Quand l’OM a enchaîné 3 nuls et 3 défaites lors des 6 premières journées, ces mêmes médias ont n’ont même pas réagi, ils n’ont pas mis à prix la tête de Didier Deschamps, ils avaient pourtant une proie toute désignée sur qui s’acharner. L’OL a aussi fait de très mauvaises séries avec certaines prestations frôlant le ridicule. De même, le LOSC a vécu une série de 5 nuls, une autre de 3 nuls et une défaites en jouant très mal. Dans aucun de ces cas les journaux, télés, radios et autres médias numériques professionnels n’ont propagé 5% du nombre de conneries sorties ces derniers temps concernant le PSG.

On lit et entend beaucoup de fausses analyses orientées pour justifier les théories inventées par les médias eux-mêmes. J’avoue ne même plus les lire tant ces canards sont grotesques. Rendez-vous compte que certains de leurs employés voient en Erding un attaquant de haut niveau ! Si ces employés étaient ceux de l’imprimerie ou de la cantine, ça irait encore, mais non ! Il s’agit de leurs "grands" journalistes… Le même jour, vous pouvez avoir 2 scoops à la une des 2 quotidiens du groupe Amaury[1], que des infos sûres en recoupant 42503 sources toutes plus proches du vestiaire, du staff, des dirigeants ou encore des Qataris[2]… Souvent, leurs infos pourtant certaines sont totalement contradictoires. Ça fait sérieux… En réalité, ils balancent des tas de trucs, et si jamais il se produit un fait ressemblant peu ou (le)prou à ce qu’ils ont annoncé (plus ils en pondent, plus ils ont de chances de voir s’en produire un), ils s’en servent pour tenter de se crédibiliser. On n’est pas là dans le domaine du journalisme, on est dans celui de la voyance, ce sont exactement des méthodes de voyants/astrologues/devins/marabouts… L’achat d’entrailles de poulets est le 2e poste budgétaire de la rédaction de L’Equipe… le premier étant les salaires.

Cette semaine, dans ce torchon, de nouvelles rumeurs créées pour nuire ont été publiées. La plus terrible concerne Jérémy Ménez, accusé d’avoir dit ceci à André Ayew lors d’une conversation après le match : «C'est aux autres de courir. Moi, je suis là pour le jeu d'attaque.» Déjà, on se demande pourquoi il aurait eu une conversation avec Ayew… A priori ils ne se connaissent pas particulièrement, n’ont pas de raison de discuter pendant ou après un match (éventuellement de s’insulter), surtout lors d’une rencontre de ce type avec ce score… Autre élément étrange, pour rapporter ces mots, il faudrait qu’ils aient été entendus. Par qui auraient-ils pu être entendus si cette conversation avait réellement eu lieu ? Par André Ayew et personne d’autre, sauf si Ménez a pris un haut-parleur pour les prononcer. Canal+ ayant des micros partout (surtout lors d’une Grande Sardinade), ayant beaucoup de monde au bord du terrain, ça n’aurait probablement pas échappé à l’équipe de la chaîne à péage. Le jour-même de la parution de ce mensonge dans le quotidien d’invention d’informations sportives et sur son site internet, Ménez et Ayew ont chacun démenti. L’Equipe a rechigné à publier les communiqués et a dit maintenir ses allégations. Comment être crédible après ça ? Tu peux te trouer sur un scoop moisi, si ça devient une habitude, c’est grave… Combien de fois a-t-on voulu nous vendre le contenu des conversations privées entre Kombouaré et Leonardo ? A moins d’avoir des micros cachés, il est impossible d’en connaître les propos tenus lors de ces tête-à-tête, l’entraîneur et le directeur sportif préfèreraient vendre leurs enfants plutôt que de lâcher ce genre de secrets à ces nuisibles !

Oui, il y a actuellement des problèmes au PSG, seulement ils n’ont rien à voir avec ceux décrits par la presse. On peut en identifier 5 sortes :
-des soucis physiques,
-des trous dans l’effectif,
-un manque de repères,
-des problèmes tactiques,
-une perte de confiance.
Les premiers sont la cause de tous les autres, chaque difficulté en engendre ou en nourrit une autre.

Il ne faut pas se voiler la face, le PSG est malade depuis le début de la saison, jusqu’à PSG-Nancy il réussissait à mener une vie normale malgré ces maux. Depuis, les symptômes se sont déclarés, la situation se dégrade. Si face aux Lorrains les Parisiens ont surtout souffert d’un manque de réussite et/ou d’efficacité lors d’une rencontre dont ils méritaient de sortir avec 3 points, leur prestation honteuse lors de la Grande Sardinade a rendu la défaite inévitable. Contre le Red Bull Salzburg, après 40 premières minutes affligeantes lors desquelles les Autrichiens auraient pu facilement mener 3-0, on a senti une petite réaction chez CERTAINS éléments, il y a eu du mieux. Ce déplacement aurait dû se solder par une défaite 1-0 ou un nul 1-1, seulement il y a eu ce but à la 94e minute, l’horreur absolue, une belle volée, certes, mais surtout un crime défensif. Ce BALC impardonnable a d’énormes conséquences.
-Le PSG va sans doute être éliminé de l’Europa League, un de ses objectifs de la saison. Désormais, pour se qualifier en 8e de finale il faudrait réaliser un meilleur résultat à domicile contre Bilbao que Salzburg à Bratislava, ceci à condition que les Autrichiens ne gagnent pas[3], en gros, ça fait peut-être 10% de chances de passer, pas plus.
-L’impact psychologique de la défaite est accentué, on a l’impression d’une double défaite, les 2 revers de la semaine en paraissent 4, la spirale négative s’est soudain accélérée.

On dirait que les joueurs ont creusé un trou abyssal et ont débuté un concours de celui qui s’approchera le plus du fond, la perte de confiance est tant individuelle que collective. Hésiter, vouloir trop s’appliquer de peur de se louper, il n’y a rien de pire, on ne fait plus jamais ni le bon choix, ni le geste juste, il faut de la spontanéité pour bien jouer au football. Ce manque de spontanéité engendre souvent des séquences énervantes.

-Un coéquipier est libre, la passe met plus de temps que prévu à partir, le décalage disparaît, la défense revient, intercepte et part en contre-attaque, ça donne par exemple le premier but salzbourgeois jeudi (conséquence d’une mauvaise passe de Nenê pour Tiéné à 30m du but adverse, le Brésilien a voulu la faire trop tard, il s’est manqué, Tiéné a couru pour revenir mais s’est encore fait balader, super centre, but d’un joueur totalement seul au second poteau, j’y reviendrai).
-Ou alors le porteur du ballon ne tente jamais la passe, garde la gonfle, il va alors soit revenir en arrière, soit tenter d’y aller en solo. En général, dans un cas comme dans l’autre, il n’y a plus du tout de mouvement, l’action est ralentie ou arrêtée.

Ménez est le grand spécialiste de ces "oublis" de passes. Lui, confiance ou pas, il joue de la même façon, il préfèrera toujours mettre le pied sur le ballon et provoquer, si un coéquipier lui propose une solution de dédoublement, il va souvent l’ignorer royalement. L’homme à la loutre sur la tête est insupportable, son replacement aléatoire, ses pertes de balles, ses dribbles superflus. Sa devise est la suivante : «Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?»

  • Analysons les choix de Kombaouré lors de ces 2 rencontres.

Entre dimanche et jeudi, l’équipe a beaucoup évolué, on a donc sur l’ensemble un bon aperçu de qui vaut quoi en ce moment. Ça fait une revue d’effectif sur la semaine.

A Marseille, hormis la présence de Jallet, tout dans le 11 de départ était logique : Sirigu - Jallet, Lugano, Sakho, Armand - Sissoko, Matuidi - Ménez, Pastore, Nenê - Gameiro.

En l’absence d’Hoarau et de Chantôme, envoyé retrouver du rythme en CFA après plusieurs semaines d’absence (il a été très bon, a joué le jeu à fond… mais a pris un rouge abusé pour 2 jaunes en toute fin de match, le second dans un duel aérien banal, seulement le réserviste du LOSC a crié comme s’il avait sauté sur une mine, ça a impressionné l’arbitre), les choix qui s’offraient à l’entraîneur parisien concernaient 3 postes, dont 2 en défense, il disposait de 6 joueurs pour 3 postes (les 2 défenseurs droitiers, Tiéné étant absent), le dernier étant celui de n°6/8. Il a préféré Lugano à Bisevac et Camara, c’était cohérent, en revanche préférer Jallet à Cearà était une décision incompréhensible. L’ancien Merlu est très limité défensivement et est au mieux médiocre offensivement depuis plusieurs semaines. Enfin, malgré une complémentarité et un niveau technique douteux, j’aurais aussi choisi Sissoko pour accompagner Matuidi dans l’entrejeu, ceci en raison des caractéristiques de l’OM. En effet, Deschamps a aligné 2 grands bourrins au milieu, Alou Diarra et Mbia. Il fallait pouvoir rivaliser physiquement.

A Salzburg, le groupe était bien différent, Chantôme l’avait réintégré, Lugano et Ménez étaient absents en raison de petites blessures, Pastore était laissé au repos à Paris, il en avait fortement besoin. Conformément à ses habitudes, Kombouaré a beaucoup fait tourner, donnant leur chance à ceux n’ayant pas joué à Marseille de prouver leur valeur. Echec. Il s’est trompé concernant certains choix, mais je lui reprocherais beaucoup plus son coaching en cours de rencontre. L’équipe était la suivante : Douchez - Cearà, Bisevac, Camara, Tiéné - Sissoko, Chantôme - Jallet, Bodmer, Nenê - Erding. Bodmer capitaine ??? WTF ?! Cearà a été un très bon capitaine en l’absence de Sakho, pourquoi ne pas lui donner le brassard ?

  • Pourquoi s’entêter avec Erding ?

A la base, il était croqueur et pas très technique, lors de sa première saison à Paris l’essentiel de ses buts a été inscrit contre les 5 derniers du championnat, par la suite il a perdu jusqu’à sa qualité d’appel de balle, il fait absolument tout à l’envers. Après avoir longtemps manqué de lucidité, il a fini par prendre conscience de l’évidence : un départ s’imposait. Tout était prêt pour un transfert à Rennes, seulement la poisse a fait son œuvre. Rappel des faits.

Nous sommes à Toulouse à la toute fin du mois d’août, le score est de 1-1, la rencontre touche à sa fin, Hoarau est déjà absent sur blessure[4]. Il faut agir, Kombouaré tente de lancer Erding et Bahebeck à la 88e minute, le premier remplace Gameiro, le second Chantôme (blessé). Bodmer avait déjà fait son entrée à la 70e. Sur le banc, on trouvait Landre, Ngoyi et Kebano. Que de choix ! Touché par la grâce, le Turc tire sur le gardien, le ballon finit au fond, il fait ensuite une passe décisive à Ménez. Il ne devait pas entrer en jeu, n’avait pas joué en Europa League 3 jours plus tôt afin de pouvoir la disputer avec l’équipe d’Antonetti. Pour officialiser la chose, une condition, il fallait trouver un attaquant à lui substituer dans l’effectif sinon le club se serait retrouvé avec Gameiro comme seul avant-centre valide jusqu’au retour d’Hoarau au bout de 2 ou 3 mois (en réalité ça va faire 4 mois).

L’ancien Sochalien ayant beaucoup trop attendu pour demander à être transféré, ce qu’il aurait pu faire pendant l’été car il a eu plusieurs offres, Leonardo n’a pas trouvé personne. L’arrivée tardive du Brésilien au poste de directeur sportif a été maintes fois commentée, il a recruté très rapidement, l’a plutôt bien fait dans l’ensemble, mais dans ce cas précis, il s’est fait piéger par un mauvais timing contre lequel il ne pouvait rien, il lui était impossible d’anticiper. En effet, on ne peut lui reprocher d’avoir considéré comme secondaire le dossier du 3e choix en attaque, surtout dans une perspective de travail à moyen et long temps. Faire venir un grand attaquant international l’été prochain tout en se séparant d’Erding aurait semblé cohérent avec une logique de progression étape par étape. Il s’agissait alors d’un simple joueur de bout de banc. La blessure d’Hoarau est le véritable drame de cette première partie de la saison, on ne le dit pas assez.

Dans les plans initiaux, Hoarau devait être le n°2 dans un schéma à une pointe avec Bodmer ou Pastore en soutien. Il devait aussi être titulaire dans les schémas à 2 pointes. Ce rôle de n°2 ou n°1 bis devenait soudain vaquant, Erding en a hérité sans être capable de le camper correctement. Peut-être y a-t-il vu une opportunité d’avoir du temps de jeu… Cette aubaine n’a pas été sa source de motivation pour accepter de reconsidérer son départ vers la Bretagne. La décision de le conserver a été une mauvais décision prise pour de mauvaises raisons par les dirigeants, acceptés par le joueur pour une raison encore bien pire : pour l’argent. En effet, pour retirer la parole donnée à son ex-futur entraîneur, la contrepartie demandée a été une augmentation indécente. Tant pis pour le temps de jeu.

  • Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.

Les conséquences de l’absence d’Hoarau sont systématiquement passées sous silence, pourtant elles sont très importantes.

1. Le 2e attaquant est un boulet[5], si ça se passe mal en cours de rencontre, on ne peut faire entrer Erding en espérant le voir apporter un plus, les raisons de lui donner du temps de jeu sont terribles (soit on a abdiqué, soit on économise Gameiro une fois le résultat acquis, soit on espère un miracle, soit on espère qu’il retrouvera de la confiance et deviendra utile… la 4e raison fait un peu doublon avec la précédente).

2. Tactiquement, l’entraîneur harcelé gratuitement par les médias n’a aucune marge de manœuvre, il ne peut pas changer de système en fonction de l’adversaire ou des événements, varier le jeu est très difficile, l’équipe est plus prévisible, elle sous-exploite le jeu aérien. Avec Gameiro, envoyer un long ballon devant signifie 98 fois sur 100 le rendre à l’adversaire, centrer en hauteur est en général voué à l’échec, il n’a pas de mystère si Paris a marqué un seul but de la tête en 23 matchs TCC. Ajoutons que sur les CPA défensifs comme offensifs, on constate un terrible manque d’efficacité, ce dont on ne peut s’étonner dans la mesure où Hoarau est le meilleur joueur du club sur ces phases de jeu, il revient toujours aider derrière, la plupart du temps c’est lui qui dégage le ballon, il marque ou provoque aussi pas mal de buts sur CF et corners (avec Nenê, Ménez et Pastore, le PSG s’en procure beaucoup).

3. Aligner la paire Hoarau-Gameiro devait permettre de ne faire jouer que 2 des 3 milieux offensifs, donc d’en reposer un, voire 2 en utilisant Jallet ou Bahebeck. Sans lui, l’équipe s’est retrouvée à 5 pour 4 postes plus un latéral polyvalent, un jeune de 18 ans et un boulet. Le 5e devait être Bodmer, le remplaçant de Pastore, seulement il a fallu le faire jouer 6-8 pendant les absences de Matuidi, Chantôme et Sissoko – il en manquait toujours au moins 2, parfois 3, rappelons-le, il a été nécessaire de bricoler à plusieurs reprises, Armand a dû évoluer milieu récupérateur – au lieu de l’utiliser en meneur de jeu remplaçant de Pastore. Conclusion de ce paragraphe, si Pastore a été titulaire presque à chaque fois depuis ses débuts au club, ce n’est pas un choix de Kombouaré, c’est faute d’autre solution. Sans ces tuiles, il aurait pu avoir droit à une véritable période de préparation avant d’être lancé dans le grand bain.

Après PSG-Nancy et la Grande Sardinade, on a entendu des absurdités de ce genre, certains l’ont dit et répété, il ne fallait pas faire jouer Pastore ! Il fallait jouer en 4-4-2 !

D’une part, j’aimerais savoir par qui ces gens l’auraient remplacé. Ils ne répondent jamais à cette question, ce n’est pas leur problème. Contre les Lorrains, le PSG était privé de Chantôme (blessé), de Sissoko et de Ménez (suspendus). Sans ces 3 joueurs ni l’Argentin, amusez-vous contre une défense à 10… On l’a vu lors de la dernière demi-heure à Marseille, les Parisiens ont été encore plus mauvais avec Bodmer et Erding. Même constat à Salzburg. Ces dernières semaines le grand blond s’est rarement montré à son avantage en jouant systématiquement milieu relayeur. Le propulser meneur de jeu titulaire – un poste où il manque de repères avec ces partenaires (avec Erding devant lui pour ne rien arranger, le Turc est plus souvent HJ qu’à la limite du HJ…) – n’aurait vraiment pas eu de sens, surtout à Marseille.

D’autre part, si Kombouaré avait été tenté de mettre l’Argentin au repos lors d’une de ces 2 rencontres, il se serait fait descendre, on l’aurait accusé de faire du Luis Fernandez dans sa gestion de Ronnie, les médias en auraient tiré un argument pour aller dans le sens d’un licenciement, inventant des histoires de type «Kombouaré défie Leonardo en n’alignant pas sa recrue vedette». Combien de ceux qui ont critiqué la titularisation du "Maigre" après la Grande Sardinade l’auraient fait avant la rencontre ? 1% ? Sans doute moins. En cas de mauvais résultat 99% auraient critiqué ce choix. Si un mec ose dire que le PSG aurait été plus fort en se passant de Pastore, difficile de ne pas le prendre pour un abruti.

Les faits sont là, il y a des trous dans l’effectif, particulièrement sur les postes offensifs. La saison passée Hoarau, Luyindula, Giuly, Maurice et Erding étaient 5 à pouvoir évoluer dans l’axe.

Bien sûr, Luyindula et Loris Arnaud sont toujours sous contrat… Le second est au fond du trou moralement en CFA, il devait partir en L2 ou dans un petit club de L1, il moisit avec la réserve. Concernant l’ex-international, la situation est plus complexe, il a laissé passer le mois d’août sans réagir, Kombouaré ne l’a pas pris en traitre, il ne lui a jamais caché sa situation. Entre eux, il y a un conflit de personnes[6], le niveau de l’attaquant n’entre pas en cause. Ne pas l’utiliser est dommage, surtout si ça conduit à titulariser Erding, il pourrait rendre de gros services. Ce manque de pragmatisme est gênant.

  • Des cassés et des bouillis.

Les problèmes physiques subis par les joueurs parisiens sont de 2 types : les blessures et la fatigue.

Ceux qui n’ont pas eu de vacances et/ou de préparation subissent un contrecoup naturel. Pastore a en plus dû encaisser les périples avec sa sélection (d’abord en Inde et au Bengladesh je crois, puis 2 fois en Amérique du Sud), le voyage à Palerme pour être interrogé par un juge sur les conditions de son transfert, la vie à l’hôtel pendant 3 ou 4 mois, l’adaptation au rythme de 2 matchs par semaines, l’acclimatation au football français (il ne parle pas encore la langue), une médiatisation inhabituelle pour lui (avec de nombreuses sollicitations)… S’il avait pu maintenir son niveau improbable, j’aurais eu des doutes sur son humanité. Seul un cyborg serait capable de débarquer dans une équipe et de faire la différence à chaque rencontre pendant toute une saison. Même Messi ne gagne pas à chaque fois, lui-aussi connait des périodes creuses, il est pourtant dans un environnement idéal, entouré par des joueurs fabuleux associés au sein d’une organisation parfaitement huilée depuis des années.

Revenons-en à ces fameuses blessures. Les joueurs ont presque tous été touchés, y compris Gameiro et Nenê, certains ont dû jouer malgré des douleurs au genou ou à la cheville, au moins 17 ou 18 ont manqué 1 à 20 rencontres. Si ces blessures avaient principalement concerné Erding et Tiéné, on n’en parlerait même pas. Les joueurs les plus gravement atteints ont été les plus difficiles à suppléer : Sakho, Hoarau, Chantôme, Matuidi. Sans oublier Douchez, qui devait être le gardien titulaire, et Armand puis Bisevac, alors censés être en concurrence pour jouer en défense centrale. Kombouaré a 23 fois sur 23 dû déplorer les absences d’au moins 3 joueurs (blessures et parfois suspensions), dans mes souvenir ce chiffre est monté à 7 ou 8 en début de saison. Autrement exprimé, il n’a jamais pu disposer d’un effectif au complet, il a rarement eu l’opportunité de faire de véritables choix, les mauvaises langues diront heureusement, car la saison passée il en a fait beaucoup de mauvais, ceux qui se sont imposés à lui – enfin titulariser Chantôme[7] et sortir Coupet de l’équipe après la défaite à Sochaux n’était pas dans ses plans – ont permis au PSG d’obtenir ses meilleurs résultats.

  • Défense rime avec souffrance.

Dans ces conditions, il n’a pas été possible de mettre en place une équipe stable, d’installer une défense centrale, de travailler les automatismes du bloc défensif (les rôles, les placements, les compensations, la relance, etc.). Pour être juste, ces dernières semaine Kombouaré avait l’occasion d’enfin installer Lugano-Sakho, il en a très peu profité, du coup le duo de capitaine a encore tendance à se chercher. L’illustration de ceci est le très mauvais placement collectif sur l’ouverture du score de Loïc Rémy à Marseille sur la première action olympienne. Ce but a coupé les jambes des Parisiens après 8 minutes totalement maîtrisées (sans être dangereux). Lugano s’est vu attribuer la responsabilité totale du but, pourtant au départ il y a une perte de balle (de Ménez ?), les milieux défensifs sont restés passifs, Nenê – pourtant un des plus combatifs – ne s’est pas véritablement replacé, permettant à Azpi(rateur) d’ajuster son centre en profondeur pour la tête de Rémy, Jallet étant venu en retard compenser le placement de sa défense centrale. C’est bien gentil de démonter Lugano, il aurait dû serrer Rémy de près, mais expliquez-moi ce que fait Sakho sur cette action. Il marque qui ? Couvre quelle zone ? Il est comme ses partenaires, perdus dans la pampa. Autre question, comment Loutcho a-t-il pu se retrouver en position de 2e attaquant sans avoir un milieu défensif sur le paletot ? Lugano était à 1 contre 2, il a choisi le mauvais joueur. Le PSG a failli collectivement sur cette action, seul Armand a fait correctement son job en s’occupant de Morgan Amalfitano.

Il paraît que Bisevac et Camara sont meilleurs que l’Uruguayen, seulement à Marseille le capitaine de la Celeste a gagné pas mal de duels, a réalisé plusieurs interventions parfaites quand il y avait le feu, notamment une devant Loutcho à la 47e et une à la 82e alors qu’une Sardine filait au but. On le sait, il est plus à l’aise quand les milieux défensifs font leur travail de première lame, or dimanche il ont passé leur temps à perdre le ballon. Le rendre responsable du but d’Amalfitano (65e) est une insulte faite à l’intelligence humaine ! Et pourquoi en pas accuser Sirigu tant qu’on y est ? L’Italien a été incapable de sortir cette frappe croisée – super bien placée et quasi imparable – mais c’est lui qui a encaissé le but, donc c’est de sa faute ! Non, en réalité, c’est à cause de Douchez ! Bah oui, en se blessant avant le début de la saison il a permis à Sirigu de s’imposer, d’être titulaire lors de cette rencontre et d’encaisser ce but, donc ce but est pour Douchez. Ce raisonnement par l’absurde est à l’intention des individus incapables de voir la réalité des faits : si Lugano n’a pas pu contrer la frappe, surpris par la reprise sans contrôle de l’ancien Merlu, ce BALC est le résultat d’une relance hallucinante de Sakho – une passe vers un coéquipier dos au jeu pressé par 2 adversaires – doublé d’une perte de balle stupide de Matuidi, triplé d’une interception manquée par Sakho. Lugano était à sa place pour proposer une solution de passe à Matuidi, il a ensuite dû couvrir l’erreur de son capitaine, il aurait sans doute dû foncer comme un malade vers Amalfitano et tacler dans la surface à la barbare histoire de prendre rouge tout en concédant un penalty… Dans la chaîne des responsabilités, Lugano est bien le dernier à mettre en cause ! Attention, je ne dis pas que Lugano a été parfait, je suis juste estomaqué par cet acharnement stupide à base d’arguments fallacieux, d’analyses erronées car orientées pour nous démontrer que Lugano est un bon à rien… Allez dire «Lugano est un bon à rien» à n’importe quel spécialiste du football sud-américain, il risque de mourir de rire en se foutant de vous. L’Uruguayen ne mérite pas d’être plus critiqué que ses coéquipiers, les seuls matchs[8] du PSG sans encaisser de buts, c’était avec lui sur le terrain, il a l’expérience des matchs à pression, pour répondre à l’engagement physique adverse il était l’homme adéquat, un des frères Ayew s’en souvient autant que le genou de KKC Thomas Séraphine[9]. Devait-il être titulaire ? Bien sûr, d’ailleurs Camara et Bisevac ont pris soin de le démontrer en jouant à Salzburg.

Après une série de bonnes et très bonnes performances depuis son retour de blessure, Sakho est passé complètement à côté de son match, il a commis plusieurs erreurs, s’est fait régulièrement déborder, notamment par Jordan Ayew. Jallet est mauvais défenseur, ce n’est pas nouveau, depuis le match à Dijon il est aussi devenu mauvais contre-attaquant. Il ne réussit plus ses centres, manque toutes ses frappes, loupe les passes les plus élémentaires, multiplie les mauvais choix, les approximations… Rassurez-moi, il a été remplacé par un sosie, ce n’est pas le vrai Jallet ?! Rendez-nous le vrai Christophe Jallet ! Mauvais dimanche, il a sombré jeudi (notamment en dézonant sans raison, en ne défendant pas sur l’ouverture du score – ça m’a rappelé l’occasion de Lemaitre contre Nancy, Jallet avait déjà laissé un adversaire monter dans la surface sans le suivre – et en croquant une énorme occasion en contre-attaque à la 44e minute), Kombouaré a dû le remplacer par Bahebeck à la mi-temps, c’est dire…

Si seulement il s’agissait d’un cas isolé… Malheureusement, le groupe semble contaminé presque dans son intégralité par ce mal. Lors des 2 dernières rencontres, on a vu des zombies. L’effectif parisien compte 2 intrus[10], d’autres incarnent d’habitude la régularité, la solidité, la combativité, cette semaines ils étaient dans le trou avec les copains. Voir Cearà, Sakho ou encore Matuidi se mettre au niveau des plus mauvais est inquiétant. A la décharge de Cearà, dans une défense avec Bisevac, Camara et Tiéné censée être protégée par Sissoko, dans un couloir droit souvent déserté par Jallet, à sa place très peu auraient surnagé. Matuidi, mauvais pour son baptême de Grande Sardinade, n’a pas été aidé par ses potes, il a reçu quelques passes horribles. Pour résumer, il s’est fait manger. Son entrée en jeu en EL à la place d’un Sissoko a été meilleure.

Sissoko a paraît-il été bon à Marseille, je n’ai pas eu cette impression, il ne m’a pas semblé surnager dans cette médiocrité, peut-être certains ont-ils été marqués par sa frappe de volée d’environ 30 mètres toute moche avec des rebonds dont un… à la base du poteau de Mandanda, battu (35e). Le Malien a récupéré quelques ballons, seulement il n’en a pas fait bon usage, on a encore pu "apprécier" sa tendance à vouloir dribbler sans savoir dribbler. Momo Sissoko est le Yaya Touré du pauvre… pourtant il a coûté un paquet, il est payé une blinde et le PSG n’est plus du tout pauvre. A Salzburg, il ressemblait carrément au Georges Mandjeck du miséreux. Il avançait à 2 à l’heure ! Sur l’ouverture du score de l’OM, il foutait quoi ? Je pose aussi la question pour l’ouverture du score du Red Bull .

Ses tacles sont rarement maîtrisés, souvent en retard, dimanche il a même réussi à lancer Azpi(rateur) dans la profondeur en en effectuant un (le latéral a pu centrer en retrait, Lugano a sauvé devant Loutcho). Le milieu formé à l’AJA a été catastrophique quelques jours plus tard : des pertes de balle, des passes en bois, des fautes dans tous les sens (étrangement il a pris un carton jaune pour avoir contesté une décision de l’arbitre suite à une frappe de Chantôme contrée par un bras), il a été baladé par qui voulait, a laissé ses adversaires frapper, centrer… Normalement un 6 doit être un brise-lames, il doit endiguer les attaques adverses en bloquant les contre-attaques. Sissoko ne peut pas le faire, les ¾ du temps il court 2 mètres derrière le ballon ou son adversaire direct au lieu d’être devant. La bonne nouvelle est qu’il aura du mal à faire pire la prochaine fois.

Le but de Dusan Svento à la dernière minute est HORRIBLE. Douchez, Tiéné, Matuidi, Bisevac, Camara et Cearà n’ont pas réussi à s’occuper de 2 Autrichiens, il y avait 2 autres Parisiens contre 1 seul gars devant la surface. Le placement, la répartition des tâches… C’est criminel.

Camara et Bisevac se font dominer de la tête, pour être exact le premier ne marquait pas l’attaquant, le ballon est passé au-dessus de lui.
Matuidi couvre une zone sans adversaire.
Tiéné est au 2nd poteau, il devait soit sortir très vite sur le mec qui allait frapper, soit rester à son poteau, il aurait sans doute pu repousser le danger, il a décidé beaucoup trop tard de bouger et n’a servi à rien.
Bahebeck était devant la surface, il s’est fait surprendre par l’Autrichien qui a réussi la volée, mais était-ce réellement à lui de le marquer ? N’aurait-il pas été plus logique de déléguer un des 5 joueurs de champ présents dans la surface ou de carrément de faire défendre tout le monde ? Il était beaucoup moins grave de ne pas égaliser que d’encaisser un second but. Avoir un vrai patron sur le terrain pour diriger la manœuvre aurait été utile…

Se dire que le PSG s’est plombé en ayant mis Pastore au repos (plus Lugano et Ménez, légèrement blessés), Armand (le défenseur à s’en être sorti le plus honorablement cette semaine) et Sakho sur le banc, et en ayant fait sortir Chantôme – meilleur homme sur le terrain – pour faire entrer Gameiro sans virer Erding… Ça fait mal au c*l.

Le premier but inscrit par Jakob Jantscher était tout aussi évitable. Nenê a perdu le ballon à 3 mètres de la surface adverse en tentant de décaler Tiéné qui n’arrivait pas, le ballon a été intercepté, contre-attaque, Sissoko ne gêne pas le porteur du ballon qui décale un coéquipier à sa droite pendant que l’Ivoirien revient au sprint (après avoir pris 3 mètres de retard au départ en réagissant longtemps après la perte de balle), Tiéné se fait crocheter, Sissoko reste en plan, le joueur centre de l’extérieur du droit en direction de son coéquipiers oublié de l’autre côté, Jallet l’a laissé monter dans la surface sans le suivre, Cearà a logiquement suivi son attaquant, Camara et Bisevac sont restés spectateurs, tous les 2 au marquage du même Autrichien.

Les problèmes défensifs sont évidents, la défense centrale a encore montré une fébrilité incroyable, très souvent le n°9 de 2 mètres était pris à 2 mais prenait le ballon, les interventions étaient rarement propres, la relance aussi problématique qu’à Marseille. Encore une fois, on a vu une équipe souvent dominée dans les duels. Les Autrichiens ont eu énormément d’occasions, essentiellement en première période. Même Douchez a été atteint par cette fébrilité, il a repoussé n’importe comment 1 ou 2 tirs difficiles et a commis une faute de main par miracle sans conséquence (le ballon a frôlé le poteau).

  • L’attaque est patraque.

En plus d’encaisser des buts, le PSG n’arrive plus à en marquer. Presque 4 matchs sans mettre le ballon au fond[11]. En championnat on attendait le 2000e but, le compteur reste bloqué à 1998, en EL on attendait le 100e, on l’attend toujours.

Les problèmes offensifs du PSG se situent au niveau de la tête. Je ne parle pas du jeu de tête, je l’ai déjà fait précédemment. Gameiro se bat mais a de quoi avoir la tête dans le seau, il ne voit pas un ballon. Ménez a la tête baissée parce qu’il ne regarde que le ballon, pas ce qui l’entoure, à Marseille il était insupportable (il n’était pas du voyage en Autriche). Nenê s’entête parfois à trop en faire car il sent que s’il ne débloque pas la situation lui-même personne ne va le faire. Pastore a la tête ailleurs, il était complètement absent, sa sortie au bout d’une demi-heure n’était en rien anormale, souhaitons que sa semaine sans match l’ait remis dans le bon sens. Erding ? Une tête de Turc ?

Entre la défense et l’attaque, il y a la relance. Dans ce domaine, le retour de Chantôme va faire beaucoup de bien, il a énormément manqué ces dernières semaines. Dommage qu’il n’ait pas été retenu dans le groupe pour la Grande Sardinade, ça lui aurait évité de recevoir un carton rouge en CFA, donc d’être suspendu contre Auxerre.

Depuis l’arrivée de Kombouaré, le style offensif du PSG repose en grande partie sur les attaques rapides en se projetant rapidement vers l’avant dès la récupération du ballon. Si la relance est dégueulasse, la machine s’enraye. Face à Nancy en mode coffre-fort, le manque d’espaces et de profondeur derrière cette défense très basse a considérablement gêné les Parisiens. A Marseille, les limites du duo Matuidi-Sissoko ont parfois obligé les défenseurs à balancer devant, quand le ballon franchissait le milieu du terrain les locaux se replaçaient très bas, mettaient de l’impact, Ménez – aussi mobile qu’inutile – se chargeait de ralentir le jeu. A Salzburg Chantôme a colmaté beaucoup de brèches, a plusieurs fois apporté le surnombre en attaque, il est clairement sorti du lot. Pour le moment, il n’a pas été contaminé par le virus de la crise (en l’occurrence, celui de la crise de confiance).

Je n’ai pas compris pourquoi Kombouaré l’a remplacé par Gameiro au bout d’une heure, il était presque le seul à jouer dans le bon sens, à ressortir le ballon proprement (il a fait une mauvaise passe au tout début, c’est sa seule erreur). Sissoko, Tiéné, Jallet, Bodmer… j’aurais voulu pouvoir effectuer 4 changements à la mi-temps, un seul a été fait, Bahebeck a réalisé une assez bonne entrée, il a provoqué, n’a pas hésité à tenter sa chance, a obtenu des CPA, a réalisé de bons centres (que personne n’a cherché à couper, vive Erding^^), le gardien l’a empêché d’égaliser en allant cherche le ballon dans le fameux «soupirail» (68e).

Une dernière chose concernant l’attaque… STOP AUX COMBINAISONS SUR CPA (et aux CPA joués vite au sol), ça ne sert à rien !! Pire, ça gâche des opportunités de marquer !

  • Le minimum syndical : l’état d’esprit.

Le Grande Sardinade est paradoxalement intervenue au pire moment pour le PSG, l’OM allait trop mal (clash entre Gignac et Deschamps, défaite à Montpellier suivie d’une autre en LdC dans un match à ne surtout pas perde), sortait d’une prestation trop grotesque contre l’Olympiakos pour ne pas réagir. Dos au mur, ayant récupéré Mbia, avec une équipe préparée par Deschamps pour aller au combat et non pour jouer au football, une équipe composée de ses hommes, pas de ceux dont il a des raisons de douter du réel soutien, l’OM a pris le dessus logiquement. Il n’y a pas photo, il y a beaucoup plus de talent côté parisien, seulement le talent ne suffit pas à gagner un match, les chocs entre clubs ennemis sont souvent remportés par l’équipe en difficulté – quand il y en a une – car elle doit se racheter et en veut plus. L’engagement physique était marseillais, le ton a été donné par un premier taquet 3 secondes après le coup d’envoi. Cet engagement a plusieurs fois été excessif, Mbia s’est fait plaisir, Amalfitano a dépassé les limites, il a ajouté de la provocation gratuite par moment, Jordan Ayew aussi.

M. Jaffredo a plutôt bien commencé, il aurait néanmoins dû avertir Diarra, par la suite il a donné 2 ou 3 sorties de but au lieu de corners. Il est devenu saoulant au bout d’environ une demi-heure en sifflant beaucoup trop, tout était prétexte à interrompre les débats pour donner CF. Le match était déjà mauvais, le hacher encore plus n’était pas nécessaire. Pendant les 10 dernières minutes il se trompait très souvent, ça devenait très bizarre. Il n’a pas déterminé le résultat, donc oublions-le.

Pour une fois, les Parisiens avaient eu une semaine complète pour se préparer, l’excuse de la fatigue ne tient pas. Le PSG était trop dans le confort. Compte tenu de la situation sportive de l’OM, du clash Gignac-Deschamps l’avant-veille, de la démonstration de nullité en LdC 4 jours plus tôt – l’état d’esprit était totalement absent – et de la grève des encouragements décidée à la suite de cette sortie honteuse, le PSG semblait s’engager sur un boulevard dégagé. La défaite contre Nancy était un accident. Meilleure défense, invaincu à l’extérieur, Paris arrivait presque en favori. Après 8 minutes totalement maîtrisées, le but a eu l’effet d’un KO.

On a assisté à un match de très mauvaise qualité avec très peu de jeu, du déchet, très peu d’occasions (ou situations potentiellement dangereuses, elles étaient toutes rapidement gâchées) en faveur du PSG, juste le tir sur le montant et quelques frappes à côté, peu côté OM, en dehors des buts de Rémy (blessé et remplacé en première période), Amalfitano et A. Ayew de la tête (83e) avec beaucoup de réussite (en cherchant à contrer, Cearà a détourné le ballon, Sirigu a tenté une parade réflexe improbable, le ballon avait déjà franchi la ligne de 5 cm), les vainqueurs du jour n’ont pratiquement rien fait, Sirigu a dû effectuer un arrêt facile sur une tête de Diawara, ça doit être tout.

En première période, il ne s’était rien passé hormis le but et le poteau de Sissoko. En marquant, Rémy a réveillé le public – si Paris avait marqué, le Vélodrome se serait probablement retourné contre son équipe – et donné confiance aux siens. Les Sardines sont alors devenues des barracudas. Le PSG a fait le même genre de match que ses adversaires en LdC quelques jours auparavant. On attendait une réaction à la mi-temps, un retour en force sur le terrain avec énormément d’envie… Rien. C’était désolant, dégoûtant.

Parmi les 14 Parisiens ayant disputé tout ou partie de la Grande Sardinade, un seul s’est montré irréprochable, il s’agit de Sirigu. Enfin… je me demande s’il n’aurait pas dû sortir devant Amalfitano sur le 2e but… Nenê et Armand ont un peu surnagé, Lugano a aussi mais les commentateurs ont tout fait pour lui mettre la tête sous l’eau, Gameiro n’a pas manqué de bonne volonté… il a manqué tout le reste (^^).

Le match d’Europa League est différent car on a vu une réaction à partir de la 42e minute, en 3 minutes il y a eu 3 occasions parisiennes (un tir de Nenê sous la barre sorti miraculeusement par le gardien, il se faisait lober, une tête manquée par Camara sur le corner, il était tout seul, et la contre-attaque gâchée par Jallet) contre une ou 2 jusqu’alors.

Erding a encore été à pleurer, tentant des tirs impossibles même pour le meilleur joueur du monde dans un jour de chance et loupant de façon criminelle un face à face avec le gardien. Le défenseur s’était éliminé tout seul, le Turc a pu partir dans la profondeur pour une sorte de challenge Wanadoo[12], il l’a négocié comme la petite Julie, 11 ans, qui s’est inscrite au foot cet été parce qu’elle est fan d’Elodie Thomis (dont elle tente de reproduire les gestes à l’entraînement… c’est plus facile que de copier Marta). Certes, un défenseur l'a gêné au moment du tir, mais il n'aurait jamais dû lui laisser le temps de revenir. Quelques minutes après l’ouverture du score (28e), ça aurait fait mis le PSG à l’abri, les Autrichiens auraient alors dû en mettre au moins 3 de plus pour passer devant au classement. C’est rageant… Pour une fois qu’Erding n’était pas HJ…

Nenê et Chantôme ont fait tout ce qu’ils pouvaient, le Brésilien a beaucoup tenté, c’était toutefois assez brouillon dans l’ensemble, le reste était pathétique, il y avait en permanence le feu derrière, les Parisiens se déplaçaient à la vitesse d’un cheval à l’abattoir. Résultat, 6 ou 7 occasions franches en première période pour les germanophones, dont le but, quelques miracles et au moins une occasion lamentablement croquée. A chaque fois la défense était à la ramasse, 2 à 4 Parisiens se faisant éliminer/mettre dans le vent/devancer. Je n’ai pas fait de montage vidéo à ce sujet car je n’en avais ni le temps, ni l’envie… ni le courage.

On n’avait pas vu un club français être aussi bidon sur la scène continentale depuis… la veille… Rennes-Udinese, un piteux 0-0. Rennes n'a pas gagné le moindre de ses 13 matchs lors des phases de groupe de la C3[13]Ça m’a aussi rappelé les matchs de l’OL et de l’OM la semaine dernière en Ligue des Champions. Il suffisait au PSG de faire match nul contre club facilement dominé au Parc il y a quelques semaines. Dans le pire des cas une défaite par un but d’écart – ou même 2 buts d’écarts en marquant au moins une fois – permettait de jouer la qualification lors de la dernière rencontre en battant l’Athletic Bilbao… Difficile de se remettre de ce manquement au devoir commis par les joueurs. Même à 10 dès la première minute une défaite 2-0 n’aurait jamais dû se produire. Est-ce que les joueurs s’intéressent aux résultats ? Ils auraient dû tous comprendre la nécessité de ne pas encaisser ce put*in de but !

En seconde période on espérait enfin une réaction, celle déjà espérée à Marseille. Cette fois, on a senti un frémissement, l’envie d’aller au combat et de jouer au ballon était nettement supérieure, une frappe de Chantôme a été contrée par un bras (collé au corps, il n’y avait pas lieu de siffler péno, pas cette fois). Ce vent nouveau est assez rapidement tombé, notamment parce que derrière, rien n’avait changé, les erreurs étaient toujours légion, c’était l’apocalypse en défense, pourtant en face les mecs n’étaient plus dangereux. Salzburg a laissé le ballon à ses visiteurs, défendu très bas mais très bien, multiplié les fautes au milieu, et profité du corner à la 94e pour redevenir maître de son destin. Il s’agissait de la seconde occasion autrichienne de la seconde période après un tir cadré à la 66e minute.

Les Parisiens ont essayé de construire, de combiner, ils ont pris des initiatives individuelles à l’image de Bahebeck, très provocateur, assez audacieux, il avait la bonne attitude. Certains ne retiendront que la frappe totalement manquée suite à un corner, ces gens sont malhonnêtes. On a même vu Bisevac tenter 3 montées balle au pied en seconde période, la première fois il a frappé au lieu de décaler un coéquipier (limite passe au gardien^^), les autres n’ont pas apporté grand-chose, les défenseurs centraux ont chacun gâché un CPA offensif avec un contrôle ou un tir grotesque. L’envie était présente, la réalisation ne suivait pas souvent, trop de ballons étaient perdu en raison d’une mauvaise passe, d’un mauvais contrôle ou encore d’une incompréhension. Erding a failli réussir un miracle, il a conclu son enchaînement à 20 mètres par une frappe un tout petit peu trop croisée (66e). Rendez-vous compte, il a failli cadrer un tir ! L’occasion de Bahebeck est intervenue juste après grâce à un jaillissement et un décalage de Nenê. Si le Brésilien a encore été l’auteur de trop de mauvais choix, il était très volontaire, a encore été un des plus dangereux, il n’y a pas énormément à lui reprocher, dans ces 2 naufrages collectifs il a fait son maximum pour écoper. Il y a eu une frappe de Gameiro détournée in extremis en corner (90e), une tête cadrée sur un débordement de Matuidi (91e)… C’est bien maigre.

On ne peut omettre de le signaler, l’arbitre israélien, M. Liany, a peut-être oublié 2 fois de siffler penalty en faveur du PSG pour deux charges sur Nenê après un une-deux avec Gameiro (81e) puis après un des rares excellents enchaînements collectifs (91e). Pourquoi «peut-être» ? A vitesse réelle ça semblait assez net, voire évident, la première fois c'est moins clair quand on le revoit, l'Autrichien ne joue pas la ballon, le contect est là, toutefois il n'est pas énorme, ça peut se siffler ou non. Quant au second cas, on n’a jamais eu droit à un ralenti ou à un plan un peu plus serré, il a fallu se contenter du direct en plan large.

Je vais vous épargner le chapitre réalisation télé avec des RALC[14] d’une minutes dont 30 secondes de réaction du joueur après son action réussie ou manquée – pendant le jeu, le réalisateur n’attendait même pas une touche, une sortie de but ou un CF… Du rarement vu, même à France Télévisions ils n’osent pas ce genre d’horreurs télévisuelles. En plus le stade était presque vide. Quel match glauque ! Heureusement, la pelouse était belle, ça évitait un rendu trop catastrophique.

Concernant ces pénos, on peut nourrir quelques regrets, mais sur ce coup, comment voulez-vous gueuler contre l’arbitre ? Si le PSG avait bien joué, avait fait le métier, on n’aurait même pas relevé la chose, car il aurait marqué. Si la qualification est grandement compromise, c’est plus en raison du nul à Bratislava, de la prestation honteuse de jeudi et du relâchement au match aller. Et oui, le but autrichien en fin de match ne payait pas de mine, pourtant il risque de coûter extrêmement cher. (Ceci dit, à l’aller l’arbitre avait oublié au moins un énorme péno pour une faute sur Pastore, ce dernier ayant réussi un grand numéro). 3 matchs sur 5 sans marquer (les 3 à l’extérieur), c’est au moins 2 de trop. 5 matchs d’EL avec Erding titulaire, c’est 5 de trop.

  • Mais y sont où ? Mais y sont où ? Mais y sont où les Parisiens ?

On a beaucoup entendu ce champ lors des dernières minutes de la Grande Sardinade. Normalement, prendre 3-0 à Marseille, c’est très dur à encaisser. Seulement, cette saison, pour s’en remettre, il suffit de regarde le classement. L’OM est à 12 points du leader après 15 matchs, le PSG est 2e avec 30 points, et rien ni personne ne pourra les lui prendre.

On peut raisonnablement espérer 39 à 42 points à la fin de la phase aller avec réceptions de Montpellier, Rennes, Marseille et Toulouse lors de la phase retour… Il y a pire comme situation, non ? Bien sûr, pour y parvenir, il faut immédiatement réagir contre Auxerre.

L’élimination du PSG de l’EL serait un coup très dur pour la concurrence, je ne vois pas qui pourrait l’empêcher de finir champion sans la fatigue des matchs du jeudi… Hormis lui-même, s’il change trop de choses en janvier, notamment l’entraîneur. Dans ces conditions il faudrait éviter de trop étoffer l’effectif cet hiver, trop de joueurs sans temps de jeu, ça peut vous pourrir un vestiaire.

Plus que 5 matchs avant la trêve, peut-être Hoarau sera-t-il de retour avant la fin de l’année, normalement ça ne devrait pas tarder, Beckham devrait arriver, Tiéné va partir à la CAN – YEEEES ! OUI ! CAN ! – et on peut s’attendre encore à 1 ou 2 renforts. Un petit virus de novembre, on s’en remet, il serait stupide d’euthanasier le maître d’école parce que dans sa classe quelques élèves sont enrhumés. Ils ont aussi des rhumes au Qatar ?

Notes

[1] L’Equipe et Le Parisien.

[2] L’épicier arabe du coin est rarement un Qatari, il faudrait le signaler à ces faiseurs d’infos.

[3] Les Bratisla Boys ont encore perdu (à Bilbao). Les Basques, certains d’être premiers du groupe, enverrons peut-être une équipe fortement remaniée pour leur match au Parc. Le seul espoir est de voir Bratislava s’arracher pour faire bonne figure devant son public, ça pourrait alors faire un match nul ou une victoire 1-0 des Slovaques et permettre au PSG de passer.

[4] Il a été touché lors du match de barrage de l’EL contre Differdange 3 jours plus tôt.

[5] Je n’ai rien contre le garçon, il s’agit d’une critique des capacités du salarié d’une équipe professionnelle de football.

[6] Luyindula serait accusé de foutre la merde dans le vestiaire en perturbant certains de ses amis, en particulier Zoumana Camara… Sur le terrain, Erding est bien plus perturbant.

[7] Bodmer s’était blessé et Clément avait pris un rouge en toute fin de rencontre.

[8] Hors Differdange.

[9] D’Action Discrète.

[10] Est-il nécessaire de rappeler de qui il s’agit ?

[11] Le but à Bordeaux a été inscrit à la 10e minute.

[12] Je sais, c’est l’appellation old school, il y a longtemps que ça a changé de nom.

[13] 2 fois 4 matchs en Coupe de l'UEFA formule poules à 5, et 5 matchs joués cette saison, le dernier est à Madrid, ça devrait faire 14 rencontres sans gagner.

[14] R pour ralentis.