dimanche 4 juin 2017

L’avenir leur appartient.

Presque laissée pour morte il y a quelques années, la boxe professionnelle française est en plein renouveau. Elle le droit en grande partie à la boxe olympique, formidable fournisseur de talents. Il est temps pour ses jeunes champions de s’affirmer dans un nouveau monde et de montrer que l’avenir leur appartient.

Depuis quelques jours, la France compte de nouveau un champion du monde de boxe anglaise, même si on sait à quel point la victoire d’Hassan N’Dam au Japon a créé la controverse. Il aura fallu attendre un temps fou, plus de 9 ans (Brahim Asloum en décembre 2007) pour qu’une véritable ceinture mondiale ne revienne à un Français (en 2012 N’Dam a remporté un titre par intérim avant d’être déclaré champion régulier WBO), seules des boxeuses ayant réussi à en obtenir au cours de cette période. Asloum – comme N’Dam mais sous les couleurs du Cameroun – ont fait leurs armes chez les amateurs.

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samedi 27 mai 2017

Les bagarreurs de Sheffield.

De prime abord, la grande réunion de boxe organisée dans le stade de Sheffield United était surtout attirante en raison de l’ambiance assez impressionnante qui y régnait. A posteriori, les puristes du noble art vous confirmeront la première impression, au moins concernant les 2 combats principaux.

Il faut l’avouer, si le premier championnat du monde a été assez laid, le second... aussi. Sauf si on aime les bastons dignes d’une fin de soirée au pub. Techniquement, quelles horreurs ! Ces combats peuvent se résumer en un mot : brutalité.

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dimanche 21 mai 2017

Noblesse et décadence.

Actuellement, dans le monde, la boxe anglaise se porte plutôt bien, voire très bien. Du moins, ça dépend des pays. En France, elle a trouvé un nouveau souffle. Elle est très populaire en Grande-Bretagne, au Japon ou encore aux Etats-Unis. Seulement, certains semblent vraiment essayer de la tuer. Ces cons vont finir par y parvenir ! Ces derniers jours, j’ai regardé énormément de matchs. Il y a eu du très bon… et du scandaleux. Le "noble art" peut en effet facilement tomber dans certains travers. La noblesse a de tous temps eu des prédispositions à emprunter la voie de la décadence.  

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dimanche 7 mai 2017

Mauvaise tambouille mexicaine.

Oscar De La Hoya nous prend vraiment pour des c*ns. Une simple conférence de presse aurait suffi. Voire une annonce sur les réseaux sociaux…

Organiser tout un gros PPV à la T-Mobile Arena de Las Vegas en vendant le main event comme un duel historique permettant d’établir de façon indiscutable qui est le plus grand champion mexicain de la boxe actuelle, pourquoi pas ? Niveau marketing, probablement était-ce bien joué. En y mettant un grand nom – prénom et nom… je vais y revenir – face au champion qu’il tente de monter au sommet depuis des années, il a probablement attiré pas mal de clients. Seulement, derrière, il faut que ça suive, que le combat soit, une baston spectaculaire, une guérilla mémorable. Le grand PPV du week-end de cinco de mayo sera vite oublié. On se souviendra essentiellement de l’annonce faire lors de l’interview sur le ring à l’issue du combat principal.

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dimanche 23 avril 2017

J’ai fait le tri pour vous.

Cette semaine, j’aurais pu vous proposer pas mal de boxe. J’ai fait le tri et au final, je n’ai mis en ligne que 3 combats. J’ai choisi le dernier pour une raison particulière et assez… inhabituelle.

J’avais au moins une grosse dizaine de possibilités grâce à la très bonne santé qu’entretient la boxe anglaise dans le monde en ce moment. Je vais vous en énumérer quelques-unes tout en vous expliquant mon choix de ne pas m’attarder sur telle ou telle affiche avant d’arriver à l’élu…

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dimanche 9 avril 2017

La crème n’est pas anglaise.

Plus j’en regarde, plus j’ai l’impression qu’il existe 2 sortes de boxe anglaise : la boxe anglaise… anglaise, et la boxe anglaise… pas anglaise. La première est souvent une vaste arnaque ou un grand numéro de cinéma avec des stars en carton-pâte. La seconde ressemble bien plus souvent à un sport de combat même si, évidemment, elle n’échappe pas toujours aux écueils quasi permanents de sa variante britannique.

Nous l’allons constater en opposant 2 combats majeurs d’une grande soirée organisée à la Manchester Arena impliquant des boxeurs anglais (diffusion du BT Sport, en France sur La chaîne l’Equipe) et les 3 d’une autre grosse réunion qui se tenait au MGM National Harbor, dans le Maryland aux Etats-Unis (organisée par Top Rank et diffusée sur HBO), où 3 champions ukrainiens étaient à l’affiche. Les 5 combats évoqués ici – avec les vidéos complètes – étaient tous sanctionnés par la WBO, même si la ceinture prévue pour l’un n’a finalement pas été attribuée…

La crème de la boxe n’est vraiment pas anglaise, actuellement, elle vient de l’Est.

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dimanche 26 mars 2017

Pas revanchard.

En toute logique, si vous demandez une revanche dans un sport de combat, vous devez entrer sur le ring en étant… revanchard. L’intensité devrait donc être encore plus impressionnante que lors de l’affrontement précédent.

Compte tenu de la qualité du premier championnat du monde entre les 2 hommes il y a quelques mois, Jorge Linares vs Anthony Crolla II devait être une sacrée baston. On savait le Vénézuélien – titulaire des ceintures WBA et The Ring (ainsi que la ceinture WBC diamond, dont on ne sait pas trop à quoi elle correspond) des poids légers – beaucoup plus technique. Son challenger allait devoir se montrer très agressif pour espérer faire la différence.

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dimanche 19 mars 2017

Un grand PPPV (Pas-Payant-Pour-Voir).

En pleine nuit, presque au petit matin, vous allumez la télé et vous avez droit à un énorme PPV de boxe anglaise au Madison Square Garden… sur une chaîne gratuite. Un PPV pas payant. Alléluia !

Au programme, rien de moins que les 2 meilleurs boxeurs du monde toutes catégories confondues selon la plupart des classements sérieux. Deux invaincus spécialistes des KO, de véritables exécuteurs chacun dans son style, un petit (actuellement chez les poids super-mouches) qui vous saoule de coups et le monstre des poids moyens qui attend le bon moment pour assommer sa victime.

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dimanche 5 mars 2017

Avec ou sans ceinture, pourvu que ça cogne dur.

Ils étaient très attendus. Chacun a fait ce qu’il a pu. Au final, je ne saurais dire si la boxe en sort grandie ou si elle a juste fait parler d’elle.

D’un côté de l’Atlantique, David Haye (28-2-0, 26KO pour, 1 subi) contre Tony Bellew (28-2-1, 18KO infligés, 1 subi), choc anglais à Londres dans un combat poids lourds avec pour seul enjeu la préservation de son amour propre – plus un beau chèque – mais pas de ceinture.
De l’autre côté de l’océan, Keith Thurman (27-0-0, 22KO) contre Danny Garcia (33-0-0, 19KO), choc à New York pour les ceintures WBA et WBC des poids welters, un duel d’invaincus pour unifier les titres.

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dimanche 27 novembre 2016

En queue de poisson.

Que c’est moche d’abandonner lors d’un championnat du monde de boxe… Probablement s’agissait-il de la décision la plus sage, la plus lucide, mais quand elle résulte simplement d’un découragement, il y a malaise. Difficile d’accepter une telle fin. Surtout pour une affiche évoquée comme probable candidate au titre de combat de l’année…

En l’espace de quelques heures, on a eu 2 fois le même cas de figure, ou presque. Dans le premier cas, la différence physique était trop importante, la différence de qualité aussi, le challenger prenait une leçon au moment où il a abandonné après avoir passé son temps à défendre, il a lui-même mis fin à son calvaire après le 2nd knock-down subi en début de 8e reprise. Rapidement blessé à l’œil, nettement dominé, il a bien compris qu’il ne pourrait pas arriver jusqu’à la cloche sans se faire défoncer. Dans l’autre cas, on a assisté à un abandon à l’appel du 8e round après 6 ou 7 reprises perdues dont une 7e aux allures de véritable correction, mais il n’y avait pas de blessure, juste le sentiment de ne pas pouvoir gagner contre un garçon trop fort. Ce choix totalement volontaire serait compréhensible de la part d’un boxeur quelconque, il a du mal à passer quand le challenger fait partie de la catégorie des cadors invaincus distributeurs de KOs…

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dimanche 20 novembre 2016

Un Pay-Per-View sous-vendu.

Deux des plus gros cadors actuels de la boxe acceptent de s’affronter… et on a l’impression que tout le monde s’en fout ! Comment a-t-on pu en arriver là ?

Sergey Kovalev (30-0-1, 26 KO) et Andre Ward (30-0-0, 15KO) s’affrontaient cette nuit à Las Vegas pour les titres WBA, WBO et IBF et des poids mi-lourds. Il s’agissait du main event d’un PPV d’HBO. Pourtant, on annonçait des ventes assez basses pour ce PPV, les produits dérivés n’ont pas marché, la soirée est presque passée inaperçue par rapport à ce qu’on connait avec "Canelo" Alvarez ou ce dont on avait l’habitude avec l’escroc Mayweather. Un combat entre des boxeurs classés par tous les spécialistes dans le top 5 pound for pound (toutes catégories confondues) du moment mérite autre chose que de l’indifférence, non ? C’est rarissime en cette ère de l'évitement.

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dimanche 13 novembre 2016

Direct sur le Rocher.

Contrairement à une idée répandue, la boxe se porte bien de par chez nous, ceci indépendamment du récent – et réel - effet JO. S’il manque à la France qu’un champion du monde pro chez les hommes, les boxeurs tricolores sont bien présents à tous les autres niveaux.

Ainsi, cette semaine, 2 championnats d’Europe concernant des Français étaient au programme ainsi qu’un championnat du monde féminin. En bonus, une grosse soirée avait lieu au Casino de Monte-Carlo, une soirée très internationale organisée par les Britanniques sans tête d’affiche venue de l’Hexagone, certes, très élitiste également (pas accessible au grand public), mais l’organisation de telles réunions sur le Rocher ne peut être que positif, ça pourrait ouvrir des perspectives pour nos chasseurs de ceintures.

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dimanche 6 novembre 2016

Pêches jaunes.

Cette nuit avait lieu une très grosse réunion de boxe anglaise au Thomas & Mack Center de Las Vegas. Si le main event concernait Manny Pacquiao, qui avait pourtant annoncé sa décision de prendre sa retraite à l’issue de sa dernière sortie, les 4 combats de la soirée étaient tous sanctionnés par des championnats du monde WBO. Ils avaient en commun d’avoir tous à l’affiche au moins un combattant asiatique.

Un Chinois contre un Thaïlandais pour commencer, puis un Philippin contre un Américain, un Japonais contre un Mexicain, et enfin "Pacman" – le Philippin le plus connu au monde – contre un  Américano-mexicain. J’ai galéré pour trouver un titre mettant en exergue la forte représentation asiatique… Ça donne pêches (=coups de poing) jaunes (désolé^^).

Pas de surprise, on a eu de la belle boxe, ça valait le coup d’être regardé. Comme il n’y avait que des championnats du monde, Michael Buffer a eu beaucoup de travail.

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dimanche 16 octobre 2016

Monsieur Cinéma.

Il existe de – trop – nombreuses fédérations internationales de boxe. Vous ne connaissiez pas la WBE (World Boxing Entertainment) ? Logique, aucune fédération internationale ne porte ce nom. Et pourtant certains semblent en briguer les ceintures mondiales en jouant la comédie à l’outrance à la façon des catcheurs de la WWE.

Mais Tony Bellew (28-2-1, 18KO), champion du monde WBC des poids lourds-légers, ne se contente pas de ça, il est vraiment acteur. Son rôle dans Creed, la – très bonne – suite de la série des Rocky l’a fait connaître. Alors bien sûr, il campait un personnage inspiré de… lui-même, à savoir un champion de Liverpool fan d’Everton qui combattait à Goodyson Park (ce qu’il a fait il y a quelques mois). Ça aide. Pour l’anecdote, si – ATTENTION SPOILER – dans le film il bat Adonis Creed, dans la vie réelle une de ses 2 seules défaites – la seule par KO – a été concédée face à Adonis Stevenson pour une ceinture mondiale des mi-lourds.

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samedi 8 octobre 2016

Le sens de l’hospitalité.

En boxe, combattre à domicile est souvent un avantage. A fortiori dans certains pays où, quand un étranger vient affronter un boxeur local, il ne lui suffit pas simplement d’être meilleur pour gagner. A moins d’en finir avant la limite, vous n’avez aucune garantie d’éviter un vol manifeste. Les officiels ne se cachent même pas pour effectuer leur larcin.

On le constate souvent en Grande-Bretagne, où il est courant de désigner un arbitre britannique et un juge britannique pour un championnat du monde opposant un Britannique à un étranger. En France, on ne mange pas de ce pain-là, quand on remporte une ceinture mondiale, on l’obtient honnêtement… C’est d’ailleurs peut-être la raison pour laquelle on n’en obtient plus depuis des années…

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dimanche 25 septembre 2016

(Grand) boxeur et globe-trotteur.

Champion du monde WBA, Anthony Crolla (31-4-3), boxeur britannique, remettait en jeu son titre des poids légers. Il boxait à Manchester, presque comme à chaque fois (il n’est quasiment jamais sorti de son pays), l’arbitre était britannique, un juge était britannique… Pourtant il a été battu sur une décision unanime (avec 1 seul point d’écart pour ce juge).

Il faut dire que son adversaire n’était pas un faire-valoir, tant s’en faut. Jorge Linares (40-3-0, 27 victoires avant la limite) a subi 3 TKO au cours de sa carrière, dont 2 de suite fin 2011 et début 2012, mais ce gars a un put*in de talent. Il n’est pas connu à la hauteur de ce talent, probablement parce qu’il a énormément combattu au Japon, principalement au début de sa carrière. Dans le genre nomade de la boxe n’ayant pas peur des challenges, il se place tout en haut de la hiérarchie mondiale. Outre le Japon, il a boxé au Venezuela (logique, c’est chez lui), au Panama, en Argentine, en Corée du Sud, aux Etats-Unis, au Mexique et en Grande-Bretagne). Champion du monde en plume en 2007, puis en super-plume en 2008 et 2009, battu pour une ceinture mondiale des légers en 2011, il a décroché le titre WBC en 2014 au Japon et l’a défendu 2 fois. Cette ceinture n’était plus en sa possession (peut-être faute de défense pendant trop longtemps, j’avoue ne même pas avoir cherché, ce n’est pas très important).

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dimanche 18 septembre 2016

Dans le short du boxeur.

Comme vous pouvez le constater sur le blog où je vous propose de regarder/revoir régulièrement des combats, j’aime la boxe. Par conséquent, après avoir eu droit la semaine dernière à un super combo Triple G+"Chocolatito", je ne pouvais manquer le PPV de Saul "Canelo" Alvarez la nuit dernière, même si mon respect pour le roux mexicain s’est évaporé au moment où il a subi une ablation des cojones… Son refus d’affronter Golovkin – par peur de la bran-bran – est affligeante, la façon de procéder l’est encore plus.

Toutefois, il y en a une sacrée paire dans le short des 3 autres boxeurs impliqués dans les 2 grands combats dont traite ce post. Ils n’ont pas eu peur de relever un véritable défi.

Quand on est fan de boxe, en général on galère pour voir les meilleurs combats. Ils ont généralement lieu la nuit ou sont diffusés sur des chaînes payantes… quand ils sont diffusés en France. Bien souvent, il arrive même que ces difficultés s’additionnent avec des horaires et des canaux de diffusion repoussants. C’est là qu’intervient la chaîne l’Equipe, dont la boxe anglaise est un des produits d’appel au même titre que le cyclisme, le kickboxing, la pétanque, le biathlon, le volley, certains sports extrêmes ou freestyle (principalement du snowboard et du ski acrobatique), le triathlon, diverses disciplines de sports mécaniques, le hockey sur glace et le football qui ne coûte pas cher… Une semaine après la soirée londonienne de Golovkin, un des super cadors mondiaux, on a eu droit gratuitement à un championnat du monde pas forcément des plus attirants sur le papier mais qui valait vraiment le coup d’œil.

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dimanche 11 septembre 2016

Brook broken et guérilla latina.

Si vous êtes amateur de boxe, j’ai ici de quoi vous régaler. Un duel kazakho-britannique et une énorme baston mexico-nicaraguayenne. Oui, c’est violent. Mais on n’en attendait pas moins des 2 meilleurs pratiquants actuels du noble art.

Quand un boxeur affronte Gennady Golovkin, il sait qu’il n’en ressortira pas indemne. Il sait même que sauf miracle, il se fera amocher au point d’être arrêté bien avant la fin des 12 rounds. Dès lors, même s’il y a un beau chèque à la clé, seul un individu ayant perdu tout sens commun peut se présenter face à l’invaincu kazakh aux crochets plus dangereux que ceux d’un crotale diamantin.

A ce niveau, ça n’a rien à voir avec du courage. Parlons d’inconscience, de perte de lucidité pathologique. Kell Brook est monté de 2 catégories pour tenter de briguer les ceintures mondiales des poids moyens détenues par "Triple G". Mais pourquoi ? Pour s’offrir un championnat du monde à l’O2 Arena de Londres devant 22000 supporters ? Quand tu es toi-même invaincu en 35 combats (35 victoires don 25 avant la limite), se frotter à un des 2 meilleurs boxeurs du monde toutes catégories confondues et assurément au meilleur puncheur (35 combats, 35 victoires, 32 par KO dont les 22 derniers) n’avait a priori pas grand sens.

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dimanche 8 mai 2016

Khan est l’honi.

Saul "Canelo" Alvarez n’est absolument pas le meilleur boxeur de la planète, il n’est même pas le meilleur chez les poids moyens, mais sa nationalité mexicaine fait de lui la star en activité qui fait vendre le plus de PPV.

C’est vrai, il a d’autres atouts : sa jeunesse, sa puissance et sa "différence physique"… Des Mexicains roux, ça ne doit pas se trouver aussi facilement que des bouteilles de tequila et des cactus. D’où son surnom. Son statut de star lui vaut certains honneurs, notamment celui d’inaugurer une nouvelle salle à Las Vegas, la T-Mobile Arena, pour la première défense de son titre WBC acquis contre Cotto il y a quelques mois au terme d’une mascarade programmée. Cotto a clairement gagné ce combat, les juges ont accordé une victoire écrasante à Alvarez.

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dimanche 24 avril 2016

Star (presque) à domicile.

En Californie, quand les stars ne sont pas à Hollywood, elles se donnent rendez-vous à Inglewood pour faire le show sur HBO. Forcément, ça envoie du bois (jeu de mots)…

Ceci dit, la boxe est un sport étrange. Roman Gonzalez et Gennady Golovkin en sont à l’évidence les 2 meilleurs pratiquants au monde, pourtant ils ne sont pas jugés assez bankable pour être des têtes d’affiche en PPV. Dans la nuit de samedi à dimanche ils ont partagé la même réunion pour la 3e fois consécutive, une première pour les mettre en lumière, les montrer au public, une deuxième en paiement à la séance pour tester leur popularité (avec un résultat en-dessous des espérances), et donc samedi soir au Forum d’Inglewood, l’ancienne salle des Los Angeles Lakers, déjà lieu de leur première soirée commune. Ce choix n’est pas innocent. Installé en Californie, Golovkin, alias "Triple G", y est chez lui. Le Kazakh y a conquis le public au point d’avoir la salle derrière lui contre un boxeur américain (venu de la coûte est), Dominic Wade, encore invaincu (18-0-0 dont 12 avant la limite) au début de la soirée. Ses chances de vaincre le monstre des poids moyens étaient bien maigres, pour ne pas dire inexistantes, mais il ne se voyait pas refuser un championnat du monde. Il avait pourtant le temps (âgé de seulement 26 ans). Golovkin est si fort que tout le monde cherche à l’éviter. A fortiori depuis qu’il a démonté Lemieux, lequel s’était vu trop beau. Il a donc accepté de tabasser son challenger officiel désigné par l’IBF.

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