Un parcours presque tout plat, beaucoup de lignes droites (mais des routes un peu bidon sur la fin avec beaucoup de tournants, de rond-points, d'îlots directionnels, etc.), de vent, le plus souvent ¾ dos… Dans cette configuration il y a certes un risque de bordures, mais en principe la journée s’annonçait être très tranquille à condition de rester dans le peloton.

Après une journée très difficile dans les Pyrénées, une échappée de coureurs très éloignés au général peut gagner pour peu que le peloton décidé de laisser faire pour se reposer. Cette hypothèse a motivé 5 hommes partis au km 2 (car étrangement le départ a été donné au km2 et non au Km 0…), notamment 3 habitués : Mickaël Delage, Niki Terpstra et Anthony Delaplace (repassé devant son compère Jérémy Roy au classement officieux du nombre de bornes passées à l’avant). Avec eux, Samuel Dumoulin et Mikhail Ignatiev. 5, ce n’est pas assez, il faut au moins le double pour espérer aller au bout dans ce genre d’étapes.

Pour Europcar, l’équipe du maillot jaune, la situation était idéale, pas un seul coureur un tant soit peu dangereux (le mieux classé à 1h48… et l’équipe représentée à l’avant la mieux placée au classement par équipes était à plus de 8’). Du coup, pas besoin de rouler, il y avait moyen d’obliger les équipes de sprinteurs de le faire si ces dernières avaient bien pour but de se disputer la victoire (la seule étape à leur portée avant celle des Champs). HTC a dû déléguer des hommes très tôt pour contrôler l’écart, malheureusement les verts ont aidé et jamais l’écart n’a atteint 4 minutes… Décevant.

Cavendish crève, ça ralentit le peloton, l’avance augmente de 2’30 à 4’ à plus de 110km de l’arrivée. Youpi. Et en quelques kilomètres ça revient à 3’… Je ne pige pas pourquoi les Europcar roulent. Voeckler monte à l’avant du peloton et dit à ses hommes d’arrêter de rouler, ce n’est pas à eux de travailler. Ouf. Fin de l’erreur tactique, ça me rassure quant à ma compréhension du cyclisme.

Au sprint intermédiaire Delage bat Dumoulin d’un rien (tradition FDJ), Delaplace 3e. Une minute plus tard, dans le peloton, Cavendish doit se donner à fond pour devancer José Joaquin Rojas et Philippe Gilbert, le maillot va clairement se jouer entre eux. Ensuite le rythme baisse un peu et l’écart remonte un peu. Il ne faudrait pas revenir trop vite.

A un peu plus de 22 km de l’arrivée le Russe tente de partir seul, il ne reste que 50s d’avance. Tepstra y va seul, les 3 Français n’y parviennent pas. A 6 gros kilomètres de l’arrivée Tepstra tente de finir seul, il n’a que quelques secondes de marge, c’est voué à l’échec. Pourtant le Néerlandais ne perd pas de temps, il garde ses 12 secondes d’avance pendant 2 bornes, mais quand les Garmin-Cervélo se mêlent à la poursuite, ça devient totalement impossible. A 3 bornes Philippe Gilbert tente une attaque, il a Anthony Roux dans la roue (^^). Marco Marcato réussit à revenir. Bien tenté. Loupé.

Cavendish est obligé de lancer un peu tôt mais ça tourne un peu et il est à l’intérieur du virage… Tyler Farrar n’avait pas réussi à se placer juste derrière lui, il était derrière Daniel Oss, qu’il a pu doubler, mais il avait 2 gars à sauter, ce qu’il n’a pu faire.

Victoire de Cavendish devant Farrar, Petacchi, Oss, puis Rojas. Dans le top 10 on trouve Gallopin et Hinault.

Le maillot vert est plus que jamais sur les épaules du Britannique, aucun autre classement ne change. Combatif du jour : Tepstra.

Toujours pas de victoire française. Vivement mardi.