• Les résultats.

Dijon-Valenciennes, 1-2.
Nancy-Rennes, 0-0.
ASSE-Lorient, Interrompu.
Ajaccio-Nice, 1-1.
Montpellier-Brest, 1-0.
PSG-ETG, 3-1.
Bordeaux-Toulouse, 2-0.
Caen-Auxerre, Reporté.
Sochaux-LOSC, Reporté.
OM-OL, 2-2.

  • Le classement.

Le PSG et Montpellier ne se baladent pas sur le terrain depuis le début de la phase retour, ils gagnent dans la difficulté, mais ils se baladent au classement car… ils gagnent, et pas les autres.

On a 5 championnats en 1 :
-celui pour le titre (2 équipes, PSG et MHSC),
-celui pour la 3e place (3 équipes, 3 olympiques[1]),
-celui pour la 6e place (avec les outsiders qui ne peuvent plus suivre le rythme, à savoir Rennes[2], Toulouse, 3 point sur 9 en 2012, et Sainté qui peut être relancé dans cette course en cas de victoire dans son match reporté)… sachant que pour le moment cette place ne qualifie pour rien,
-celui du ventre mou (pour le moment il n’y a que 2 clubs, Bordeaux et Lorient),
-celui pour le maintien (9 clubs).

Bien sûr, avec encore 16 journées et 48 à 51 points à distribuer rien n’est figé, mais seules des séries peuvent réellement changer la donne. En bas, gagner 3 ou 4 fois de suite vous assure une belle remontée car la norme est de prendre peu de points. En haut, c’est l’inverse, il faudrait une mauvaise série pour bouger d’un des 2 premiers pour changer la donne.

Le résultat de Sochaux-Lille – dont la date est inconnue – aura d’énormes conséquences, un gouffre est en train de se former entre le duo d’échappés et les poursuivants. La situation de Montpellier est en train de devenir confortable et pourrait le rester même en cas de défaite au Parc dans 2 semaines. Les enjeux de cette rencontre portent sur les 2 premiers et le 3e classement. Caen-Auxerre aussi aura une importance capitale dans la course au maintien, en fonction des résultats un trou peut aussi se former entre le 17e et le 18e.

Dans la mesure où 3 des 4 derniers n’ont pas joué, je ne vais pas afficher la seconde moitié du classement, ça n’aurait pas grand sens. Bien sûr, on peut dire qu’Ajaccio a loupé de peu un gros coup, Nice est passé à rien d’une catastrophe supplémentaire, et Valenciennes est le grand gagnant de cette journée incomplète.

L’idéal serait de vite mettre à jour le calendrier, c’est une question d’équité.

  • Les matchs.

La journée match par mal avec les vidéos, c’est sur la page… des matchs de la 22e journée.

  • Les tops.

Commençons par féliciter nos buteurs du week-end ! Mouloungui, Cheikh Diabaté, Saber Khelifa, John Mensah et André Ayew (x2) ont régalé dimanche… à la Coupe d’Afrique des Nations. Les 6 buts des quarts de finale joués dimanche ont tous été inscrits par des joueurs de Ligue 1, sans compter les tirs au but avec la panenka de Bruno Ecuele Manga et le manqué d’Aubameyang, pourtant excellent lors de cette compétition (à ce qu’il paraît, je n’en ai pas regardé un match). La veille Yaya Touré (ex-joueur de Monaco) et Drogba (ex-manceau et guingampais) avaient inscrit les 3 buts ivoiriens. Zambie-Soudan par contre, rien à signaler.
En gros, la CAN, c'est la L1 avec 40 à 50° de plus au thermomètre et 40 à 50° de moins de latitude… mais des terrains aussi pourris.

Passons à la véritable Ligue 1 en commençant pas le meilleur joueur du championnat, Nenê, encore extraordinaire samedi. Contre Evian-Thonon-Gaillard le meilleur des 5 Brésiliens du PSG a marqué son 10e but de la saison en championnat, il a enchaîné avec le 11e et a provoqué celui de Gameiro (lequel a profité de la frappe détournée du numéro 10). Après une excellente première période ponctuée de plusieurs passes qui auraient pu ou dû être décisives (notamment sur l’action du poteau de Ménez), il a relancé son équipe juste après la mi-temps grâce à un numéro technique magnifique, il a ensuite transformé un nouveau penalty. Petite étrangeté, Nenê en est à 15 buts TCC, il n’en a marqué que 2 à l’extérieur, c’était au Mans en 16e de finale de la CdF contre Sablé-sur-Sarthe. Et dire qu’il a coûté

Ils l’attendaient depuis des mois, ils viennent de l’obtenir contre un concurrent direct dans la course au maintien. Enfin… Les Valenciennois ont ENFIN gagné à l’extérieur ! Ils ont parfaitement su tirer profit de l’expérience "football sur banquise" pour prendre 3 points loin de chez eux, une victoire d’autant plus importante après le revers douloureux subi la semaine dernière dans leur nouveau stade (Ajaccio avait marqué à la 92e minute).

Après 4 victoires consécutives en championnat, Ajaccio a seulement failli en ajouter une 5e. Les Corses ont mené grâce au 3e but en 3 matchs du Brésilien Eduardo – qui méritait le titre de joueur du mois de janvier – après son transfert. Transparent à Lens, il revit dans son nouveau club. Samedi, il a marqué sur péno en réalisant une… panenka. Pour la tenter à 0-0 dans un match à 6 points il faut être très sûr de soi ou complètement taré. Elle est passée.

Grâce à un but très rapide de Jussiê (29 ou 30 secondes) et à un CF magnifique de Ludovic Obraniak pleine lucarne en contournant le mur par l’extérieur, Bordeaux a battu facilement Toulouse, poursuivant ainsi son redressement. Les Girondins comptent une seule défaite lors de leurs 10 derniers matchs TCC (à Rennes, 1-0, 19e journée). Si lors de cette série leurs prestations ont été de qualité inégale, il y a en effet eu de bonnes choses, par exemple la première période contre Valenciennes, mais aussi de très mauvaises, on peut citer la rencontre de la semaine dernière à Annecy sans cadrer une frappe, l’important pour le moment n’est sans doute pas tant le contenu que les résultats. Depuis 2 ans le club traverse une période assez horrible, il fallait guérir les têtes avant d’espérer que les pieds suivent, la première nécessité était de retrouver la confiance perdue, il fallait également renforcer, renouveler le groupe, ça a été fait. La sauce commence à prendre, Francis Gillot semble trouver des formules pour soigner les maux bordelais et relancer la machine. On va très vite pouvoir juger les progrès réels des Girondins grâce à un enchaînement OL (E, CdF), LOSC (E), OL (D), Montpellier (E), le tout d’ici la fin du mois.

J’ai hésité à le mettre parmi les tops ou parmi les flops, j’ai choisi les tops. Pourquoi ? Parce qu’Abdou Sissoko, le frère de Momo Sissoko, a réussi à se faire remarquer moins d’un quart d’heure après ses premiers pas en Ligue 1, établissant semble-t-il un nouveau record de temps passé sur le terrain par un débutant en championnat de France[3]. Le joueur prêté à Brest par Udinese a marqué les esprits avec un tacle à la barbare au milieu du terrain qui a envoyer valser 2 joueurs d’un coup ! La réputation des Sissoko était en jeu ! Abdoulwhaïd – son prénom complet – a en plus le sens du spectacle.

A défaut de pouvoir jouer au foot, les Merlus et les Verts ont offert au public du Chaudron (pas de feu sous le Chaudron^^) un ballet de patinage artistique, il s’agissait d’un programme libre de 9 minutes assez spectaculaire, certains ont même tenté le triple boucle piqué. Le roi de la pirouette est ce formidable Alaixys Romao, il a failli réussi un front-flip ou un back-flip… enfin… un flip pour cette rencontre aux allures de flop. Quelle transition pour passer aux flops…

  • Les flops.

Malgré une débauche de moyen on a dû reporter 3 matchs dont un à la dernière minute et un après le début de la rencontre. Là où la pelouse est chauffée, on n’a pas non plus été en mesure de jouer. Les bâches et le combustible utilisé pour chauffer l’air sous la bâche ne servent pas à grand-chose s’il fait -10 ou -15°C, si on découvre le terrain 1h30 avant la rencontre et si la pelouse est à l’ombre (malgré le changement d’horaire, de 19 à 15h). On a gâché du fuel, c’est de l’argent jeté par les fenêtres, indécent en pendant une période où l'Europe compte par dizaines les gens morts de froid, c’est mauvais pour la planète, mais surtout, on pouvait s’épargner ces c*nneries ! Envoyer des délégués spéciaux pendant la semaine pour surveiller le travail des services municipaux ou des clubs, c’est pour la com’. Si au final on se retrouve dans des situations où on laisse le public venir au stade en faisant parfois des trajets de plusieurs centaines de kilomètres de jour ou de nuit sur des routes dangereuses, alors ce n’est plus seulement de la com’, c’est pire, il s’agit d’inconscience (il y a eu mise en danger de la vie d’autrui), d’imprudence, d’inconséquence… En bref, c’est de l’incompétence (une pelouse gelée, c'est difficile à identifier ?). La LFP, partenaire officiel de la Sécurité routière… Partout où on avait un doute sérieux sur la possibilité d’organiser une rencontre dans des conditions acceptables, il fallait reporter en l’annonçant LA VEILLE. Dijon-Valenciennes et Nancy-Rennes ne devaient pas se dérouler samedi.

Parlons-en, de Nancy-Rennes. On a voulu nous faire croire que la pelouse synthétique était la panacée, la solution à tous les problèmes de reports de matchs. Résultat, depuis leur pose à Nancy et à Lorient, si on n’a pas à ma connaissance annulé la moindre rencontre dans ces 2 stades (en 1 an ½ seulement), on a plusieurs fois fait jouer des rencontres dans des conditions catastrophiques, j’ai notamment souvenir d’un match des Merlus… dans l’eau, car la pluie était trop forte pour être absorbée.

Ajaccio a perdu 2 points – et en a offert un à Nice – à cause d’une boulette aussi énorme que grotesque de sa défense centrale composée de Arnaud Maire et Carl Medjani. Techniquement on appelle ça un "j’y-vais-j’y-vais-pas-finalement-j’y-vais-m*rde-t’y-es-allé-aussi-boum", mais on peut aussi parler de collision par défaut de communication,

C’était le week-end des Sissoko… On l’a vu, Abdou a été exclu, mais Moussa Sissoko aussi a été prié par l’arbitre de regagner les vestiaires avant les autres. Très énervé contre Obraniak, il est allé le bousculer, ne récoltant qu’un carton jaune là où un rouge n’aurait pas été scandaleux, quelques secondes plus tard il est approché de l’international polonais pour lui dire quelques mots doux, et dans la foulée a mis le coude dans la tête de Ciani lors d’un duel aérien. Etait-ce un coup volontaire ? Pas sûr, cependant dans cet état de nerfs et se sachant surveillé de près par l’arbitre, il aurait dû se tenir à carreau au moins jusqu’à la mi-temps, il restait 2 ou 3 minutes pour l’atteindre. Pour couronner le tout, le Lyonnais Cissokho, a été l’auteur de la passé décisive du premier but d’OL-OM… un but de Cheyrou, il s’est un peu rattrapé en provoquant le csc de Souleymane Diawara grâce à son centre détourné.

J’en reviens au TéFéCé, défait au Parc avec un Daniel Congré pourri (toute l’équipe était passée à côté), auteur d’un nul bidon à domicile lors de sa sortie suivante et encore à la rue à Bordeaux avec une boulette de son défenseur central… La perte de balle au bout de 20 ou 25 secondes ayant offert l’ouverture du score aux Girondins, quelle horreur ! A 5 minutes de la mi-temps sa relance foireuse a eu pour conséquence le CF d’Obraniak…

La "grande affiche" de Canal+… On nous a vendu un "Olympico", on a eu "c’estlimitesijen’auraispaspluskiffémasoiréeenlapassantàlireledico". J’exagère à peine car on s’est vraiment ennuyé devant un spectacle indigne d’un choc du championnat. On a vu 4 buts, certes, mais un match de qualité médiocre dont on retiendra essentiellement 2 belles passes décisives (le centre d’Amalfitano et la sorte d’aile de pigeon de Briand) et les regrets partagés par les 2 camps : en menant 2-0 l’OM pensait avoir le match en main, revenu au score par miracle l’OL a eu l’opportunité de l’emporter sans parvenir à transformer une de ses 2 grosses occasions de la seconde période. L’écart avec le duo de tête augmente encore, il sera presque impossible à ces clubs de recoller au PSG (10 et 11 points de retard en 16 matchs sur un club concentré sur le championnat, club qui serait capable d’aligner 2 équipes différentes de niveau top 5, bonne chance pour les combler) mais aussi très difficile de revenir sur Montpellier. Mine de rien on est parti pour avoir 2 gros clubs en Europa League la saison prochaine, ceci la saison on le football français aura très peu de points à défendre au coefficient UEFA. Le malheur des uns peut faire le bonheur du foot français.

Hormis la décision discutable de débuter la rencontre au Stade Geoffroy-Guichard – tout comme celle de jouer à Nancy et à Dijon – il n’y a pas eu grand-chose de franchement catastrophique, du moins à ma connaissance. On a vu quelques accrochages dans les surfaces au Parc (un gros ceinturage de Motta à la 6e, une prise de judo sur Lugano à la 8e, ça aurait mérité péno les 2 fois), les pénos sifflé devaient l’être, on pourrait débattre sur la sévérité excessive ou insuffisante des arbitres selon les cas (des jaunes qui auraient pu être des rouges, ceux sortis à Moussa Sissoko par M. Lannoy ne sont pas injustifiés), on pourrait disserté sur le caractère délibéré ou non de la main d’Henrique dans sa surface, ou encore de la main sur l’épaule de Guié-Guié suite à laquelle l’Ivoirien s’est effondré pour obtenir un péno. Perso, je pense qu’il n’y avait rien à signaler.

En revanche, il aurait bien dû y avoir péno pour Brest à la 53e minute du match à Montpellier, Alphonse ayant été balancé dans la surface par Hilton. M. Bien aurait dû siffler.
L’erreur la plus remarquée est sans doute d’avoir accordé à l’OM un but entaché d’un HJ de Brandao (l’ouverture du score). L’arbitre assistant n’a pas été attentif.

  • Les highlights.

Notes

[1] Le O de LOSC signifie Olympique, c’est toujours bon de le rappeler.

[2] Je considère Rennes dans ce groupe pour une question de niveau et de dynamique (8pts sur 21 lors des 7 derniers matchs), mathématiquement ils peuvent encore briguer la 3e place.

[3] Peut-être ne s’agit-il pas réellement d’un record, c’est difficile à déterminer, les bases de données ne sont pas complètes.