• Les matchs.

Bordeaux-Brest, 1-1.
Le public protestait contre son équipe, celle-ci a répondu en réalisant une bonne prestation, sans doute la meilleure depuis un long moment. Gros problème, la finition. Aligner 2 attaquants en pointe ne suffit pas à marquer, sinon tous les entraîneurs le feraient. Le seul but marqué par les Girondins l’a été par Yoan Gouffran, nettement HJ.

Brest, désormais seule équipe sans victoire cette saison, a égalisé sur son premier tir cadré, a été nettement dominé, pourtant ils peuvent être dégoûtés de n’avoir obtenu qu’un point. Le scénario de la rencontre leur a été très défavorable. Nolan Roux a tiré sur le poteau dès la 3e minute en contre-attaque (il aurait pu tenter une passe au lieu de tirer sans angle), à la 21e M. Millot a oublié de sanctionner Marc Planus d’un péno+rouge (au moins péno) pour une faute sur Eden Ben Basat lancé dans la surface, à la 52e Gouffran a marqué un but HJ, ça fait 3 faits de jeu d’équipe poissarde.

Heureusement pour les Bretons, Gouffran a croqué, Bellion idem (youhou ! il est de retour !) et Elana a réalisé 2 ou 3 miracles. Un but de Ben Basat a évité aux Bretons une défaite méritée dans le contenu mais pas dans le déroulement de la rencontre (la roue a tourné, Roux n’a pas réussi à couper le centre de Larsen Touré, son coéquipier a bénéficié de ce loupé). Prochain match de Bordeaux à domicile… la réception du PSG.

Caen-Montpellier, 1-3.
M. Desiage est passé totalement au travers. 8 jaunes et 2 exclusions, 3 en comptant celle de René Girard, c’est beaucoup pour "seulement" 30 fautes sanctionnées. 3 de Joris Marveaux, 2 cartons, 2 de Pierre-Alain Frau, 2 jaunes… Il a complètement faussé la rencontre. Caen avait démarré très fort, une reprise de Frau a même trouvé la barre. Les Montpelliérains ont renversé la vapeur en transformant leur première occasion, un CF sur le côté très bien tiré par Belhanda pour la tête de Yanga-Mbiwa passé devant son adversaire direct à 6 mètres du but. 0-1 au bout d’un quart d’heure, c’est rattrapable, 0-2 beaucoup moins. Comment l’arbitre a-t-il pu ne pas voir la faute évidente sur Romain Hamouma juste devant la surface ? Le milieu droit aurait dû obtenir un excellent CF, on l’a déjà vu en mettre de cet endroit, au lieu de ça, contre-attaque et but de John Utaka. Joli but, certes, mais jamais il n’aurait dû être marqué.

2-0 pour Montpellier, c’était un énorme hold-up. La suite c’est un péno oublié pour une faute de Jourdren sur Hamouma, l’exclusion de Marveaux à une petite demi-heure de la fin (le second jaune est logique, presque gentil, le tacle par derrière sur la cheville, ça peut faire rouge direct), une semelle assez effrayante de Nivet sur un mollet adverse, un but de Belhanda chanceux en contre-attaque (passe de Bocaly lancé par le Tunisien sur le côté droit), puis la réduction de l’écart par Nivet sur un penalty cette fois pas réellement justifié, l’exclusion de Girard et enfin celle de Frau.

Montpellier a tiré 7 fois, a cadré 4 fois, a marqué 3 buts, on peut parler de réalisme… ou de chance. Les Caennais ont été bien malheureux.

OM-Ajaccio, 2-0.
Les virages étaient à moitié vides en guise de protestation, Ajaccio a fait le voyage en espérant s’en sortir comme à Lyon. Les Marseillais devaient absolument se refaire une santé, leur piteuse défaite contre Arsenal n’ayant rien arrangé à leur cas. Didier Deschamps a décidé de trancher dans le vif en alignant une équipe nettement remaniée, un 4-4-2 avec Cheyrou et Amalfitano au milieu au lieu de Loutcho, Kaboré ou encore Alou Diarra (auteur d’une très grosse faute juste après son entrée en jeu, le jaune est un tarif très light).

Les Marseillais ont eu de multiples occasions, André Ayew a marqué 2 fois après avoir doublement échoué face à Guillermo Ochoa, auteur d’une double parade hallucinante. Le Mexicain a réussi un sacré festival insuffisant. Ajaccio a loupé le coche à 0-0 lorsque Johan Cavalli a frappé sur la barre des 25 mètres suite à une mauvaise sortie de Mandanda. A 2-0, les Corses auraient dû réduire l’écart et peut-être faire douter leurs hôtes, malheureusement Ilan a joué en solo une contre-attaque à 2 pour un seul défenseur et fini par tirer sur le gardien olympien.

L’OM a mérité sa victoire, sa 2e – pour l’instant seconde – de la saison en L1, la précédente avait été obtenue sur le même score face à la réserve d’ETG. L’OM ne gagne que contre les promus, or le week-end prochain Dijon reçoit l’équipe de Deschamps, désormais en guerre ouverte avec Anigo.

Qu’en est-il d’Ajaccio ? Dernier.

Nancy-Nice, 1-0.
Nouveau concept : la victoire méritée avec but entaché d’une faute et sauvetage miraculeux du gardien à 2 minutes de la fin.

Nice a plus eu le ballon, c’est bien logique car Jean Fernandez a mis en place une défense à 5 pour bétonner avant de jouer au foot, mais a été meilleur que des Aiglons affaiblis par des absences et la blessure de Digard au bout de 5 minutes. Jung Jo-Gook a encore[1] envoyé un missile de loin, cette fois il n’a pas surpris le gardien, Ospina a détourné le tir sur la barre. Le but de Niculae est beau, il résulte d’une bonne action collective, mais sauf si j’ai manqué un épisode, on n’est pas dans la Ligue 1 Otis, les ascenseurs, normalement, on n’a pas le droit ! Jamais ce but n’aurait dû être accordé. A la 88e minute Guy Roland Ndy Assembe a réalisé une splendide parade, Civelli avait bien cru marquer en lucarne.

Quelle opération de Nancy ! Les Lorrains ne sont plus derniers, une première depuis la 6e journée, ils sont désormais au 19e rang ! Yeah !

ASSE-Valenciennes, 1-0.
L’important, c’est les 3 points… Ruffier a sauvé la baraque, VA méritait mieux, privés entre autres de Pujol ils ont pourtant beaucoup sollicité le gardien des Verts et ont même tiré sur la barre en fin de rencontre. Comme à Annecy, Laurent Batlles a marqué juste après le repos, l’action est belle, collective, le centre de Max-Alain Gradel de très grande qualité, le vétéran a juste eu besoin de se pointer au second poteau pour conclure.

Sainté aborde un enchaînement inédit de 2 derbies de suite (CdL mercredi à domicile, L1 samedi à l’extérieur) après 2 victoires importantes pour se replacer au classement. Suffisant pour vraiment lancer la saison ? Pas sûr.

Sochaux-ETG, 1-1.
Daniel Wass, Christian Poulsen, Stephan Andersen (devenu 2e gardien), 3 Danois à Evian-Thonon-Gaillard, anciennement Croix de Savoie, toujours avec sur le logo une croix blanche sur fond rouge. Est-ce un concept ? Y a-t-il une volonté de développement du club dans leur pays (dont le drapeau est rouge avec une croix blanche) ? Depuis 2 matchs le premier nommé est titulaire, il a dû attendre très longtemps pour enfin avoir sa chance, Bernard Casoni n’en voulait pas, on se rend compte qu’il aurait peut-être dû le lancer plus tôt au lieu de le tailler dans la presse en début de saison (les dirigeants du Benfica n’ont pas apprécié ces déclaration, prêter un joueur et entendre ça à peine l’accord conclu, ça énerve…). La Sardine corse est en position très inconfortable, son équipe n’a pas gagné depuis la 2e journée, certains enchaînements de matchs ont été on ne peut plus mal gérées.

Comme face à Saint-Etienne, Wass a mis une énorme mine sur la barre, il a tenté des choses, a provoqué un penalty ou plutôt a provoqué une faute de Yacine Mikari non sanctionnée par M. Gautier bien qu’évidente… Quand vous être dans le dur, rien ne va dans votre sens ! Même chose sur le but d’Edouard Butin consécutif à une frappe sans angle de Modibo Maïga – si on devait créer un trophée du joueur le moins respectable de L1, il fait au pire top 3– repoussée par Bertrand Laquait dans les pieds du Sochalien.

Bakambu a croqué l’occasion du break, empêchant aux Lionceaux d’assurer une victoire pas tellement méritée (celle 3-0 contre Toulouse ne l’était pas plus). S’il n’y a pas de justice immanente dans le football, de temps en temps le mérite est récompensé. Mikari a sauvé son équipe – de façon régulière cette fois – dans le temps additionnel, mais sur le corner Aldo Angoula a coupé au premier poteau, réussissant à égaliser de la tête. ETG ne méritait pas moins.

Lorient-Toulouse, 0-0.
Encore une affiche pas follement excitante diffusée sur Orange… Les Merlus ont dominé, Toulouse a joué un moment à 10 après l’exclusion de son défenseur serbe, Ali Ahamada n’a pas rendu une prestation très propre, il a compensé par de l’efficacité. Les visiteurs ont eu de la réussite, ils ne méritaient pas vraiment ce point, en effet, Toulouse a «flirté avec la correctionnelle», Tabanou a sauvé devant sa ligne et en 2 ou 3 occasions M. Chapron a oublié de désigner le point de penalty. Le hold-up était possible en toute fin de rencontre si Umut Bulut avait pu reprendre correctement le centre de Braaten.

En résumé, on a vu un match très moyen, Lorient est en mal de buteurs (Quercia et Aliadière manquent beaucoup).

Auxerre-Rennes, 0-1.
Je n’ai vu que le résumé, je n’ai même pas écouté à la radio, c’est difficile de juger… D’autant que les rapports concernant ce match sont contradictoires, sur le site du quotidien sportif la note est de 2 étoiles mais le live parle de spectacle de qualité en première période avec toutefois une baisse de rythme en seconde. Manifestement le match a tourné en une minute avec un sauvetage de Kana-Biyik sur la ligne après une boulette de Costil puis un but de Julien Féret sur l’action suivante.

Antonetti a beaucoup modifié son onze par rapport au match particulièrement médiocre en EL cette semaine, ça a payé, ou plutôt ça s’est payé en EL, la priorité est clairement donnée au championnat, une option pour le moment payante car les Bretons sont à 2 points de la 2e place. Auxerre est au contraire en perte de vitesse, les Bourguignons, invaincus de 2e à la 9e journée, ont enchaîné des défaites à domicile contre le LOSC puis Rennes.

Si vous voulez un résumé vidéo un peu plus long et qualité HD, il y en a un sur la page du Stade Rennais sur Dailymotion.

PSG-Dijon, 2-0.
Comme d’habitude, le match du PSG est traité à part.

LOSC-OL, 3-1.
Hormis pendant quelques minutes après le but de Jimmy Briand sur passe de Yoann Gourcuff entre les jambes de Landreau – un but aussi "staderennaisien" qu’improbable – marqué en milieu de première période, les Lillois ont nettement dominé un Lyon court sur pates sans Lisandro, Grenier et avec un Källström pas à son niveau normal.

Rudi Garcia avait choisi Payet et Gueye au lieu de Joe Cole et Pedretti, il a pu faire entrer l’Anglais à la place du Sénégalais au bout d’une heure et changer de système, ça a rapidement payé, l’OL n’a pu résister et a encaissé 2 buts par Marko Basa sur CF (tête croisée au second poteau déviée par Koné, 63e) et Cole sur un contre à 4 contre 5, un but marqué grâce à une passe décisive de Moussa Sow, un centre en retrait après être parti en profondeur côté gauche. Très joli coup ce prêt obtenu de Liverpool !

Si les Nordistes ont fait la différence au cours de la dernière demi-heure, comme au Parc il y a quelques semaines, Bafé Gomis a gâché l’opportunité de prendre le dessus, il a croqué une grosse occasion à la 33e minute, puis sur un corner repris par Basa, Lloris a relâché le ballon, permettant à Sow de marquer d’un coup de talon en se jouant de Källström grâce à un bond au-dessus du gardien des Bleus (un peu moins en forme depuis quelques matchs). Peu avant de marquer, Sow avait manqué une tête à la réception d’un caviar de Debuchy, le meilleur buteur de la saison dernière était seul à 7 mètres de la cage. Il s’est bien rattrapé par la suite, cette égalisation lors du temps additionnel de la première période a mis un coup sur la tête aux visiteurs.

Le LOSC monte sur le podium, l’OL a 6 points de retard sur le PSG.