Avant le départ fictif, et probablement à la demande des 2 héros norvégiens du Tour 2011, le peloton a respecté une minute de silence en mémoire des victimes des attentats et de la fusillade qui ont fait des dizaines de morts vendredi à Oslo. Il y a des tarés partout, heureusement que des psychopathes aussi atteints sont rarissimes, sinon les événements comme le Tour de France ne pourraient exister.

Revenons à un sujet plus léger. Enfin… Plus léger… Je me dois de rappeler que boire ou conduire, il faut choisir. Voir les coureurs et les directeurs sportifs boire du champagne pendant la parade, ça me choque. Il faudrait au moins mettre un message de prévention sur l’écran, non ? Le résumé de l’étape est rapide : après quelques kilomètres de beuverie – relative – et de séance photo, ça accélère lorsqu’on arrive sur le circuit des Champs-Elysées. Dès lors, ça part dans tous les sens. Le seul enjeu de la journée peut être le maillot vert puisque Cavendish n’est pas mathématiquement assuré de le conserver, il a 15 points d’avance sur José Joaquin Rojas… qui ne semble pas y croire lui-même.

Il y a une échappée de 6 dont Christophe Riblon et Jérémy Roy (ainsi que Lars Bak, Kristjan Koren, Sergio Paulinho et Ben Swift), ils prennent des points que ne prendront pas les sprinteurs. D’ailleurs l’écart augmente le sprint intermédiaire du peloton est réglé par Cavendish qui intercale un équipier devant Rojas, pour le Britannique l’affaire est excellente.

L’écart augmente, il dépasse les 30 secondes, quasiment 40. Cavendish crève, heureusement pour lui il a le temps de revenir, il reste plus de 30km à parcourir. A un peu plus de 20 bornes de l’arrivée les Garmin-Cervélo sont seuls à rouler, l’écart flirte avec les 45s. Devant Bak reste dans les roues car il est membre de l’équipe HTC.

Il y a du renfort à l’avant du peloton, notamment Philippe Gilbert et son équipe pour André Greipel. Même les Quick Step et les BMC s’y mettent. Le groupe va être repris juste après le début du dernier tour, devant ça contre, Swift part, Bak le suit, puis reste seul devant. C’est un peu étrange, on voir les HTC rouler à 7 derrière un HTC… Il finit par être repris, c’est Gilbert en tête.

Le travail des HTC est parfait… et Cavendish gagne facilement l’étape, sa 5e cette année, sa 20e en 4 ans. C’est la 3e année de suite que le Cav’ gagne à Paris. Pour la première fois il s’adjuge le maillot vert. Edvald Boasson Hagen fait 2e du sprint, il a été sortie de la roue du Britannique lorsque celui-ci a lancé son accélération. Greipel 3e, Farrar 4e.

Après avoir passé la ligne Cadel Evans est tombé dans les bras de ses équipiers, il est le premier Australien a gagner le Tour, mais aussi un des plus vieux de l’histoire à finir sur la plus haute marche du podium. 1’34, c’est un écart assez large par rapport à ce qu’on a souvent connu ces dernières années… 3h57’43, c’est son avance sur la lanterne rouge, l’Italien Fabio Sabatini, jamais vu à l’avant. Beaucoup ont fini très loin mais quand on pense que près de 90 coureurs auraient dû être éliminés pour être arrivés hors-délai, on comprend mieux. Après l’étape de Saint-Flour, référence en matière de gadins, il y a eu beaucoup moins de chute, on était parti sur un rythme assez dingue de ce point de vue. 167 coureurs ont donc terminé. La cérémonie protocolaire a duré des plombes, il faut dire qu’en plus des podiums après l’étape comme tous les jours avec remis de chaque maillot, on a les podiums du Tour avec (dans le désordre) : le prix du super-combatif (Jérémy Roy), le classement par équipe (Garmin-Cervélo), le maillot à pois (Samuel Sanchez), le maillot vert (Cavendish), le maillot blanc (Pierre Rolland), le maillot jaune (Cadel Evans), le podium avec les 3 premiers du classement général (avec les frères Schleck), l’hymne national du vainqueur (en l’occurrence chanté par Tina Arena) et le podium avec tous les lauréats des maillots.

  • Résumé de l’étape.

Le Tour 2012 débutera en Belgique le 30 juin 2012, c’est une semaine plus tôt que normalement à cause des JO qui débutent dans la foulée. Le gros challenge pour ASO sera de concocter un parcours permettant d’avoir une course au moins aussi bonne que cette année. Dur ! Si les circonstances sont favorables, les Français pourront peut-être faire encore mieux qu’en 2011… Merci à tous les coureurs pour ce spectacle, on a eu la preuve que voir les gars rouler 3 ou 4km moins vite dans les cols rend le cyclisme beaucoup plus agréable et intéressant à regarder que quand on avait quelques avions qui tuaient la course. Vive le Tour !