S’il faut retenir une chose de ce match, c’est la minute de silence parfaitement respectée.

Les Bleus ont gagné sans convaincre – du moins sans me convaincre, je crois que beaucoup de gens sont comme moi – et je dirais même en inquiétant encore plus car ils n’arrivaient pas à marquer sur leurs temps forts, avant l’essai avec la passe au pied magnifique de François Trinh-Duc pour Vincent Clerc marqué à 15 contre 14 suite à un jaune sorti à un Italien, les 2 essais français inscrits par Lionel Nallet, 2e ligne de son état, étaient le résultat de ballons de récupération, des actions pas du tout construites et préparées, en particulier le contre du dégagement au pied gallois près de l’embut qui donne lieu au 2e essai. Le fait de passer enfin la ligne d’embut juste avant la mi-temps a fait beaucoup de bien à l’EdF. Et puis heureusement qu’en première période une cuillère improbable de Trinh-Duc sauve le XV de France alors que les visiteurs allaient marquer le premier essai du match sinon on aurait pu assister à une nouvelle catastrophe.

J’analyse ce match comme une simple réaction d’orgueil du groupe et en particulier des "vieux grognards", on en a vu plusieurs depuis le début de l’ère Lièvremont, elles sont toujours restées sans lendemain. C’est bien, on a vu des Bleus aller au combat, mais en rugby le combat est la base, il en faut beaucoup plus pour gagner des matchs de haut niveau. Aller à la Coupe du monde avec seulement de l’orgueil et un bon potentiel en conquête, c’est comme aller à la guerre avec sa b*te[1] et son couteau !

On n’arrive pas à identifier de lignes directrices, les seules certitudes concernent l’existence d’une liste noire de joueurs qui n’auront pas leur chance même en cas d’hécatombe et que collectivement cette équipe n’a aucun repère. On se demande à quoi va ressembler le groupe des 30 pour la Coupe du monde (qui sera modifié en raison de blessures, ça se passe toujours comme ça). Même dans l’hypothèse où Lièvremont aurait des principes de jeu et un message clairs pour son équipe et où ses joueurs y adhèreraient, ce qui n’est manifestement pas le cas, il semble impossible de rattraper en 3 mois le retard accumulé depuis 3 ans en talonnant, en multipliant les essais et en changeant tout à chaque fois.

Franchement, une révolte contre le PdG… symboliquement c’est fort, il y a un problème avec le patron !

  • Le XV de la loose..

Le XV de la Rose pouvait réaliser le Grand Chelem, il lui fallait gagner en Irlande. Comme d’habitude, l’Angleterre s’est loupée, elle a gagné le Tournoi mais a pris cher, 24-8. Les Rosbifs n’ont pas réussi à gagner leurs 5 matchs depuis 2003.

  • Le PSG reprend espoir.

Oui, enfin… l’équipe féminin. Avec sa victoire 3-0 à Saint-Brieuc (avec un doublé de Katia), le PSG s’est replacé dans la course à la 2e place de la D1 féminine, celle qui offre une place au tour préliminaire de la Ligue des champions.

Si ce succès était attendu, il est particulièrement positif grâce à la défaite de Montpellier à Juvisy sur le score de 3-1. Dimanche prochain on au au programme un PSG-Juvisy et un Montpellier-Lyon qui seront particulièrement décisifs. Juvisy et Lyon jouent en LdC cette semaine, ça peut aider le PSG. L’OL, qui ne joue pas le même championnat que les autres, possède actuellement 9 points d’avance sur Montpellier à 5 journées de la fin (avec ce week-end une victoire 10-0 contre la Roche-sur-Yon^^), le PSG a 5 unités de retard sur les Héraultaises, Juvisy est à un point.

Lyon a gagné 17 fois en 17 matchs, 83 buts marqués, 4 encaissés, je n’imagine pas autre chose qu’une victoire (synonyme de titre officiellement acquis), mais même un nul permettrait au PSG d’y croire à nouveau, à condition bien sûr de gagner le derby, ce qui sera très difficile. Si les Parisiennes y parviennent, elles reviendront à 2 ou 3 points de Montpellier. Le calendrier prévoit 2 matchs contre la Roche-sur-Yon (11e) et un contre Le Mans (10e) avec pour fini PSG-Montpellier, match à gagner absolument. 4 matchs à domicile sur 5 dont 2 contre ses concurrents directs, le PSG a les cartes en main.

  • Merci Toz !

La saison prenait aussi fin en ski de fond. A Falun (Suède), où il faisait un temps magnifique, se déroulait une sortir de mini Tour de ski avec sprint puis une poursuite 2x10km (10 en style classique, 10 en style libre) et enfin une poursuite 15km (en classique) avec handicap au départ en fonction des résultats précédents (j’avoue ne pas avoir compris exactement le principe du truc et comment on a déterminé les écarts pour la course de dimanche). Petter Northug a tout gagné (comme Marit Bjørgen chez les femmes), normal, Jean-Marc Gaillard a terminé 5e de la poursuite 2x10km, Maurice Manificat, parti 6e, a terminé 5e de la dernière épreuve derrière Northug, un jeune Norvégien nommé Finn Haagen Krogh (qui n’était jamais monté sur un podium), Dario Cologna (battu au sprint pour quelques centimètres) et Giorgio Di Centa. Le Français a sauté un peu avant le sprint, il était pendant longtemps membre du groupe qui chassait le Cavendish du ski de fond (mais à bonne distance de celui-ci, parti avec une énorme avance). Cette 5e place, OSEF, de même que la 2e place de Manificat sur le classement de l’étape si on s’en réfère au temps scratch sur ces 15 km, idem pour la 8e place de Gaillard à l’arrivée.

L’important est qu’à l’arrivée toute l’équipe de France attendait le 22e, Vincent Vittoz. Le leader de l’équipe de France pendant de très nombreuses saisons a annoncé sa retraite sportive, il avait pensé continuer jusqu’à Sotchi mais cette saison difficile marquée par pas mal de blessures mais aussi par un dernier podium la semaine dernière à Lahti lui a fait changer d’avis, il ne se sentait plus de continuer. Ses amis et coéquipiers, le staff, les filles, tout le monde était là avec une pancarte sur laquelle était écrit «MERCI TOZ», ils ont fait péter le champagne, l’ont arrosé avec.

J’ai l’impression que chaque semaine est marqué par la retraite d’une grande figure du sport français ou international, après Ronaldo, après Laurent Sciarra puis Fred Weis, Vincent Vittoz. (Entre temps on a eu Felix Gottwald ou encore Michael Walschhofer, mais je n’ai rien fait de spécial sur eux.) Son arrêt de carrière coïncide avec le départ de Roberto Gal, son entraîneur depuis 1998, même s’il n’y a pas de lien direct de cause à effet.

Pour ceux qui ne connaissent pas Vincent Vittoz, 35 ans (35 en juillet), un petit rappel s’impose. 179 départs de courses individuels en Coupe du monde pour 23 podiums dont 7 victoires, il faut y ajouter un paquet de courses par équipe (avec une victoire chez lui à La Clusaz en 2004 pour un total de 6 podiums par équipe), il a été numéro 2 mondial, a été le premier français champion du monde en ski nordique, c’était en 2005 (sur la poursuite 2x15km), il a décomplexé ceux qui forment la relèvent, on peut même parler d’héritage de Vincent Vittoz, avant lui le fond français était bidon, il a fait la trace pour les autres.

On se souviendra aussi de lui comme étant le plus gros poissard de l’histoire des JO. Il y a connu la 4e, la 5e, la 6e, la 7e, la 8 et la 9e place. J’ajoute qu’en relais il a été 2 fois 4e, dont une, à Turin, en se faisant honteusement voler (sur le parcours les Suédois avaient coupé pour rejoindre le bon tracé suite à une mauvaise indication, d’autres équipes dont les Français avaient aussi été piégées par le mauvais fléchage mais avaient été réglo en revenant en arrière pour reprendre le bon chemin, la Suède en avait profité pour prendre la 3e place). Souvent ça ne s’est joué à rien, notamment à Vancouver où le relais fait 4 e alors que la médaille semblait assurée, ou encore sur le 15 km libre où il a échoué à 4.2s du podium.

Il a débuté en Coupe du monde avec une 22e place, il finit pareil… petit clin d’œil du destin.

  • Le mâle dominant.

La tournée américaine faisait étape dans le désert californien pour les tournois Masters 1000 (ATP) et le Premier Events (WTA) d’Indian Wells. Que doit-on en retenir ?

Pêle-mêle…
-Caroline Wozniacki ne casse pas 3 pates à un canard au niveau de son tennis mais elle domine le circuit féminin (2 victoires en tournois à Dubaï et Indian Wells, une finale à Doha et une demi-finale en Australie), elle s’est imposée en finale contre une apatride[2], Marion Bartoli, remontée dans le top 10 à cause de son parcours cette semaine. Bon, le circuit féminin, OSEF.
-Djokovic est injouable, 18 victoires en 18 matchs depuis le début de la saison. Il a bien sûr remporté le tournoi, son 3e de la saison sur seulement 3 disputés (l’Open d’Australie, Dubaï et donc Indian Wells), ce qui est très peu. En demi-finale et en finale il a enchaîné des victoires sur Roger Federer et Nadal. Si le Serbe est encore loin de l’Espagnol au classement ATP, il a doublé le Suisse pour s’installer à la 2e place. Djoko a battu le nouveau n°3 mondial pour remporter chacun de ses titres de la saison.
-Tsonga a pris cher dès son entrée dans le tournoi, il a annoncé son intention de changer de jeu, c’est un peu étrange, en fait je pense qu’il veut dire que désormais il sera dans un état d’esprit très offensif, il cherchera à attaquer sur tous les points à l’image d’un Mika Llodra.
-En revanche Gasquet revient bien, il a atteint les quarts de finale, éliminé par Djoko en ayant montré quelques très bonnes séquences mais en ayant aussi pris la marée sur de longues plages de temps. Au tour précédent il a tapé Roddick en 2 sets. Le Biterrois est toujours n°3 français mais figure à nouveau dans le top 20, il est 18e, Tsonga est 16e, Monfils toujours blessé et 11e, Llodra est 25e, Simon 27e.
-La plus grosse progression est celle de Jean-Martin de la Poutre[3], demi-finaliste contre Nadal, il a gagné 39 rangs et se classe désormais 51e, on le retrouvera sans doute bientôt dans le top 20 puis le top 10.

  • 3 minutes et puis s’en vont.

Vitali Klitschko, comme son frère, m’est antipathique. Je n’aime pas son style de boxe. Les deux champions du monde des lourds n’ont aucune classe, ils ont pour habitude d’éviter les combats face aux adversaires qui pourraient les emmerder, ils ne vont pas au mastic, on n’a jamais de vrai beau duel engagé lors de leurs combats, leurs fans viennent pour les voir gagner, c’est tout. D’habitude ils font trainer avant d’en finir histoire que les chaînes qui ont payé les droits et que les spectateurs en aient pour leur argent (à défaut d’avoir la qualité ils tentent de fournir la quantité), un championnat du monde de boxe, il faut que ça rapporte !.

Pour une fois l’Ukrainien rencontrait un challenger que certains imaginaient capable de créer l’exploit. Le Cubain Odlanier Solis affichait un bilan sympathique, 17-0-0 (12 avant la limite), on le disait très fort techniquement et tactiquement… Il rendait tout de même beaucoup de centimètres au colosse des pays de l’est, et personnellement, je m’attendais à ce qu’il perde comme tous les autres au moment où Klitschko l’aurait décidé. Le stade de Cologne était plein, les organisateurs avaient vu aussi grand que d’habitude, Michael Buffer en ring announcer. L’arbitre était mexicain, un des juges était japonais, il a fait le voyage pour rien – même si en ce moment pour un Japonais pouvoir quitter son pays est une chance – car le combat a dû être arrêté à quelques secondes de la fin du premier round (je croyais même les 3 minutes dépassées). Solis a été déséquilibré sur un coup totalement anodin, je n’ai pas l’impression qu’il ait vu ne serait-ce que la lueur d’une étoile, en réalité son genou déjà fragilisé avant le combat a cédé, il se l’est tordu, fin de l’histoire. L’arbitre a dû arrêter puisqu’il n’arrivait pas à tenir debout.

Ça a tiré la gueule du côté du promoteur, des détenteurs des droits et des spectateurs… J’espère pour eux que les combats d’encadrement étaient bons parce que ça a dû leur coûter un max pour si peu…

  • Pas de chance au tirage, une chance au… tabassage.

Vendredi le Paris United a perdu, une défaite à Milan dont on n’avait strictement rien à faire, elle ne changeait absolument rien au classement de la conférence européenne des World Series of Boxing alors on a envoyé les remplaçants histoire de reposer les titulaires en vue de la suite des événements.

Contrairement à ce que je croyais les qualifications pour les finales individuelles ne nécessitaient pas d’envoyer Nordine Oubaali (coq) et Ludovic Groguhe (lourd-léger) au charbon. Ça fout vraiment la rage de voir que Rachid Azzedine est 3e à cause de ce put*in de "technichal draw" injuste (c’était la semaine dernière), le pire étant de voir que ses 5 victoires et un nul le classent derrière un type qui compte une défaite… Pour Alexis Vastine aussi il y a des regrets, il n’a pu combattre que 3 fois (3 victoires), or le 2e de la catégorie est qualifié avec… 4 victoires (2 à domicile et 2 à l’extérieur, le vrai champion olympique de Pékin[4] a gagné 2 fois à domicile et une à l’extérieur). Notons que les 2 Croates de l’équipe sont passés près, Hrvoje Sep, seul vainqueur parisien vendredi à Milan, est 3e chez les lourds-légers, sa seule défaite (pour 5 succès dont 4 à l’extérieur) lui coûte très cher. Filip Hrgovic est quant à lui 5e chez les lourds, Tony Yoka est un peu plus loin, dommage qu’il ait été arnaqué lors d’au moins un de ses 2 combats face à Clemente Russo.

Je rappelle que les finales individuelles auraient lieu en Chine, elles attribueront au vainqueur de chaque catégorie une qualification directe pour les JO de Londres.

Pour en revenir très rapidement au déplacement à Milan, voici les résultats :
-forfait de John Joe Nevin,
-TKO contre Artur Schmidt à cause d’une nouvelle coupure à l’arcade (c’est la 4e fois que ça lui arrive !),
-large défaite aux points de Stéphane Cuevas, qui a été compté pendant le combat,
-victoire d’Hrvoje Sep aux points,
-défaite du Marseillais Zied Jouini par abandon à l’appel de la 3e reprise en raison d’une blessure à la main (sans doute avait-il peur de finir KO ou disqualifié comme ça lui est déjà arrivé…

Maintenant la suite pour l’équipe est un déplacement en Azerbaïdjan le 1er avril car le tirage au sort effectué lundi (je n’allais pas vous faire attendre une semaine pour vous le signaler) a désigné pour adversaire de Paris United les Baku Fires, champions de la conférence asiatique. Ce sera très difficile, cette équipe a le meilleur bilan de toutes les WSB… Retour le 15 avril à Paris. L’autre demi-finale opposera les Los Angeles Matadors aux Astana Arlans

  • Aux abonnés absents.

Les clubs français ont tous été éliminés des compétitions européennes de football masculin. L’OL est tombé à Madrid, l’OM à Manchester. Quant au PSG, il a été sorti par le Benfica, il y a de gros regrets à avoir. Le tirage au sort des quarts a aussi eu lieu, j’ai creusé l’analyse pour vous expliquer les causes réelles de cette absence, dès le mois de mars, des équipes de L1 des coupes d’Europe : notre championnat est trop disputé, il a les défauts de ses qualités.

  • Mascarade sur fond blanc.

Les finales de la Coupe du monde de ski alpin ont été gâchées par la météo, on n’a pu disputer que 4 courses sur 8 (plus le team event). Du coup, Lindsey Vonn a été privée d’un 3e gros globe de cristal consécutif, la dynamique lui était favorable, Maria Riesch était en train d’exploser mentalement et physiquement. L’annulation du super-G a permis à l’Allemande de se relancer, psychologiquement elle n’y croyait plus du tout, le slalom lui a permis de reprendre la tête du classement pour 3 points, elle venait de la perdre en se loupant en descente. Le géant qui devait conclure la saison a aussi été rayé du programme, ça laisse un terrible goût d’inachevé. Tessa Worley et Cyprien Richard aussi ont été privés de leur chance de gagner un globe. JB Grange a gâché la sienne.

Tout est expliqué ici, au passage je vous ai fait un petit bilan de la saison.

  • Le retour des lumières.

Laurent Blanc a annoncé sa liste pour affronter le Luxembourg en match officiel et la Croatie en amical. Ribéry et Evra sont là… Arf. Souvenez-vous de ce que ça a pu donner il y a quelques mois.

  • Avoir foi en la médecine.

Si Evra a été rappelé c’est qu’Abidal n’est pas là. Le défenseur du Barça a été opéré dès jeudi d’une tumeur au foie diagnostiquée semble-t-il mardi, on ne connaît pas la nature de cette tumeur, peut-être qu’on l’apprendra plus tard. Même si je n’apprécie pas trop le personnage, comme tout le monde je lui souhaite que ce ne soit pas cancéreux et de bien s’en remettre.

Si je voulais m’essayer à une vanne sur un sujet difficile je dirais que le foie est un organe sensible à l’abus d’alcool et que passer plusieurs semaines en équipe de France avec des types comme Ribéry et Ray est particulièrement saoulant… Mais la vanne est moyenne, il faudrait la tourner d’une façon à la rendre très drôle et la faire passer… donc on s’en passera.

Je vais donc me contenter de vous mettre la vidéo de la 22e minute du match du Barça ce week-end, le public lui a envoyé un message (rappelons qu’Abidal porte le n°22 en club).

  • Plus clair en haut, toujours plus flou en bas.

Alors que dans le bas du classement on ne sait plus trop quoi penser, en revanche en haut le constat est clair, Lille et Marseille sont les grands bénéficiaires de la 28e journée de L1. La Grande Sardinade a mal fini pour le PSG.

  • A la pointe de l’épée.

Le Challenge Monal avait lieu en fin de semaine à Paris, il s’agit d’escrime, de l’épée masculine. Gauthier Grumier, vice-champion du monde en titre (déjà à Paris, mais au Grand Palais), a perdu en demi-finale contre l’Allemand Joerg Fiedler (Jörg ?). Le titre est revenu à l’Italien Matteo Tagliariol. Notons que ce dernier a éliminé le Français Yannick Borel en quart, Borel étant l’invité surprise (seulement n°61 – à 22 ans c’est déjà très bien – alors que Grumier est n°1 mondial). Rappelons que cette arme n’est au programme des JO de Londres qu’en épreuve individuelle, ça va être la guerre pour se qualifier.

Par équipe, déception, les Bleus, invaincus en grands championnats depuis 2004, ont été éliminés en quart par le Japon (d’une touche), ils ont fini à la 6e place.

  • Le vrai sport avec de faux chevaux.

Ce week-end avaient lieu à Bercy les 18e Internationaux de France de gymnastique artistique, étape de la Coupe du monde. Je crois que l’équipe de France n’était pas au complet, tant s’en faut, on notera la 3e place de Cyril Tommasone au cheval d’arçons et la 3e place de Thomas Bouhail au sol devant Gaël Da Silva. Bouhail, champion du monde en titre du saut de cheval, est tombé lors des qualifications.

En outre, sachez que la FFG est candidate à l’organisation des Mondiaux 2015.

  • Bienvenue à board.

Une étape de la coupe du monde de snowboard se tenait à Valmalenco (Italie), au programme du snowboardcross et du slalom géant parallèle (snowboard alpin). En cross Déborah Anthonioz, notre vice-championne olympique de Vancouver, a pris la 3e place, Pierre Vaultier (me semble-t-il revenu de blessure il y a peu) a pris la 4e place chez les hommes, mais c’est de Sylvain Dufour qu’est venue la surprise. 114 départs en Coupe du monde depuis une dizaine d’années[5], une période faste entre fin 2008 et fin 2009 avec 2 podiums et une quasi-permanence dans le top 10 des courses mais surtout 2 médailles d’argent aux championnats du monde 2009. Avant et après cette période ses résultats étaient très irréguliers, souvent mauvais, parfois corrects (10e était déjà un résultat rare). Il est longtemps resté dans l’ombre de Mathieu Bozzetto et ses 35 victoires en CdM, ne semble avoir réellement percé que pendant l’année sabbatique de la figue emblématique de sa discipline. Depuis sa 10e place aux JO (alors que Bozzetto obtenait enfin sa médaille tant méritée) Sylvain Dufour n’y arrivait plus, et soudain, ce week-end, la première victoire de sa carrière à 28 ans !

  • X-Men et autres acrobates.

Superpipe aux Winter X-Games Europe, half-pipe et ski de bosses en Coupe du monde… Les Français ont envoyé pour conquérir titres et médailles.

Kevin Rolland a ébloui, Benoit Valentin a pris un globe, Guilbaut Colas en a pris 2, Xavier Bertoni et Anais Caradeux ont aussi été à l’honneur.

  • La balle de fin d’année.

La saison internationale de biathlon a pris fin à Holmenkollen. En sprint on a eu de grosses surprises, le classement général a été relancé chez les hommes comme chez les femmes. Samedi la poursuite, avec des forfaits assez incompréhensibles, a donné lieu à des résultats absolument incroyables, du moins chez les hommes. On a vu des remontées historiques, Simon Forucade a réussi un podium mais n’a pu décrocher le petit globe, tout comme sur la mass-start, et il aura certainement des regrets.

Tarjei Boe et Kaisa Mäkäräinen ont décroché les gros globes. Martin Fourcade a confirmé sa très belle fin de saison 2009-2010 avec une 3e place au général, un titre mondial (plus 2 médailles) et une belle série de podium. Marie-Laure Brunet, Marie Dorin et Alexis Bœuf ont connu la joie de monter sur la boîte lors des courses individuelles, Vincent Jay et Simon Fourcade ont eu du mal avec tout de même quelques périodes plus positives.

On a même réussi à retrouver une équipe féminine capable de monter sur le podium en relais malgré les départs de Sandrine Bailly et Sylvie Becaert. En tout la France est montée 6 fois sur le podium dans les différents relais (H, F, Mixte, globe de cristal en mixte).

  • La vidéo de la semaine : image ET son.

Unicaja Malaga-Real Madrid, Liga ACB, 19/03/2011, fin de match totalement dingue, commentateur à l’agonie. Un régal.

Notes

[1] Le * remplace la 9e lettre de l’alphabet.

[2] Réfugiée fiscale en Suisse.

[3] Juan Martin del Potro

[4] Lamentablement spolié par un système d’arbitrage corrompu.

[5] A une époque il faisait aussi du snowboardcross.