Ça sent pu le sprint massif à l’arrivée, c’est légèrement vallonné avec 2 côtes de 4e catégorie, les sprinteurs ne veulent pas laisser échapper leur dernière occasion de briller avant la difficile traversée des Pyrénées qui pourrait en laisser quelques-uns sur le carreau.

Encore une étape sous la pluie (bonus brouillard)… encore une échappée partie sans avoir la moindre chance d’aller au bout. Ils sont 6, Mickaël Delage a encore lancé l’offensive, il est accompagné de Jimmy Engoulvent, Tristan Valentin, Lars Boom, Andriy Grivko et Ruben Perez Moreno.

Ce sont les HTC qui roulent en tête de peloton pour contrôler l’échappée. Ça n’aura pas dépassé les 4’30 d’avance. Ça va si vite qu’il y a des cassures dans une descente avec route en partie mouillée (car la pluie aura été intermittente).

Boom passe en tête de la première difficulté du jour. Le sprint intermédiaire n’est pas plus disputé, Delage va gagner le sprint sans grande adversité, les FDJ vont souvent les gagner, c’est leur meilleure façon de remplir la cagnotte de l’équipe. Au sprint intermédiaire Cavendish va régler le peloton devant José Joaquin Rojas, Gilbert n’a pas pu lutter, il passe 3 places après l’Espagnol.

Il reste une côte de 4e catégorie à environ 35km de l’arrivée, c’est peut-être l’occasion pour un des 6 hommes de tête de tenter un départ en solo histoire de s’offrir un dossard rouge et la prime qui va avec ? Non, même pas. De toute façon, avec les HTC, les Lotto, les Garmin-Cervélo et même les Sky à l’avant du peloton, l’affaire est entendue, ça ne peut finir qu’en sprint massif.

Bonne résistance des échappés, on est à la planche à l’avant du peloton, l’écart se réduit lentement mais surement sur ces routes détrempées. Sur la ligne d’arrivée il pleut à torrent et il y a du vent… les coureurs ne se font pas encore doucher à 12km de l’arrivée (40s d’écart).

30 secondes sous la banderole des 10km, c’est réglé. On voit bien sûr les leaders se placer pour éviter les mauvais coups. Toujours 30s à 8 bornes, mais le peloton voit les échappés. Cette résistance est remarquable ! Il a fallu que les Lampre reviennent aider les HTC – qui travaillaient seuls depuis un moment, les autres n’ayant pas intérêt à trop aider Cavendish – pour se rapprocher. A 5 bornes de l’arrivée il commence à pleuvoir des seaux sur les coureurs, Boom tente de partir seul sur la droite de la route, c’est un bon spécialiste des prologues. Jolie tentative, il creuse un petit écart. Les autres finissent par se relever.

A 2km de l’arrivée les HTC sont seulement 2 devant Cavendish, Boom se relève. Les Garmin-Cervélo se décident à s’occuper du sprint… erreur ?

Un Sky lance de loin, Cavendish est bien placé… et même parti relativement loin de la ligne il gagne. Facile. Les autres l’ont mis dans un fauteuil, et lorsqu’il a accéléré le trou créé sans personne dans la roue était impossible à combler. Greipel 2e, Farrar 3e, Romain Feillu 6e (il a annoncé qu’il quitte le Tour de France à cause de son problème de tendinite au genou, ça ne sert à rien de continuer avec la montagne), Turgot 8e, Bonnet 10e.

Rojas seulement 7e, Gilbert assez largué, le maillot vert change de titulaire, il est pour le Britannique. Le combatif du jour est Delage, sans doute a-t-on récompensé sa persévérance, il est en effet n°1 au nombre de kilomètres passés dans les échappées (ça lui fait une belle jambe d’être en tête de ce classement^^).

Ça aura roulé assez vite toute la journée, pourtant on s’est bien em*erdé !