• Les matchs.

Ajaccio-Brest, 0-0.
Clairement, Brest était venu chercher le 0-0. Gagner ? Pourquoi pas, sur un malentendu ou un CPA, on ne sait jamais. Il ne s’est pas passé grand-chose en première période, les Corses ont bien débuté puis les visiteurs ont pris le dessus, les Ajacciens ont ensuite réagi. Au final les locaux ont eu les meilleures occasions, celles-ci n’ayant pas été nombreuses.

En début de seconde période, c’est parti en sucette à l’occasion d’un corner. Il y a eu échauffourée dans la surface près de la tribune et là, le scandale absolu, Omar Daf, qui était à 1 mètre de l’arbitre pour exercer son office de capitaine, a alors pris en pleine tête un gobelet rempli de liquide, un gobelet avec couvercle, ce qui empêchait le contenu de se barrer pendant le vol jusqu’à la cible du lancer. Si M. Cailleux avait été touché, c’était fini. On a repris le jeu au bout de 2 ou 3 minutes alors que la sécurité des joueurs et des arbitres n’était pas assurée, c’est totalement anormal. Faute d’avoir pu identifier le fautif, toute la tribune du stade François-Coty d’où est parti le prokectile aurait dû être évacuée avant une éventuelle reprise du jeu. L’autre fois contre Nice Ospina a été visé par un gros pétard, on se souvient de gros incidents avec les supporters de Montpellier en septembre, à un moment il va falloir dire stop ! Heureusement, il s’agissait sans doute plus d’un crime d’opportunité qu’autre chose, le gros c*nnard a balancé ce qu’il avait sous la main, mais un jour ce ne sera pas une boisson dans le gobelet, ce sera un liquide dangereux…

Le plus dingue est qu’Ajaccio a failli l’emporter grâce à un penalty obtenu à la 82e minute (sanction logique pour une faute de main). Eduardo l’a tiré à ras de terre mais il a suffi à Steeve Elana de plonger du bon côté pour arrêter ce tir. Le Brésilien a gâché 2 points. Les Corses ont assez nettement dominé cette rencontre, ils n’ont pas su faire la différence. Pendant le temps additionnel les Brestois ont même failli réaliser un hold-up, Ochoa a dû détourner une lourde frappe de Ben Basat. 14 matchs nuls en 24 rencontres pour Brest. Alex Dupont a été contacté par les éditions First afin de rédiger le livre Le football pour les Nuls.

Caen-ETG, 2-2.
Héros la semaine passée à Lyon, Livio Nabab était cette fois titulaire. Il a commencé par se faire remarquer en croquant une occasion monstrueuse (4e). Servi par un caviar d’Hamouma, il a raté la cible. Seul à 4 mètres de la cage, ça la fout mal. La première période a ensuite été une affaire de fautes dans la surface, un péno assez évident aurait dû être sifflé en faveur d’Evian-Thonon-Gaillard (faute de Thomas Heurteaux sur Nicolas Farina), puis pendant le temps additionnel M. Moreira a logiquement sanctionné une charge de Guillaume Rippert dans le dos de Pierre-Alain Frau au moment où celui-ci allait frapper. PAF a transformé le penalty. Ce but a récompensé le grand numéro de l’homme qui peut fumer sous la douche, et plus globalement la supériorité normande au cours de la première période.

ETG a débuté la seconde période de façon idéale en égalisant au bout de 5 minutes. Cédric Barbosa a inscrit sur CF direct son 7e but de la saison. Le ballon était placé à environ 25m de la cage, le CF était pour un gaucher, il a surpris Alexis Thébaux en tirant tendu côté ouvert au pied du poteau. Quelques minutes plus tard Caen a repris l’avantage grâce à Nabab en conclusion d’une contre-attaque très bien jouée par Grégory Promet. La passe décisive est somptueuse, elle a éliminé toute la défense à elle-seule.

Par la suite, Sidney Govou a manqué l’égalisation à plusieurs reprises à cause d’une magnifique parade de Thébaux (ouverture fantastique de Barbosa, enchaînement splendide poitrine-volée après un déplacement parfait, parade magnifique) et d’un bon retour défensif d’un Normand auteur d’une perte de balle ridicule. Les visiteurs semblaient condamnés à perdre, mais à la dernière minute du temps additionnel l’ancien Lyonnais a profité d’un gros cafouillage à l’occasion d’un corner pour gratter un match nul précieux. Le gardien danois des Savoyards est impliqué dans cette action confuse, il était monté sur le CPA comme il l’aurait fait en coupe dans les mêmes circonstances. Finalement le ballon est arrivé jusqu’à Govou à 16m dans l’axe, la volée, boum, 2-2. Il s’agit de son 50e but en L1, son 49e date du célèbre 5-5 entre l’OL et l’OM.

L’ennui est que Caen venait d’inscrire un 3e but parfaitement valable, le break était fait. Avec l’assistance vidéo en 2 secondes l’erreur aurait été évitée, mais elle ne serait jamais produite avec un arbitre assistant un tant soit peu attentif… C’est hallucinant, la combinaison sur CF – un CF au poteau de corner – était parfaite, il a été joué à 2 de façon à attirer des défenseurs près, ceux-ci couvraient fatalement tous les Normands à moins de se replacer à la vitesse de la lumière, Nivet a été décalé à l’angle de la surface, Promet était au point de penalty (je crois que c’est lui), Kandia Traoré au second poteau, c’était donc du 2 contre 1 devant le but vide car le gardien devait rester au premier poteau pour fermer l’angle, Nivet a centré, le ballon a traversé la surface jusqu’à l’Ivoirien, plat du pied facile, but. Le HJ ou non-HJ ne se joue pas à 10cm mais à 3 mètres ! Comment est-il possible de lever son drapeau et de refuser un but si important ?

Dijon-Nice, 3-0.
A la vue des stats, on pourrait parler de match en carton entre clubs en lutte pour le maintien (15 tirs dont 5 cadrés, c’est peu, beaucoup de déchet technique), mais à la vue des buts, Dijon… c’est le Barça !

Gaël Kakuta a ouvert le score d’une puissante frappe du gauche sans contrôle depuis l’extérieur de la surface suite à une une-deux avec Brice Jovial, le 2 prenant la forme d’une remise dos au but. Jovial a doublé l’écart d’un ballon piqué en position excentré, servi magistralement par Kakuta après un contrôle magnifique et une accélération foudroyante dans l’axe. Koro Koné, autre recrue du mercato, a conclu l’affaire en marquant à peu près le même but que Jovial, cette fois grâce à une passe décisive formidable de Thomas Guerbert entre 3 adversaires.

Malgré un effectif pour finir facilement entre la 7e et la 12e place, Nice n’arrive à rien cette saison. Les Aiglons n’ont pratiquement pas été dangereux, ils ont été cueillis juste avant la mi-temps par une des rares actions construites de la première période puis ont coulé en seconde. Dijon n’avait gagné qu’un de ses 8 derniers matchs de championnat et restait sur une élimination en Coupe de France mercredi à domicile contre le PSG. Patrice Carteron a fait un choix cette semaine, celui de faire tourner son effectif en coupe, il a privilégié ce match de championnat à 6 points, il l’a gagné, mais il ne doit pas pour autant être exempté de critiques. Son attitude et celle de son banc sont insupportables. En première période ça a failli partir en bagarre générale parce que le banc bourguignon a réagi à une chute spectaculaire d’Eric Bauthéac comme s’il avait été victime d’un attentat. En réalité, il a juste voulu sauter à 3 mètres du sol en faisant n’importe quoi, il a percuté Abriel et n’a pas maîtrisé sa chute. Il n’y avait même pas faute ! Carteron en a aussi fait des tonnes au moment du 3e but, donnant l’impression de vouloir humilier ses adversaires. Qu’il soit fou de joie en arrachant la victoire à la 88e minute, OK, mais la différence entre 2-0 et 3-0 à la 88e ne justifie pas une telle démonstration de joie. C’est irrespectueux sans raison. Nice est totalement à la rue (une seule victoire en 2012, en CdF contre des amateurs), ce n’était pas la peine d’en rajouter.

Lorient-LOSC, 0-1.
Balmont s’est blessé à l’échauffement, un sale coup pour le LOSC, toujours moins bon sans lui. Peut-être cette absence explique-t-elle les difficultés rencontrées par les Lillois au cours de la première période, et principalement lors de la première moitié de la rencontre. L’intégration de Mauro Cetto est probablement une autre cause du flottement observé à plusieurs reprises dans la défense des visiteurs.

S’il a fallu attendre la première véritable occasion pendant 18 minutes, les débats n’en étaient pas moins intéressants, il y avait du rythme, des intentions, il y en a eu beaucoup pendant les 45 premières minutes. L’occasion en question était un immanquable, le centre de Joe Cole (parti légèrement HJ) était un véritable caviar pour Franck Béria seul au second poteau à 5 mètres du but vide. Dans la foulée Lorient a répondu, le centre de Kévin Monnet-Paquet (parti légèrement HJ) était parfait, Mickaël Landreau a repoussé le tir d’Innocent Emeghara, Douniama a alors été mis à terre plastique par Béria, un penalty s’imposait mais M. Bien n’a pas sanctionné la faute, peut-être influencé par le souvenir d’une micro-faute de Coutadeur sur Roux sous un centre au quart d’heure de jeu (qui selon moi ne justifiait pas de péno).

Les deux équipes étaient de plus en plus dangereuses, Mathieu Debuchy a eu une très grosse occasion grâce à une ouverture de Pedretti, lancé côté droit dans la surface le latéral droit a réussi un excellent contrôle puis a frappé grosso modo depuis l’angle de la surface de but, Benjamin Lecomte a dû réaliser une belle parade pour l’empêcher d’ouvrir le score (32e). Il doit s’agir d’une action travaillée à l’entraînement car à la 76e minute on a revu la même réalisée par les mêmes hommes, sauf que cette fois le ballon a fini au fond en ayant heurté la base du premier poteau. Ce but est intervenu alors que le rythme était bien retombé, le niveau du spectacle offert n’avait plus rien à voir avec celui du dernier quart d’heure de la première période au cours duquel lest occasions se multipliaient. Avant le repos les Merlus poussaient, Landreau a dû intervenir devant Emeghara (35e), sur un CF magnifique de Mvuemba en lucarne (37e), pui sur le corner consécutif (dans un second temps Pedretti a aidé son gardien à repousser le danger, il s’agissait d’une double occasion). Les 5 dernières minutes ont été lilloises, fauché par Gassama, Eden Hazard aurait dû se voir accorder un penalty (41e), un Nordiste a tiré au-dessus suite à une super combinaison sur touche (44e) et enfin Cole a cadré un retourné dans l’axe à 16m50 de la cage, un retourné détourné par un défenseur (45e)… avant de retourner aux vestiaires pour la mi-temps.

Avant l’ouverture du score de Debuchy, pas bon mais buteur la semaine passée lors du mythique 4-5 contre Bordeaux, un résultat qui obligeait les champions en titre à réagir, il ne s’était rien passé en seconde période si ce n’est une action HJ (bien jugée pour une fois). La réaction des Merlus n’a pas été tonitruante, Romao a loupé une tête au premier poteau à la lutte avec Landreau (86e), c’est à peu près tout.

Lorient glisse dans la seconde partie du classement pour la première fois depuis un bon moment. Grâce à sa victoire le LOSC se replace idéalement dans la course à la 3e place, peut-être même dans la lutte pour la 2e place car en gagnant à Sochaux mercredi en match en retard, l’écart avec Paris et Montpellier serait de 6 et 5 points. A 14 journées de la fin en rencontrant les 2, en doubler un redeviendrait envisageable. En attendant, l’OL est à 3 (ou 6) points, l’OM aussi.

Nancy-Toulouse, 0-3.
Il n’y a pas eu photo. Au bout de 20 minutes le match était plié. Une frappe surprise de Pantxi Sirieix depuis l’angle de la surface après une touche (avec erreur de Guy Roland Ndy Assembe) a donné un but d’avance aux visiteurs dès la 9e. La prière moitié de la première période n’était pas terminé quand Adrien Regattin a fait le break d’un tir lointain détourné par le pied de Salif Sané, la copie du but d’Aubameyang le week-end dernier à… Toulouse. Entre-temps une reprise de Machado avait trouvé un montant du but lorrain.

Emmanuel Rivière a alourdi l’addition en seconde période en profitant d’une volée de Regattin repoussée dans l’axe par le gardien nancéen. Le coup du défenseur qui met 3 plombes à se replacer et qui lève le bras pour demander un HJ, ça me fait toujours délirer…

Conclusion : Nancy est une équipe de niveau L2 (une ou 2 occasions en 90 minutes), Toulouse se replace provisoirement dans la course à l’Europe… c’est très provisoire, le TéFéCé devrait de nouveau être largué mercredi. Mais se balader et gagner 3-0 à l’extérieur, ça fait toujours plaisir.

Sochaux-Auxerre, 0-0.
Quand les 2 derniers du championnat s’affrontent, ça donne un match de la peur… Les 2 équipes avaient besoin de l’emporter, elles n’ont plus connu le moindre succès en championnat depuis des mois, il y a beaucoup de tensions au sein et autour du club, la confiance est complètement absente. Un bon footballeur sans confiance n’est plus un bon footballeur.

Cédric Bakambu a pris la tête du challenge Mister Vinaigrette du plus gros mangeur de feuille de la Ligue 1. C’est impressionnant ! Face au but, il loupe plus qu’Emmanuel Rivière, ce qui semblait ne pas pouvoir exister. Après avoir croqué une énorme occasion, il a très mal joué le coup à la 10e minute quand un Auxerrois l’a taclé par derrière dans la surface en ne prenant que le pied, s’il était tombé au lieu de tenter de jouer quand-même le ballon, il aurait au moins obtenu un penalty.

Dominé pendant la première demi-heure, Auxerre a à son tour eu l’occasion de prendre l’avantage, Pierrick Cros a loupé sa sortie sur un corner, Dariusz Dudka a mis la tête à 2 mètres du second poteau, ne réussissant pas à redresser suffisamment sa course, le ballon s’est fracassé sur le montant de la cage. Par la suite, après un gros cafouillage sur un autre coup de pied de loin, Cédric Hengbart a loupé sa reprise. Les Icaunais ne pouvaient pas se permettre de manquer leurs occasions, ils ont laissé passer leur chance. Hormis une frappe puissante d’Oliech repoussée de la tête par un défenseur, ils n’ont quasiment pas eu d’autre opportunité de la mettre au fond.

Les Lionceaux ont fait leur maximum pour l’emporter, ils ont poussé, ont eu la maîtrise du ballon, mais Sorin n’a pas eu grand-chose à faire car la plupart du temps les Sochaliens ont eux-mêmes sabordé leurs actions par manque de justesse. Abdoul Razzagui Camara a ainsi croqué une énorme occasion sur CPA dès son premier ballon. Le nul point du nul est un bien maigre butin pour les Sochaliens, c’est mieux que rien mais proche de rien pour les Bourguignons. Les 2 équipes occupent toujours les 2 dernières places du classement. Elles jouent mercredi (rattrapage de la 22e journée).

OM-Valenciennes, 1-1.
Les Sardines seraient-elles grillées ? Effectif très court, Mbia et désormais Loïc Rémy blessé (plus Gignac^^), Alou Diarra sorti à la mi-temps avec un problème à l’orteil après avoir fait ouvert le score de la tête (16e)… Dans ces conditions, difficile de faire tourner l’effectif le samedi entre un match de Coupe de France gagné 3-1 à domicile mercredi contre des amateurs et un 8e de finale aller de LdC prévu le mercredi suivant, toujours à domicile. Heureusement pour Deschamps que les frères Ayew sont de retour de la CAN, au moins pour faire le nombre, car face à Valenciennes, une équipe de piètres voyageurs, ils n’ont pas été bons. Si un joueur a été bon, c’est KKC Mike Piétrus. Comme son sosie basketteur, son rôle est principalement de défendre et de trainer près du cornerRod Fanni a envoyé quelques centres assez magnifiques, le premier a donné une tête cadrée de Jordan Ayew, la suivant a donné le but de Diarra, il y en a eu d’autres par la suite.

Au cours de cette rencontre, l’OM a dominé, a eu pas mal d’occasions, un tir détourné a fini sur le devant de la barre de Penneteau, les Marseillais auraient clairement dû l’emporter. Si Valbuena pensait plus à jouer qu’à plonger honteusement à la moindre éventualité de contact, il serait peut-être plus efficace. Je me demande s’il est foncièrement malhonnête ou simplement mal éduqué.

Très franchement, Valenciennes a été super mauvais, hormis un corner repris de la tête par Cohade au premier poteau et sauvé sur sa ligne par Kaboré (du torse, c’était très près du bras avec en plus le mouvement volontaire donc si le ballon avait touché le bras c’était péno et rouge, M. Ennjimi et son assistant ont pris la bonne décision), les visiteurs n’ont rien fait en première période. En seconde, ils ont eu 2 occasions, pas plus, et ont fait preuve du réalisme qui a manqué aux attaquants de l’OM. Un cafouillage dans la surface sur un corner a permis à Gil d’égaliser (51e), Cheyrou a loupé son dégagement (il venait de remplacer Diarra), quelques minutes plus tard Mandanda a dû repousser une frappe lointaine de Danic. Voilà. Rien d’autre.

L’OM ne s’en est pas sorti malgré une tête de Brandao sur le poteau en fin de match (entre autres occasions). On peut parler de 2 points perdus. Le jour où le LOSC gagne et la veille de PSG-Montpellier, fait match nul contre une équipe si faible est une catastrophe. En revanche, pour VA, tout va, 3 victoires de suite dont 2 à l’extérieur, ce n’était pas arrivé depuis des lustres.

Bordeaux-OL, 1-0.
Un match tout bidon (les gardiens auraient presque pu s’occuper à faire du sudoku), un OL encore très faible. Le résultat est catastrophique pour les Lyonnais. Cette courte victoire de Bordeaux n’aurait pas été possible sans la confiance accumulée ces dernières semaines. Il s’agit de la 3e victoire consécutive des Girondins en championnat, entre-temps ils ont perdu en CdF à… Lyon, mais après prolongation. Plus prosaïquement, ce succès a été obtenu grâce à un but de Yoan Gouffran sur un corner d’Obraniak prolongé par Bakary Koné (42e). Le corner était-il justifié ? Je n’en suis pas persuadé, le ballon ne semble pas être entièrement sorti du terrain. S’il y a une erreur d’arbitrage certaine lors de cette rencontre, il s’agit de l’absence de sanction pour une faute de Michaël Ciani retenant Jimmy Briand par l’épaule quand celui-ci le débordait dans la surface vers l’heure de jeu. Et puis j’ai bien aimé le CF de la dernière minute avec mur à environ 3m15 (^^).

Il faut se rendre à l’évidence, l’OL n’est pas bon et est frit physiquement. Comment expliquer le turnover décidé par Rémi Garde$$Lisandro et Briand sont entré en jeu en seconde période, Umtiti, Dabo et Fofana étaient titulaires, effectué pour un match crucial joué le dimanche après une victoire très peu convaincante face au terrible APOEL Nicosie (1-0) datant de mardi et avant la réception du PSG le samedi suivant ? On ne parle pas d’un enchaînement jeudi-dimanche-mercredi-samedi assez courant pour les clubs participant à l’Europa League (l’OL devrait expérimenter ça la saison prochaine^^), il y a assez de temps pour récupérer entre les rencontre… à moins d’être trop fatigué pour refaire du jus en 4 ou 5 jours sans compétition. L’OL a déjà perdu 9 fois en championnat. Une 5e place serait déjà presque un exploit dans ces conditions.

Bordeaux n’a pas été grandiose, a serré les fesses en seconde période, mais le principal est assuré ou en voie de l’être tranquillement : le principal, c’est le maintien. Il y a quelques semaines, peu auraient parié là-dessus.

ASSE-Rennes, 4-0.
Corner mal dégagé, Banel Nicolita renvoie le ballon dans la surface, Jean-Pascal Mignotc’est beaucoup beaucoup beaucoup mieux que Lucio, que Lucio – coupe le centre d’un coup de tête au premier poteau en profitant de l’absence de marquage et d’une sortie calamiteuse de Benoît Costil, 1-0 (24e). Les Bretons ont globalement eu le contrôle du ballon lors de cette rencontre au grand bonheur des Verts, content de pouvoir évoluer en contre. Avant ce premier but, les visiteurs avaient réussi à se procurer quelques occasions, ils ont encore réussi à s’en créer par la suite pendant la période où marquer une fois suffisait à égaliser, mais jamais ils n’ont réussi à tromper Ruffier. Les causes de cette inefficacité sont diverses et variées : manque de précision, maladresse, manque de réussite (comme quand à 0-0 Aubameyang a failli faire main dans sa surface mais le ballon a heurté sa hanche et il avait le bras collé au corps, beaucoup d’arbitres auraient fait l’erreur de siffler péno), et recrutement d’Erding. C’est clairement l’effet Erding. En général, quand il n’allume pas les spectateurs situés derrière la ligne de but, il fait briller les gardiens. La double parade de Ruffier en tout début de seconde période sur un tir puis un dégagement contré par le Turc est exceptionnelle.

Dans la mesure où les occasions étaient très nombreuses depuis le début de la rencontre, on se doutait bien que le score évoluerait. Les Verts ont su faire preuve de réalisme pour dérouler. Leurs contre-attaques ont fait très mal aux Bretons, Laurent Batlles a porté le score à 2-0 en taclant un centre de Bakary Sako dont un défenseur a raté l’interception (56e), M. Malige est allé réprimander Nicolita – sans sortir de carton – pour une prétendue simulation alors qu’un penalty s’imposait clairement en raison d’une double faute sur le Roumain (56e), Aubameyang a loupé l’occasion d’enfin marquer à domicile[1] sur une combinaison déjà tentée par les Lillois la veille (65e), Sako en a remis une couche, je fixe, j’accélère dans la surface, je frappe dans le petit filet opposé (67e), et pour finir Max-Alain Gradel a complété la bran-bran après de nouvelles banderilles stéphanoises, l’Ivoirien a profité d’une frappe de Nicolita repoussée dans l’axe par Costil (78e). L’addition était trop corsée pour Antonetti (^^), il a encore piqué sa crise, s’en prenant au staff stéphanois… Il a la classe dans la victoire comme dans la défaite ce Antonetti…

Pendant le temps additionnel les ultras ont sorti un très gros tifo – le 4e de la rencontre – avec fumis à gogo (et banderole à propos des fumis m’a-t-il semblé), Sainté va prendre une très grosse amende de la LFP. Les dirigeants du club se consoleront en regardant le classement : à égalité avec l’OL et l’OM mais avec un match de plus à jouer que leurs ennemis régionaux. Mon pari fou de voir les Verts devant Lyon à la fin de la saison… n’était finalement pas si fou.

PSG-Montpellier, 2-2.
Un tel choc à moitié en toc vaut bien une analyse à part.

Note

[1] 7 buts à son crédit en championnat, tous ont été marqués à l’extérieur.