Toulouse-Bordeaux, 3-2.
Je résumerais presque ce match ainsi : équipe de France espoirs contre équipe française du désespoir. Des buts de Franck Tabanou, d’Etienne Capoue et d’Emmanuel Rivière ont permis à Toulouse de combler un retard de 2 buts (doublé de Cheick Diabaté, un premier marqué à l’arrache après un premier tir repoussé, le seconde d’une frappe très puissante depuis l’extérieur de la surface) et de gagner. J’ai déjà disserté à propos du plaquage de Cédric Carrasso, du gardien remplaçant, Abdoulaye Keïta, de Capoue, de Rivière le croqueur, de Tabanou et ses 2 penalties (le 2e a été repoussé), de l’arbitrage… Je vous renvoie à ce que j’ai déjà écrit.

Pour compléter il faut savoir que Francis Gillot a abandonné son traditionnel 4-4-2, avait décidé de laisser Anthony Modeste et Fahid Ben Khalfallah à la maison, qu’avant d’ouvrir le score contre le cours du jeu les Girondins étaient nettement dominés, l’ouverture du score les a remis dans le match, la réduction de l’écart leur a fait perdre leurs moyens, ils ont alors bu la tasse, la défense est partie en sucette, le gardien a pété un plomb, son remplaçant a commis une énorme boulette. Une catastrophe.

Bordeaux est à la rue, les supporters qui ont fait le déplacement ont chambré après la rencontre pendant le décrassage de leurs joueurs sur le terrain… Ce n’est même pas la crise, c’est un état de dépression permanente. Pour Toulouse en revanche, tout va bien.

LOSC-Sochaux, 2-2.
Rudi Garcia a un peu fait tourner, pas forcément par choix, il a fait jouer Bonnart, Gueye et Cole au lieu de Rozenhal (passé à côté en LdC), Balmont et Payet (blessé). Lille avait donc encore une nouvelle défense avec Debuchy, Basa, Béria dans l’axe et Bonnart. Obraniak sera suspendu au prochain match (mardi à Bordeaux) mais il n’a pas été titularisé.

Bon choix pour Orange, on a vu un bon match, très arrosé car il a plu des cordes pendant une grande partie de la rencontre, mais plein de rebondissements, Sochaux s’est débridé en seconde période, les joueurs sollicités ont montré qu’il y a une vie sans Maïga et Anin, les 2 fouteurs de m*rde écartés par l’entraîneur. Marvin Martin et Ryad Boudebouz sont les vrais leaders de cette équipe, ils ont chacun réussi une passe décisive (celle du Franco-Algérien a été détournée) pour un attaquant formé au club. Les véritables membres de la famille sont souvent plus fiables que les pièces rapportées. Ceci dit, il faut aussi se méfier de ses enfants : Eden Hazard a été l’auteur d’un but (sur péno) et une passe décisive pour… Pedretti, né Lionceau et devenu une sorte de légende dans le Doubs. En plus de marquer, il a provoqué le penalty du 2-1 en jouant la comédie. Il a aussi provoqué… ses adversaires. Comme Garcia, toujours en train de râler pendant le match, de réclamer des choses à l’arbitre, il est énervant. Un peu de respect, c’est trop demander ?

En première période, hormis une tentative de lob de Martin suite à une boulette de Gueye, Sochaux n’a pas eu d’occasion. Heureusement pour les Lillois, Béria a sauvé sur sa ligne, un arrêt de la poitrine. Les locaux ont dominé mais finalement n’ont pas réussi à se créer beaucoup d’occasions, le duo Hazard-Cole a fait bonne impression, contrairement à Moussa Sow, encore croqueur par moments (26e, Cole fixe la défense et le décale dans la surface, le Sénégalais s’excentre en contrôlant, son tir est repoussé par le tibia de Teddy Richert), simplement en manque de réussite à d’autres (34e, Sow hérite du ballon dans la surface grâce à une intervention défensive malheureux, sa volée aurait été couronnée de succès sans un autre sauvetage sur la ligne, celui du ventre de Mathieu Peybernes dont le réflexe de ranger ses bras a été le bon. Pendant les dernier quart d’heure avant la mi-temps ça a commencé à mettre des taquets, à 30 secondes d’écart Debuchy et Mavuba auraient pu se faire exclure, Perquis s’est blessé – seul – à la cheville, je me demande comment il a pu terminer la rencontre.

Le LOSC a très bien commencé la seconde période, a marqué par Pedretti de la tête grâce à un centre caviar d’Hazard. Un but de la tête de Pedretti… Est-ce déjà arrivé ? Je n’en ai aucun souvenir. Les Nordistes semblaient partis pour l’emporter, un nouveau tacle dangereux de Debuchy a tout changé. Parti semelle en avant sur Carlao, touché au tibia après avoir déjà été victime d’un coup un peu plus tôt (le Brésilien a dû sortir sur civière), le latéral droit a été logiquement sanctionné d’un second carton jaune.

En supériorité numérique, les Lionceaux ont totalement changé d’attitude, ils ont commencé à jouer, l’ont très bien fait. Le fait de remplacer Carlao par Cédric Bakambu, un attaquant, n’est pas innocent. Pour rééquilibrer son équipe Garcia a fait entrer Soumaré et sortir Sow. Cette nouvelle configuration a permis à Sochaux de pousser, d’égaliser par le nouvel entrant en conclusion d’une belle action collective. En fin de rencontre il ne pleuvait plus, les visiteurs continuaient à jouer l’attaque à fond, le LOSC n’existaient plus que par petites périodes. A l’occasion d’une suite de corners M. Cailleux a sifflé penalty, je vous renvoie à mon appréciation de l’arbitrage de cette rencontre. Hazard l’a transformé sans l’avoir bien exécuté.

Plus qu’une grosse douzaine de minutes à jouer, Sloan Privat a remplacé Edouard Butin (auteur de la "faute" du péno), sur son premier ballon il a forcé Landreau à effectuer une claquette (une volée topée), à la 86e il n’a cette fois laissé aucune chance au gardien. L’attaquant prêté à Clermont la saison passée – les prêts en L2 sont une très bonne chose, je ne cesse de le répéter ! – s’est élevé aux 8 mètres entre les défenseurs pour reprendre de la tête le centre en cloche de Martin.

Jelen a remplacé Hazard dans la foulée de l’égalisation et a eu le temps de signer sa première sous le maillot lillois en mangeant la feuille. Alors que les visiteurs se mettaient à faire tourner le ballon derrière, le Polonais s’est retrouvé à 5 mètres du but, servi par une touche longue détournée par un adversaire, il a tiré à côté (93e). Les visiteurs ne méritaient pas de perdre.

Ce match, c’est une affaire de spécialistes : le LOSC encaisse au moins un but à chaque match depuis le début de la saison, a énormément de mal à conserver son avantage au score (dernier exemple cette semaine en LdC, le 2-0 contre le CSKA Moscou est devenu un 2-2), Sochaux avait déjà réussi à égaliser à 2-2 à Marseille.

ETG-PSG, 2-2.
Je vous renvoie à ma longue analyse de ce match.

Rennes-Nancy, 1-1.
Je n’ai pas du tout vu le match, je ne l’ai pas suivi à la radio, je n’ai pas vu plus que le résumé avec ce péno bidon permettant à Nancy de s’en sortir avec un nul improbable. Youssouf Hadji et Julien Féret n’ont pas réussi le coup de l’ancien, M. Rainville a offert un penalty aux Lorrains pour une main de Kana-Biyik alors que le défenseur cherche au contraire à ranger son bras derrière le corps, le seul mouvement est un mouvement d’évitement, il n’y a absolument pas d’intention de prendre le ballon. André Luiz a exécuté la sentence (78e). C’est surtout de réalisme qu’ont manqué les Rennais, mais ayant perdu Mangane et Boukari à Udine jeudi, les Bretons risquent de manquer de beaucoup de choses ces prochaines semaines (de rotation, de fraîcheur, de solidité,…), ils auront du mal à tenir le rythme. En ayant ouvert le score par Victor Hugo Montaño, Rennes avait fait le plus dur. Le plus dur était en réalité de se mettre à l’abri, Hadji a seulement failli y parvenir juste avant l’action fatale, Guy Roland Ndy Assembe n’avait pas envie de le laisser faire (son éducation footballistique nantaise n’en est pas la cause).

OL-OM, 2-0.
Aligner Michel Bastos face à Azpi(rateur), ce n’est pas fair-play ! L’adulte a martyrisé l’enfant. 2-0 en première période avec un bug HJ de Bafé Gomis sur centre du Brésilien, puis un but du Brésilien lui-même. Les deux buts ont été marqués grâce à des pertes de balles évitables des visiteurs. Deschamps avait décidé d’aligner la même équipe que mardi en Ligue des Champions contre l’Olympiakos[1] (victoire 1-0 à l’extérieur), une équipe assez défensive avec un côté gauche Djimi Traoré-Jérémy Morel et un milieu Diarra-Cheyrou-Loutcho. La seule différence était la défense centrale, Fanni remplaçait Nkoulou, toujours suspendu. Minables en première période, les Sardines ont été plus frétillantes en seconde grâce à un double changement à la mi-temps (Amalfitano et A. Ayew pour Diarra et Morel). Si André Ayew et Loïc Rémy ne s’étaient pas gênés et n’avaient pas mangé la feuille à la 52e minute puis que dans la foulée Amalfitano avait mieux profité d’une grosse erreur de Lovren, le suspense aurait pu être relancé. Il y a encore eu quelques occasions de part et d’autres, pas assez pour hisser la qualité de ce match au niveau attendu, ou du moins au niveau de l’affiche vendue par Canal+.

L’Ol est en tête, l’OM est en queue de classement, à la DERNIERE PLACE ! Des Sardines en tête-à-queue, what else ?

Notes

[1] Dont le niveau et les joueurs sont ceux d'un club de milieu de tableau de L2.