• Les résultats.

Ajaccio-OM, 1-0.
Brest-Bordeaux, 0-2.
ETG-Sochaux, 2-3.
Nice-Nancy, 1-1.
Toulouse-Lorient, 1-1.
Valenciennes-ASSE, 1-2.
OL-LOSC, 2-1.
Dijon-PSG, 1-2.
Rennes-Auxerre, 1-1.
Montpellier-Caen, 3-0.

  • Le classement.

Si quelqu’un en doutait encore, il doit maintenant en être convaincu, le PSG et Montpellier termineront aux 2 premières places. 10 points ou plus à 11 journées de la fin, c’est quasiment irrattrapable. Le duel à distance se poursuit, pour changer – c’était seulement la 2e fois en 27 journées – les Sudistes jouaient après les Parisiens, mais l’adversaire n’était pas d’un niveau suffisant pour renseigner sur la résistance des dauphins à la pression.

Derrière c’est très ouvert car le LOSC cale, il a même réussi à relancer l’OL, Rennes et Toulouse ont réalisé chacun une contre-performance à domicile contre des équipes de bas de tableau, l’OM est définitivement décroché (8e à 8 points du 4e en ayant encore 4 compétitions à jouer, un effectif limité et en étant en chute libre, c’est cuit). 5 équipes en 4 points, tout redevient possible ! L’ASSE n’est plus qu’à 1,09 point de Lille[1]. L’incertitude vient aussi de ce qu’aucune de ces équipes ne se montre réellement solide ou constante, elles enchaînent toutes de bons et de mauvais résultats.

Dijon est le nouveau reléguable de la semaine, ça reste extrêmement serré en bas, Ajaccio est passé de 18e à 13e en marquant un but à quelques minutes de la fin de son match contre l’OM, preuve que tout peut très vite changer. L’espoir renait à Sochaux grâce à une victoire qui empêche par la même occasion Evian-Thonon-Gaillard de se mettre complètement à l’abri, Auxerre est passé tout près d’un gros coup mais reste néanmoins en vie.

  • Les matchs.

La journée a été étalée sur 3 jours, pourtant 9 résumés tiennent sur une seule page.

  • Les tops.

En début de saison n’importe qui battait Ajaccio, y compris à François-Coty. Ce n’est plus le cas désormais, non pas parce que les Corses sont devenus bons mais parce qu’ils sont redevenus corses… au moins dans l’esprit. Oui, c’est bien connu, aller jouer sur l’île de Beauté n’est en général pas un plaisir, ça envoie du pâté, c’est hyper physique, souvent borderline, tendu, ça peut vite partir en sucette, les locaux s’arrachent, poussés par le public qui met une grosse pression. Le but de raccroc de Benjamin André en fin de match suite à une récupération du ballon d’un Anthony Lippini mort de faim – avec un petite main en retombant sur le ballon, difficile de dire si elle était volontaire – en est l’illustration parfaite, le Bastiais de naissance s’est jeté dans les pieds de son adversaire, c’était impressionnant ! Engagement total.

Bordeaux a fait un très bon match à Brest, il est toujours très difficile de gagner à Le Blé… alors qu’en foot, beaucoup gagnent du blé.

Menés au score dans un stade où peu de visiteurs s’imposent, les Verts ont réagi pour gagner à Valenciennes, reprenant ainsi leur marche en avant après un non-match à Auxerre et un coup d’arrêt à domicile. Peu importe qu’ils aient eu beaucoup de réussite (je pense notamment au péno oublié, au tir d’Aboubakar sur la barre à 1-0, ainsi qu’à un autre tir sur la transversale à 1-2 en fin de rencontre, un presque csc je crois), car grâce ce succès et celui de l’OL, on va avoir un vrai Derby à enjeu samedi prochain – sur Orange… bravo Canal+ – avec pour une fois des Stéphanois mieux classés que leurs ennemis intimes.

Le PSG a refait le coup de l’arrachage de points pendant le money-time, une habitude depuis quelques matchs. Lors des 4 dernières rencontres, les Parisiens ont toujours marqué après la 86e minute, les 2 premières fois ils ont obtenu un match nuls alors que la situation était très mal embarquée, la suivante ils ont assuré leur victoire et soigné la différence de buts en plantant 2 buts supplémentaires en toute fin de rencontre, puis dimanche ils ont refait la différence lors du temps additionnel en ayant dû jouer à 10 contre 11 pendant plus de 50 minutes T.A.C., construisant leur victoire en infériorité numérique (les 2 buts parisiens ont été inscrits après l’exclusion). C’est un vrai coup de force, surtout à l’extérieur, surtout dans ce contexte particulier (arbitrage bidon, public pitoyable, on y reviendra plus bas). Les joueurs du PSG ne lâchent jamais, ils y croient toujours jusqu’au bout, et ça paie. Les joueurs apportent presque tous quand on fait appel à eux, y compris ceux relégués sur le banc, voire en bout de banc.

  • Les tlops (mélange de top et de flop).

Bakary Sako a marqué le but de la victoire de Sainté après un tir de Batlles sur le poteau, ensuite il a eu 3 grosses occasions de faire le break pour éviter à son équipe d’être en danger jusqu’au bout. Il y a d’abord eu une volée magnifique détournée par Penneteau sur sa barre, puis un face à face perdu, et pour finir une frappe un peu lobée des 18 mètres en contre... encore détournée par Penneteau… encore sur la barre ! Sako en est à 9 tirs sur les montants cette saison !

Attention, ça n’arrive pas qu’à lui ! Lors de cette journée les poteaux et barres transversales ont vibré… 16 fois, dont 5 ou 6 à Valenciennes, idem à Montpellier. De temps en temps un joueur a marqué dans la foulée, ça ne signifie donc pas qu’avec un peu plus de chance ou de précision on aurait vu 16 buts de plus, mais on aurait vu quelques très beaux buts supplémentaires, notamment des CF et des volées. Les beaux buts sont très positifs pour la promotion de la Ligue 1, pour son exposition en France comme à l’étranger, ils le sont bien plus que les parades de gardiens, si spectaculaires soient-elles, or bon nombre de ces tirs sur les montants sont dus à des claquettes ou plongeons des Nicolas Penneteau et autres Alexis Thébaux

Thébaux m’a encore donné raison. Je trouve ce gardien excellent. Au point d’en faire mon 3e gardien si je devais composer la liste des 23 pour l’Euro – je n’ai pas été contacté par la FFF (^^) – car il n’a rien à envier à Carrasso ou même à Mandanda. Si, pardon, il a quelque-chose à leur envier. Quand ces derniers font un festival, ce qui peut arriver à beaucoup de gardiens dans un bon jour, ils ont en général la chance de ne pas perdre ou de perdre d’un but. Contre Montpellier le gardien de Caen a réalisé 11 parades dont quelques-unes assez dingues, particulièrement celle en aile de pigeon sur une reprise quasiment à bout portant alors qu’il semblait pris à contrepied… Néanmoins, il en a pris 3 (dont un dernier sur un péno n’ayant pas lieu d’être), il avait devant lui une défense en carton. Condamné à la frustration.

J’aimerais avoir pu mettre la victoire de Sochaux, dire qu’elle révèle un changement d’état d’esprit dû au licenciement de Mehmet Bazdarevic (l’embaucher l’été dernier avait toutes les apparences d’une mauvaise idée), remplacé par l’entraîneur de la réserve, Eric Hély, dont la conférence de presse d’après-match est mythique (voyez les highlights en bas de la page), seulement ce succès ne semble en rien significatif. Pourquoi ? Voyez les buts, les 3 points ont été offerts par ETG, dont c’était le 3e match de la semaine (les 2 précédents ont été gagnés). Que d’erreurs défensives grotesques ! 2 passes en retrait à l’adversaire… Bon, ça reste 3 points hyper importants au classement et pour la confiance, il fallait absolument gagner.

  • Les flops.

L’OM vient de perdre 4 fois de suite en L1 sans marquer le moindre but, reste sur 6 matchs sans victoire (2 points sur 18), coule complètement… Et mardi, il y a Inter-OM. La qualification est impérative pour que la France reste 5e au classement UEFA.

Le LOSC pouvait profiter de résultats favorables (défaite de l’OM, nul de Toulouse, puis nul de Rennes) et devait éviter de laisser l’ASSE recoller. Pour se faire, il suffisait d’aller gagner à Lyon quelques jours après la déroute de l’OL à Chypre contre les terreurs de l’APOEL Nicosie en Ligue des Champions, une élimination grotesque aux tirs au but, autrement dit 120 minutes en enfer faisant suite à une série de 5 matchs sans victoire en championnat (2 points pris sur 15). Lille n’a qu’une compétition à disputer et aurait donc dû être à fond d’entrée pour profiter des faiblesses de cette équipe en plein doute… Mais a été nul en première période, multipliant les erreurs, se laissant archi-dominer dans l’engagement. Une fois mené 2-0 à l’extérieur, c’est plus dur. Si l’arbitrage n’a pas aidé les visiteurs, il faut bien l’admettre (on y reviendra plus bas), il est difficile de l’emporter quand les joueurs n’entrent pas sur le terrain avec le bon état d’esprit, gâchent de grosses occasions et multiplient les erreurs (par exemple la gestion des dernières minutes a été très mauvaise). Les Lillois doivent avant tout s’en prendre à eux-mêmes.

Toulouse et Rennes ont eu beaucoup d’occasions à domicile contre des équipes en grandes difficultés, mais ils n’ont pas gagné, faute de réalisme (Rennes s’est fait logiquement refuser 3 buts pour HJ). Si un club achète Erding (2 buts logiquement refusés pour HJ contre Auxerre) ou Emmanuel Rivière (une reprise détournée sur la barre contre Lorient) en pensant avoir trouvé la solution à ses problèmes offensifs, c’est qu’il y a un gros problème de compétences au sein de sa cellule de recrutement. Le Turc a tiré 22 fois au but cette saison pour 3 buts et… 17 hors-jeu ! Je vous ai fait un petit comparatif sur les 3 dernières saisons entre le meilleur attaquant de L1 lors de cette période (3 attaquants dits de profondeur), Gameiro (auteur du 2nd but parisien ce week-end), et les 2 autres joueurs. Je suis allé chercher ces stats sur le site de la LFP :
-Gameiro, 50 buts pour 307 tirs (0,163 buts/tir) en 8154 minutes (1 but toutes les 163 minutes), 73HJ ;
-Rivière, 20 buts pour 137 tirs (0,146 buts/tir) en 5333 minutes (1 but toutes les 266 minutes), 57HJ ;
-Erding, 26 buts pour 194 tirs (0,134 buts/tir) en 5344 minutes (1 but toutes les 206 minutes), 74HJ.
Si j’avais aussi pris en compte les stats dans les autres compétitions, Erding aurait des stats à la Gignac.

«Mais y sont où les Parisiens ?»… Le public de Dijon a chanté ça à 1-1 à une grosse dizaine de minutes de la fin alors que son équipe jouait à 11 contre 10 depuis la 40 ou 41e et n’a quasiment pas été dangereuse avant d’égaliser à la 76e sur corner. Le public bourguignon a aussi sifflé Pastore. Pas de bol, le PSG a réussi à gagner ce match, profitant de la bêtise de ses adversaires, ceux-ci s’étant vus trop beaux, au point d’oublier de prendre des précautions élémentaires sur ce fameux corner. Ne laisser personne dans le rond central pour intervenir en cas de de contre-attaque – y’avait juste Ménez et Gameiro dans l’équipe d’en face – ou même renvoyer le ballon dans la surface en cas de dégagement était totalement crétin. Peut-être les joueurs ont-ils trop écouté leur public et cru qu’ils menaient 3-0… ou alors ils ont pensé pouvoir facilement arracher la victoire face à une équipe pourtant loin d’être à la rue.
Où est Paris ? En tête avec 31 points de plus que Dijon, qui en a 27…

Un des habitués de cette rubrique s’offre une nouvelle apparition, pour une double raison… Antonetti a osé balancer un paquet de mouchoirs à Laurent Fournier, l’accusant d’être une pleureuse. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Antonetti est numéro 1 dans ce classement – à égalité avec Patrice Carteron – alors que l’entraîneur de l’AJA est complètement en droit de se plaindre, son équipe se fait fourrer semaine après semaine par l’arbitrage. Le Corse est plutôt du genre à se plaindre même quand son équipe est avantagée.
Pour couronner le tout, il a osé déclarer : «On fait beaucoup de choses. On est beaucoup plus riches qu’avant dans le jeu. Ce soir, on n’est pas récompensés mais j’ai vu une équipe qui ne lâchait rien, avec du mental et de la maturité. Pour moi, c’est le football qui n’est pas récompensé mais ça n’engage que moi.» Vous avez bien lu «c’est le football qui n’est pas récompensé», une phrase totalement grotesque dans la bouche d’un type qui avec Nice puis Rennes nous a infligé des dizaines de matchs d’une nullité confondante lors desquels son équipe se contentait d’être solide et de mettre des coups. Auxerre a de petit moyens, est reléguable, et on va reprocher aux Bourguignons d’aller grappiller des points à l’extérieur en jouant la carte de la solidité et de la solidarité derrière avec comme principaux atouts offensifs un sprinteur et les CPA ? Qu’il arrête de se moquer du monde et de son montrer irrespectueux envers ses collègues. Ce type n’a ni mémoire – il a été dans la même situation, a agi exactement de la même façon tout en détestant ce genre de remarques à son encontre – ni légitimité. Son palmarès d’entraîneur se réduit à une Coupe à Toto et un titre de champion de L2 en 18 ans de carrière, pourtant il n’a pas entraîné que des équipes en carton.

  • L’horreur.

On a vu certaines fautes particulièrement horribles. Je pense notamment à l’attentat de Carlos Sanchez sur Fabien Lemoine (rouge direct) ou à la semelle de Brice Jovial sur Tiéné (pas le moindre carton !), à Nice aussi des interventions violentes et à retardement ont été à déplorer, aucune n’a donné lieu à exclusion, Cris s’est permis d’asséner un coup de coude honteux à Payet, Morgan Amalfitano de frapper par derrière dans la jambe d’un Ajaccio complètement en dehors du jeu… J’en passe. Je suis impatient de voir qui la Commission de discipline de la LFP va convoquer.

  • L’arbitrage.

Je redoutais ce moment… Je vais être obligé d’écrire des tartines à propos de l’arbitrage, particulièrement catastrophique cette semaine. Pour se faire un peu plaisir avant de s’y atteler, signalons le plaquage de Paul Baysse sur un arbitre assistant qui se trouvait sur son chemin… Le geste de l’homme en vert envers le défenseur une fois celui-ci au sol m’a bien fait marrer, on aurait dit qu’il cherchait la baston, ça semblait signifier «Ouèch, c’est quoi ton ‘blème ?! Tu veux qu’j’te péta ? T’est un malade toi !»

M. Varela a rempli son quota de bonnes décisions pour la saison en excluant Sanchez d’entrée pour son agression puis en infligeant la même punition à Jean-Pascal Mignot pour avoir annihilé une occasion de but manifeste. Malheureusement il est vite retombé dans son habituelle médiocrité en oubliant un péno évident pour VA en 1ère période (faute de Guilavogui sur Danic). En revanche il a bien fait de ne rien siffler pour une main valenciennoise dans la surface car c’était une remise de la tête totalement loupée par Isinmat-Mirin, le ballon a fini sur sa main de façon totalement fortuite.

Déplorons-le, avant de sortir Carlos Sanchez, M. Varela a voulu attendre de savoir si Lemoine était blessé et n’aurait probablement mis qu’un jaune si l’état de la jambe du Stéphanois lui avait permis de rester sur le terrain (double entorse cheville et genou). Un arbitre doit juger un geste, pas ses conséquences, hormis s’agissant du cas où le joueur victime de la faute part au but ou va se retrouver en position de marquer, dans ce cas la conséquence de la faute est l’annihilation de l’occasion de but, elle justifie le rouge. Aucune des lois du jeu n’indique qu’une blessure est un élément à prendre en compte ! On rajoute des règles d’interprétations sans queue ni tête, pourtant les choses sont simples : un attentat reste un attentat, qu’il y ait fait ou non des morts. Comme je l’ai toujours dit et écrit, tirer sur quelqu’un est aussi grave si on le rate ou si on le touche à l’épaule que si on le tue sur le coup.

En quoi la gravité de la semelle percutant à retardement une cheville dépend-elle de la solidité de cette cheville ? On doit prendre en compte l’intention (méchanceté, imprudence, volonté de jouer le ballon, geste totalement fortuit), la dangerosité, la violence du choc, les antécédents éventuels lors de la rencontre, et j’en passe, mais JAMAIS la blessure réelle ou supposée de la supposée victime ! Les arbitres se laissent trop facilement influencer par des joueurs comme Valbuena – ou ce week-end Eric Bauthéac – qui volent et font 3 tours sur eux-mêmes au moindre contact comme s’ils avaient sauté sur une mine. Et puis c’est la porte ouverte à toutes les dérives, beaucoup d’entraîneurs seraient prêts à sacrifier un changement pour jouer plus d’une mi-temps à 11 contre 10 ! On marche sur la tête, les arbitres sortent des jaunes pour des futilités et laissent passer de véritables attentats ! Dijon-PSG en est le parfait exemple.

Lors de cette rencontre, M. Malige a réalisé une sorte de Grand Chelem, il a réussi à mettre un rouge direct à Momo Sissoko sur sa seule réputation, car si son geste était très engagé, il était régulier, ou du moins pas plus irrégulier que celui de Bauthéac. Les 2 hommes y sont allé debout, semelle en avant sur le ballon, le Parisien a mis la semelle SUR LE BALLON ET RIEN QUE SUR LE BALLON, mais le Dijonnais est moins imposant physiquement, il a volé et en a fait des caisses… avant de reprendre le jeu comme si de rien n’était une fois Paris à 10. Malige n’a pas hésité une seconde. Excès d’engagement ? Peut-être. Mais pour justifier une exclusion directe il fallait en plus qu’il s’agisse d’une faute grossière ou d’un comportement violent. Si mettre le pied sur le ballon est une faute grossière, la durée d’un match de football ne peut excéder 3 minutes, le temps que 4 joueurs de la même équipe aient été exclus pour violence à l’encontre du ballon. La semelle de Jovial sur Tiéné était un comportement violent, c’était très en retard, gratuit, sur la cheville et uniquement sur la cheville. Cet attentat a eu lieu seulement quelques minutes avant le geste de Sissoko… PAS LE MOINDRE CARTON ! Vers la 80e, Bennard Kumordzi y est allé en retard et à la barbare sur Pastore… PAS LE MOINDRE CARTON ! Et j’en passe, notamment un coup de pied dans la jambe d’Alex dans la surface bourguignonne quand le Brésilien a repris un corner de Nenê. Le ballon étant en jeu, c’était péno et carton. J’ai beau chercher une cohérence dans les décisions de cet arbitre, je n’en trouve pas.
Jovial a passé son temps à tricher, à simuler, à provoquer, à un moment il a tenté de marquer de la main, a loupé le ballon d’un premier geste puis l’a pris d’un second geste sans réussir à l’envoyer au fond des filets. Que s’est-il passé ? Au lieu de sortir un jaune à l’attaquant, M. Malige en a mis un à Alex pour protestation, puis environ une minute après la faute s’est rendu compte que son assistant l’appelait pour lui signaler la main, et c’est seulement à ce moment qu’il a sanctionné Jovial d’un jaune, lui qui aurait dû être dehors depuis déjà un bon moment. Résultat, Alex a injustement ramassé un carton dans l’affaire.

En fin de compte, les gémissements perpétuels de Patrice Carteron auront produit les effets escomptés. Ça a fonctionné en Coupe de la Ligue avec notamment un péno bien bidon offert à Dijon pour une faute DE Jovial sur Lugano, un péno oublié en Coupe de France pour une faute du gardien sur Gameiro, et à nouveau en L1 avec tout un florilège de mauvaises décisions… Mais Dijon n’a été foutu de l’emporter qu’une fois sur 3 (une fois sur 4 si on ajoute le match au Parc avec attentat de Courgnaud sur Pastore).

J’aimerais comprendre pourquoi quand Amalfitano a donné un coup de pied dans la jambe de Damien Tibéri nettement après la sortie du ballon hors du terrain, il n’a été sanctionné que d’un jaune. C’est rouge direct un geste comme ça ! Bien sûr, M. Duhamel a accentué la tension ne se montrant laxiste, c’était juste avant la mi-temps, le retour aux vestiaires a été particulièrement chaud. En seconde période il a compensé en évitant d’être trop sévère contre les Corses, une mini-poussette dans le dos de Brandao à l’intérieur de la surface n’a pas été sanctionnée, Johan Cavalli n’a été puni que d’un jaune pour un doublé semelle sur la cheville-coup de pied dans le genou de Valbuena – lequel en a tellement rajouté que cette fois ses manifestations de douleur ont été contreproductives, quand tu souffres de la jambe, tu ne remues pas comme un poisson jeté sur la rive – et en fin de match quand une nouvelle échauffourée a éclaté, il s’est contenté d’avertissements. Que dire du contrôle de la main de Lipini à l’origine du but ? Qu’il était peu visible, dans le mouvement, et pas forcément volontaire, c’est difficile à dire, il retombe sur le ballon. Si l’arbitre l’a vu et a jugé qu’il n’avait pas touché délibérément le ballon de la main, alors il s’agit juste d’une interprétation.

A Lyon M. Ennjimi oubli rouge et péno contre Cris pour son coup de coude volontaire et là encore gratuit (ou plutôt en réponse – débile – à un pseudo coup de poing de Chedjou sur Lacazette, le Camerounais ayant juste un peu mis le bras dans un duel aérien, une faute existante mais franchement pas d’une violence et d’une méchanceté méritant un carton, ça a été surjoué par Garde encore une fois), en fin de rencontre il est aurait dû octroyer un péno à Gianni Bruno, il a aussi été très gentil avec Cris en d’autres occasions, l’exclusion de Lovren était prévisible car les défenseurs centraux de l’OL étaient hyper nerveux et dépassaient régulièrement les limites de l’acceptable. Etrangement, on n’a pas entendu Aulas se plaindre de l’arbitrage…

A Nice en début de match à 0-0 pour une faute de main évidente qui avait été commise au moins 70cm à l’intérieur de la surface (l’auteur de la faute était entre 1m et 1m50 à l’intérieur) n’a pas été sanctionnée, elle était volontaire. M. Lannoy et son assistant, pourtant très bien placé, ont donné un simple corner. Il semble en outre qu’en certaines occasions les joueurs aient largement dépassé les limites acceptables de l’engagement physique, il aurait dû se montrer beaucoup plus sévère, certains ont laissé traîner la semelle de façon très dangereuse… Il a par contre sorti un jaune à Puygrenier pour avoir involontairement contré un dégagement d’Ospina (empêcher le gardien de lâcher le ballon de ses mains est une faute, mais seulement si on le fait exprès !)… Vraiment bizarre.

A Rennes il aurait pu y avoir péno pour un tirage de maillot de Cédric Hengbart sur Pitroipa mais le Burkinabé a joué le coup en tirant, il a fallu une parade de Sorin pour détourner son tir en corner, il y a donc clairement eu avantage, il n’y avait aucune raison de revenir à la faute. En fin de match, M. Fautrel est passé à côté d’une faute grossière, évidente, immanquable, commis par John Boye[2] sur Oliech, un tacle grotesque dans sa surface qui a tout emporté, sauf le ballon. Comment peut-on ne pas la voir ? A 10 minutes de la fin, à 1-1, ce péno aurait pu complètement changer l’avenir d’Auxerre. Très souvent victime de mauvaises décisions, les Bourguignons sont à bout de nerfs, ils prennent des cartons pour contestation, ça a tendance à partir en vrille… Le double effet Kiss (Fabien) Cool

Dans la catégorie des erreurs n’ayant pas privé leur victime de la victoire, on a quelques penalties

-Celui sifflé pour ETG par M. Thual n’a aucun sens, soit il ajoutait le rouge en allant jusqu’au bout de son erreur, soit il sifflait la véritable faute, c’est-à-dire le tirage de short opéré par Saber Khelifa pour déstabiliser le défenseur et le pousser lui rentrer dedans.
-Celui pour Brest repoussé par Carrasso a été donné pour une obstruction… du moins, c’est ce qu’en ont dit les commentateurs. S’il y a obstruction, il y a CF indirect, donc pas de péno, quand bien même la faute a-t-elle eu lieu dans la surface de réparation. Et pour moi c’est Alphonse qui va s’encastrer dans Sané après avoir perdu le ballon en le poussant trop fort dans une direction totalement opposée à sa course, pas le défenseur qui cherche à se mettre sur son chemin. L’arbitre était M. Gautier.
-Celui offert à Montpellier par M. Buquet à la 90e minute n’avait pas lieu d’être, Nabab est intervenu sur le ballon, Yanga-Mbiwa est ensuite venu lui frapper dans la jambe et a plongé avec emphase… Ridicule.

  • Les highlights.

Notes

[1] Le 0,09 correspond à la différence de buts, ce n’est pas réellement un demi-point… Dans la mesure où on la prend en compte comme critère décisif pour départager les équipes, la différence de buts devrait être comptabilisée directement dans le nombre de points, ainsi le PSG aurait 58,23 points (58 et +23), Lorient en aurait 27,90 (28 et -10).

[2] Qui a déjà commis 2 fautes dans sa surface la semaine dernière sans être jamais sanctionné.