Hormis Clément Grenier et Gueïda Fofana, recruté par surprise à la fin du mercato, les jeunes ne sont pas au niveau pour s’imposer dans un club de haut de tableau de L1. Certains progresseront jusqu’à devenir de bons professionnels, d’autres ne confirmeront jamais le talent qu’on leur prête à Lyon. Grenier m’a tout de suite fait bonne impression la saison passée lors de ses apparitions avec les pros (notamment en CdL contre le PSG), je m’étonnais de ne pas le voir titulaire à la CdM U20, il a fini par le devenir. Ce gars a vraiment tout pour devenir un vrai joueur de très haut niveau. Alexandre Lacazette… Non. Je vois plutôt en lui le Emmanuel Rivière lyonnais, il va vite, c’est déjà ça, mais croque énormément. J’espère que son petit frère (en formation au PSG) est meilleur.

Malgré les absences de Mamadou Sakho, Guillaume Hoarau, Yoann Gourcuff, Lisandro Lopez, Cris, Ederson et Milan Bisevac, tous internationaux A[1], plus celle de Clément Grenier, qui pourrait bien l’être on jour, on avait du très beau monde sur la pelouse au coup d’envoi : 8 internationaux étrangers de 8 pays différents (Italie, Argentine, Suède, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Brésil[2], Uruguay, Croatie), 9 A français[3], les autres ayant tous déjà été appelés chez les jeunes ou en A’ (Bodmer). Le casting en Tribune Présidentielle-Francis Borelli (décédé depuis 4 ans jour pour jour) était au moins aussi impressionnant, il y avait des célébrités et des internationaux ou anciens internationaux dans tous les coins.

Pas de grosse surprise dans les équipes de départ, Kombouaré a aligné les mêmes que d’habitude avec Lugano et Camara dans l’axe, un choix assez logique car ce dernier a beaucoup plus de repères avec l’Uruguayen que n’en a Sylvain Armand. En outre Bafé Gomis n’aime pas trop jouer contre Papus. On se souvient d’ailleurs du dernier PSG-OL gagné 1-0 grâce au genou de Camara, à l’époque sa titularisation était une réelle surprise. J’avais un peu peur de Lugano, il ne respirait pas la sérénité lors de ses précédentes sorties, il n’est pas à 100%, face à un attaquant ayant les caractéristiques de Gomis, l’aligner était un risque. Le capitaine de la Celeste a compensé par son expérience, il a su élever le niveau pour ce choc, il doit fonctionner à l’électricité, plus il y en a dans l’air, mieux il se sent. Il a même failli marquer le but de l’année.

L’autre petit doute concernait le 2 du 4-2-3-1, Bodmer a été choisi pour évoluer à côté de Matuidi. Chantôme a été blessé ces derniers temps, il était en balance avec le dernier ancien Lyonnais du groupe pro, mais gageons qu’il sera bientôt de nouveau le titulaire indiscutable au poste de milieu relayeur.

Par rapport au match calamiteux d’Europa League jeudi à Bilbao, il ne restait que 5 titulaires, si les 3 blessés avaient été aptes, Kombouaré n’aurait probablement reconduit que 2 éléments. C’est l’intérêt d’avoir un effectif important, les 48 heures de récupération de moins – presque 60 en comptant le voyage retour – ont beaucoup moins pesé que pour Rennes par exemple. La fatigue est une bombe à retardement, se passer de Nenê ou Pastore à Bilbao aurait été un bon investissement si j’ose dire.
Du classique, donc : Sirigu - Cearà (capitaine), Lugano, Camara, Tiéné - Bodmer, Matuidi – Ménez, Pastore, Nenê - Gameiro. Rémi Garde n’avait pas un choix énorme, il a préféré Lacazette derrière Gomis au lieu d’ajouter un second n°6, cette option était celle qui lui permettait de laisser chacun dans son rôle habituel. Lloris - Réveillère, Koné, Lovren, Cissokho - Gonalons, Källström - Briand, Lacazette, Gomis, Bastos. (Une sorte de 4-4-2 avec des joueurs pour un 4-2-4.)

Sur les bancs de touche, la différence était impressionnante : Douchez, Armand, Jallet, Chantôme, Momo Sissoko, Erding, Bahebeck contre Vercoutre, Dabo, Mensah, Fofana, Sidi Koné, Pied, Belfodil.

Coup d’envoi fictif de… Laurent Robert. Après 87 appels du pied il a fini par revenir au PSG en mondovision !

En première période, la grosse différence entre les 2 équipes s’est située au niveau de la dangerosité. Le mot d’ordre chez les 2 entraîneurs était de jouer, pas d’être «solide», «bien en place». Elles ont alternativement eu le contrôle du ballon, ont chacune réussi à construire des actions collectives de qualité, les stars des 2 clubs réalisaient de beaux gestes, le rythme était élevé, les touches et CF souvent effectués rapidement, du coup les temps morts étaient rares. Du vrai football comme on l’aime en somme ! Qui a dit «pas comme les matchs de l’OM ?» J’allais aussi le dire.

L’OL a obtenu beaucoup de CPA mais ils ont pour la plupart été mal tirés par Källström, les visiteurs ont aussi gâché plusieurs contre-attaques, ils n’ont pas cadré avant la 45e minute, et encore, le tir de Bastos a pu être facilement arrêté par Sirigu. Lloris a été beaucoup plus sollicité et même sauvé par son poteau, le PSG aurait aussi dû se voir octroyer au moins un penalty. A la mi-temps les Lyonnais s’en sortaient bien avec un 0-0, les Parisiens auraient pu plus mal s’en sortir. J’espère que vous saisissez la nuance.

La première parade de Lloris a eu lieu dès la 5e minute suite à une action impliquant notamment Ménez et Bodmer après toute une série de passes. Décalé côté droit dans la surface par l’ancien Romain, Gameiro a frappé fort croisé, il aurait pu mieux placer son ballon.

Lacazette n’a pas grand-chose en commun avec Lisandro, on en a notamment eu l’illustration à la 12e minute. Lancé dans l’axe, le jeune attaquant aurait dû servir Bastos, il en l’a pas fait, préférant frapper depuis l’extérieur de la surface, c’était du 2 contre 1 sur la moitié gauche du terrain. Il a très mal joué le coup en frappant sans rien avoir tenté pour empêcher Cearà de venir le contrer. A la 21e, Lacazette a de nouveau commis le même genre d’erreur, cette fois sur une contre-attaque à 3 contre 3 il a servi Bastos mais à contretemps et sans fixer personne. Dans la foulée 3e occasion gâchée, le meilleur buteur français du Mondial U20 a manqué sa tête plongeante à 6 mètres à la réception d’un excellent centre de Cissokho (22e). Gomis a fait une Lacazette quelques instants plus tard (23e) en tirant au-dessus au lieu de donner le ballon (encore un 3 contre 3).

Entre-temps Pastore avait commencé à se montrer. A la 20e, son tir détourné par un défenseur a envoyé le ballon rebondir sur le poteau puis droit sur Lloris. La combinaison avec Gameiro était bien vue. Gameiro était souvent dans les bons coups, Ménez aussi. Ce dernier a eu tendance à disparaître progressivement après son centre-tir repoussé par le meilleur gardien français (21e).

Après une série d’actions inabouties, une erreur d’arbitrage d’importance est venue troubler la fête peu avant la demi-heure de jeu. Pastore est tombé dans la surface en amplifiant sa chute après avoir mis 2 Lyonnais dans le vent. Le ralenti le montre, il a bien été heurté à la jambe par Briand. A vitesse réelle la situation ressemblait à celle ayant valu un jaune à Bastos pour simulation (17e). M. Lannoy était très bien placé dans les 2 cas, qui en réalité ne sont pas si identiques. Avoir le pied touché par celui de Camara n’a pas déséquilibré le Brésilien, mais n’étant pas dans une situation exploitable autrement, il a tenté le coup en se jetant. Se prendre la main de son adversaire dans le visage, lui a surtout servi d’excuse pour tenter de dissuader l’arbitre de le sanctionner. Pastore aurait pu tirer sans ce coup sur le tibia, si sa façon de tomber n’était pas très naturelle, elle n’était pas sans cause réelle. On peut s’étonner que M. Lannoy ait accordé un CF devant la surface au lieu d’un penalty.

Un peu plus tard (35e) Källström a enchaîné un contre du bras à puis s’est agrippé à Lugano dans la surface, ça aurait pu donner lieu à chaque fois à un penalty. Le Suédois a commis beaucoup de fautes pas toutes sanctionnées, il aurait pu prendre un premier jaune bien avant d’être averti à la 90e (ce CF occasionnant le but de Jallet). M. Lannoy n’a pas toujours été très juste dans la distribution de cartons, ceux de Lovren et de Momo Sissoko sont très sévères. On ne peut pas dire que l’arbitrage ait faussé le résultat, l’impression laissée n’est pas celle d’un match haché malgré 40 fautes, 15 corners et 6 HJ sanctionnés, c’est donc qu’il a plutôt bien fait son travail. On peut toutefois signaler une intervention quelque peu grotesque, il est allé réprimander Joël Bats[4] assis sur le banc, pendant ce temps les Parisiens ont joué le CF, on a eu droit à 20 ou 30 secondes de match sans arbitre.

Je reprends avec le CF juste devant la surface, Ménez – pourquoi lui ? – l’a tiré dans le mur, l’alternance des frayeurs a bientôt repris, chacun son tour. Tête de Pastore au premier poteau sur un CF joué vite… Tête de Gonalons à 6m sur corner déviée par un Parisien (le csc n’était pas loin)… On en arrive à l’action étonnante de l’Argentin. Il nous a tout simplement fait une Lacazette, une copie de la première contre-attaque gâchée par le jeune Lyonnais. Parti dans l’axe il devait décaler Ménez totalement à sa gauche, il a préféré tirer et a été contré.

Pastore a expliqué après le match ne pas avoir vu arriver son coéquipier, d’où ce choix de la solution individuelle. Difficile à croire. J’ai plus le sentiment qu’il a une nouvelle fois essayé de surprendre tout le monde en tentant l’inattendu. La signature de ce joueur phénoménal n’est pas un dribble bien à lui, c’est cette recherche permanente du geste imprévisible. Etrangement, si "El Flaco" a échoué en première période, Lugano est parvenu à réaliser ce geste que personne n’avait venir. L’Uruguayen a en quelque sorte endossé le rôle de l’Argentin – dans un style très différent – en frappant d’environ 40 mètres suite à un nouveau CF joué rapidement au milieu du terrain. L’ogive se dirigeait droit vers sa cible, sous la barre, Lloris a dû intervenir pour éviter d’encaisser le but de l’année à 3 minutes de la pause.

En première période j’ai énormément apprécié le travail de Nenê tant offensivement que défensivement, il a d’ailleurs confirmé après la mi-temps malgré un couac. Ménez a beaucoup dézoné, il n’a de milieu droit que le nom, sa tendance naturelle est de se déporter vers l’axe ou l’autre couloir, on l’a constaté à chaque match sauf contre Montpellier. Pendant toute une partie de la seconde période il y a eu réelle interversion des rôles entre lui et Nenê, ils n’ont pas seulement permuté de temps en temps, ça a duré un bon moment, on retrouvait donc à droite un duo d’amis brésiliens déjà vu sur l’aile opposée la saison dernière à quelques reprises mais aussi contre Nice il y a quelques jours. A la 49e minute le 10 parisien a oublié de se replacer pour suivre la montée de Cissokho, Cearà s’est alors retrouvé à 1 contre 2, ce qui a permis à Bastos de centrer pour Gomis, seul au second poteau. En croisant trop sa tête, l’attaquant fraîchement rappelé en équipe de France s’est fait des amis à Paris.

Les 15-20 premières minutes de la seconde période ont été beaucoup moins rythmées, l’OL a laissé le ballon, défendu en bloc, tentait de contre-attaquer. Cette tactique a en partie fonctionné, le PSG avait du mal à accélérer, à trouver des espaces qui n’existaient pas au milieu de ce 4-4-2 assez au point. Les 2 changements opérés pendant cette période ont eu une grande influence sur la suite, surtout l’entrée de Chantôme à la place de Matuidi, blessé (56e). Si Lacazette n’a pas été fameux, son remplaçant, Belfodil, n’a pas été meilleur, tant s’en faut. Rémi Garde n’a plus modifié son équipe, faute de posséder des éléments susceptibles d’apporter un plus.

Il ne s’est pas passé grand-chose avant la 64e minute, hormis une frappe de Bodmer concluant le premier véritable enchaînement parisien de qualité depuis le retour des vestiaires.

Pour débloquer la situation il fallait un coup de génie. Pastore n’est pas pour rien l’homme qui valait 84 millions. En estimant à une quinzaine de millions d’euros les retombées immédiates pour le PSG grâce à ce transfert, je sous-estimais sans doute les choses. La campagne de publicité mondiale faite au club et à la L1 grâce à cet "achat" était déjà énorme, ce pari calculé rapporte déjà grâce à ses prestations. Si la crédibilité était une marchandise le PSG en serait aujourd’hui à la tête d’un stock considérable. Etrangement, on n’entend plus les sceptiques. Je ne parle même pas des ventes de maillots, des recettes aux guichets, ou encore du retour sur investissement d’Al Jazeera Sport, nouveau détenteur des droits de la L1 à l’international.

Pastore a été décisif, ça devient une habitude, il l’a été à chaque titularisation en Ligue 1, jamais de la même façon. 2 passes décisives la première fois, un péno provoqué, et 5 buts tous inscrits dans des styles différents. Avant la 64e minute on ne le voyait plus trop, soudain Zoro marque du plat du pied gauche dans un angle improbable entre Lloris et son poteau. Tout le monde s’attendait à un centre pour un de ses 3 ou 4 coéquipiers montés dans la surface. Pastore est parti comme une balle sur le côté gauche dès que Bodmer lui a transmis le ballon récupéré par Chantôme, le plus impressionnant est le coup de vent pris à Koné d’une feinte de corps avant la frappe.

Eden Hazard a marqué à peu près le même but à Saint-Etienne il y a quelques journées. Le Belge et le Parisien sont les 2 seuls joueurs de Ligue 1 capables de répéter semaine après semaine ces actions de grande classe qui font basculer une rencontre. Un certain nombre de joueurs sont en mesure d’en réussir quelques-uns au cours d’une saison (on peut citer notamment Nenê, Ménez, Pitroipa, Brahimi, Lisandro, Cole, Payet, A. Traoré, Tabanou, Belhanda et encore 5 ou 6 autres), à cette fréquence d’au moins une par match, ils sont 2. Les perles comme Pastore sont non seulement rarissimes en France mais aussi dans le monde. A ce rythme, s’il ne sera probablement pas Ballon d’or tant que Messi sera en activité, il a de bonnes chances de figurer pendant quelques années dans le top 10.

Les Lyonnais réagi à l’ouverture du score, il leur restait une petite demi-heure pour égaliser, ils ont rapidement eu 2 ou 3 occasions d’y parvenir grâce à des centres de Bastos (68e, 71e) et une frappe puissante de Briand repoussée par Sirigu (69e).

Ne réussissant pas à marquer une nouvelle fois, le PSG s’est mis en danger, il n’est pas passé loin du 1-1 désormais typique de la "Ligue 1-1". Avec un meilleur contrôle, Gameiro aurait pu tuer les espoirs de l’OL à la 70e, Pastore l’avait parfaitement servi lors d’une contre-attaque à 2 contre 1 seul défenseur. L’ancien Merlu a vu Lloris lui foncer dessus et contrer son tir avec le genou. C’est suite au corner que Gomis a une nouvelle fois mangé la feuille sur un centre de Bastos. Il s’était déjà fait des amis parisiens plus tôt, leur nombre a doublé.

Les Parisiens ont alors repris le dessus, Ménez non plus n’a pas profité du service de Pastore…

…Lugano n’a pas cadré sa tête sur corner… Décalé par Nenê, Gameiro a manqué sa volée (79e)… Avant la dernière frayeur causée par un corner de Bastos dévié par Gonalons au premier poteau que Gomis n’a pu reprendre au second. Ça s’est joué à quelques centimètres (80e).

Les dernières minutes ont été bien gérées par les Parisiens, maîtres du ballon et auteurs de plusieurs frappes. Kombouaré avait décidé de renforcer son milieu en faisant entre Sissoko à la place de Bodmer (78e). Le second but est logique et mérité, il s’agit d’une volée du plat du pied au second poteau à la réception d’un CF lointain excentré côté gauche. C’est la copie du but de Thierry Henry contre le Brésil en quart de finale de la Coupe du monde 2006 avec Nenê dans le rôle de Zidane et Jallet dans celui d’Henry. Le milieu/latéral droit était entré en jeu 4 minutes plus tôt en remplacement de Gameiro.

2-0 est un score logique, l’OL ne méritait pas mieux, Gomis a trop gâché, Sirigu n’a eu qu’une seule parade à effectuer. Lyon n’avait encore jamais encaissé 2 buts en un match depuis le début de la saison, le PSG n’en a pas concédé. Il ne faut pas attribuer trop d’importance à ces statistiques car elles sont à 95% dues à Lloris et Gomis.

On aurait aimé voir 2 équipes à 100% de leurs possibilités, peut-être y aurons-nous droit au retour, d’ici la fin février elles vont nécessairement évoluer. Le PSG est en tête avec 3 points d’avance en possédant pourtant une grande marge de progression dans chaque secteur, il est loin d’approcher ses limites que ce soit physiquement, collectivement ou techniquement. Avoir su trouver un second souffle après le début de seconde période très moyen montre des ressources mentales intéressantes.

Il est difficile de trouver un joueur n’ayant pas répondu aux attentes en élevant son niveau pour cette confrontation au sommet. Ménez m’a un peu déçu par rapport à sa dernière prestation à Montpellier, il n’a pas donné en permanence l’impression d’être impliqué à fond, je l’ai à nouveau vu relativement intermittent. J’aimerais aussi qu’il limite ses déplacements hors de la zone qui lui est attribuée. Remarquez, on pourrait critiquer Pastore de la même façon, il y a eu du déchet dans ses passes, des mauvais choix, mais il a largement compensé par quelques gestes de génie et ce but si important.

Derrière, Sirigu a encore renforcé son statut de bonne pioche de Leonardo. Parler français en 2 mois et s’épanouir au poste le plus exposé de la Ligue 1, celui de gardien du PSG, est un véritable tour de force. Il s’est déjà créé une réputation suffisante pour influence les attaquants adverses au moment de tirer. De temps en temps son style italien est un peu déroutant, dès le match contre Lorient on l’a compris, il ne sort pas souvent sur les CPA (il a l’air de s’y mettre depuis quelques matchs). Sur le corner dangereux de la 80e son style aurait pu coûter cher, il s’en est bien sorti sans sortir (^^). L’autre amélioration possible – et facile – à envisager est de mettre un joueur à chaque poteau sur ces phases de jeu.

La prestation de Camara n’est pas immaculée d’erreur, il a devisé un dégagement en début de match, a commis 2 fautes dont une petite semelle au milieu du terrain, a eu peur à la 17e minute lorsque Bastos, très légèrement touché au pied et au visage, s’est jeté à son contact. Le défenseur central annoncé partant cet été a aussi oublié Gomis sur sa première grosse occasion de la tête. S’il n’a pas été parfait, le remplaçant de Mamadou Sakho mérite tout de même des félicitations, on pouvait difficilement attendre plus de lui, il a été propre et prompt dans la quasi-totalité de ses interventions. Lugano a fait un carnage de la tête, lorsqu’il s’agit d’aller au charbon, on peut compter sur lui. Physiquement, ça va mieux, il a plus de répondant, Gomis a eu du mal à le bouger, contrairement à Sagbo, Giroud ou Llorente ces dernières semaine. L’Uruguayen est toujours en phase d’adaptation, Sakho va revenir, ça laisse entrevoir une belle marge de progression en défense centrale.

Cearà a commis une double erreur sur la contre-attaque achevée par la seconde tête trop croisée de Gomis, il n’y a rien à redire concernant le reste de sa prestation. S’il a été le meilleur élément de son équipe, Bastos a rarement pu centrer lorsque son compatriote lui faisait face. Cearà est beaucoup plus complet que Jallet, dont le meilleur poste est milieu droit, je me tue à le répéter depuis des mois. Tiéné avait un moins gros client à contrôler, Briand, il a rempli sa mission. Il n’est monté que très rarement lors des phases offensives, juste assez pour réaliser une très bonne passe pour Pastore (15e).

Chantôme a été brillant dès son entrée, il est à l’origine du premier but, a achevé Gonalons, récupéré et régulé le jeu au milieu du terrain. Matuidi, avant de se blesser, avait aussi été bon, très actif. D’habitude Bodmer a plus de mal dans ce rôle de 6/8, il est meilleur plus près des attaquants, néanmoins il s’en est bien sorti.

Nenê, très combatif, a été récompensé de ses efforts avec le but de Jallet. Cette saison, il marque beaucoup moins (sauf sur penalty), c’est logique, il tire en moyenne une fois toutes les 38 minutes contre une fois toutes les 25 minutes en 2010-2011. Il cherche beaucoup ses coéquipiers mais est orphelin de Gameiro, la cible préféré de ses centres. Si Gameiro n’a pas marqué, lui au moins a obligé le gardien adverse à l’exploit.

Le style Kombouaré n’a pas changé depuis 2 saisons, beaucoup d’attaques rapides sur ballons de récupération, dans tous les sports de buts ça reste ce qu’il y a de plus efficace. Pour être vraiment au point en attaques placées et sur CPA offensifs il faut du travail et du temps, on voit déjà quelques belles séquences. Le retour d’Hoarau permettra plus de variation en jouant sur les ailes pour des centres au lieu de quasi systématiquement attaquer dans l’axe.

Calendrier PSG 2011-2012 (aller) V3.0 Paris a déjà gagné à Toulouse, à Montpellier et contre Lyon en marquant en tout 8 buts (1 seul encaissé). Ces 3 clubs sont respectivement 3e, 2e et 4e… Après la trêve Sakho reviendra, concernant les autres absents (Bisevac, Hoarau et Matuidi) je ne sais pas, mais comme la série de matchs avant la trêve internationale de novembre apparaissent tous abordables, je ne serais pas étonné de voir le PSG à la même place dans un mois. J’en serais surtout très heureux !

Notes

[1] Oui, je sais, concernant Ederson, c’est un coup farfelu de Mano Domenezes, quant à Cris, ça commence à dater.

[2] Nenê méritait plus qu’Ederson d’être appelé, on aurait dû avoir 2 internationaux brésiliens sur la pelouse.

[3] Là aussi, je dois l’admettre, Camara, ça fait un bail, on risque de ne pas revoir Cissokho et Briand.

[4] Entraîneur des gardiens de l’OL.