• Les matchs.

Ajaccio-Dijon, 2-1.
Ça s’est chauffé à l’entraînement entre Brice Jovial et Abdoulaye Meïté. Résultat, Jovial sur le banc. Perso, j’aurais fait l’inverse… Dijon a eu de grosses occasions en première période mais a manqué de réalisme, Guillermo Ochoa est intervenu à chaque fois.

En début de seconde période les Corses ont profité d’un remodelage tactique de l’équipe visiteuse induite par une blessure, dans cette nouvelle configuration Dijon était moins bien organisé, moins solide. Revenus des vestiaires plus conquérants, les locaux ont ouvert le score à la 54e minute. Damien Tibéri est lancé côté gauche, il manque son contrôle, le ballon sort, certains que l’arbitre va sifflet sortie de but les défenseurs s’arrêtent, l’Ajaccien centre tout de même pour la tête d’Eduardo, le ballon termine au fond, M. Millot valide le but. Enorme coup de massue pour les Bourguignons, ils ne s’en remettent pas tout de suite, et pendant ce temps Johan Cavalli double l’écart d’une reprise surpuissante de l’extérieur du gauche à l’entrée de la surface après un bon mouvement côté droit. 2-0 en une poignée de secondes.

Bennard Kumordzi, une des 42 recrues hivernales du DFCO, a réduit l’écart de la tête sur un CF de Bauthéac. Par la suite Ajaccio a eu plus d’opportunité que Dijon de marquer le 4e but du match. Le score n’a pas évolué. Au classement, les Corses reviennent donc à hauteur des Bourguignon (avec 26pts et une différence de buts à peine plus mauvaise). Le premier reléguable n’est qu’à 3 points, c’est à la fois beaucoup compte tenu de la vitesse à laquelle les derniers avancent dans leur quête de points, et rien du tout dans un championnat où les surprises sont nombreuses.

Auxerre-ASSE, 0-0.
Pour leur 3e match de la semaine, on pouvait s’attendre à ce que les dynamiques totalement opposées dans lesquelles se trouvaient ces 2 équipes soient déterminantes. Auxerre était au plus mal (nul et défaite les jours précédents), Sainté était euphorique après 2 succès consécutifs à domicile en marquant 4 buts à chaque fois, on imaginait donc les Verts vainqueurs en Bourgogne, portés par leur rêve d’Europe et par leurs supporters venus en nombre.

Il ne s’est rien passé de ce qui était prévu. Oliech et ses coéquipiers ont obtenu beaucoup d’occasions en première période, principalement en contre-attaque, le Kenyan a été énorme mais même quand il a bien visé, Ruffier a sauvé la maison stéphanoise par une série de parades pour certaines impressionnantes. Résultat des courses, 0-0 à la mi-temps.

En seconde période, las de se faire contrer et ne de pas avoir d’espaces pour attaquer, Christophe Galtier a demandé à ses joueurs de ne plus se découvrir en restant assez bas pour obliger les locaux à venir les chercher dans leur camp. Résultat des courses, le néant absolu, le duel d’équipes refusant le jeu a été aussi engagé qu’une partie d’échecs entre débutants. Une honte. Les spectateurs mériteraient le remboursement de la moitié du prix du billet, ils ont vu un demi-match.

L’opération au classement n’est réellement positive pour aucun des 2 clubs, Sainté pouvait faire un super coup, Auxerre pouvait sortir de la zone rouge mais y reste pendant que des concurrents directs dans la course au maintien s’échappent. Un beau gâchis en somme.

ETG-Nancy, 2-0.
Le premier "Correatico" de l’histoire de la Ligue 1 a tourné en faveur de la nouvelle équipe de Pablo Correa, une seule fois vainqueur (en CdF) depuis son arrivée en Savoie cet hiver (7 matchs) jusqu’au beau jour où il a retrouvé ses amis lorrains. Evian-Thonon-Gaillard a été très efficace : 7 tirs, 6 cadrés, 2 buts inscrits coup sur coup à la demi-heure de jeu. Le premier a été marqué de très près par Kévin Bérigaud, le 2nd de l’entrée de la surface encore par Bérigaud, cette fois après un joli une-deux. Pendant le temps additionnel il a failli réussir un coup du chapeau d’une frappe de 30 bons mètres, dommage que le gardien soit intervenu, Bérigaud aurait été foutu d’enchaîner avec un but du milieu de terrain et de finir en marquant sur un 6 mètres tiré à la place de son gardien…

Nancy n’a pas existé en première période, il y a eu du mieux en seconde, Yohan Mollo a marqué mais ne s’en est même pas rendu compte, le ballon a été repoussé par la cuisse d’Andersen après avoir entièrement franchi la ligne. Avec une aide technologique M. Rainville ne serait pas passé à côté, les Lorrains auraient réduit l’écart et pu se relancer. Jung Jo-Gook a tiré sur le poteau en fin de rencontre, les Lorrains ont d’ailleurs pas mal tiré au but, beaucoup plus que les locaux.

Le Nancéen du match a été Puygrenier. Auteur d’une énorme boulette ayant offert l’ouverture du score à ETG, il s’est vu refusé un but pour HJ en début de seconde période (j’ai l’impression que le ballon allait entrer s’il ne le touchait pas, je n’en suis pas certain), puis a loupé une grosse occasion sur corner. Sa tête en retrait grotesque en direction de son but sur un dégagement du gardien adverse mériterait un Marcel d’or, elle me fait penser à une célèbre mésentente Camara-Landreau il y a quelques saisons. Le ballon a fini sur le poteau, Bérigaud n’a eu qu’à pousser le ballon au fond.

Bol d’air pour Evian, catastrophe pour Nancy qui remonte dans la charrette.

Montpellier-Bordeaux, 1-0.
Bordeaux n’avait perdu qu’une fois en 10 matchs… et ne méritait pas de s’incliner dans un stade de la Mosson enregistrant sa 3e meilleure affluence de la saison mais toujours à moitié vide. Les Girondins ont été très bons, ils ont essentiellement péché par manque d’efficacité offensive. L’organisation peu commune de Francis Gillot – un 5-2-1-2 avec 2 latéraux très offensifs, Plasil en récupérateur/relayeur, Ludovic Obraniak en véritable 10 derrière une doublette improbable d’attaquants composée de Yoan Gouffran et de Nicolas Maurice-Belay – a considérablement gêné les Héraultais dont le 4-2-3-1 en principe très offensif a été plutôt inoffensif pendant 60 à 70 minutes (et pourtant Montpellier a dominé la première période). Belhanda était le seul à pouvoir causer des frayeurs à Carrasso, d’abord d’une frappe surprise sans élan à 18 mètres sur la barre (19e) puis d’un CF à l’angle de la surface repoussé par le gardien (21e). La production offensive des hommes de René Girard se résume à ces 2 tirs et à un CF d’Estrada dans la niche et quelques situations chaudes dont les visiteurs systématiquement su se trier en se montrant engagés et attentifs.

Les Girondins ont eu beaucoup de grosses occasions : Maurice-Belay contrôle et revient sur son pied gauche pour frapper sur Jourdren en gâchant un super décalage créé par Obraniak (2e), une reprise à l’arrache du même joueur au premier poteau sur un centre de Marino ou Gouffran après un nouveau décalage d’Obraniak (9e), une frappe du gauche enroulée mais surpuissante tentée par l’international polonais d’assez loin, il a trouvé le poteau (22e), Lamine Sané récupère un ballon côté droit dans son camp, il part en sprint et déborde son vis-à-vis grâce à un super une-deux avec Gouffran, s’arrache pour centrer en retrait, Maurice-Belay est TOUT SEUL au point de péno, il contrôle avant de tirer du gauche au lieu de reprendre du plat du pied en première intention, du coup Jourdren a le temps de se replacer, de plonger et de détourner (51e). Après la mi-temps Bordeaux a vraiment poussé, a joué au ballon dans le camp de Montpelliérains qui défendaient à l’arrache et mettaient quelques coups. Les visiteurs ont eu une dernière occasion digne de ce nom suite à un débordement de Maurice-Belay après avoir piqué le ballon à Yanga-Mbiwa, mais Plasil a été contré en reprenant son centre en retrait au point de penalty (60e).

Les changements ont fait beaucoup de mal à Bordeaux (Cabella remplacé par Aït-Fana, les 2 attaquants girondins par Bellion et Jussiê). Le MHSC a alors pris le dessus, a commencé à se procurer de grosses occasions, a marqué sur corner par John Utaka à la 80e minute (Planus a lâché le marquage, il faisait un bon match) et a ensuite eu plusieurs fois l’opportunité de faire le break dont une croquée par Giroud. Le meilleur buteur du championnat a pris un jaune à la 53e pour une semelle sur Plasil, il aurait mérité 2 fois d’en prendre un autre pour des gestes de frustration à la 74e et à la 83e (vilain taquet sur Ciani). M. Varela a été très gentil, comme M. Chapron la semaine dernière.

Obraniak a été excellent, hormis sur CPA, domaine dans lequel il a parfois gâché, mais cette défaite pourrait bien lui coûter le trophée de joueur du mois, tout comme elle coûte probablement à Bordeaux ses dernières ambitions européennes cette saison. Montpellier est le nouveau leader de la Ligue 1. Pour combien de temps ?

Nice-Caen, 1-0.
Des 7 équipes à avoir joué cette semaine, Caen et Lorient étaient les seules à enchaîner dès samedi contre un adversaire pas dans le même cas. Le désavantage était réel, face à un concurrent direct pour le maintien, le handicap devenait lourd. Les Niçois n’ont pas été particulièrement bon, pourtant ils ont gagné, inscrivant le seul but du match en début de seconde période. Anthony Mounier a conclu un contre d’une tête parfaite à la réception d’un centre magnifique d’Abraham Guié Guié effectué après s’être joué de 2 adversaires. En première période, dans une position assez semblable (suite à un CF mal dégagé en raison d’une sortie ratée par Thébaux), Mouloungui a totalement foiré sa tête, la cage était vide… On connaît ce joueur, il est capable de geste et de buts assez géniaux mais va souvent louper ce qu’il y a de plus élémentaire.

Lors de cette rencontre Nice a eu d’autres occasions, notamment un CF de Digard détourné par le mythique Livio Nabab juste ce qu’il fallait, pourtant les Normands ont de quoi se sentir spoliés. Romain Hamouma a été très bon, il a plusieurs fois mis le feu dans la défense azuréenne, en première période il a été bousculé dans la surface pendant un raid solitaire dans l’axe, n’ayant pas cherché le péno il ne l’a pas obtenu, après l’ouverture du score il s’est fait découpé sur le côté de la surface, M. Bastien n’a rien sifflé, l’angle des caméras ne permet pas de dire s’il devait y avoir CF ou penalty mais en tout état de cause la faute devait être sifflée. Ajoutez-y l’exclusion d’Aurélien Montaroup pour une faute spectaculaire sans être méchante, une faute dont la sanction varie selon les jours, les arbitres et qui la commet, vous obtenez un Franck Dumas en colère incapable de se retenir en conférence de presse.

Caen avait 7 points d’avance sur Nice (qui sort de la zone rouge à la différence de buts à, il n’en reste que 4, au lieu d’être presque définitivement assurés de finir la saison devant leurs vainqueurs du jour (un tiers du maintien aurait été assuré), les Normands se retrouvent de nouveau fragilisés.

Valenciennes-Lorient, 2-0.
La dernière victoire de Lorient en championnat remonte au 27 novembre (10 matchs), les Merlus viennent d’enchaîner 3 défaites en une semaine, ils glissent sûrement vers la zone rouge après avoir été très longtemps installés tranquillement en milieu de tableau.

Valenciennes s’est procuré pas mal d’occasions mais a encore dû attendre très longtemps avant d’en convertir une, c’est une habitude chez les Nordistes. Vincent Aboubakar a tiré sur le poteau, ça ne voulait pas entrer. Daniel Sanchez a donc fait entrer un 3e avant-centre pour tenter de forcer le destin, Grégory Pujol avait remplacé Danic à la mi-temps, Mamadou Samassa a fait son apparition à la 74e minute. A force d’insister les locaux ont fini par pousser les visiteurs à commettre des erreurs, Gassama en a commis une belle en manquant totalement son intervention défensive à la retombée d’un centre, sa tentative de… on ne sait trop quoi – dégagement ? contrôle de la poitrine ? – est devenu une remise parfaite pour Samassa, déjà buteur décisif il y a 2 semaines contre Nancy. 1-0 à la 78e, 2-0 à la 81e, contre-attaque après un corner, ça combine bien, Renaud Cohade est parfaitement servi par Aboubakar, plat du pied entre les jambes du gardien.

Valenciennes confirme son statut de meilleure équipe du championnat du bas, autrement dit de candidat n°1 à la 10e place (ça fait rêver^^).

OL-PSG, 4-4.
Vous pouvez revoir le match en entier
Et/ou lire l’analyse avec le long résumé vidéo.

Brest-OM, 1-0.
L’OM n’ayant plus de droit à l’erreur, il devait l’emporter à Brest, ce qu’un seul club – autre que Brest (^^) – a fait cette saison. La tâche ne s’annonçait pas aisée, surtout sans Rémy. Deschamps a encore dû faire tourner à certains postes afin de ménager son groupe restreint et surmené.

Au bout d’une trentaine de secondes une énorme boulette de Johan Martial aurait dû avoir pour conséquence l’application de la double peine à l’encontre du jeune défenseur latéral, mais M. Buquet n’a pas senti venir le coup et a commencé à se replacer trop tôt, il n’a pas vu le tacle sur Brandao. Ce dernier se présentant devant Steeve Elana après avoir profité du contrôle américain de Martial, il devait y avoir péno et rouge. L’arbitre a eu du mal à s’en remettre, ça s’est ressenti par la suite, il a paru déstabilisé. L’OM a eu plus de 90 minutes pour faire passer ce fait de jeu dans la catégorie des anecdotes, il n’y est pas parvenu, la faute à un cocktail de maladresse brandaoïenne et de parades elanaiennes – dont une double magnifique sur des frappes de Rod Fanni et de Benoît Cheyrou – avec un zeste de sauvetage sur la ligne. Le Brésilien a croqué une énorme occasion de la tête en envoyant le ballon sur le poteau, une performance en soi en étant tout seul dans l’axe à 6 mètres.

Faire un parallèle entre le but de Paul Baysse de la tête sur corner à la 17e et celui que Rod Fanni a failli marquer à la 92e est intéressant. Mandanda n’avait mis personne au seconde poteau, il l’a payé cash, Elana y a placé Eden Ben Basat, l’Israélien a repoussé sur sa ligne. C’était exactement la même tête au même endroit. Le clan des "un homme a chaque poteau" sur corner a encore gagné.

Attention à ne pas croire que Brest a volé l’OM. En effet, Mandanda a sorti 4 ou 5 parades pour retarder l’échéance puis éviter le break, les Bretons, ils ont été beaucoup plus dangereux en étant dominés. Souvenons-nous aussi qu’à l’aller aussi un péno en faveur des visiteurs avait été oublié lors des premières minutes de la rencontre, ces derniers avaient toutefois su marquer rapidement.

L’OM est 8e avec un match en moins, mais même en le gagnant ne remonterait qu’à la 5e place. 8 à 9 matchs au moins de mars avec un effectif de 15 ou 16 joueurs de champ (quand il n’y a aucun blessé)… Intenable.

Toulouse-Sochaux, 2-0.
Sochaux a concédé beaucoup d’occasions, s’en est procuré peu et n’a pas su les convertir. Fatalement, le match s’est soldé par une nouvelle défaite des Lionceaux. 2-0, c’est parce que Toulouse a gâché. Paulo Machado s’est vu refuser un but pour une main (6e), Aymen Abdennour a rapidement ouvert le score sur corner (10e), Emmanuel Rivière a fait annuler un probable but de Pavel Ninkov en poussant le ballon au fond alors que son coéquipier s’était appliqué pour envoyer le ballon en direction de la lucarne (44e). Commettre une si grossière erreur en ne se rendant pas compte de sa position de HJ pourtant très nette et en rajouter une couche en prenant un jaune pour contestation après avoir gesticulé comme un gamin… Rivière est parfois supérieurement ridicule. Au départ de l’action Capoue avait fait un super travail avec une sorte de sombrero pour s’enfoncer dans l’axe, un contre favorable lui avait permis de récupérer le ballon et de tirer mais Pierrick Cros lui est sorti dans les pieds, a contré le tir, il était donc loin de sa cage quand Ninkov a "centre-tiré", il ne restait alors qu’un Sochalien entre Rivière et la ligne de but. L’ancien Vert connaît-il la loi XI ?

Heureusement pour lui – et pour son équipe – Rivière s’est en partie fait pardonner en seconde période en inscrivant un but valable cette fois, un lob opportuniste après avoir piqué le ballon à Mathieu Peybernes, auteur d’une erreur défensive particulièrement coûteuse (55e). Les Sochaliens auraient pu égaliser par Cédric Bakambu que l’action précédente mais Ali Ahamada a réussi l’intervention parfaite après avoir déjà claqué un très bon CF de Boudebouz (22e), repoussé une reprise à bout portant… d’Abdenour csc (27e), ou encore un CF de Martin (48e). L’effort collectif et l’efficacité ont été insuffisants des 2 côtés du terrain pour permettre à Sochaux de ramener quelque-chose de la ville rose, cette équipe commet beaucoup trop d’erreurs, sa 20e place est logique. Leur victoire conjuguée aux contreperformances de leurs concurrents relance les Toulousains dans la course à la 5e place.

Rennes-LOSC, 1-1.
Le LOSC a débuté son 3e déplacement de la semaine avec Idrissa Gueye à la place de Balmont et Lucas Digne à celle de Béria. Le jeune latéral gauche a longtemps été le seul lillois à apporter quelque-chose offensivement, ses centres ont causé des soucis à la défense d’une équipe rennaise largement dominatrice pendant 35 minutes. J’ai compté 5 occasions franches : Erding (8e), Kana-Biyik (10e), Théophile-Catherine (13e), Kembo-Ekoko (18e), encore Kana-Biyik (19e)… Il faut y ajouter des actions dangereuses n’ayant pas abouti en raison de l’intervention d’un défenseur ou d’une mauvaise dernière passe. Pendant la première demi-heure Mickaël Landreau a plus souvent touché le ballon que chacun de ses 10 coéquipiers, c’est dire ! Les Lillois jouaient une drôle de sketch, malgré le pressing très haut de leurs adversaires ils se mettaient systématiquement en danger en se faisant des passes au sol dans leurs 30 mètres.

Les Bretons nous ont fait à peu près la même première période que contre l’OM, ils auraient dû mener à la mi-temps, probablement de 2 buts, mais faute de réalisme et en raison d’un coup du sort – avec une grosse boulette en prime cette fois – le score leur a été défavorable. Contre l’OM, Apam avait égalisé… pour l’OM en marquant contre son camp peu avant la mi-temps. Cette fois, il s’est fait exclure en enchaînant 2 grosses fautes en une minute, la seconde étant particulièrement stupide car sur une situation de danger nul juste après avoir pris un jaune, autrement appelé "avertissement", mot dont la signification est claire. Je ne vois pas pour quelle raison M. Turpin aurait dû faire preuve de mansuétude, Apam en était déjà à 4 fautes en 37 minutes, il en a enchaîné 2 valant chacune un jaune, si le joueur est assez idiot pour les commettre, tant pis pour lui !

Le coup du sort est le but marqué par Aurélien Chedjou sur le long CF consécutif à l’exclusion, il a marqué de l’arrière de l’épaule dans une défense pas réorganisée. Antonetti a préféré s’en prendre à l’arbitre au lieu de réagir en modifiant immédiatement son équipe, du coup le LOSC a profité de la situation, Nolan Roux a failli enfoncer le clou avant l’entrée d’un nouveau défenseur central.

M. Turpin aurait pu siffler péno pour une faute sur Digne environ 20 secondes après le début de la seconde période… Ensuite, étrangement, Rennes a continué à se procurer des occasions (long raid de Kembo à la 50e, Pajot tire à la place d’Erding à la 56e, seul au second poteau sur corner Danzé se loupe à la 67e, belle action collective mais reprise ratée par M’Vila servi au point de péno à la 69e), la supériorité numérique aidant, le LOSC aussi aurait pu marquer le second but de la rencontre (Roux de loin à la 56e, frappe de Cole de l’exter d’une vingtaine de mètres à la 65e, Roux dans la foulée puis encore à la 68e en tentant un lob). Le tournant a été l’entrée de Jelen à la place de roux. Le Polonais a été assez nul.

On en arrive aux dernières minutes de la rencontre avec un numéro de Payet (remplaçant de Cole), il en a fait un peu trop, une frappe de Boukari, une double parade de Costil sur des tirs de Jelen et Pedretti (88e), et à la 90e, le retournement de situation improbable, le meilleur Rennais du match (Kana-Biyik) réussit une longue ouverture parfaite pour trouver Erding en profondeur, Landreau n’est pas sorti pour intercepté le ballon qui arrivait dans sa surface de but, Chedjou a laissé le Turc dans son dos, et bim, reprise croisée du plat du pied, 2 points de moins pour le LOSC. A la 93e Lille a failli arracher la victoire suite à un CF mal dégagé, Cetto a eu la bonne idée de piquer le ballon à Payet au moment où le Réunionnais allait tirer. Le LOSC a donc perdu gros, ces 2 points auraient permis de revenir à seulement 4 unités du PSG, à 5 de la première place, mais aussi de creuser l’écart sur le groupe de chasse (dont Rennes fait partie).

Erding – presque totalement transparent avance ce but – devait quitter le PSG, il ne servait à rien à Paris hormis à jouer les boulets, pour être utile il devait partir et plomber un concurrent direct (s’il avait signé au LOSC à la place de Roux) ou marquer avec son nouveau club contre les concurrents du PSG… c’était plus improbable^^). L’affaire est excellente pour le PSG car en plus du prix de vente élevé, il y a des bonus ! Celui-ci, le retrait de points au LOSC, n’était pas dans le contrat.