important de course à chaque site qui organise des épreuves. Östersund, site traditionnel de l’épreuve d’ouverture, a été le théâtre de 2 courses.

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En queue de poisson.

Que c’est moche d’abandonner lors d’un championnat du monde de boxe… Probablement s’agissait-il de la décision la plus sage, la plus lucide, mais quand elle résulte simplement d’un découragement, il y a malaise. Difficile d’accepter une telle fin. Surtout pour une affiche évoquée comme probable candidate au titre de combat de l’année…

En l’espace de quelques heures, on a eu 2 fois le même cas de figure, ou presque. Dans le premier cas, la différence physique était trop importante, la différence de qualité aussi, le challenger prenait une leçon au moment où il a abandonné après avoir passé son temps à défendre, il a lui-même mis fin à son calvaire après le 2nd knock-down subi en début de 8e reprise. Rapidement blessé à l’œil, nettement dominé, il a bien compris qu’il ne pourrait pas arriver jusqu’à la cloche sans se faire défoncer. Dans l’autre cas, on a assisté à un abandon à l’appel du 8e round après 6 ou 7 reprises perdues dont une 7e aux allures de véritable correction, mais il n’y avait pas de blessure, juste le sentiment de ne pas pouvoir gagner contre un garçon trop fort. Ce choix totalement volontaire serait compréhensible de la part d’un boxeur quelconque, il a du mal à passer quand le challenger fait partie de la catégorie des cadors invaincus distributeurs de KOs…

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jeudi 24 novembre 2016

Arsenal désarmé. (LdC J5)

C’était trop facile. Du coup le PSG a décidé de pimenter sa soirée en offrant 2 buts à Arsenal. Par charité, il s’est même privé d’une victoire qu’il méritait sans discussion possible. OK, par charité, comprenez plutôt maladresse, néanmoins le principal a été obtenu, sauf contreperformance improbable lors de la dernière journée, la première place du groupe A de la Ligue des Champions sera parisienne.

Les 2 clubs étaient handicapés par pas mal d’absences. D’où la présence chez les Gunners d’un garçon comme Carl Jenkinson, latéral droit absolument dramatique. A vrai dire, les seules absences décisives pour l’équipe d’Arsène Wenger étaient celles de Santi Cazorla et de Hector Bellerin, car pour le reste il a pu aligner ses titulaires habituel ou a simplement fait des choix, comme débuter avec Kieran Gibbs à gauche, Aaron Ramsey au milieu, Olivier Giroud en pointe ou encore Alex Iwobi sur le côté droit, alors que Nacho Monreal, Granit Xhaka, Alex Oxlade-Chamberlain et Theo Walcott prenaient place sur le banc.

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dimanche 20 novembre 2016

Un Pay-Per-View sous-vendu.

Deux des plus gros cadors actuels de la boxe acceptent de s’affronter… et on a l’impression que tout le monde s’en fout ! Comment a-t-on pu en arriver là ?

Sergey Kovalev (30-0-1, 26 KO) et Andre Ward (30-0-0, 15KO) s’affrontaient cette nuit à Las Vegas pour les titres WBA, WBO et IBF et des poids mi-lourds. Il s’agissait du main event d’un PPV d’HBO. Pourtant, on annonçait des ventes assez basses pour ce PPV, les produits dérivés n’ont pas marché, la soirée est presque passée inaperçue par rapport à ce qu’on connait avec "Canelo" Alvarez ou ce dont on avait l’habitude avec l’escroc Mayweather. Un combat entre des boxeurs classés par tous les spécialistes dans le top 5 pound for pound (toutes catégories confondues) du moment mérite autre chose que de l’indifférence, non ? C’est rarissime en cette ère de l'évitement.

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dimanche 13 novembre 2016

Direct sur le Rocher.

Contrairement à une idée répandue, la boxe se porte bien de par chez nous, ceci indépendamment du récent – et réel - effet JO. S’il manque à la France qu’un champion du monde pro chez les hommes, les boxeurs tricolores sont bien présents à tous les autres niveaux.

Ainsi, cette semaine, 2 championnats d’Europe concernant des Français étaient au programme ainsi qu’un championnat du monde féminin. En bonus, une grosse soirée avait lieu au Casino de Monte-Carlo, une soirée très internationale organisée par les Britanniques sans tête d’affiche venue de l’Hexagone, certes, très élitiste également (pas accessible au grand public), mais l’organisation de telles réunions sur le Rocher ne peut être que positif, ça pourrait ouvrir des perspectives pour nos chasseurs de ceintures.

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dimanche 6 novembre 2016

Pêches jaunes.

Cette nuit avait lieu une très grosse réunion de boxe anglaise au Thomas & Mack Center de Las Vegas. Si le main event concernait Manny Pacquiao, qui avait pourtant annoncé sa décision de prendre sa retraite à l’issue de sa dernière sortie, les 4 combats de la soirée étaient tous sanctionnés par des championnats du monde WBO. Ils avaient en commun d’avoir tous à l’affiche au moins un combattant asiatique.

Un Chinois contre un Thaïlandais pour commencer, puis un Philippin contre un Américain, un Japonais contre un Mexicain, et enfin "Pacman" – le Philippin le plus connu au monde – contre un  Américano-mexicain. J’ai galéré pour trouver un titre mettant en exergue la forte représentation asiatique… Ça donne pêches (=coups de poing) jaunes (désolé^^).

Pas de surprise, on a eu de la belle boxe, ça valait le coup d’être regardé. Comme il n’y avait que des championnats du monde, Michael Buffer a eu beaucoup de travail.

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mercredi 2 novembre 2016

Quand ça s’emballe à Bâle… (LdC J4)

En football, quoi de mieux qu’un bon vieux rollercoaster émotionnel dont sort vainqueur le camp dont vous êtes supporter ? Le foot, c’est avant tout de l’émotion, c’est ce qui le rend si populaire. Ce mardi, on n’en a pas manqué !

Avec le PSG, depuis quelques temps, on voit à peu près toujours le même genre de prestations. Il est très difficile de trouver des raisons de s’enthousiasmer. On observe de façon récurrente les mêmes insuffisances, en particulier le manque de rythme et le défaut d’efficacité offensive. Les caractéristiques du jeu parisien reviennent aussi inlassablement avec énormément de possession, des tas de passes, mais de grosses difficultés à avancer pour se créer des occasions, ce qui pousse à user et abuser des ouvertures en profondeur. Pour se régaler du spectacle proposé il faudrait ingurgiter des substances psychotropes.

Alors bien sûr, on a encore eu droit à tout ça sur le terrain du FC Bâle, seulement cette fois, pour changer, l’ennui n’a pas pris le dessus sur tout le reste. En l’espace de 90 grosses minutes, on est passé par tous les sentiments. Il y a eu de la frustration, de l’agacement, de l’excitation, de la peur, du soulagement, de la joie, de l’émerveillement, de l’euphorie, de la tension, et j’en passe.

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vendredi 28 octobre 2016

Neuralyzer. (L1 J11)

Il serait temps d’arrêter de se faire peur bêtement. Autrement dit, il serait temps de trouver un remplaçant efficace à Cavani. Par «remplaçant», j’entends bien sûr un n°9 titulaire. Le plus gros problème du PSG est encore et toujours son manque d’efficacité offensive. Les occasions ne manquent pas, les buts, oui.

Même sans bien jouer ou alors par intermittence, les Parisiens ont réussi à se procurer pas mal d’occasions franches face à un LOSC assez affligeant dans ses intentions. Antonetti a débuté avec un gardien, un avant-centre très rarement buteur (Eder), et entre eux, 9 joueurs défensifs, à savoir 2 paires de latéraux sur les côtés et aucun milieu créatif. Le plus offensif était Sankharé… Il a attendu d’être mené au score pour enfin faire entrer des gars susceptibles de créer du danger. Comment s’étonner que les attaques se soient souvent résumées à tirer de très longs CF dans le paquet en espérant attraper une tête ?

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jeudi 20 octobre 2016

Quand tu bats Bâle en jouant à la baballe… (LdC J3)

1-1 à domicile contre Razgrad, des défaites 2-0 à Londres et 3-0 à Paris… Le FC Bâle a désormais besoin de 3 victoires lors de la phase retour et d’un improbable concours de circonstances pour se qualifier pour les huitièmes de la finale de la Ligue des Champions. Comme prévu, le PSG et Arsenal se joueront la première place du groupe. Et pourtant, dans le jeu, rien ne s’est passé comme prévu.

En football, le score n’indique absolument qu’une chose : le résultat. Son évolution n’aide pas toujours à savoir comment on en est réellement arrivé là. Ainsi Arsenal aurait dû prendre un bran-bran au Parc des Princes si les Parisiens avaient un peu moins manqué d’efficacité devant le but, ça a fait 1-1. Le PSG a galéré à Razgrad pour finalement l’emporter 3-1. Les Bulgares ont aussi causé de gros problèmes à la défense d’Arsenal avant de subir un déluge de buts (6-0). Aux 2 extrémités de l’Eurostar, même chose, les visiteurs ont réalisé un exploit, celui de ne transformer aucune de leurs occasions extrêmement franches, ils sont rentrés chez eux avec les fesses rouges et pour seul objectif réalisable de décrocher la 3e place qui permet d’être reversé en Europa League.

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dimanche 16 octobre 2016

Monsieur Cinéma.

Il existe de – trop – nombreuses fédérations internationales de boxe. Vous ne connaissiez pas la WBE (World Boxing Entertainment) ? Logique, aucune fédération internationale ne porte ce nom. Et pourtant certains semblent en briguer les ceintures mondiales en jouant la comédie à l’outrance à la façon des catcheurs de la WWE.

Mais Tony Bellew (28-2-1, 18KO), champion du monde WBC des poids lourds-légers, ne se contente pas de ça, il est vraiment acteur. Son rôle dans Creed, la – très bonne – suite de la série des Rocky l’a fait connaître. Alors bien sûr, il campait un personnage inspiré de… lui-même, à savoir un champion de Liverpool fan d’Everton qui combattait à Goodyson Park (ce qu’il a fait il y a quelques mois). Ça aide. Pour l’anecdote, si – ATTENTION SPOILER – dans le film il bat Adonis Creed, dans la vie réelle une de ses 2 seules défaites – la seule par KO – a été concédée face à Adonis Stevenson pour une ceinture mondiale des mi-lourds.

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samedi 15 octobre 2016

Poser une quiche en Lorraine. (L1 J9)

Les excuses ne tiennent pas. La théorie de la gestion ne tient pas. A Nancy, le PSG n’a pas géré, il s’est en réalité fait secouer par la lanterne rouge de Ligue 1 après un début de match assez idéal annonciateur d’une bran-bran. Même diminués par un nombre conséquent d’absences, les Parisiens auraient dû en mettre au minimum 5 ou 6. Seulement, à 2-0, plus rien ! Le néant !

Alors bien sûr, le PSG a tout de même gagné. Il a vraiment été très bien payé en ayant pourtant fait moins que le service minimum. Pendant 20 minutes, si la qualité de jeu n’était pas fabuleuse et le rythme pas fou, le break semblait définitif grâce à une bonne dose de réussite pour ouvrir le score et un gros cadeau pour inscrire le 2nd but. Ensuite, Verratti et ses coéquipiers ont passé 70 grosses minutes à déverser sur le terrain du dégueulis de football. Ils ont donc posé – et étalé – une énorme quiche en Lorraine. Une honte.

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samedi 8 octobre 2016

Le sens de l’hospitalité.

En boxe, combattre à domicile est souvent un avantage. A fortiori dans certains pays où, quand un étranger vient affronter un boxeur local, il ne lui suffit pas simplement d’être meilleur pour gagner. A moins d’en finir avant la limite, vous n’avez aucune garantie d’éviter un vol manifeste. Les officiels ne se cachent même pas pour effectuer leur larcin.

On le constate souvent en Grande-Bretagne, où il est courant de désigner un arbitre britannique et un juge britannique pour un championnat du monde opposant un Britannique à un étranger. En France, on ne mange pas de ce pain-là, quand on remporte une ceinture mondiale, on l’obtient honnêtement… C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle on n’en obtient plus depuis des années…

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jeudi 29 septembre 2016

Football yaourt en Bulgarie. (LdC J2)

Ça aurait pu être pire. Le PSG aurait pu ne pas gagner ce match. Il était bien parti pour. Contre le Ludogorets Razgrad, ça aurait fait tache, même en BulgarieSofia, car ce petit club ne peut recevoir dans son stade en Ligue des Champions). Au final, on retiendra essentiellement la victoire car il n’y a pas grand-chose de positif à en tirer.

Il faut le dire, Unai Emery s’est loupé. La compo de départ était mauvaise, les changements dépourvus de sens. Toutefois, les joueurs présents sur le terrain n’étaient pas obligés d’être si décevants, ils avaient tout à fait le droit de justifier la confiance témoignée par leur entraîneur en les titularisant, même s’ils ne la méritaient pas. Ils ont joué un semblant de football incompréhensible, n’ont pas fait plus que donner le change, tel un chanteur ne connaissant pas les paroles de sa chanson qui en baragouine de fausse en espérant que personne ne se rende compte de la supercherie. Il s’agissait de football yaourt.

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dimanche 25 septembre 2016

(Grand) boxeur et globe-trotteur.

Champion du monde WBA, Anthony Crolla (31-4-3), boxeur britannique, remettait en jeu son titre des poids légers. Il boxait à Manchester, presque comme à chaque fois (il n’est quasiment jamais sorti de son pays), l’arbitre était britannique, un juge était britannique… Pourtant il a été battu sur une décision unanime (avec 1 seul point d’écart pour ce juge).

Il faut dire que son adversaire n’était pas un faire-valoir, tant s’en faut. Jorge Linares (40-3-0, 27 victoires avant la limite) a subi 3 TKO au cours de sa carrière, dont 2 de suite fin 2011 et début 2012, mais ce gars a un put*in de talent. Il n’est pas connu à la hauteur de ce talent, probablement parce qu’il a énormément combattu au Japon, principalement au début de sa carrière. Dans le genre nomade de la boxe n’ayant pas peur des challenges, il se place tout en haut de la hiérarchie mondiale. Outre le Japon, il a boxé au Venezuela (logique, c’est chez lui), au Panama, en Argentine, en Corée du Sud, aux Etats-Unis, au Mexique et en Grande-Bretagne). Champion du monde en plume en 2007, puis en super-plume en 2008 et 2009, battu pour une ceinture mondiale des légers en 2011, il a décroché le titre WBC en 2014 au Japon et l’a défendu 2 fois. Cette ceinture n’était plus en sa possession (peut-être faute de défense pendant trop longtemps, j’avoue ne même pas avoir cherché, ce n’est pas très important).

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dimanche 18 septembre 2016

Dans le short du boxeur.

Comme vous pouvez le constater sur le blog où je vous propose de regarder/revoir régulièrement des combats, j’aime la boxe. Par conséquent, après avoir eu droit la semaine dernière à un super combo Triple G+"Chocolatito", je ne pouvais manquer le PPV de Saul "Canelo" Alvarez la nuit dernière, même si mon respect pour le roux mexicain s’est évaporé au moment où il a subi une ablation des cojones… Son refus d’affronter Golovkin – par peur de la bran-bran – est affligeante, la façon de procéder l’est encore plus.

Toutefois, il y en a une sacrée paire dans le short des 3 autres boxeurs impliqués dans les 2 grands combats dont traite ce post. Ils n’ont pas eu peur de relever un véritable défi.

Quand on est fan de boxe, en général on galère pour voir les meilleurs combats. Ils ont généralement lieu la nuit ou sont diffusés sur des chaînes payantes… quand ils sont diffusés en France. Bien souvent, il arrive même que ces difficultés s’additionnent avec des horaires et des canaux de diffusion repoussants. C’est là qu’intervient la chaîne L’Equipe, dont la boxe anglaise est un des produits d’appel au même titre que le cyclisme, le kickboxing, la pétanque, le biathlon, le volley, certains sports extrêmes ou freestyle (principalement du snowboard et du ski acrobatique), le triathlon, diverses disciplines de sports mécaniques, le hockey sur glace et le football qui ne coûte pas cher… Une semaine après la soirée londonienne de Golovkin, un des super cadors mondiaux, on a eu droit gratuitement à un championnat du monde pas forcément des plus attirants sur le papier mais qui valait vraiment le coup d’œil.

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vendredi 16 septembre 2016

Soirée gang-bang en Normandie. (L1 J5)

Fidèle à lui-même, Unai Emery fait tourner. L’effectif a tourné. Le ballon a bien tourné (ou circulé). Et à la fin de la soirée le trou normand s’était élargi. Désolé d’être si cru, mais Caen-PSG a pris des allures de joyeux gang-bang. C’est ce qui se passe chez les gens trop accueillants qui ne savent pas dire non…

Sincèrement, je ne suis pas sûr que les supporters du Stade Malherbe ayant fait l’effort de venir assister un mardi soir à cette rencontre d’ouverture de la 5e journée de Ligue 1 soient réellement mécontents. Bien sûr, les fans du club local espéraient mieux, néanmoins ayant l’habitude de se faire démonter par le PSG (déjà 3-0 et 6-0 l’an dernier), sachant avoir très peu de chances de ne pas perdre, ils ne doivent pas trop en souffrir. Un amateur de foot y a obligatoirement pris du plaisir car le spectacle était de qualité. On a revu le jeu voulu par Emery, celui des matchs de préparation et du début de saison, d’une certaine façon celui de la rencontre face à Arsenal (dans l’envie collective) avec une différence majeure : cette fois, Cavani a fait un carnage au lieu d’un festival de ratés.

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