• Les matchs.

Auxerre-Nancy, 1-3.
Chez ces 2 clubs en pleine décrépitude, on a tenté la même recette, recruter une ancienne gloire du club. Olivier Kapo a été recruté... 7 ans ½ après son départ. Entre-temps, il a flingué sa carrière, depuis un bon bout de temps il était sans club. C’est très léger pour une équipe à la rue. A Nancy, on a pris Puygrenier, mais aussi des joueurs de grande classe : Yohan Mollo, surtout connu pour avoir un melon énorme, et Moustapha Bayal Sall, le seul et unique (il n’a pas joué).

Et mine de rien, Mollo a réussi son retour en L1 après 6 mois passés dans l’anonymat en Espagne. Un but d’un lob intelligent en contre – même s’il avait une très bonne solution de passe – suivi dans la minute d’une avant-dernière passe pour décaler Lemaître dont le centre a pu être repris par… Niculae. Le Roumain a ensuite réussi un doublé, on lui a refusé son but pour un HJ inexistant, mais peu importe, il en a encore planté un autre. Quand on assiste à l’enterrement d’un club auquel on doit beaucoup (Niculae a joué 4 saisons dans l’Yonne), en général, on ne fait pas tourner les serviettes en dansant sur les tables. Niculae n’a pas fêté ses buts, on peut le féliciter pour cette sobriété de bon aloi. Il n’aurait pas fallu attiser encore plus la colère des supporters auxerrois les plus virulents, ceux-ci n’ayant pas hésité à s’approcher du banc de touche de leur équipe pour protester de façon menaçante, puis à manifester après le match.

A 0-3, l’AJA a juste pu réduire l’écart par Cissé en profitant d’être tête de Le Tallec sur la barre. Cissé… pas Djibril, dont Gérard Bourgoin avait fait miroiter le retour à ses supporter, mais Edouard Cissé, Le seul à avoir déjà vécu ce genre d’ambiances. Ce but pourrait n’avoir aucun impact sur le sort du club. La dégringolade semble sans fin, mais quand on est 18e, on peut encore descendre… et très bas. Bourgoin a organisé un putsch en fin de saison dernière pour reprendre le pouvoir, il a raté son recrutement, aurait dû vendre Ndinga quand il avait de la valeur aux yeux de l’OL et se servir de l’argent pour renforcer l’équipe, n’a pas remplacé les joueurs comme Coulibay, blessé pour la saison… Fournier est un bon entraîneur, malheureusement il possède un groupe de niveau Ligue 2 avec seulement quelques joueurs de L1.

Brest-PSG, 0-1.
C’est bien sûr à part, comme tous les matchs du PSG. CLIQUEZ ICI.

Lorient-Sochaux, 1-1.
Kévin Anin est parti, Modibo Maïga est à la CAN… Le nettoyage a à moitié était fait à Sochaux, ce à quoi il faut ajouter quelques arrivées dont on n’a pas encore pu apprécier les effets puisque seul Thierry Doubai a fait ses débuts sous ses nouvelles couleurs. J’espère que ça permettra aux Lionceaux de rester en L1. Après ce match, il y a de l’espoir, car les coéquipiers de Marvin Martin ont su réagir à l’ouverture du score lorientaise en début de seconde période pour rentrer dans le Doubs avec au moins un point, si ce n’est 3. Cédric Bakambu a fini par égaliser d’une frappe surpuissante en lucarne à la 80e, lui et ses collègues avaient eu plusieurs occasions lors de la rencontre, Privat en a eu une par la suite pour arracher la victoire, mais Audard s’est interposé.

Les Merlus ont bien cru renouer avec la victoire (leur dernier succès remonte à la 15e journée) grâce au but inscrit par Alaixys Romao à la 63e au termine d’une action assez rare. En effet, le défenseur central a remonté le terrain dans le jeu pour finir en position d’attaquant et marquer avec beaucoup de sang-froid comme un véritable n°9.

Pour Sochaux, c’est mieux que rien, quand on est reléguable tout point vaut encore plus cher.

OL-Dijon, 3-1.
C’est l’histoire d’un match que l’OL devait absolument gagner contre un adversaire tout à fait à sa portée mais qui aurait pu coûter cher aux Lyonnais à cause d’une bêtise défensive puis d’une grossière erreur d’arbitrage. Finalement, grâce à 2 actions de Bafé Gomis, la logique a été respectée.

Grâce notamment à une excellente prestation de Clément Grenier, les locaux ont nettement dominé leurs visiteurs pendant presque l’intégralité de la rencontre, ils ont mené dès la 8e minute grâce à un but de l’indispensable Jimmy Briand, une tête au 2nd poteau sur un centre de Bastos. Il est très critiqué mais efficace le bonhomme... Mais dans la foulée, Réveillère a bêtement commis une faute sur Corgnet à l’intérieur de sa surface, sanction logique, penalty. Brice Jovial décide de le tirer – étrange car Eric Bauthéac avait l’habitude de s’en charger – et trouve… le poteau.

Par la suite, les Lyonnais ont multiplié les occasions sans parvenir à marquer (parfois à cause de Baptiste Reynet, parfois à cause d’un petit problème de placement ou de finition), permettant ainsi à Dijon de croire au miracle déjà réalisé par Ajaccio en début de championnat (nul 1-1 à Gerland).

Le miracle est intervenu après une première alerte, un CF lointain tiré rentrant par Bauthéac vers la lucarne opposée (Lloris était vigilant, il ne s’est pas fait lober). Profitant de l’absence d’opposition due à une faute de Jovial sur Samuel Umtiti dans la surface, Younousse Sankharé est allé gagner son duel avec Lloris pour porter le score à 1-1. Tout le monde s’était arrêté en pensant que M. Varela, bien placé, allait sanctionner cette faute évidente, il avait d’ailleurs porté son sifflet à sa bouche, il n’a pas interrompu l’action et a ainsi fait de cette rencontre une sorte de match de 30 minutes…

Heureusement pour l’arbitre et pour les Lyonnais, les conséquences de cette erreur sont restées limitées, Gomis ayant finalement pu faire la différence à la 82e en marquant un but magique – A VOIR ABSOLUMENT, LE CONTROLE EN SE RETOURNANT EST UNE PURE TUERIE, LES DEFENSEURS N’ONT RIEN COMPRIS – puis pendant le temps additionnel en offrant un caviar à Alexandre Lacazette pour le 3-1 (l’action collective est bien). A force de pousser, ça devait bien finir par rentrer.

Lyon ne pouvait se permettre de ne pas prendre 3 points, l’essentiel est donc assuré avant une semaine chargée : demi-finale de CdL à Lorient puis match très important à Marseille. Le vainqueur de cette rencontre augmentera considérablement ses chances de qualifications pour la prochaine Ligue des Champions (en conservant de minces espoirs d’être champion), le perdant pourrait bien se plomber la fin de saison, et s’il n’y a pas de vainqueur, soyez-en sûrs, Paris, Montpellier et Lille s’en réjouiront.

Nice-Montpellier, 0-1.
Si on se contente de regarder les résultats, on peut être tenté de dire que finalement la CAN n’aura pas handicapé le MHSC car les jeunes ont bien pallié les absences de Belhanda, Camara et Saihi. Sachant que le Maroc et le Sénégal sont déjà éliminés, les 2 premiers auront seulement loupé 2 matchs de L1 et 2 de CdF. Lors de ces rencontres, contre qui ont joué les Héraultais ? Contre un club amateur et une L2 en ce qui concerne la coupe, contre un OL totalement décimé et Nice en championnat. Aussi privés de Yanga-Mbiwa et d’Utaka, les visiteurs n’étaient pourtant pas les plus handicapés. Nice a dû faire face aux absences de Mouloungui, Diakité, Coulibaly, Pejcinovic et Clerc, puis à la blessure de Didier Digard au bout de 20 minutes, un jeune s’étant ensuite blessé, laissant penser à une véritable malédiction. Que vaut vraiment Montpellier sans ses Africains ? On n’aura pas eu l’occasion de le savoir.

Les joueurs de René Girard auront donc su tirer profit d’un calendrier favorable pour retrouver une dynamique positive, rester dans le sillage du PSG et éloigner leurs concurrents dans la course à la 2e place. Ça n’a pas toujours été facile, ils restent sur 3 succès 1-0 T.C.C. en ayant manqué beaucoup d’occasions. Contre Lyon puis à Nice le but de la victoire a été inscrit par Olivier Giroud, mais cette fois le but est une belle frappe des 16m50 à la 90e minute, il ne doit rien à la chance (même si le gardien a touché le ballon), contrairement à celui marqué entre les jambes de Lloris après une erreur de la défense de l’OL. Giroud aura buté sur la défense et sur Ospina pendant une grande partie de la rencontre, le gardien colombien aura même repoussé un penalty concédé par Kévin Anin pour sa première apparition avec Nice. Cabella et Estrada aussi ont longtemps été frustrés par le portier niçois.

La victoire, acquise et conservée difficilement, reste néanmoins logique, Montpellier a nettement dominé cette inquiétante équipe azuréenne, désormais lanterne rouge malgré un potentiel bien supérieur à nombreuses de ses devancières au classement.

Toulouse-Caen, 1-0.
Toulouse, 1 tir cadré, 1 but…
Caen, 1 tir cadré, une boulette du gardien, pas de but.
2 tirs cadrés en 90 minutes… Ce n’est même pas le record de nullité de la journée ! Malgré l’arrivée de Serge Aurier en provenance de Lens – ce jeune latéral m’a fait bonne impression la saison dernière, pas assez pour lui tresser des (l)auriers (^^) – ayant permis à Tabanou de retrouver sa place au milieu du terrain, la prestation des Toulousain n’a guère été convaincante.

M. Malige semble avoir oublié un péno pour Caen pendant la première partie de la rencontre, le but est la conséquence d’une sorte de cafouillage ayant permis à Emmanuel Rivière de récupérer le ballon et de marquer… Les Normands auraient mérité mieux mais leur dynamique est trop négative pour espérer prendre des points sans réussir des prestations de facture encore bien supérieure. Dumas a enregistré quelques retours dans son effectif, mais pas celui de la réussite

LOSC-ASSE, 3-0.
Une rencontre à sens unique. Landreau a dû réaliser une parade pour repousser une frappe de Guilavogui à la 3e minute, ensuite les Verts ont subi et seulement subi (d’où des fautes, Clément aurait mérité un rouge au bout d’un quart d’heure pour une intervention assez terrible à voir au ralenti). Privé de ¾ de son quatuor offensif (Sinama-Pongolle blessé et suspendu, Aubameyang et Gradel à la CAN), Sainté n’a rien pu faire contre des Lillois presque au complet. Basa est blessé pour plusieurs semaines ou mois, Mauro Cetto est arrivé pour le remplacer – le gars était libre l’été dernier, le LOSC doit le racheter à Palerme, ça me rappelle le cas Tulio de Melo, le joueur est bon, l’affaire ne l’est pas – mais n’était pas encore qualifié. Nolan Roux, en revanche, était bien là, aligné d’entrée en pointe il a mis un demi-match à s’adapter à l’équipe dont il est le nouvel avant-centre titulaire, Moussa Sow ayant été transféré en Turquie (double bonne affaire lilloise sur ce coup).

Balmont a commencé à allumer des mèches de partout, Ruffier a longtemps retardé l’échéance, les grosses occasions n’ont toutefois pas été légion en première période. Pedretti a tout de même été tout proche de marquer à la dernière seconde du temps d’une sorte de centre-tir-lob claqué par le gardien. Le ballon se dirigeait vers la lucarne.

La nette domination nordiste a payé peu après la mi-temps. Après une énorme occasion pour Pedretti, Eden Hazard a obtenu et converti un penalty. La faute de Marchal est incontestable. Il restait 40 minutes, le LOSC en a passé 36 à pousser sans parvenir à faire le break. Nolan Roux est alors sorti de sa boîte pour inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs en suivant une action de Payet, dont le tir a été repoussé par Ruffier. Quelques poignées de secondes plus tard, il a remis ça en contre-attaque, lancé au but par Hazard.

Depuis le début de l’année 2012 le LOSC a connu beaucoup de difficultés offensives, son jeu était stérile, c’était encore le cas contre l’ASSE malgré de nets progrès dans la construction et globalement dans la maîtrise des débats. Si Roux s’intègre si vite, attendez-vous à voir Lille sur le podium.

ETG-Bordeaux, 0-0.
Le froid arrive sur la France, à Annecy, il caillait bien, le spectacle n’a pas eu de quoi réjouir le public. Merci qui ? Merci Pablo Correa ! C’est l’effet Pablo, le 0-0, c’est son trip !

La défense à 5 de Francis Gillot devenus défense à 4 en seconde période quand Planus, encore blessé, a dû sortir, a bien failli céder 3 ou 4 fois, notamment sur une action incroyable de Sydney Govou, préféré inexplicablement à Daniel Wass. Il y a 4 Danois dans l’effectif d’Evian-Thonon-Gaillard, autant les utiliser pendant l’hiver, ils ont l’habitude du froid, plus que Govou du moins… Il n’a jamais voulu que le barman mette des glaçons dans son verre… Pour en revenir à cette action, le gars nous a fait une-deux avec Brice Dja Djédjé puis coup du sombrero sur Michaël Ciani dans la surface suivi d’une reprise de volée à angle fermé… un poil trop croisée. Il a failli marquer le plus beau but de sa vie.

Lors de cette rencontre, il n’y a eu que 15 tirs, dont 1 seul cadré, le penalty de Yannick Sagbo arrêté magistralement par Cédric Carrasso en milieu de seconde période. On peut vraiment parler de bel arrêt plus que de péno mal tiré (fort sur le côté à mi-hauteur, on peut faire mieux, mais en général ça passe). Bon, j’aimerais que M. Rainville nous explique ce qu’est pour lui une occasion manifeste de but, parce que mettre un simple jaune au gardien dans cette situation me choque. La loi XII n’est pas respectée, le gars retient volontairement le pied de l’attaquant pour l’empêcher de se retrouver devant le but avec seulement un défenseur entre lui et la cage pour éventuellement l’empêcher de marquer. Si un défenseur fait la même chose et que le gardien est sur sa ligne, on sort le rouge, pourquoi ne pas le faire s’il reste un dernier rempart ne pouvant même pas utiliser ses bras pour intervenir ? Signalons tout de même la nouvelle bévue défensive de Ciani sur cette action…

Bref, 0-0, 1 point chacun, un public… ravi (^^), et vive le football !

Valenciennes-Ajaccio, 1-2.
M. Fautrel a complètement faussé la rencontre. On joue depuis 5 ou 6 minutes, occasion pour VA, Gaël Danic récupère le ballon après avoir tenté un centre-tir, il est clairement fauché par un Ajaccien, l’arbitre laisse les Corses contre-attaquer sans intervenir, 3 ou 4 passes plus tard, Eduardo contrôle dans la surface et marque dans le petit filet opposé, 0-1. 2e match de championnat disputé par le Brésilien avec son nouveau club, 2e but.

En raison de cette erreur, Valenciennes s’est tapé un match à handicap et a dû trimer pour égaliser. Pujol a tiré sur le poteau, Ochoa a repoussé une frappe de Gaëtan Bong, mais il n’y a pas eu beaucoup de grosses occasions en première période car les Ajacciens défendaient de façon acharnée. Peu après la mi-temps Vincent Aboubakar a réussi à égaliser d’une frappe lointaine au ras du sol, dans la foulée Paul Lasne a mis une énorme frappe sur la barre puis Danic a eu l’opportunité de donner l’avantage à VA. 10 minutes plus tard Tibéri a enroulé une frappe du gauche sur la barre, Mostéfa a récupéré le ballon, a tenté un grand pont dans la surface et a frappé en glissant, Gil s’est jeté pour le contrer. A ce propos, il faut que le commentateur de Canal arrête de prendre des produits hallucinogènes, parce que si pour lui il y a péno pour une main comme il le dit dans le résumé, alors il doit y avoir environ 1 péno par touche de balle au cours d’une rencontre. Déjà, je n’ai pas l’impression qu’il y ait main, mais surtout il n’y aucun geste volontaire pour toucher le ballon avec le membre supérieur.

Valenciennes a encore eu d’autres occasions, notamment une frappe splendide de Danic sur le poteau (Nenê style), mais à la 72e, Fautrel a encore fait des siennes. Après un premier jaune infligé à Lasne pour une faute dans le rond central en première période, faute dont l’Ajaccien était en réalité… la victime, il en mit un second au même homme pour une simulation dans la surface… alors qu’il y avait bien faute et penalty, car Bong avoir voulu entraver son passage, il ne lui a pas frappé dans le tibia mais il y a bien eu contact au niveau de la cuisse et de la hanche. Le défenseur ne s’est absolument pas préoccupé du ballon, on aurait dit un basketteur cherchant à provoquer un passage en force en arrivant en retard sur la route de son adversaire.

Finalement, les visiteurs ont réussi le hold-up pendant le temps additionnel grâce à un joli but de Christian Kinkela, entré à la 82e minute. Après un passement de jambe pour fixer Bong et se mettre sur son pied gauche, il a trouvé le petit filet opposé, le ballon passant dans un trou de souris entre plusieurs joueurs et le gardien. Ajaccio aura marqué 2 fois en ayant frappé au but à 7 reprises (3 tirs cadrés plus 2 sur les montants).

Valenciennes n’avait concédé qu’une défaite à domicile cette saison, elle remonte à fin août, c’était déjà un hold-up avec des erreurs d’arbitrages (de Bordeaux). Grâce à ses 12pts pris sur 12 possibles lors des 4 derniers matchs, Ajaccio n’est plus lanterne rouge mais… 15e ! Jouer libéré et être en confiance, ça vous change la vie.

Rennes-OM, 1-2.
La rencontre était faussée par les absences : Costil suspendu, remplacé par le jeune Abdoulaye Diallo, présenté par Antonetti comme le futur gardien de l’équipe de France (je veux bien, mais il faut d’abord qu’il passe par l’académie de police ou se fasse engager comme adjoint de sécurité, comme ça il pourra postuler en équipe de France de la Police… l’équipe de France A de foot, c’est juste impossible !), Erding sur le banc, Mangane et Pitroipa à la CAN, Diawara, les 2 Ayew et Kaboré aussi, Mbia blessé, Loutcho savait qu’il allait retourner à Porto dès lundi mais il a joué… et n’a pas été bon, on pouvait s’y attendre. Et le fait du jour, Apam était titulaire ! Sa première titularisation dans un vrai gros match depuis des 107 ans de blessure.

Hormis quelques taquets (Diarra devait prendre au moins un jaune), absolument RAS avant la 14e minute, long CF, c’est mal dégagé dans l’axe, Loutcho hérite du ballon quelques mètres devant sa surface, Yacine Brahimi (très bon) va le presser, son engagement physique – à mon sens il y avait faute – provoque la perte de balle de l’Argentin, Tongo Doumbia ne se poste pas de question et frappe fort sans contrôle à 25-30m, le ballon passe entre Mandanda et le poteau malgré le plongeon du gardien.

Il a fallu attendre la 23e minute pour voir une première véritable action de l’OM, Loutcho a manqué la finition. Ça a ensuite commencé à s’animer, les rythme s’est accéléré, les occasions ont été plus nombreuses, Victor Hugo Montaño a gâché un rush de Kembo-Ekoko en ne jouant pas le 2 d’une une-deux (26e), Amalfitano a failli lober le gardien d’une tête en arrière, il a fallu une claquette devant la lucarne pour empêcher l’égalisation (27e), Mandanda a fait de même sur une magnifique volée réalisée par Kembo-Ekoko de l’intérieur du pied (29e), sur le corner suivant Brahimi a cru marquer de loin, seulement le ballon a dévié de sa course en rebondissant que le sol à quelques mètres de la ligne (30e). On a ensuite vu Brahimi faire l’amour à Azpi(rateur), un véritable viol mais encore mal sans réussir à la mettre au fond (39e).

Et alors que ça s’était calmé… CSC d’Apam (44e). Il a dévié de la tête un centre de Loïc Rémy, il n’y avait aucune menace réelle… La boulette. Tête décroisée poteau-rentrant… L’OM a été relancé, les Rennais ont pris un coup sur la tête, ils auraient dû mener de 2 buts, ils ont clairement dominé.

Les Bretons ont laissé passer leur chance à la 49e quand suite à une magnifique action collective Julien Féret a centré en retrait pour Kembo, arrivé lancé au point de penalty. Un défenseur est revenu tacler in extremis pour contrer la reprise de l’attaquant. Lors de la minute suivante, Loutcho a à son tour mangé la feuille en ne réussissant pas à couper un centre de Rémy à 4 ou 5 mètres devant le premier poteau.

Le niveau de la rencontre a baissé, l’arbitre a dû se mettre à distribuer des cartons, offensivement les bonnes idées ont été mal mises en œuvre, c’est devenu brouillon, puis est venue la catastrophe, l’entrée d’Erding (62e), dont le nom a été chanté par le public (LOL). S’il avait remplacé Montaño, très mauvais, je veux bien, mais Brahimi… M’Vila passait à côté, Montaño aussi (il est sorti 12 minutes plus tard, remplacé par Pajot), Erding en plus… On appelle ça un match à handicap. Rémy a alors eu 2 occasions laissant présager une catastrophe… et ce qui devait arriver arrivé. Nous sommes à la 77e minute, Doumbia commet une boulette au milieu, ça part en contre, Doumbia se replace mal, laisse un énorme espace à Benoît Cheyrou qui peut frapper tranquillement mais puissamment de relativement loin. Le gardien plonge, il n’a pas la main ferme, l’OM marque sur son second et dernier tir cadré (77e).

Les derniers remplacements, un jaune pour Apam et les dernières opportunités rennaises de sauver les meubles resteront anecdotiques. L’OM a mieux profité des cadeaux, 2 buts en 2 tirs cadrés alors que le premier ne s’était pas transformé en but, ce n’est plus du réalisme ou de l’efficacité, c’est un mélange improbable de chance et d’opportunisme. Les 3 points permettent aux visiteurs de doubler leurs adversaires du soir, lesquels réalisent une très mauvaise opération dans la course au podium.