lundi 28 décembre 2015

Pas fou à Lienz.

Pressons-nous d’oublier le slalom géant féminin de Lienz, épreuve inter-fêtes de fin d’année aux résultats pas franchement positif pour l’équipe de France de ski alpin. 9 engagées, 6 qualifiées, mais aucune dans le top 10, et 4 parmi les 6 dernières classées. On espérait beaucoup mieux.

Tout n’est pas à jeter, 3 jeunes ont réussi à se qualifier, preuve que la relève commence à pointer le bout de ses spatules, malheureusement, alors qu’on attendait un podium de Tessa Worley et de bonnes performances des autres filles expérimentées, l’affaire était entendue dès la première manche.

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mardi 22 décembre 2015

Ski Stars War : l’attaque du drone.

Je n’ai pu voir en direct la première manche du slalom nocturne de Madonna Di Campiglio, épreuve qui concluait 5 jours de Coupe du monde de ski alpin en Italie. Il y a eu un super-G, une descente, un géant, un géant parallèle (pour descendeurs en réalité) et donc ce slalom. Après Noël, retour en Italie pour une descente.

Si je n’ai pas vu voir cette manche en direct, c’est parce que j’étais allé voir Star Wars épisode 7 au cinéma. J’ai pris un pied fou, j’ai adoré, merci Mickey, le rachat de LucasFilm a fait peur aux fans de la saga, les trailers ont excité tout le monde, moi le premier, le résultat est génial. Du coup, en rentrant chez moi entre les 2 manches et en voyant les résultats, mon envie de voir tout ce petit monde s’élancer entre les piquets du second parcours était… mesurée. Je n’étais pas enthousiaste et ce que j’ai vu n’a pas changé mon état d’esprit. Je n’ai même pas envie d’en parler, c’était naze. Partir parmi les premiers était un trop gros avantage, même si ça a été piqueté de façon à éviter les traces creusées plus tôt par les passages des concurrents.

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lundi 21 décembre 2015

Géant ? Mon c*l !

On nous annonçait une nouvelle épreuve de slalom géant parallèle sur le bas de la piste d’Alta Badia retravaillée pour l’occasion. A l’issue de l’épreuve, on est en droit de s’interroger sur la réelle nature de ce spectacle. S’agissait-il réellement de slalom géant ?

Elle comptait pour la Coupe du monde géant en utilisant le classement WCSL (les 16 premiers de la WCSL du géant étaient qualifiés ainsi que les 4 premiers de la WCSL générale pas déjà qualifiés, et les 12 mieux classés de le première manche du géant de dimanche pas qualifiés autrement) sans toutefois compter pour la WCSL. Surtout, l’épreuve rapportait des points pour le classement général de la Coupe du monde, c’est pourquoi Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud ont décidé de s’aligner. Ils ont bien fait : les spécialistes de géant ont presque tous dégagé d’entrée, y compris Marcel Hirscher, le grand adversaire des Norvégiens au classement général.

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dimanche 20 décembre 2015

Un Français peut en cacher un autre.

Que le mois de décembre se termine par une mass-start est chose récente. Avant, on attendait janvier pour assister à la première de la saison de biathlon. L’IBU a bien fait de modifier le programme de la Coupe du monde, ce format de course en confrontation directe est vraiment formidable. Surtout quand on a beaucoup de Français au départ, car dans ce sport, un Français peut en cacher un autre. Ou plusieurs autres.

Il y a 1 an lors de cette épreuve, Martin Fourcade et Jean-Guillaume Béatrix devaient réussir un magnifique doublé. A moitié banané par Anton Shipulin et à moitié victime de a propre erreur, le médaillé de bronze de la poursuite olympique de Sotchi avait tout perdu lors du dernier tour. C’était assez frustrant pour en avaler sa carabine et ses skis. Le Russe en était sorti vainqueur devant Martin. Un très mauvais souvenir pour Jean-Gui. Il a pris sa revanche dimanche et passera donc de bonnes fêtes, auréolé de sa première victoire individuelle en Coupe du monde. Et pourtant, il a bien failli ne même pas avoir de dossard…

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samedi 19 décembre 2015

Guillermo toujours plus haut !

Guillermo Fayed n’étonne plus personne, il a habitué tout le monde à se placer toujours plus haut au classement des différentes descentes auxquelles il prend part. 5e pour finir la saison passée, 4e pour débuter la nouvelle à Lake Louise, puis 3e une semaine plus tard à Beaver Creek, il a enchaîné ce samedi à Val Gardena en allant chercher les Norvégiens sur un terrain où ils semblaient dominer sans partage.

  • Descente masculine de Val Gardena (samedi 19 décembre 2015).

La course a été lancée à 12h15 dans de relativement bonnes conditions compte tenu du manque de neige qui faisait fortement ressentir le relief de la piste. Le principal souci était le manque de lumière par endroits. Suite à leur triomphe en super-G avec ce triplé presque déprimant – pour la concurrence – il était facile d’identifier les favoris, il s’agissait évidemment des Norvégiens. D’autant plus facile que dans ces conditions il allait y avoir très peu de place pour les surprises, les meilleurs allaient forcément être devant.

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2 et 2 font 2 fois 1.

Aujourd’hui, pas de victoire française à Pokljuka. Et pourtant, le biathlon tricolore avait rarement connu si belle journée. En effet, à l’issue de la poursuite, Martin Fourcade et Marie Dorin-Habert occupent chacun la tête du classement de la Coupe du monde, ayant franchi la ligne en 2e position.

Le dossard jaune en même temps pour Marie et pour Martin, c’est jouissif. Même si en réalité, c’est assez anecdotique… sauf bien sûr si "Super-Maman" confirme et le conserve un long moment.

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jeudi 17 décembre 2015

Toujours pas.

Pokljuka est un joli site pour du biathlon. C’est dans la forêt, la piste n’est pas facile, quelques virages sont même à risques, on y trouve de petites montées casse-pattes, le tout avec un pas de tir dont l’arrivée est en descente. Idéal pour Martin Fourcade en principe. Pourtant il ne s’y est encore jamais imposé.

S’il veut mettre fin à cette anomalie, il devra être performant ce week-end car, une fois de plus, le sprint lui a échappé. Le leader de la Coupe du monde s’est néanmoins très bien placé en vue de la poursuite. Sans parler de la mass-start de dimanche qui conclura le premier cycle d’épreuves. Ces «soucis» en Slovénie – à relativiser, à défaut de podiums il y est monté pas mal de fois sur le podium – sont surtout dus à la fatigue. Les 3 épreuves individuelles arrivent au terme d’une longue période passée loin de la maison avec un enchaînement de courses très usant, le corps et la tête ne répondent plus aussi bien qu’à Östersund.

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dimanche 13 décembre 2015

Avec 92 balles, t’as plus rien (ou presque).

On a connu meilleur journée pour le biathlon français. On a aussi connu pire. Lors des premiers relais sexués – non mixtes si vous préférez – de la saison, les filles ont pris la 5e place, les garçons la 3e.

Aucun n’a tourné sur l’anneau de pénalité. Chaque relais a eu besoin de 6 balles de pioches en plus des 8 chargeurs de 5 balles pour faire tomber ses 40 cibles. C’est plutôt bon, presque très bon même, pourtant c’est un peu trop. Les résultats sont mitigés, ni réjouissants, ni mauvais, le positif vient surtout des enseignements qu’on peut tirer de cette journée.

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samedi 12 décembre 2015

La loi du plus fort… dans la tête.

Dans à peu près tous les sports, rien ne vaut la confrontation directe. Le biathlon ne déroge pas à cette règle. L’effort chronométré (sprint et individuelle), ça va un moment, mais rien ne vaut une bonne mass-start ou une poursuite à rebondissements.

Il s’agit d’un effort long. Avec 4 séries de tirs, la distance à parcourir, le fait d’avoir vos adversaires direct devant, à côté ou derrière vous tant sur la piste qu’au pas de tir, toutes les péripéties sont possibles. Ces formats mettent en valeur toute la dimension psychologique de ce sport formidable. Il s’agit à la fois de maîtriser son environnement afin de se mettre dans les meilleures conditions possible pour exprimer tout son potentiel (résister à la pression de ses adversaires, faire abstraction ou se servir du public, éviter de subir les événements, etc.) et d’influencer le comportement des autres concurrents dans le but de les empêcher d’en faire autant. Autrement dit de les poussant à la faute. Vous l’avez compris, il est ici question notamment de tactique.

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vendredi 11 décembre 2015

Si vous avez manqué la fin…

Je suis le biathlon depuis de nombreuses années. Des scenarii de course, j’en ai vu un sacré parquet. Je peux vous l’affirmer, celui dans lequel le titulaire d’un dossard à 3 chiffres s’invite sur le podium d’un sprint sans changement de conditions météo est chose très rare. A fortiori quand le numéro du vainqueur est à 1 chiffre (en l’occurrence le 4). 2 fois de suite en l’espace de 3 heures, c’est très certainement inédit !

Chez les hommes, on pouvait s’y attendre car il s’agissait du pari d’un des grands noms du circuit, Tarjei Boe. Chez les femmes, en revanche, quelle – mauvaise – surprise ! Une inconnue a délogé Anaïs Bescond de sa place sur le podium à quelques minutes de la fin, venant compléter un triplé allemand dont on aurait facilement pu se passer. Il faut dire que cette équipe a beaucoup apprécié de quitter la Scandinavie et sa faible altitude (entre le niveau et la mer et 300m à Östersund) pour une région germanophone (Hochfilzen, en Autriche) présentant des caractéristiques très différentes. On est en effet à 1200m, la piste est beaucoup plus "roulante". Manifestement, ils ont particulièrement aimé. D’autres – ceux qui ont passé plusieurs semaines en Norvège – beaucoup moins. Le classement des 2 sprints ne trompe pas à ce sujet.

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dimanche 6 décembre 2015

Le triomphe facile.

Les poursuites programmées pour conclure la première étape de la Coupe du monde de biathlon auraient pu n’avoir qu’un intérêt très limité compte tenu de la très confortable avance obtenue par les vainqueurs des sprints de samedi. Rappelons-le, le classement et les écarts à l’issue du sprint déterminent l’ordre et les horaires de départ de la poursuite.

Chez les femmes, Gabriela Soukalova disposait de 38 secondes de marge sur sa première poursuivante sérieuse. C’est conséquent pour ne pas dire considérable.

Chez les hommes, Martin Fourcade était carrément dans un fauteuil traineau ! En fin de saison à cause de la fatigue accumulée, du vent et de conditions météo qui auraient fait perdre leur glisse aux skis français, le Catalan aurait pu ne pas remporter cette course. En début de saison sur une piste difficile avec du bon matos et très peu d’air sur le pas de tir, il était imbattable.

Malgré tout, ces courses ont encore été très intéressantes, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer. Pourquoi ? Parce qu’il se passe toujours plein de choses en biathlon !

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samedi 5 décembre 2015

La chance au masculin.

Je vous le dis honnêtement… là, sur le moment, j’ai le seum. En ce début de saison du blanc, les places d’honneur pleuvent pour les différentes équipes de France de ski alpin. Mais ça ne score pas beaucoup. La réussite manque vraiment. 4e, 5e, au bout d’un moment, ça saoule. Particulièrement quand ça se passe comme au super-G masculin de Beaver Creek.

En ski alpin, rien ne vaut une course disputée dans des conditions permettant à tous les engagés d’avoir les mêmes chances d’être performants. S’agissant d’un sport d’extérieur très soumis aux aléas météorologiques, il arrive souvent que des courses ne soient pas régulières. Il faut faire avec et l’accepter en se disant que la victime d’un jour en sera le bénéficiaire une autre fois. Quand 2 des gros leaders sont aussi chanceux que Marcel Hirscher et Ted Ligety, partis pile dans les bonnes fenêtres météo alors que chacun de leurs adversaires se lançait à l’aveugle sous la neige et dans le brouillard, qu’ils en profitent pour terminer aux 2 premières places, ça reste très dur à digérer.

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L’échappé du sprint.

Après 2 épreuves, Marie Dorin-Habert est 3e du classement général de la Coupe du monde de biathlon à 8 points de la tête. Quentin Fillon-Maillet et Martin Fourcade se trouvent respectivement au 2 et 3e rangs chez les hommes. Pas mal, non ?

La saison de biathlon débute à peine, mais si ces premières courses disputées à Östersund sont annonciatrices de la suite, nous allons nous régaler ! Encore plus maintenant que la discipline est mise en avant sur une chaîne gratuite !

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La Dame de Lake, Le King et le vice-King des Vikings.

Le second week-end de la tournée américaine de la Coupe du monde de ski alpin est encore plus copieux que le précédent ! Au programme des hommes (à Beaver Creek), on trouve descente, super-G, slalom géant. Pour les femmes (à Lake Louise), ce sont 2 descentes et un super-G.

Lors de cette première journée, c’était descente pour tout le monde ! Mais surprise pour personne. La grande Dame de Lake Louise a signé son retour par une victoire sur sa piste fétiche. Lindsey Vonn semble presque sans rivale en vitesse en l’absence de Maze et Fenninger. Du moins sur cette neige. Les Norvégiens ont quant à eux fait la loi dans le Colorado.

Côté français, on a eu une bonne surprise et une confirmation.

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jeudi 3 décembre 2015

En fanfare… mais avec quelques fausses notes.

Comme il est désormais de tradition, la Coupe du monde de biathlon a débuté par les relais mixtes d’Östersund. Les premières épreuves individuelles sont… des individuelles. D’abord celle des hommes, mercredi, puis celle des femmes, jeudi.

Pour l’équipe de France, la saison a débuté sur de très bonnes bases. 2 Français dans le top 6, 2 Françaises dans le top 10, beaucoup de monde dans les points et un premier podium pour Marie Dorin-Habert… Ce départ en fanfare n’est toutefois pas sans fausse note. Enfin… Disons qu’il y a des raisons d’être un peu frustré plus un gros couac, la 21e place de Martin Fourcade. Le gain du petit globe semble déjà compromis car ce format est rare, il en reste 2 au programme de la saison.

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dimanche 29 novembre 2015

Nul autre adversaire que soi-même.

En Ligue 1, qui peut battre le PSG ? Lui-même.
En NBA, qui peut mettre fin à la série d’invincibilité des Golden State Warriors ? Eux-mêmes, ou peut-être Brock Lesnar^^…
A Aspen, qui peut battre Michaela Shiffrin dans les épreuves techniques ? Elle-même.

Et oui, parfois, en sport, vous être votre plus grand adversaire. Voire votre seul véritable adversaire. C’est bon signe pour vous, ça signifie que vous dominez largement votre discipline ou au moins la compétition à laquelle vous participez. Peu importe qui on vous oppose, si vous faites preuve de sérieux et faites le job correctement, vous gagnez.

Dans le cas de Michaela Shiffrin, cette supériorité phénoménale s’est vérifiée ce week-end. L’identité de sa seule "ennemie" aussi.

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Alléluia, l’hiver a débuté !

Alléluia !!! La Coupe du monde de biathlon a débuté ! Et cette saison, elle est diffusée en clair sur l’Equipe 21 ! Quel bonheur ! Même si j’aime beaucoup les commentaires experts d’Eurosport, notamment ceux de Sandrine Bailly, pouvoir regarder que ce sport si génial sur une chaîne en accès libre me réjouit. Le biathlon mérite telle exposition. Nos champions mériteraient d’être beaucoup plus médiatisés depuis des années !

La première épreuve de la saison a débuté en l’absence de Martin Fourcade, parti en Finlande pour disputer une épreuve de Coupe du monde de ski de fond (belle 22e place au 10km libre, il a fini à 10 secondes de Maurice Manificat, 9e, à 4 de Peter Northug, ceci en partant avec le dossard 94 sur une piste nettement dégradée). Il pouvait se permettre de faire l’impasse sur ce dimanche d’ouverture en raison de la nature des épreuves au programme : des relais mixtes qui n’ont aucun impact sur la Coupe du monde masculine.

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dimanche 25 octobre 2015

Après la (première) bataille.

Le_coup_passa_si_pres__que_je_tire_mon_chapeau_a_Fanara__.jpg «Le coup passa si près que le chapeau tomba.» Chapeau Monsieur Thomas Fanara ! Certes, la victoire n’est pas au bout, mais on n’y avait jamais autant cru pour le géantiste de Praz-sur-Arly. Il a sorti le grand jeu pour monter sur le podium au terme du premier week-end de la saison de ski alpin. Un premier week-end prometteur pour l’équipe de France.

Cette saison, la Coupe du monde va être très longue, comme tous les 4 ans, il n’y a ni JO, ni championnats du monde, ce qui engendre 2 phénomènes :
-un allongement et une densification de la saison de CdM puisque plusieurs semaines sont libérées pour l’organiser, il y a donc plus d’épreuves au calendrier (dont certaines en Asie), dont certaines qui devraient permettre aux Bleus de briller,
-le plateau est fortement renouvelé car beaucoup choisissent d’arrêter leur carrière ou de la mettre entre parenthèses après l’achèvement du cycle de 3 ans (ChM-JO-ChM). C’est particulièrement vrai chez les femmes, nettement moins chez les hommes, même s’il y a aussi eu des départs.

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dimanche 29 mars 2015

Papadakis and cry.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, aucun match NBA à regarder. Rien de très intéressant en tennis… En revanche, il y avait les Championnats du monde de patinage artistique.

Je ne regarde plus que très partiellement et très occasionnellement le patinage artistique. A une époque, je suivais de beaucoup plus près car l’équipe de France comptait en même temps une série de champions charismatiques et créatifs, on comprenait assez facilement les notes (et les arnaques étaient généralement bien visibles).

Etant tout sauf spécialiste, je l’avoue sans mal, j’ai toujours regardé ça dans un esprit très cocardier. J’ai souvent espéré les chutes des adversaires de Philippe Candeloro (le plus grand showman de l’histoire de ce sport), Surya Bonaly (qui aurait eu un palmarès 2 fois plus impressionnant avec un système de jugement moins biaisé et, disons-le clairement, une autre couleur de peau) et compagnie. Plus récemment, j’encourageais les concurrents de Brian Joubert (énorme carrière avec le supplément grande gueule, ou si vous préférez grosse paire de c*uille parce que la façon dont il a osé balancer devant les médias des vérités que personne d’autre n’osait sortir, dont il a réussi à terminer sa carrière après avoir touché le fond, je dis chapeau !) ou encore Florent Amodio (surtout l’année où il est arrivé comme un OVNI)... à finir sur les fesses. C’est moche, je sais, mais honnêtement, qu’est-ce que c’est bon ! Tu es devant ton écran, il y a une médaille qui se joue, tu gueules – de façon mesurée – «tombe ! tombe !» et le gars s’étale de tout son long, la médaille est dans la poche… Un petit bonheur simple de la vie. :sifflotte:

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jeudi 12 mars 2015

Relativiser, savourer. (ChM biathlon)

Sobrement, Martin Fourcade a dédié son nouveau titre de champion du monde de l’individuelle à Camille Muffat, Alexis Vastine et Florence Arthaud. Avec un ruban noir dessiné sur son dossard jaune de leader de la Coupe du monde de biathlon, il a levé les bras et les yeux vers le ciel, avant de s’exprimer devant les micros : «J’y ai pensé toute la journée, j’y ai pensé pendant la course, et je crois que cela m’a beaucoup aidé, même si je sais qu’il ne faut pas tout mélanger...Mais je crois qu’aujourd’hui j’avais à cœur de bien faire pour Camille, Alexis et Florence.»

Ce genre d’hommages peut paraître dérisoire, il ne ramènera aucune des victimes de l’accident d’hélicoptère qui a emporté 10 vies en Argentine lundi. Pourtant, ça n’a rien d’anodin. Surtout après ses propos tenus au lendemain du drame. Ils sont d’une très grande justesse. Sa déclaration et sa mise en œuvre transpirent de sincérité. On sent que ce champion – qui pourrait faire un bon ministre des sports et/ou membre du CIO dans quelques années – est très intelligent, passionné de sport, conscient de la chance qu’il a de pouvoir vivre cette vie. Ces évènements sont de nature à vous faire relativiser tous vos petits malheurs et aider à savourer tous les bons moments.

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