D’ailleurs après "les Barjots", "les Caustauds", "les Experts", "les Femmes de défis" et "les Braqueuses[1]", "Les Eclopées" me semble être le surnom approprié à la situation. S’il y avait du handball féminin aux Jeux Paralympiques, la France serait favorite. São Paulo, c’était Verdun avec du soleil.

Suite au 8e de finale couperet absolument formidable contre la Suède, la Russie se dressait sur la route des Bleues dès le stade des quarts de finale. Se farcir les quadruples championnes du monde en titre – qui ont battu la France en finale en 2009 après les avoir sorti en quart aux JO avec l’aide d’arbitres chinoises incompétentes – n’est vraiment pas un cadeau. Au TIPIF, juste avant de partir au Brésil, la rencontre entre ces 2 nations a donné lieu à une bran-bran, seulement depuis les cartes ont changé, la France ayant notamment perdu Mariama Signate jusqu’à la fin de la compétition. Raphaëlle Tervel, touchée à la cheville en 8e, était en revanche dans le groupe.

Le match a débuté assez difficilement, peut-être en raison de l’horaire (il s’agissait du premier des quarts de finale, il a débuté en fin de matinée), les deux équipes perdaient beaucoup de ballons, il était difficile de marquer en jeu placé, les gardiennes et les poteaux ont repoussé pas mal de tentatives. La Russie a mené 5-3 après une bonne série, les Bleues défendaient bien, elles ont ainsi pu répondre par un 4-0 pour à leur tour mener au score malgré un jet de 7 mètres manqué par Paule Boudoin. Les championnes en titre ont réussi à s’accrocher pour ne jamais être larguées) de plus de 2 buts, réussissant parfois à égaliser.

Pendant cette première période on a vu presque autant de pertes de balle que de buts, la précision manquait dans les tirs – si un tirer sur un montant de la cage rapportait ½ but le score se serait envolé – car les débats étaient surtout portés sur le terrain de la défense et de l’engagement physique. Les arbitres espagnols ont eu la main lourde avec les 2’ (9), ont sifflé pas mal de jets de 7 mètres (5 en première période, 3 en seconde), ils ont accepté ou refusé 2 ou 3 buts à tort, mais n’ont pas avantagé une équipe. A un moment la Russie s’est retrouvée en double infériorité, notamment parce qu’une de ses joueuses a balancé la géniale Allison Pineau pendant que celle-ci était en l’air (elle s’est fait mal en retombant, une mauvais habitude comme on le verra plus tard). Si elles ont plutôt bien géré les infériorités numériques, les Bleues ont souvent mal – ou n’ont carrément pas – profité d’être en supériorité. A 6 contre 4 dans le champ elles ont réussi à enchaîner poteau, péno arrêté et encore poteau.

A la mi-temps la France menait 13-12 grâce à un dernier but de Siraba Dembele à 2 secondes du buzzer. Tout restait donc à faire. A la reprise, une Russe a égalisé d’une énorme minasse en lucarne sur un tir 9 mètres avec écran alors que les arbitres avaient le bras levé, portant ainsi le score à 13-13. Dans l’histoire de l’EdF de hand féminin ce score a souvent été synonyme de grande victoires, il s’agit en quelque sorte d’une marque fétiche, les Bleues finissent par l’emporter quand elles en passent par là. Une fois de plus, cette légende s’est confirmée. En effet, dans la foulée de cette égalisation la France a imposé sa supériorité, elle n’a jamais été revue après un lob fabuleux d’Alexandra Lacrabère réussi en position de pivot alors qu’elle était complètement tenue par son adversaire. La défense très dure des coéquipières de Camille Ayglon a permis de récupérer nombre de ballons et de multiplier les attaques rapides. L’écart a une première fois été porté à 3 buts, la Russie est revenue à 16-15 sur un nouveau penalty d’Emilia Turei, un retour aux allures de feu de paille car Nina Kanto et Camille Ayglon ont très vite remis les leurs à +3, la première se faisant même mal en se jetant dans la zone pour pousser au sol un ballon qui traînait.

Don de soi, combativité hors norme, l’état d’esprit de toutes ces filles aura été admirable jusqu’au bout, elles ont donné leur corps pour la patrie ! Dans tous les sports, mener le jeu, c’est être une cible. Allison Pineau a ramassé une quantité pas possible de coups, le marquage individuel pratiqué sur elle après un temps mort très étrange d’Evgeny Trefilov – le mythique entraineur a gueulé 10 secondes sur ses joueuses puis s’est tu – a profité à Lacrabère, auteur d’une belle série entrecoupée d’un ou deux buts russes mais surtout d’arrêts ou parades d’une Amandine Leynaud en forme et une réussite. Pour une fois, Krumbholz n’a pas changé de gardienne à la mi-temps, bien lui en a pris. Bénéficiant parfois d’une grande réussite à l’image d’un tir dévié par le dernier rempart russe, lequel a vu le ballon entrer dans sa cage à 2 à l’heure, l’EdF a pris le large pour mener de 5 buts à la 50e minute. L’affaire semblait entendue.

C’est alors que les Bleues ont eu la bonne idée de relancer le suspense. C’était trop facile, la maîtrise était trop grande, tout se passait trop bien, on n’avait jamais eu peur, la France était en train de se qualifier sans souffrance (mais avec douleurs^^)… d’où ces 10 dernières minutes très compliquées. La Russie est passée en défense 1-5, a enchaîné les fautes pour empêcher l’EdF de tirer, elle a réussi à dérégler le jeu français, on a assisté à une soudaine multiplication des pertes de balle, Lacrabère échouait à chacune de ses tentatives, le champagne était en train de tourner au vinaigre. Si en raison de quelques boulettes et d’une défense encore solide du côté des Bleues les filles de l’Est n’ont pas su tirer profit de toutes les possessions gâchées par leurs adversaires, incapables de marquer pendant plusieurs minutes (excepté un but de Pineau refusé par les arbitres pour revenir à la faute), elles ont tout de même pu recoller de 24-19 à 24-23 à 3 minutes de la fin avec en bonus une supériorité numérique en leur faveur.

Il y avait le feu, Claudine Mendy a joué les pompiers en marquant le 25e but de façon improbable. Alors que la défense cherchait le passage en force elle a reçu le ballon en l’air au milieu d’une forêt de bras, n’a même pas pu armer, tirant dans le mouvement. Les Russes n’ont jamais pu s’en remettre, Leynaud, sa barre et un marcher ont tenu la baraque jusqu’à la délivrance, le buzzer.

25-23, score final, un exploit historique, un billet pour pour le dernier carré, l’assurance au pire d’organiser un TQO en France (il s’agissait d’un des objectifs principaux, la qualification pour les Jeux Olympiques passait par un bon résultat au Brésil)… La journée parfaite en somme. L’adversaire suivant, le Danemark ne semblait pas être un morceau aussi coriace que la Russie. Demi-finalistes lors du dernier Euro chez elles, les Danoises ne faisaient pas figure de cadors, leur parcours n’a pas été très impressionnant, elles ont par exemple eu énormément de mal à se défaire du Japon en 8e de finale (les Bleues ont atomisé[2] les Nippones en début de Mondial).

Au bout de 2 minutes, Allison Pineau est poussée de face en l’air alors qu’elle avait sauté pour tirer, en se réceptionnant elle se détruit le genou, est évacuée en pleurs, fin de l’aventure pour la meilleure joueuse du monde[3]. Les Bleues n’avaient pas assez d’emm*rdes, il fallait une tuile de plus. Psychologiquement le coup a été dur à encaisser, les Françaises ont mis du temps à s’en remettre, elles ont été menées 7-4 avant le lancer la machine. Si on n’a jamais vraiment eu peur lors du quart de finale hormis la frayeur lors des 5 dernières minutes, celle fois c’est passé comme une lettre à la poste. L’EdF a égalisé à 7-7, est passée devant notamment grâce à des chabalas[4] de Paule Boudoin, il y a eu 11-10 pour les Scandinaves avant un véritable festival : la France a été impériale, et en particulier une joueuse…

Si tu ne vas pas à Lacrabère, Lacrabère ira à toi !

Avec son numéro 64 dans le dos, la fille du sud-ouest a survolé la rencontre. En attaque, elle a fait des ravages. Pendant une période étalée entre la fin de la première et le début de la seconde période, elle a inscrit 5 buts consécutifs de son équipe. Au final, elle aura inscrit 10 buts en 13 tirs – en exécutant les jets de 7 mètres après que ses coéquipières en aient loupé 2 en début de match – et fait des passes décisives avant d’être prise en marquage strict en fin de rencontre. Les Danoises ont mis un temps fou à comprendre la nécessité de la ralentir à défaut de pouvoir la bloquer.

Les gardiennes françaises ont eu un rôle primordial dans cette victoire. Amandine Leynaud a réussi une bonne première période, elle a été remplacée par Cléopâtre Darleux à la mi-temps, laquelle a été l’auteur d’un excellent passage, la titulaire revenant pour les jets de 7 mètres. Au retour des vestiaires les Bleues ont accru l’écart avec un 6-2 lors duquel la joueuse à lunettes a réalisé au moins 4 ou 5 arrêts en cherchant en plus à relancer vite et long pour favoriser les attaques rapides/contre-attaques tout en mettant la pression sur les Danoises (ça n’a pas toujours fonctionné^^), le score est passé de 14-12 à 20-14, le plus gros écart de la rencontre. Lors de cette série Marie-Paule Gnabouyou a réussi deux gros tirs en suspension suite auxquels a débuté une disette tricolore…

Le 4-0 ayant permis à l’armée des blondes de passer de -6 à -2 en quelques possessions – c’est vite fait, 2 ou 3 TO, 2 arrêts, 2’ pour Baudoin, quelques missiles lancés par un bras danois, vous arrivez rapidement à un 4-0 – n’a pas inversé la vapeur car Olivier Krumbholz a appelé un temps mort salvateur au bon moment. Dans la foulée Nina Kanto a relancé la machine d’un but en pivot puis est intervenu ce qui peut être interprété comme étant le tournant psychologique majeur de la seconde période, le Leynaud show. A 22-19, Darleux arrête un tir mais les arbitres donnent péno et 2’ contre Dembele. Si le Danemark était revenu à -2 avec 2 minutes à jouer à 6 contre 5, il se serait complètement relancé à une grosse dizaine de minutes de la fin. Leynaud a détourné le penalty, puis, restée sur le terrain, elle a arrêté le tir suivant après une perte de balle française. Ces deux exploits en quelques secondes ont eu un effet euphorisant sur toute l’équipe comme si on avait injecté une dose d’adrénaline à chacune de ses membres, Paule Baudoin s’est alors sacrifiée pour obtenir un passage en force en se mangeant au passage un gros caramel. Ainsi l’EdF a réussi à conserver ses 3 buts d’avance malgré l’infériorité numérique. On voit souvent ce genre de phénomènes dans les sports collectifs, il peut être la conséquence d’un gros plaquage, d’un contre ou d’un dunk surpuissant (l’exemple parfait est celui de Batum contre l’Espagne au Mondial 2010), d’un péno arrêté, d’un gros tacle ou même d’un carton rouge dans certains cas.

Les événements ont repris leur cours, l’écart variant entre +2 et +3 avec des buts de Kanto et de Baudoin après interception, il restait 5 ou 6 minutes à jouer quand… l’écran est devenu noir. Plus d’image. On n’a donc pas vu la fin de la demi-finale, le faisceau satellite s’est interrompu irrémédiablement. Heureusement, on a pu suivre la fin à la radio sans louper grand-chose de fondamental. Grâce notamment à 2 buts d’Amélie Goudjo, les Bleues ont pris leur envol pour l’emporter 28-23. L’EdF a obtenu ainsi son 4e ticket pour une finale mondiale depuis 1999, année de leur première participation au dernier match du tournoi. Les Bleues ont réussi un parcours formidable malgré l’accumulation des problèmes. Réussir une nouvelle prestation de ce niveau en ayant perdu un élément clé d’entrée est admirable, malheureusement s’en remettre est extrêmement difficile tant les organismes sont sollicité, il faut compenser l’absence en faisant plus jouer les autres, en leur demandant plus d’efforts. Sans surprise, les Bleues ont manqué de jus en finale, l’arrivée de Marion Limal par le premier avion ne risquait pas d’y changer grand-chose. Notons qu’en marquant son 9e but (9-8), la France a encore failli être victime d’une catastrophe, cette fois Camille Ayglon s’est tordu la patte cheville, sans doute en marchant sur le pied… d’une coéquipière. Elle a joué malgré la douleur.

Si en demi-finale le Danemark a parfois bien aidé l’EdF, commettant énormément de grosses fautes (d’où de nombreuses sanctions handicapantes, 5 fois 2’ et 6 pénos concédés) et quelques boulettes de débutants (du genre mauvais changement, ça fait 2 minutes de suspension à chaque fois, en première période à cause de ça les Scandinaves ont joué 1’30 avec 2 filles de moins), la Norvège n’a pas fait ces cadeaux aux "Eclopées". On aurait aimé une finale plus disputée, surtout en prime time à la télé sur une chaîne en clair.

France 3 a fait au hand féminin l’honneur d’être diffusé en direct sur une chaîne premium. A la même heure un autre dimanche soir, la finale de l’EuroBasket a dû se contenter de France 4, d’où une audience bien moindre. C’est ainsi que Tony Parker, Joakim Noah et Nicolas Batum ont été moins regardés que Blandine Dancette et ses partenaires. Vive le sport sur France Télévisions et ses choix éditoriaux ! J’aimerais comprendre cette différence de traitement.

L’enjeu sportif et médiatique était énorme, surtout pour la France car les championnes d’Europe – et championnes olympiques – en titre étaient déjà qualifiées pour Londres 2012. L’IHF a fait un sale coup, un de plus, on y reviendra. La finale a bien débuté, les Norvégiennes n’ayant jamais mené entre 1-0 et 8-7, il y a même eu 2 buts d’avance pour les Bleues pendant quelques instants. Trop d’erreurs défensives, par moments un certain manque d’attention et quelques pertes de balle évitables n’ont pas permis de réellement tirer profit de la réussite de Leynaud (elle en a eu peu). Bien souvent, marquer un but à ces ogresses venues du nord de l’Europe – dans le tableau final les Bleues ont joué la Suède, la Russie, le Danemark et la Norvège comme si elles avaient été invitées à une sorte de championnat d’Europe du nord – relevait de l’exploit ou nécessitait pas mal de chance. Utiliser des munitions conventionnelles ne surprenait guère la gardienne, la dénommée Katrine Lunde Haraldsen (17 arrêts sur 39 tirs dont 7/14 à 6 mètres, 4/8 à 9 mètres et 3/3 sur les ailes, autrement dit les Bleues n’ont réussi à la mettre en grandes difficultés que sur attaques rapide ; l’autre gardienne a repoussé 2 pénos sur 4). Un grand numéro de Dembele par-ci, une interception d’Ayglon à la Jackson Richardson, quelques belles tentatives de Mendy à des hauteurs variées (à l’épaule avec rebond, à la hanche, en l’air en élévation au-dessus de la zone), un gros pruneau envoyé de loin par la très jeune et inexpérimentée Audrey Bruneau (plus une arme de secours qu’une arme secrète sans vouloir lui manquer de respect), un but d’Angélique Spincer après une sorte de une-deux magnifique avec Lacrabère, un beau but en pivot de Kanto sur une super passe décisive… De temps en temps, ça a fonctionné. Pas assez souvent.

Pendant la 2nde moitié de la première période, pendant que la France marquait 1 but, la Norvège en marquait 2 ou 3. Le score est passé de 9-10 à 13-19 à la pause avec un passage à -7… dur. L’absence d’Allison Pineau s’est vue. 4 exclusions de 2’ provoquées par les Scandinaves, aucune à leur encontre (sans qu’il y ait à se plaindre de l’arbitrage), les Bleues ont même joué à 2 de moins pendant quelques seconde… La France a tout simplement bu la tasse en défense à l’image du but de Karoline Dyhre Breivang après un cross-over sur Tervel, elle ne parvenait plus à rien en attaque.

La fatigue physique, la difficulté psychologique d’être largué, de voir le score gonfler et le temps s’écouler… Les filles n’en pouvaient plus. Malgré des arrêts de Darleux et de nombreuses occasions de se rapprocher à -4 après avoir été menées de 8 buts, les Bleues n’ont jamais pu redevenir une menace pour les Norvégiennes. Elles n’ont pas lâché, ont essayé beaucoup de choses, mais ont payé la prise de risques nécessaire pour tenter de recoller au score. Le score final, 32-24, est lourd mais juste. Franchement, mieux vaut perdre une finale comme ça que 8-7 en ayant croisé un truand avec un sifflet à la bouche

Les détentrices des 3 grands titres internationaux – l’équivalent de la France en hand masculin – ont été remarquablement efficaces, la dénommée Linn Jorum Sulland a mis ses 4 premiers tirs en 1ère période (en tout 5/6 en un gros quart d’heure), Kristine Lunde-Borgersen a fait 6/8, Heidi Løke et Amanda Kurtovic chacune 4/5… Nos gardiennes ont eu beaucoup de mal : 9 arrêts sur 41 tirs dont 4/24 pour Leynaud…

Pour la France il s’agit de la 3e médaille d’argent en 4 finales mondiales. La première fois, le fait d’aller au bout était assez fantastique pour faire en grande partie passer la déception de perdre en prolongation, le hand féminin est né aux yeux du public à cette occasion. La finale suivante (2003) a été remportée de façon improbable en effectuant un retour hallucinant – un déficit de 7 buts effacé en 7 minutes – pour coiffer les Hongroises au poteau. La 3e (2009) était là aussi très surprenante, les Bleues avaient une équipe très jeune en phase de reconstruction après les retraites internationales consécutives aux JO de Pékin, l’argent était une grosse satisfaction en soi. Au Brésil, les Bleues ont réussi un parcours exceptionnel malgré toute une série de catastrophes, elles ne se cachaient pas, elles venaient pour le titre et au complet auraient très probablement pu réaliser leur rêve avec une poisse un peu moins prononcée.

Cette année, l’objectif était double, le titre et la qualification olympique, il n’est même pas à moitié atteint malgré cette belle breloque. La pilule est dure à avaler car pour parler trivialement, l’IHF a décidé de nous encul*r à sec en qualifiant la Suèdepour le tournoi olympique en raison de sa médaille d’argent… au Championnat d’Europe. Autrement dit, l’instance mondiale du handball donne plus de valeur à une compétition continentale qu’au Mondial… sauf pour attribuer les places au TQO. C’est totalement incohérent. Rappelons-le, la France a éliminé la Suède en 8e de finale, si une équipe méritait d’aller directement à Londres, c’était bien la France. Si au moins la règle avait été clairement annoncée avant l’Euro… On l’invente le jour de la finale du Mondial – un an après – en fonction des équipes concernées. Ça file la gerbe.

Au lieu de se retrouver dans un TQO très difficile à l’étranger, la Suède se retrouve ainsi invitée aux JO. La France devra passer par un tournoi – heureusement à domicile – d’un niveau assez relevé. Des 3 TQO, il s’agit probablement du plus difficile, néanmoins, sauf persistance de la poisse, on les imagine mal ne pas finir parmi les 2 meilleures des 4 équipes en lice lors de cette compétition inventée juste pour faire chier le monde. Allison Pineau ne sera pas là, on peut espérer la récupérer pour les JO… et y faire une razzia de médailles d’or. Le 7 du tournoi avec… 7 pays représentés… c’est encore hyper politique. On se croirait chez Jacques Martin, tout le monde a gagné…
Gardienne : Chana Masson (Brésil)
Ailière gauche : Emilia Turei (Russie)
Arrière gauche : Andrea Penezic (Croatie)
Pivot : Heidi Løke (Norvège)
Demi-centre : Allison Pineau (France)
Ailière droite : Carmen Martin (Espagne)
Arrière droite : Line Jørgensen (Danemark)

La fierté l’emporte largement sur la déception. Bravo les Bleues, rendez-vous à Londres. 2012 sera l’année de la VEANGEANCE !!!

Notes

[1] Basket féminin 2009.

[2] Désolé.

[3] Avis perso partagé par beaucoup.

[4] Des lobs.