jeudi 27 septembre 2018

Champions du reste du monde ! (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Alors oui, l’équipe de France de judo a terminé son séjour à Bakou en prenant une fessée, mais elle a surtout conclu ses championnats sur une note très encourageante matérialisée par une médaille d’argent collective. A moins de 2 ans des JO où cette épreuve apparaîtra au programme, elle a su s’affirmer comme étant la 2e force du judo mondial derrière les intouchables Japonais. Enfin… Intouchable… Je n’en suis pas totalement certain.

L’an dernier, j’ai trouvé géniale l’idée de l’épreuve par équipes aux Championnats du monde de judo. Si je n’ai pas changé d’avis, en revanche, la formule a encore un peu changé. On a toujours 3 catégories par sexe (-57kg, -70 et +70kg pour les femmes, -73kg, -90kg et +90kg pour les hommes), mais désormais en cas d’égalité après les 6 combats, la différence ne se fait plus en fonction d’un système de points apportés par chaque Ippon et waza-ari, elle se fait en tirant au sort une catégorie qui doit de nouveau combattre (en débutant directement au golden score).

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mercredi 26 septembre 2018

Quand le roi n’est pas là… (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Deux nouveaux champions du monde poids lourds de judo ont été sacrés. Sans surprise. L'une semble indiscutable, l'autre fait figure de champion par intérim, comme dans certaines fédérations de boxe anglaise.

Normalement, Teddy Riner aurait dû remporter aujourd’hui son 11e titre mondial. Il a décidé de faire l’impasse sur les Championnats du monde de Bakou puis de Tokyo pour s’épargner physiquement et éviter de trop s’exposer avant les JO dans 2 ans. On ne le verra donc que dans des tournois (il lui faudra remonter à la ranking list pour être tête de série lors du tournoi olympique). En prenant cette décision, il a ouvert l’appétit de nombreux concurrents habituellement condamnés à la 2e place. Tous espéraient devenir le premier champion du monde des +100kg autre que Teddy depuis 2006. Les Japonais ont même choisi d’engager 2 lourds dans l’espoir de décrocher ce titre extrêmement prestigieux et convoité devenu chasse gardée du meilleur judoka de tous les temps depuis une décennie. Quand le roi n'est pas là, les soumis dansent.

Je m’attendais à la victoire d’un ancien -100kg.

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mardi 25 septembre 2018

Fiasco. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Après un super lundi à 2 médailles et beaucoup d’exploits (malgré un petit goût d’inachevé et de frustration), le fiasco total en -78kg et en -100kg. 4 Français étaient engagés lors de la 6e journée des Championnats du monde de judo. Echec, échec, cata, double cata. Le bilan est terrible.

L’équipe de France jouait ses 2 dernières cartes masculines (Cyrille Maret et Alexandre Iddir) et 2 de ses plus belles chances féminines avec la n°3 (Audrey Tcheuméo) et la n°4 (Madeleine Malonga) au classement mondial.

Dans ces catégories, s’il y a un peu moins de monde que dans d’autres, la densité est monstrueuse, ce qui génère de grosses affiches très tôt. Les 2 Français en ont fait les frais en tombant face à des cadors qui restaient malgré tout battables. Moins d’une heure après le début de la compétition, ils étaient déjà dehors.

Chez les femmes, la donne est bien différente, car les 2 Françaises étaient les cadors et ont perdu contre des jeunes presque inconnues et totalement à leur portée. Comment ont-elles pu en arriver là ?

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lundi 24 septembre 2018

Cocktail de sentiments. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Dans un shaker, mettez une bonne dose de fierté, de sentiment du devoir accompli et d’avoir obtenu la récompense de ses efforts, ajoutez-y une quantité équivalente de joie pure, de déception, de regrets et d’impression d’être passé à côté de quelque chose de très grand. Secouez. Versez dans un verre où vous aurez pris soin de placer une tranche d’arbitrage douteux (pour l’amertume). Ce cocktail de sentiments pourrait s’appeler le "lundi des Français aux Championnats du monde de judo 2018".

De prime abord plutôt agréable, ce cocktail laisse toute de même un arrière-goût un peu étrange. On ne crachera surtout pas sur les 2 belles médailles du jour qui permettent à la France de se détacher à la 2e place au classement des nations (où le Japon domine de façon implacable). Malgré tout, il est difficile de ne pas penser que les 2 médaillés auraient dû décrocher l’or. Quand l’erreur vient de l’athlète, il a des regrets, quand il se fait battre sur une décision arbitrage plus que contestable, il y a… ce qu’a ressenti Axel Clerget comme d’autres Français et Françaises (dont Hélène Receveaux) avant lui.

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dimanche 23 septembre 2018

L’art – martial – d’écrire sa légende. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo A force, ça va faire pas mal de candidates pour le titre de championne française de l’année 2018 ! Clarisse Agbegnenou vient de poser sa candidature.

3e titre mondial pour Clarisse Agbegnenou Pour 2018, ses "adversaires" se nomment  Perrine Laffont (ski de bosses), Charlotte Bonnet (natation), Laura Tarantola (aviron), voire Mathilde Gros (cyclisme sur piste), Mélanie de Jésus (gymnastique), et j’en oublie sans doute. Sincèrement, il me semble difficile de ne pas élire une fille sacrée championne olympique et lauréate de la Coupe du monde (en plus d’être championne du monde en titre depuis 2017), même si sa discipline est un peu marginale.

En revanche, s’il s’agit de désigner la plus grande championne française actuelle toutes disciplines confondues, Clarisse Agbegnenou est incontournable de par sa constance au plus haut niveau et sa longévité. Depuis 2013, elle a atteint la finale de chacun des 6 grands championnats estivaux, Championnats du monde de judo comme Jeux Olympiques. Il n’y avait pas de raison de douter qu’elle réédite cette performance à Bakou.

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samedi 22 septembre 2018

Fatalité. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Parfois, même en étant bon, voire très bon, on tombe face à plus fort que soi… ou mieux arbitré que soi (éventuellement les 2 à la fois). Ça laisse un sentiment étrange, presque un sentiment d’impuissance, comme si s’incliner était une fatalité. Chacun des 4 Français engagés aujourd’hui aux Championnats du monde de judo a vécu ce phénomène.

Dans cette compétition, une nation peut inscrire jusqu’à 9 concurrents par sexe avec une limite de 2 représentants par catégorie. N’ayant aucun poids lourd chez les hommes, l’équipe de France a choisi de doubler ses chances dans 3 catégories masculines et 2 catégories féminines, dont les -73kg (H) et les -57kg (F), en lice lors de cette 3e journée. Comme d’habitude, les espoirs de podium reposaient exclusivement sur les femmes, en l’occurrence Hélène Receveaux et Priscilla Gneto, respectivement 8e et 37e au classement mondial mais expérimentées et déjà médaillées en grands tournois. Le classement de Gneto s’explique par son absence de sortie – et donc de points – depuis sa blessure aux ChM l’an dernier. Ces références, Benjamin Axus (36e) et Guillaume Chaîne (68e) ne peuvent s’en targuer.

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vendredi 21 septembre 2018

Abe productions. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judoUta, arrête de faire des clés de bras à ton frère !
-Mais maman, c’est Hifumi qui a commencé, il m’a fait un osoto-gari !
-C’est même pas vrai, c’était un ouchi-gari maman !
-Arrêtez de vous battre et venez manger maintenant, ce n’est plus l’heure de faire des randoris, c’est l’heure du riz. »

Ce dialogue pourrait être celui d’une sitcom japonaise d’Abe productions racontant la vie d’une famille de judokas.

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jeudi 20 septembre 2018

Matés au 2e tour. (ChM 2018 judo)

ChM 2018 de judo Un jour, un destin… et à l’arrivée, rien. Le chemin n’a pas été bien long.

Se rendre à Bakou pour une compétition internationale de judo n’a rien de surprenant, cette ville chaque année le théâtre d’un Grand Chelem, sans parler des divers championnats qui y ont eu lieu ces dernières années. En revanche, organiser les Championnats du monde dans la 2nde quinzaine de septembre en commençant un jeudi pour finir le jeudi suivant est assez étonnant. Depuis de très nombreuses années ils étaient déjà terminés à cette date.

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dimanche 12 novembre 2017

Champion hors catégories.

Quoi de mieux qu’un Championnats du monde toutes catégories pour magnifier la nature de Teddy Riner ? Le judo n’avait jamais connu un tel phénomène. Le sport en général en a connu très peu. Teddy est français et nous avons la chance d’être ses contemporains. En tant que passionné de sports et supporter français, c’est un bonheur !

Il a désormais atteint le total incroyable de 10 titres mondiaux – personne d’autre dans l’Histoire du judo n’en a plus de 7, et même plus de 4 si on se limite aux hommes – dont seulement 2 en « toutes catégories », ou "open " en anglais. Pourquoi ? Auparavant, les championnats du monde se terminaient par cette compétition. Ce n’est plus le cas depuis 2008, à l’exception de 2010 où les Mondiaux se déroulaient au Japon et où Teddy a connu sa dernière défaite sur une décision injuste des juges aux drapeaux face à… un Nippon. Teddy a remporté l’édition 2008 chez lui à Levallois, il ne s’est pas rendu en Russie en 2011, en revanche il tenait à l’emporter à Marrakech cette année pour la 3e édition, raison pour laquelle il n’a pas du tout coupé après avoir décroché son 9e titre mondial à Budapest il y a quelques semaines. Sa préparation devait en faire une machine de guerre capable de répondre aux spécificités d’un championnat toutes catégories.

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dimanche 3 septembre 2017

L’avenir est dans la mixité. (ChM judo J7)

Attention, mon avis n’est absolument pas lié à la belle médaille de bronze pleine de promesses obtenue dimanche par l’équipe de France de judo

Je dois l’avouer, l’idée me plait. Ajouter une épreuve par équipes en judo aux JO est excellente. La faire mixte est brillant. Evidemment, ça peut sembler artificiel, peu légitime, ce nouveau format ayant été inclus au programme olympique avant même d’avoir été testé aux Championnats du monde (du moins chez les seniors). Néanmoins il m’a bien plu. Je suis convaincu tant de la pertinence de l’idée que par sa mise en œuvre.

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samedi 2 septembre 2017

Du neuf avec du bleu. (ChM judo J6)

Quel monument ! Teddy Riner est un immense champion, tout le monde en convient depuis déjà un moment. Déjà plus grand judoka de tous les temps, il a encore enrichi sa légende en décrochant un 9e titre mondial qui marquera les esprits.

Accumuler autant de lignes à son palmarès a tendance à générer une certaine routine qui finit par les dévaluer aux yeux du public. Ça semble trop facile, on se dit que ses concurrents n’ont pas un bon niveau, que tout est joué d’avance, qu’il n’y a aucun suspense, pas d’émotion. Cette impression est d’autant plus difficile à combattre quand on constate une sorte de renoncement de ceux amenés à l’affronter. Ces dernières années, très peu de poids lourds ont osé – et pu – tenter d’attaquer contre lui.

Ce 9e titre n’en est pas seulement un de plus. Il arrivait avec plusieurs handicaps : sans repère après plus d’un an sans compétition et une pause post-JO au cours de laquelle il a pris énormément de poids, il avait perdu son statut de tête de série en raison de cette longue absence, ce qui l’exposait à un tableau beaucoup plus difficile et à des surprises contre des adversaires dont les crocs ont poussé ces derniers mois. On a eu du suspense, du spectacle, une grosse frayeur et pour finir, un triomphe. Teddy est l’indiscutable roi du judo.

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vendredi 1 septembre 2017

Le mauvais vendredi. (ChM judo J5)

ChM_2017_judo Sur le calendrier, il était pourtant bien écrit "vendredi 1er septembre". Personne ne s’est trop méfié, on espérait même un vendredi de rêve. A la place, on a eu un vendredi 13.

L’équipe de France de judo comptait beaucoup sur la 5e journée des Championnats du monde. Au lieu de rentrer à l’hôtel avec des médailles, ses 3 engagés du jour sont rentrés avec pour le premier un sentiment d’injustice, pour la seconde des regrets malgré un parcours honorable, et une blessure pour la dernière. Dans les 3 cas le point commun est la douleur ressentie, qu’elle soit physique ou morale. Sale journée à Budapest.

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jeudi 31 août 2017

Clarisse au pays de merveilles. (ChM judo J4)

Clarisse Agbegnenou a retrouvé son rang et terrassé sa bête noire en finale. Cette médaille d’or fait beaucoup de bien à une l’équipe de France de judo pas franchement à la fête depuis le début de ces Championnats du monde. Elle fait aussi beaucoup de bien à la tête d’une championne en quête de paix intérieure.

Si le phénomène du judo féminin a trouvé les réponses aux questions qu’elle se posait, rencontrant ainsi la sérénité et la plénitude recherchées depuis de nombreux mois, les 2 autres judokas français en lice lors de la 4e journée des Mondiaux de Budapest risquent de ressasser longtemps cette journée. Ils ont perdu contre moins forts qu’eux.

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mercredi 30 août 2017

Hélène et les Nippons. (ChM judo J3)

L’équipe de France jouait gros lors de cette 3e journée des Championnats du monde de judo. Elle a en effet choisi les 2 catégories au programme pour y engager 2 combattants (elle pouvait le faire dans 2 catégories chez les hommes et chez les femmes, elle l’a fait sans succès en -60kg).

Si Benjamin Axus et Pierre Duprat ne faisaient figure que d’outsiders car classés juste derrière le top 30 à la ranking list des -73kg, Hélène Receveaux (3e au classement mondial) et Priscilla Gneto (14e mais championne d’Europe en titre) étaient attendues dans la course aux médailles chez les -57kg.

On aura slalomé entre satisfactions, déceptions, frustrations et même dégoût pour finir par un cocktail de joie et de soulagement. Le compteur de médailles françaises est – enfin – ouvert, même si sans commune mesure avec celui du Japon dont la récolte est si importante qu’il faudra affréter un avion-cargo spécial rien que pour transporter les médailles et peluches obtenues cette semaine à Budapest.

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mardi 29 août 2017

Boulettes et wasabi. (ChM judo J1 et 2)

ChM_2017_judo 4 catégories, 4 titres pour le Japon, 5 déceptions pour l’équipe de France de judo. Ça pique plus que de croquer dans une racine de wasabi, mais avec un peu d’eau, ça va passer…

Les Championnats du monde de judo organisés cette année à Budapest – qui avait vraiment bien prévu son coup pour faire forte impression juste avant l’attribution de l’organisation des JO de 2024… enfin… le truc pas prévu était de retirer sa candidature – débutent mal pour les Bleus, contrairement aux Championnats du monde de natation il y a un gros mois où l’eau libre a permis à la France de cartonner avant de connaître plus de difficultés en bassin, la discipline étant au creux de la vague en ce moment. En judo, avec une grosse génération et le maximum de représentants permis (un dans chaque catégorie et même 2 dans 2 catégories chez les hommes ainsi que chez les femmes), les risques de finir avec un bilan décevant sont réduits. A conditions bien sûr de ne pas reproduire les mêmes boulettes que dans les "petites" catégories.

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samedi 13 mai 2017

Diamant d’un nouveau genre. (DL Shanghai)

Le meeting de Doha, cette année, je n’en avais RIEN à battre. Pas le moindre Français hormis Mickaël Hanany au saut en hauteur, une nouvelle démonstration insupportable de la différence entre Caster Semenya et les femmes qui courent le 800m… En bref, un programme peu attrayant, voire repoussant. La Diamond League débutait donc pour moi avec le Meeting de Shanghai, où on retrouvait notamment 2 de nos médaillés de Rio.

J’ai de très gros doutes quant à la pertinence du nouveau format de la DL, dont les 12 premières étapes ne servent qu’à se qualifier pour les finales de Lausanne et Bruxelles où seront désignés les vainqueurs sur une course ou un concours. En résumé, si un athlète domine toute la saison mais connaît un souci (blessure, maladie, problème avec le matériel, météo très défavorable, retard d’avion, etc.) le jour de la finale qui le concerne, il se fait avoir. En outre, je doute que ça incite les meilleurs à disputer tous les meetings de la DL, il leur suffira désormais d’en cibler 2 ou 3 sur 6 pour s’assurer leur place en finale. Je ne serais pas étonné si l’IAAF revenait en arrière la saison prochaine en créant un système intermédiaire entre l’ancien et le nouveau.

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dimanche 23 avril 2017

Quand les femmes se serrent la ceinture.

Les Championnats d’Europe de judo d’une saison post-olympique sont l’occasion d’entrevoir pas mal de nouveautés. Malgré tout, à la fin, l’intérêt porté au bilan de l’équipe reste le même. La France se doit de briller, ce qu’elle a fait essentiellement grâce à ses femmes.

Beaucoup de facteurs génèrent ces nouveautés : les retraites, les pauses médicales, pour raisons personnelles ou dues à la nécessité de couper pour se refaire une santé physique et mentale, l’arrivée de jeunes, les changements de catégorie, ou encore les nouveaux statuts à assumer. Outre Teddy Riner, pas mal de têtes d’affiche et de sélectionnés olympiques manquaient à l’appel (Khyar, Emane, Pavia…). Il ne restait que 2 des 7 médaillés des ChE 2016 dont une a changé de catégorie.

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dimanche 5 mars 2017

Déchaînés sur la piste. (ChE athlé en salle)

Belgrade était en fête. Les invités ne sont pas tous venus. Ceux qui ont fait le déplacement ont vraiment profité du séjour. Kevin Mayer, Floria Gueï et Pascal Martinot-Lagarde ne sont pas les derniers quand il s’agit de se déchaîner sur la piste.

Les Championnats d’Europe d’athlétisme en salle – comme tous les championnats d’athlétisme en salle à vrai dire – ne bénéficient que rarement d’un très beau plateau. Si certaines stars du circuit en font un réel objectif, beaucoup préfèrent faire l’impasse pour se concentrer sur la préparation de la saison estivale. C’est particulièrement vrai dans les disciplines adaptées aux contraintes d’une salle. Il ne faudrait toutefois pas dévaloriser ces médailles, a fortiori quand elles sont obtenues en réalisant des performances extraordinaires. Ça, c’est dans l’idéal. En pratique, la façon dont tout a été organisé lors de ces 3 jours d’épreuves dévalue de fait la compétition. La fédération européenne (généralement dénommée European Athletics) fait n’importe quoi. La programmation et la réalisation télé peuvent être qualifiées de désastre. La construction de la piste et la mise en place du système de départ/chronométrage a aussi posé d’énormes problèmes au point de mettre un bordel sans nom dans ce programme déjà terriblement mal conçu. Le public serbe n’est pas en cause, il a répondu présent, a soutenu sa star, malheureusement on ne retiendra pas grand-chose d’autre de positif.

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vendredi 9 décembre 2016

Premières et déjà-vu.

L’équipe de Slovénie n’est pas au top en ce moment, pourtant le public était déjà nombreux à Pokljuka pour l’ouverture de la 2e étape de la Coupe du monde de biathlon. Ce site a souvent réussi aux Français et aux Françaises, mais jusqu’ici, anomalie absolue, Martin Fourcade n’y avait jamais remporté la moindre course. Il s’était déjà imposé lors de chaque autre étape habituelle.

Après 7 ans et un paquet de tentatives en passant souvent très près du but, cette curiosité est entrée dans le domaine des souvenirs. En l’emportant de magnifique manière lors du sprint, devançant tous les cadors, le maître incontesté du biathlon a mis fin à cette étrangeté. Avec 4 victoires et une 3e place en 5 courses cette saison, cette victoire a malgré tout un air de déjà-vu. Tout comme la 2e place de Justine Braisaz obtenue un peu plus tard. La jeune femme est montée pour la première fois sur un podium individuel, mais là encore, comment ne pas avoir une impression de déjà-vu ? L’an dernier, Marie Dorin-Habert avait dominé ce sprint et cette saison il s’agit déjà de la 3e Française différente présente sur la boîte après 4 épreuves individuelles.

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vendredi 9 septembre 2016

La frite sur le gâteau. (DL Bruxelles)

Comme chaque année, la Diamond League s’est achevée à Bruxelles par le Mémorial Van Damme, dont il s’agissait de la 40e édition. Le public belge a été particulièrement bien servi avec 41 médaillés olympiques en lice dans les différentes épreuves, certaines ne comptant pas pour la diamond race mais programmées uniquement pour offrir aux héros locaux de se faire plaisir devant leurs fans.

Dès la veille, 2 concours de lancer du poids ont a été organisés en centre-ville en avant-goût du meeting. Cet événement populaire servait de finale pour la finale féminine de la diamond race. Si Valerie Adams n’en a pris que la 2e place derrière Michelle Carter, la championne olympique, la Néo-Zélandaise a remporté le trophée.

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