lundi 31 août 2020

Atomic Mouse. (TdF 2020, E3)

TdF_2020.jpg La 3e étape du Tour de France 2020 n’avait pas grand intérêt. Elle a failli en avoir grâce à un des classements annexes faits pour créer de l’animation. Heureusement, une souris atomique a sauvé l’étape en jouant les super-héros dans les 200 derniers mètres.

Ce duel dans la course a rapidement trouvé son vainqueur au point de faire abdiquer le vaincu. Terriblement poissard, l’homme fort du jour a dû abandonner sans obtenir sa récompenser. Cette journée restera donc un très mauvais souvenir pour lui. C’est bien un des seuls, car ces près de 200km auront permis aux rescapés du premier week-end de récupérer tranquillement. Hormis son accident et la chute de quelques coureurs à 6km de l’arrivée, il ne s’est rien passé jusqu’au sprint. Caleb Ewan se la joue souris atomique

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dimanche 30 août 2020

Pas de doute, c’est un virus. (TdF 2020, E1-2)

TdF_2020.jpg Pas besoin de me faire tester, je sais que je l’ai… J’ai tous les symptômes. Je vous rassure, il n’y a rien de grave, d’habitude j’y ai droit tous les ans au début de l’été comme des millions de personne en France et dans le monde, je n’en suis jamais mort même s’il a tendance à causer de la tachycardie et des décharges d’adrénaline incontrôlées ainsi que, parfois, de terribles douleurs, voir une perte de goût… pour le sport. C’est un virus. Le virus du Tour de France.

Cette année, l’épidémie n’aura probablement pas l’ampleur habituelle. En effet, ce Tour de France s’annonce… étrange. Un grand départ de Nice… sans public au départ (mais en réalité avec pas mal de public lors du défilé dans la ville). Mais surtout un départ le 29 août, 2 mois après la date prévue. La grande fête de juillet en septembre… Plutôt déroutant, déstabilisant, mais mieux vaut tard que jamais, non ? On se lance dans l’inconnue. La seule certitude dans cette histoire est que 2020 demeurera l’année la plus WTF de tous les temps !

Mais tant que les coureurs français font le spectacle, ça me va ! Alaphilippe_l_emporte_a_Nice.jpg

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samedi 22 août 2020

Saisir sa chance. (LdC ½)

Le_PSG_se_qualifie_pour_la_finale_de_la_LdC.jpg Le PSG est en finale de la Ligue des Champions ! Depuis le temps qu’on en rêvait, et qu’on en crevait, elle est arrivée, c’est la fête, la fête ! Avez-vous remarqué la référence à Michel Fugain ? Pourquoi cette référence ? Je n’en sais rien. J’écris en freestyle. Du freestyle, comme ce match contre le RB Leipzig. Du moins à la première impression.

Oui, j’ai l’impression d’avoir vu un match en total freestyle. C’est très rare, mais à l’issue de la rencontre, je n’avais presque aucune certitude concernant ce à quoi je venais d’assister, si ce n’est bien sûr quelques évidences, comme la nette supériorité du PSG, vainqueur très logique de cette demi-finale, l’existence d’un super état d’esprit au sein du groupe (on ne le découvre pas aujourd’hui), ou encore les énormes prestations d’Herrera et Kimpembe.

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lundi 17 août 2020

De la Luz à la gloire, miracles à Lisbonne. (LdC ¼)

Kyky de retour un_nouvel espoir PSG-RB Leipzig et Bayern Munich-OL… Si quelqu’un avait misé sur le dernier carré de la Ligue des Champions 2020, il est aujourd’hui très riche.

On se souviendra longtemps de l’humiliation infligée par le Bayern à un Barça totalement dépassé. 8-2 en 90’ ! 4-1 lors de chaque mi-temps (dont un somptueux csc d’Alaba^^). Mine de rien, il s’agit de la 3e année consécutive que le Barça est ridiculisé en Europe. Que Coutinho, acheté plus de 100 millions par le Barça et prêté au Bayern – qui ne le conservera pas – inscrive le 7e et le 8e rend cette bran-bran encore plus savoureuse.

Le RB Leipzig s’en est tiré face à l’Atlético de Madrid au moment où les Allemands semblaient cuits et la dynamique enfin renversée au profit des Espagnols grâce à l’entrée de João Felix. Diego Simeone s’est totalement fourvoyé en ne titularisant pas sa jeune recrue portugaise achetée plus de 100 millions l’été dernier. Même sans public, il jouait à domicile, sa motivation, sa technique et sa vision du jeu ont eu un impact considérable… Trop tard. Car après avoir obtenu et transformé le penalty du 1-1, il a assisté impuissant à la frappe largement détournée d’un remplaçant allemand. 2-1 pour Leipzig… pourtant privé de Werner, qui a signé à Chelsea à l’issue de la saison.

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lundi 29 juin 2020

Choix d'orientation.

Kurzawa prolonge 4 ans Cette fois, pas d’excuse. La direction du PSG a encore fait les choses à l’envers. Pourtant, elle a eu un an pour travailler. Certes, la saison s’est interrompue très prématurément, faisant naître des problèmes imprévisibles, néanmoins la situation dans laquelle se trouve le club, elle, l’était en grande partie : un grand ménage était indispensable… Pourquoi n’a-t-il pas été anticipé ? Manifestement il ne l’a réellement été ni concernant les départs, ni concernant les arrivées.

Avant même l’ouverture du marché international, on a déjà observé une improvisation et de la panique dans plusieurs dossiers, provoquant plusieurs catastrophes. Dans ces domaines, il faut bosser longtemps en amont pour se mettre à l’abri des déconvenues et s’éviter des crises de folie faisant prendre des décisions insensées.

Je me vois donc contraint de jouer les conseillers d'orientation même si je ne me fais aucune illusion. Je ne serai pas écouté, et c'est bien dommage.

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jeudi 11 juin 2020

Pauvre France ! (Voir plus loin.)

Dans la première partie, j’ai fait les constats et identifié pas mal de problèmes apparus pendant, à cause ou grâce à la crise du Covid-19. Il est temps d’essayer d’apporter des solutions pour relancer le football professionnel français, très mal en point.

Il y a des choses à changer et des idées à étudier dans plusieurs domaines. Mais avant tout, il faut penser à faire le ménage. Certaines personnes doivent disparaître du paysage ou, a minima, se taire à jamais.

Notamment celles qui nous disent « oui, c’est vrai que si ça reprend partout, on va passer pour des cons »… J’ai envie de leur demander pourquoi le 28 avril ils ne tenaient pas déjà ce discours. Pourquoi ils n’ont jamais réclamé de patience jusqu’à se retrouver fin mai à pester contre ce manque de patience qui, au final, aura coûté très cher financièrement et aura causé beaucoup d’emmerdes. Le pire ? Ceux qui espèrent que ça va mal tourner dans un pays où ça aura repris histoire de se pointer, triomphant, devant les médias en nous disant «je vous l’avais dit, on a bien fait d’arrêter.» Là, j’ai envie de gerber.

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mardi 9 juin 2020

Pauvre France ! (Dans le rétro.)

Pauvre France… Ce titre me semblait particulièrement approprié pour raconter comment, en manquant du bon sens le plus élémentaire, la France s’est handicapée et appauvrie de façon désolante.

Oui, la France, pas seulement le football français, victime de son manque d’unité, de son manque de leader, d’une guerre d’ego doublée d’une lutte d’influences entre individus préférant leurs intérêts individuels à l’intérêt collectif. L’économie et l’image de la France en ont aussi pris un coup. Elle le doit à une décision inique et injuste d’un pouvoir exécutif tantôt efficace et combatif, tantôt perdu au milieu d’un océan d’incohérences, tentant de jongler maladroitement entre les enjeux de santé publique et la politique la plus politicienne (donc l’image… ce qui amène souvent à devenir démago), mais aussi capable de sacrifier tout un secteur par pure idéologie.

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Pauvre France ! (Intro.)

covid-19_vs_Ligue_1.jpg Ils me désespèrent. Tous autant qu’ils sont. La présidence de la République et le Gouvernement (en particulier le ministre des sports). Les présidents de clubs. La direction de la Ligue de Football Pofessionnel (LFP). Le dictateur à la tête de la Fédération Française de Football (FFF). Une très grande partie des joueurs professionnels évoluant en France (pas les joueuses, qui ont eu une attitude infiniment plus respectable). L’Union Nationale des Footballeurs Professionnels (l’UNFP).

Et dire qu’un peu de bon sens nous aurait permis d’éviter cette catastrophe économique, cette injustice sportive et humaine… On se retrouve avec un football français gisant au sol à l’agonie au milieu d’une mare de sang. S’il survit, ce sera avec un handicap extrêmement lourd et une image particulièrement ternie. A fortiori par rapport à ses concurrents qui, eux, ont su faire le nécessaire pour traverser la crise sans mourir, ont su se battre pour leur survie, quitte à être solidaires entre ennemis héréditaires.

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dimanche 1 septembre 2019

Mixte Martial Art. (ChM 2019 de judo, J8)

ChM_judo_2019_-_J8__equipes_.jpg Les Championnats du monde de judo par équipes mixtes, j’aime. Depuis 2 ans que ça existe (2017), la formule a un peu évolué, et à défaut d’être parfaite, l’actuelle a du sens. Elle en a d’autant plus que l’équipe de France a pris la bonne habitude d’y briller et que son instauration a permis son entrée au programme olympique.

A vrai dire, j’ai un souci. En principe, cette formule devait pousser les pays à développer le judo en formant des combattants dans les catégories où ils leur en manquaient. Il s’agissait à la fois de renforcer l’universalité de ce sport et de mettre fin à son caractère sexué dans les pays là où il est traditionnellement réservé aux hommes (comme la Géorgie, différents pays d’Asie centrale comme l’Ouzbékistan, le Kirghizstan, le Tadjikistan… à défaut d’avoir réellement espoir de faire changer la donne dans les pays arabes), voire, cas plus rare, dominé par les femmes et presque déserté par les hommes.

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samedi 31 août 2019

Changement de régime. (ChM 2019 de judo, J7)

ChM_judo_2019_-_J7.jpg Les poids lourds (+78kg et +100kg) ont une chance immense en judo: s’ils font un régime, c’est par choix (en fonction de leur ressenti concernant leur poids de forme), pas par obligation. Ils ont en revanche une malchance assez terrible, celle de subir depuis une grosse décennie un régime autoritaire imposé par Teddy Riner. Les meilleurs ont tout intérêt à profiter de son absence pour construire leur palmarès.

Très convoité, le trône jusqu’ici occupé par un flamboyant géorgien a été renversé. Non seulement celui qui le gardait chaud a valdingué, mais il s’est ensuite carrément fait botter le c*l, ne ne parvenant même pas à conserver un strapontin sur le podium. La catégorie reine a changé de roi en attendant le retour triomphant de son empereur.

Ce changement de régime s’est aussi produit chez les femmes où une très jeune Japonaise à la morphologie de sumo a profité de la porte ouverte par… la jeune Japonaise à la morphologie de sumo dont le règne semblait parti pour durer.

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vendredi 30 août 2019

La bonne recette de Madeleine. (ChM 2019 de judo, J6)

ChM_judo_2019_-_J6.jpg Difficile de trouver les bons dosages entre le physique, la technique, le sens tactique, la concentration, la volonté et la confiance. A force de travail et de persévérance, on finit parfois par trouver la bonne recette. Celle du succès. Pas de doute, Madeleine Malonga a trouvé la sienne. Espérons qu’elle ait bien tout noté pour la reproduire l’an prochain.

L’équipe de France pouvait encore espérer au moins une médaille individuelle lors de l’avant-dernière journée des Championnats du monde de judo, celles des mi-lourds (-78kg chez les femmes, -100kg chez les hommes) ou lourds si on considère qu’au-dessus il y a les super-lourds. Madeleine Malonga et Alexandre Iddir faisaient office de candidats crédibles au podium, Cyrille Maret étant quant à lui candidat à la résurrection. Ce voyage à Tokyo restera un excellent souvenir pour la championne d’Europe 2018. Moins – euphémisme – pour les 2 moins de 100kg (en attendant le tournoi par équipes dimanche).

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jeudi 29 août 2019

Du sol au plafond. (ChM 2019 de judo, J5)

ChM_judo_2019_-_J5.jpg Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Mais là, il n’y a pas de débat, l’équipe de France a réussi sa journée aux Championnats du monde de judo. Elle a terminé avec un bilan digne du Japon dans les petites catégories. Un mental haut niveau et un travail au sol brillant ont permis de ne finir que sur des victoires.

Au lendemain du nouveau titre obtenu par Clarisse Agbegnenou au terme d’une finale déjà entrée dans la légende du judo, l’équipe de France abattait 3 nouveaux as pour prolonger cette nouvelle dynamique positive. Marie-Eve Gahié, vice-championne du monde en titre des -70kg, Margot Pinot, championne d’Europe en titre en -70kg, et Axel Clerget, médaillé de bronze l’an dernier en -90kg (en se faisant voler en demi-finale), faisaient tous office de candidats très crédibles au podium. Et même au titre. Aucun n’a déçu, même si une dose de frustration était inévitable. Et pour cause. Les 2 Françaises jouaient potentiellement plus que la médaille, car si l’une remportait le titre, elle se placerait idéalement dans la course aux JO. A moins de s’affronter en finale, ce que permettait le tableau.

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mercredi 28 août 2019

La plus grande de tous les temps. (ChM 2019 de judo, J4)

ChM_judo_2019_-_J4.jpg L’an dernier, Clarisse Agbegnenou s’est invité dans un club très sélect des Françaises triples championnes du monde de judo. Elle y rejoignait Lucie Décosse, Gévrise Emane et Brigitte Deydier. Désormais, elle a créé son propre club en devenant la seule quadruple championne du monde. Elle est la G.O.A.T. (version française).

Invaincue en -63kg depuis décembre 2017 (depuis, elle n’a connu qu’une défaite, mais en -70kg lors des ChM par équipes), elle savait que toutes ses potentielles adversaires l’attendaient. A l’image de ce que vit Teddy Riner depuis plus de 10 ans, elle est observée, tout le monde travaille spécifiquement pour essayer de la battre.

Malgré tout, très peu parviennent à la déranger. La plupart des filles se font expédier. On pourrait presque croire que c’est facile. Ça ne l’est pas. Pas du tout. Malheureusement, cette impression ne rend pas honneur au niveau de cette immense championne, unanimement reconnue comme la n°1 toutes catégories confondues. Elle avait besoin d’une finale particulière pour illustrer sa grandeur.

Quoi de mieux qu’affronter une Japonaise au Japon dans un combat revanche de l’an dernier ? La battre au terme d’une prolongation absolument incroyable tant en durée qu’en intensité et en suspense. Probablement une des finales les plus marquantes de tous les temps.

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mardi 27 août 2019

Made in Japan. (ChM 2019 de judo, J3)

ChM_judo_2019_-_J3.jpg On attendait une énorme razzia du Japon sur ses Championnats du monde de judo. A Tokyo, les Nippons devaient tout exploser. Après une première journée sans titre, une deuxième presque totalement réussie, ils ont approché la perfection lors de la troisième. Problème, si le judo japonais a remporté 2 médailles d’or et une médaille d’argent, la combattante titrée dans la catégorie féminine du jour ne représente pas l’Empire du matin calme mais celui des caribous… Le Japon battu par du made in Japan.

Côté français aussi on a été battu par du made in Japan. Comme d’habitude, le compteur de médailles a bien failli s’ouvrir chez les femmes, la journée se concluant par une petite finale perdue. Chez les hommes, il en a encore manqué pour traverser un tableau particulièrement imposant. En effet, après celles d’hier, les catégories du jour étaient les plus garnies de ces championnats : 56 engagées en -57kg, 90 combattants en -73kg.

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lundi 26 août 2019

Ippon pour les Nippons. (ChM 2019 de judo, J2)

ChM_judo_2019_-_J2.jpg Une scène s’est logiquement reproduite à l’heure où le judo mondial connait une cure de jouvence. Celle ou l’Abe sourit. Mais si tout s’est bien passé pour sa sœur, l’Abe défroqué a fini au purgatoire. Peut-être la messe est-elle dite pour lui qui rêve de rejoindre les dieux de l’Olympe. Au stade où l’Abe déchanta, l’équipe de France a connu le même sort. "Bubuche" s’est encore consumée.

Si personne ne pouvait raisonnablement attendre Killian Le Blouch sur le podium des -66kg malgré les quelques excellents résultats obtenus cette saison en tournois internationaux, il était plus que logique d’espérer voir Amandine Buchard décrocher la première médaille française des Championnats du monde de judo 2019. Si son statut de n°1 au classement mondial lui permettait d’être protégée, elle a eu la chance de voir les 2 Japonaises – dont Uta Abe, nouvelle superstar nippone – et la Kosovare Majlinda Kelmendi atterrir dans la partie basse du tableau. Ça devait lui offrir un chemin presque tout tracé vers la finale. Encore fallait-il franchir chaque étape, car chaque adversaire était une embuche sur la route de "Bubuche".

Les catégories du jour étaient celles regroupant le plus de combattants : 92 engagés en -66kg et 57 filles en -52kg. Peu importe le nombre d’adversaires, tout ce qui compte, à la fin, est de figurer parmi les 4 meilleurs.

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dimanche 25 août 2019

Daria dirladada. (ChM 2019 de judo, J1)

ChM_judo_2019_-_J1.jpg 2 combattants médaillés sur 3 engagés et aucun titre. Pour le Japon, finir la première journée d’un tournoi de judo à domicile peut être qualifié de fiasco retentissant.

Cette année, les Championnats du monde de judo font aussi office de test event pour les Jeux olympiques. Ils sont donc organisés à Tokyo… comme si les Japonais avaient besoin de ça pour éclater tout le monde – ou presque – au tableau des médailles. Après la razzia de l’an dernier, ils risquent fort de remettre ça. Leur objectif ? Le grand chelem des podiums à défaut de réussir le grand chelem impossible des titres. Ils visent au moins une médaille dans chacune des 14 catégories (plus le titre par équipes bien sûr).

Les Nippons sont particulièrement forts dans les catégories de poids les plus légères, contrairement aux Français. Pourtant, comme l’a fait le pays hôte, l’équipe de France a engagé 2 combattants chez les -60Kg, à savoir Luka Mkheidze et Walide Khyar, ainsi que Mélanie Clément chez les -48kg.

Rappelons que ces ChM rapportent de gros points pour la qualification olympique. Ils peuvent aussi permettre de marquer les esprits des sélectionneurs.

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lundi 19 août 2019

La Kultur de la défaite. (L1 J2)

Rennes 2, PSG 1… A la 35e journée de Ligue 1, une fois le titre acquis, admettons. Lors de la 2e journée, de cette façon de surcroît, non. Ça ne passe pas.

Tuchel ne serait-il pas en train d'instiguer chez ses joueurs une Kultur de la défaite ?Perdre un match de temps en temps parce que tu cherches à construire, à faire progresser des jeunes, pas de souci, c’est même assez positif, voire salvateur. Mais perdre de cette façon en faisant tout à l’envers, en mettant une équipe avec une seule recrue (même pas bonne) construite essentiellement sur les statuts (et par défaut à certains postes comme arrière droit)… ou plutôt composée car pas réellement construite (on fout les 11 noms sur la feuille et ensuite on cherche comment organiser tout ça, quitte à ce que ce soit très mal organisé avec plein de joueurs pas à leur place), c’est inacceptable.

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samedi 3 août 2019

Paris Saint-Germain point com’. (TC 2019)

Youpi, le PSG a remporté le Trophée des Champions pour la 7e fois consécutive. Le match était particulièrement médiocre (je ne l’aborderais qu’à la fin). En réalité, cette rencontre officielle de préparation qui ne permet pas réellement de se préparer (seulement 3 changements, les cartons comptent, les suspensions en cours aussi), OSEF. Elle est anecdotique. Son intérêt se résume à marquer le lancement de la saison.

Le PSG nouveau est arrivé. Enfin… Presque. On a procédé à l’ablation d’une tumeur maligne. Seulement, on l’a fait très tardivement. La maladie était pourtant déclarée depuis longtemps. S’engager dans un processus d’essai de médecines alternatives extrêmement coûteuses et totalement inefficaces a provoqué de graves conséquences.

Le PSG s’en remettra-t-il ? A court terme, ça semble fortement compromis. En effet, le traitement appliqué ne s’attaque qu’à la surface du problème. On a pourtant grand besoin d’une action en profondeur. Je me désespère de l’attendre sans rien voir venir.

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mardi 9 juillet 2019

Discrimination négative (la suite) : lettre au Père Noël.

Après avoir évoqué la victoire finale des Etats-Unis, l’organisation et l’arbitrage dans une première partie, il est temps d’évoquer l’équipe de France, extrêmement décevante lors de la Coupe du monde dont elle était la nation hôte.


La_Sorciere_Diacre.jpgNe me demandez pas de vous trouver LA bonne raison de virer Corine Diacre de son poste de sélectionneur de l’équipe de France de football féminin. Il en existe trop et je suis incapable de les hiérarchiser. Si vous insistiez, je serais aussi ennuyé que vous si je vous demandais de me citer ne serait-ce qu’une bonne raison de la maintenir à la tête des Bleues. Vous n’en trouveriez aucune de valable.

On a une femme sélectionneur. Pas en raison de sa compétence, mais parce qu’il s’agit d’une femme. J’ai voulu croire qu’il s’agissait d’une bonne idée, de la simple logique des choses. Comme à peu près tout le monde. Une ancienne internationale emblématique, adjointe de Bruno Bini il y a quelques années, notamment lors de la Coupe du monde 2011 qui a réellement lancé le football féminin en France (du moins médiatiquement), première femme à entraîner en pro chez les hommes avec, de surcroît, des résultats très corrects en apparences. Après un Euro manqué et à 2 ans de la Coupe du monde en France, il semblait assez cohérent de changer de sélectionneur (malgré une excellente année avant cette compétition ratée) et de la choisir.

Mais uniquement d’un point de vue extérieur.

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lundi 8 juillet 2019

Discrimination négative.

Oui, je l’assume parfaitement, j’ai le seum. A cause de la Coupe du monde de football féminin.

Cette compétition organisée en France, je l’attendais depuis très longtemps, car le foot féminin, je le suis depuis une époque où pour connaître les résultats du PSG, il fallait écouter Larqué Foot le dimanche matin sur RMC sans louper les 2 minutes qui étaient consacrées à la D1, ou alors attendre qu’ils soient disponibles sur le site de la FFF, ce qui prenait un temps très aléatoire. Seulement voilà, cette Coupe du monde s’est transformée en terrible fiasco, ce que j’ai beaucoup de mal à encaisser.

Les Etats-Unis ont de nouveau remporté la CdM de foot féminin. Alors bien sûr, vous pourrez me rétorquer que j’ai tort car on a assisté à un formidable événement populaire qui a explosé tous les scores d’audience à la télé et réuni plus d’un million de spectateurs dans les stades. Seulement, ce n’est pas du tout ce que j’évoque en utilisant le terme fiasco. C’est sportivement que cette compétition a viré tantôt à la farce, tantôt à la honte, tantôt au gâchis. L’assistance vidéo à l'arbitrage (l'AVAr) et les modifications des lois du jeu sont en cause, mais pas tellement concernant l’équipe de France, dont l’élimination est simplement logique – et même inéluctable depuis des semaines, la liste de Corine Diacre ne laissait aucun espoir – et non entachée d’erreur manifeste (on ne peut dire de même de tous les matchs à élimination directe). Les nombreux problèmes d’arbitrage viennent en réalité de la FIFA, qui a tout fait à l’envers dans ce domaine en plus de pêcher dans l’organisation. Là aussi, je vais y revenir.

Je vais commencer par évoquer la victoire finale des Etats-Unis.

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