Robin Söderling (tds 5) face à l’Argentin Leonardo Mayer… 3 sets assez secs, le Suédois a concédé 8 jeux.

Beaucoup de matchs bouclés sans douleur, oui, mais aussi des surprises. Ne comptez pas sur moi pour qualifier la performance de Gilles Simon (tds 18) contre Mardy Fisch (tds 10) de surprise, sur terre battue avec son jeu de chieur[1] le natif de Nice n’avait absolument aucun complexe à faire. En bon méditerranéen[2] il a cuisiné le poisson, durée de la cuisson 2 heures pile, 6-3, 6-4, 6-2, il a toujours fait le break au moment où ça faisait mal, a rendu fou le Ricain, lequel en a cassé une raquette (le plus drôle étant la contestation, le gars frappe sa raquette, va la changer et conteste qu’elle ait été cassée^^). Cette fois le public a attendu 5-2 dans la 3e manche pour faire la ola, Gilles a pu échapper aux effets de la vague tueuse.
Söderling au prochain tour, ça va être compliqué, pas forcément impossible.

La grosse surprise du jour est l’élimination de Fernando Verdasco (tds 16) par Ivan Ljubicic, Après avoir enlevé la première manche de façon catastrophique (0-5) l’Espagnol est revenu dans le coup, s’inclinant 6-3 puis poussant jusqu’au tie-break lors du set suivant. Ce jeu décisif a été particulièrement décisif, il s’est terminé sur le score de 8-6 en faveur du trentenaire chauve, le n°4 ibérique ne s’en est pas remis. Ça n’aura duré qu’environ 2h15 pour un 6-3, 7-6(6), 6-4. 39 fautes directes à 18 (43-20 en comptant les doubles), ça ne pardonne pas.
Pas sûr que Nadal se balade en huitième.

Un huitième de tableau en Grand Chelem dans lequel au 3e tour on trouve encore 3 joueurs passés par les qualifications, c’est rare. Lukasz Kubot (Polonais), Alejandro Falla (Colombien) et Lukas Rosol (Tchèque) ont passé 2 tours, un seul d’entre eux aura finalement gagné 7 matchs (autant que le vainqueur du tournoi), il s’agit de Falla, venu à bout de Kubot en 4 manches (6-7(5), 6-4, 7-5, 6-4) , 3h47 de combat avec une flopée de fautes directes (89+7 doubles du Polonais, 51+1 du Colombien). L’Argentin Juan Ignacio Chela, qui a failli être tête de série, a mis fin au parcours du controversé Tchèque, lui aussi en 4 sets (6-2, 6-4, 3-6, 7-6(5)), ça a duré beaucoup moins longtemps, seulement 2h35 (dont une heure pour le dernier).
Au lieu d’un duel de Lukas européens on aura un duel sud-américain, on a l’habitude à RG.

Il y a victoire sans douleur et victoire sans douleur en s’étant pourtant fait très mal… Andy Murray (tds 4) s’est gravement tordu la cheville droite vers l’extérieur pendant la 2e manche, on lui a mis un gros bandage bien serré, il a réussi à reprendre le match et à coller un 6-3, 6-2, 6-3 à l’Allemand Michael Berrer (95e mondial). De l’aveu de l’Ecossais son salut doit beaucoup à la prestation de son adversaire… Sa participation aux quarts de finale ne risque-t-elle pas d’être remise en cause ? Si son état le lui permet, il rencontrera Viktor Troiki (tds 15), tombeur d’Alexandr Dolgopolov (tds 21) en ayant réussi un exploit incommensurable, celui de ne pas péter un câble. Le fantasque Ukrainien lui a fait un festival d’amorties, il en a usé et abusé, ça a payé dans la 2e manche, le Serbe a remporté la première et la 3e. Le match a pris fin au bout d’un dernier jeu totalement dingue à 5-3 pour Troiki, une bonne douzaine d’égalités, 6 balles de matchs sauvées, un spectacle invraisemblable (105 points gagnants et 24 aces en tout dont 68 et 12 pour le vaincu pour seulement 84 fautes directes et doubles dont 56 et 3 de Dolgopolov, des stats assez dingues pour un gars qui a perdu).
Si Murray se présente, il a intérêt à être bien, Troiki semble hyper solide depuis le début du tournoi. Wait and see

L’affiche de la première semaine et de l’autre partie du tableau n’avait pu se finir vendredi à cause de la programmation manquée, de la longueur du match de Tsonga et de la tombée de la nuit, elle opposait Djokovic (tds 2) à Jean-Martin de la Poutre[3] (tds 25). Après un départ canon de l’ogre de l’année 2011, l’Argentin avait réussi à égaliser. Le match a repris, on s’attendait à – ou du moins on espérait – un combat, un affrontement de très haut niveau comme la veille… Loupé. Le Serbe a eu un peu de mal à démarrer, quand il l’a fait il a écrasé Jean-Martin. Pour la balle de match Djoko a réalisé une merveille d’amortie. 6-3, 6-3 en 1h36 un jour, 6-3, 6-2 le lendemain en 2 fois 40 minutes, autant dire qu’il ne s’est pas trop fatigué, pour lui c’est au max un rythme de premiers tours de Masters 1000.
J’avais très peur pour Richard Gasquet en voyant Djoko sur sa route dès les 8e, j’ai encore plus peur pour lui maintenant, le match joué dès dimanche, je pense malheureusement qu’il en sortira battu, j’espère juste qu’il n’arrivera pas vaincu d’avance.



Le tournoi féminin est passionnant (ça ne se décèle pas bien à l’écrit alors je le précise, c’est ironique).

Victoria Azarenka (tds 4) a vidé Vinci (tds 30)… 6-3, 6-2, 1h06.
Na Li (tds 6) a cassé en 2 (sets) la magnifique Sorana Cirstea… 6-2, 6-2 en 1h01… Quel malheur ! (Voyez par vous-même.)
Maria Sharapova (tds 7) est passée sur le corps de la qualifiée taïwanaise qui lui était opposée. Yung-Jan Chan s’est bien défendue pourtant… Le match a approché l’heure ½, long pour un 6-2 6-3, mais c’est parce que la Russe se bat sur tous les points.
Petra Kvitova (tds 9 assez anonyme) a facilement fait passer à la trappe la petite Vania King[4].
Agnieszka Radwanska (tds 12) a montré que 12>21… Yanina Wickmayer est était tête de série n°21.
La sublime Maria Kirilenko (tds 25) a atomisé Arantxa Rus, la jolie découverte de mercredi (victoire contre Clijsters), 6-1, 6-1 en 71 minutes.

La seule surprise est la qualification de la Russe Ekaterina Makarova (33e à la WTA, pas 730e non plus) face à l’Estonienne Kaia Kanepi (tds 16), 6-4, 7-5, plus d’une heure 30, quasiment un match marathon à l’échelle de la journée dans le tableau féminin…

Le seul match un tant soit peu accroché du jour est la victoire de l’Allemande Andrea Petkovic (tds 15) face à Jarmila Gajdosova (tds 24), l’ex-Slovaque devenue Australienne qui a éliminé Virginie Razzano dans les circonstances qu’on connaît. Il ne s’agit pas as 2 top-canons mais de 2 jolies jeunes femmes et surtout de 2 bonnes joueurs dont la confrontation a duré 3 sets, la mieux classée s’en est tirée 6-2, 4-6, 6-3 en presque 2 heures.

Ça nous fait 6 Russes en seconde semaine (plus Rus^^), aucune autre nation n’est représentée par plus d’une joueuse, il y a même une apatride… Marion Bartoli est vraiment une fille qui aime se mettre en marge, elle est la seule des 16 qualifiées à ne pas avoir un prénom finissant par un A[5]

Notes

[1] C’est la meilleure façon de le qualifier, sur le terrain Gilles est un vrai casse-couill*s, il ramène tout, appuie sur les faiblesses de ses adversaires…

[2] Elevé en région parisienne mais on va laisser ça de côté.

[3] Juan Martin del Potro

[4] 1m65, c’est plus Vania Pocket que Vania King size.

[5] Maria, Jelena, Francesca, Petra, Victoria, Vera, Gisela, Svetlana, Daniela, Anastasia, encore Maria, Ekaterina, Anieszka, Andrea, et même Na…