Attaque dès le kilomètre 1… Du grand classique pour une étape réservée aux sprinteurs. 5 hommes dont 2 Français, 2 Espagnols et un Néerlandais sont partis pour :
-montrer le maillot,
-ramener des pépètes dans la cagnotte de l’équipe grâce au sprint intermédiaire, au prix du grimpeur et pourquoi pas se faire élire combatif du jour,
-bonus suprême, le maillot à pois (il y avait au programme un passage par le pont de Saint-Nazaire, classé en côte de 4e catégorie, ce qui ne rapporte plus qu’un point avec les règles actuelles, de ce fait pour prendre le maillot il fallait réussir à la fois à passer le "sommet" en tête et finir devant Philippe Gilbert au classement général provisoire à la fin de l’étape).

L’avance est montée à 8 minutes. Mickaël Delage a gagné le sprint intermédiaire nouvelle formule disputé par un Espagnol et le Néerlandais (il y a des primes pour les 3 premiers). Le peloton aussi l’a joué très sérieusement, mais seulement pour les points restant. Info importante, Gilbert s’y est mêlé, sans doute un signe qu’il compte se battre pour le maillot vert. Cavendish a réglé le peloton avant d’être déclassé du sprint tout comme Thor Hushovd pour un coup d’épaule/coup de tête mutuel pour se placer). Bonne trouvaille ce gros sprint intermédiaire en cours d’étape, sauf pour les baroudeurs qui dans l’affaire ont perdu environ 2 minutes de ce qui leur restait d’avance.

Delage va aussi ramasser le point du classement de la montage en sprintant sur le pont de Saint-Nazaire. Carton plein (au moins pour les primes) ! Pour la victoire d’étape, c’était déjà mort depuis longtemps, de toute façon aucun des 5 n’y croyait.

Le peloton avait déjà sacrément accéléré depuis un bon moment, ça cause même des cassures. De ce fait le peloton risquait d’avaler tout le monde assez loin de l’arrivée, donnant envie à certains de contrer (contrer à 30 ou 40km de l’arrivée avec le vent de face aurait été suicidaire). Vladimir Karpets est décroché sur problème mécanique, il était en galère à l’arrière. Heureusement pour lui que le peloton s’est calmé pour ne pas revenir trop vite, ça lui a permis de revenir.

A l’avant les échappés ont tenté tour à tour de contrer, sans doute pour le prix du combatif du jour. A 15 bornes Delage et José Ivan Gutierrez sont partis pendant que leurs ex-compagnons de route (Maxime Bouet, Niki Terpstra et Ruben Perez Moreno) déposaient les armes. Là encore, le prix du combatif du jour était clairement leur objectif, ils ne disposaient plus que d’une petite quarantaine de secondes d’avance. Pendant ce temps Rein Taaramae a crevé à l’arrière, ses coéquipiers ont réussi à le ramener, non sans mal. Le numéro à 2 n’a pas duré, le peloton étant en file indienne.

Les 10 derniers kilomètres…

Devant un Lampre puis Thomas De Gendt tentent de partir, ils n’ont aucune chance.

Samuel Dumoulin se mange la barrière et chute en faisant un soleil (sans quitter sa bécane) à quelques centaines de mètres de l’arrivée. Hushovd lance le sprint de loin, le maillot jaune joue les équipiers, il est relayé par un coéquipier, ça fonctionne parfaitement : Tyler Farrar tire les marrons du feu. Malheureusement Romain Feillu est battu de peu, il est pourtant bien revenu sur la fin, on le voit enrager sur son vélo, il s’est laissé enfermer. Dommage.

La Garmin-Cervélo est en grande forme en ce début de Tour ! José Joaquin Rojas a fini 3e, Sébastien Hinault 4e. Mais où est passé Cavendish ? 5e ? Son équipe a pourtant bien bossé pour lui…

L’Américain a gagné sa première étape du Tour de France le jour de sa fête nationale, bien joué ! On retiendra évidemment ce geste de Farrar à l’arrivée, il a fait un W avec les doigts pour rendre hommage à son ami, le Belge Wouter Weylandt, décédé il y a quelques semaines sur le Tour d’Italie dans un accident atroce.

Delage a loupé son coup pour le maillot à pois, Gilbert l’a conservé, en revanche il portera le dossard rouge mardi, c’est toujours ça de pris ! Le vert passe sur les épaules de Rojas.

Mardi, étape pour Gilbert.