Le troisième avait gardé un grand sac de haricot, mais au moment de les mettre en terre, il préféra renoncer et les conserver garder pour être sûr d’avoir une production à présenter à son père. Hélas, des rongeurs pénétrèrent dans la pièce où étaient stockés les haricots, percèrent le sac et grignotèrent tout ce qui s’y trouvait.

Le quatrième fit pousser des tomates, mais ne les trouvant pas assez rouges et charnues, il se décida à arracher ses plans le 15 août pour semer de nouvelles graines. Bien sûr ses nouveaux pieds n’eurent pas le temps de se développer et de fructifier.

Le cinquième n’hésita pas à employer des moyens moralement très douteux pour obtenir d’excellents résultats. A cause de ses méthodes interdites dans toute la région suite aux dégâts causés sur l’environnement quelques années plus tôt, sa parcelle fut rapidement polluée et ses récoltes devinrent impropres à la consommation.

Le sixième avait la chance d’être l’heureux propriétaire de la parcelle la plus prisée, un vignoble exceptionnel parfaitement exposée sur le flanc d’une colline. Depuis des générations on y confectionnait un alcool dont la réputation dépassait largement les limites de la région. Il prit le parti de s’affranchir des traditions, renouvela le matériel et modifia les méthodes de production. Quelques jours après les vendanges l’information s’était déjà répandue, au mieux l’alcool du sixième fils allait-il pouvoir servir à faire du vinaigre.

Le benjamin avait hérité d’un grand carré de terre arable entouré d’un verger très productif où avait déjà récoltés de nombreux fruits et légumes, il disposait également d’un stock de graines laissé par son oncle[1]. Jugeant tout ceci trop commun pour épater son père et ses frères, il décida de tout raser et de s’enquérir de plantes exotiques… mais les choisit sans se préoccuper de leur adaptation au climat et au sol de chez lui. Il n’obtint pas les résultats escomptés et ne put apporter à la fête quelques fruits chétifs et peu goûteux.

Au premier jour de l’automne, les 7 frères se présentèrent penauds devant leur père. Celui-ci, ne semblant guère étonné de la situation, appela sa fille qui attendait dans une autre pièce. La jeune femme était enceinte. Il prit alors la parole pour annoncer à ses fils sa décision de choisir le fiancé de sa fille pour lui succéder : «Nous ne sommes tous que de passage sur Terre, notre devoir est de respecter ce que nos prédécesseurs ont construit et de le transmettre à nos successeurs. Je cherchais lequel de mes enfants serait le plus apte à assurer la pérennité du domaine dont j’ai hérité, je vous ai donc à tous les 7 fourni un terrain fertile ou de beaux arbres à entretenir afin de vous tester. Malheureusement, aucun n’a montré les qualités nécessaires.

Retenez ceci. Qui ne progresse pas régresse. Pour prospérer, il est nécessaire d’investir et de savoir évoluer. Certains ne l’ont pas compris, ils ont été disqualifiés à cause de leur conservatisme excessif. Investir et évoluer est indispensable, mais encore faut-il le faire avec raison et non en dépit du bon sens, c’est pourquoi d’autres ont été écarté. En agissant de façon inconséquente, ils ont hypothéqué l’avenir. Il est primordial de savoir analyser chaque situation avec lucidité, de réagir de façon adaptée, d’anticiper les problèmes afin de se prémunir de devoir prendre des décisions dans la précipitation, de retenir les leçons du passé pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. Vous auriez devriez savoir que l’orgueil n’est jamais bon conseillé, que l’ostentation ne doit jamais prévaloir sur l’efficacité.

Je n’avais rien donné à votre futur beau-frère, il a pourtant su m’apporter une grande satisfaction en s’invitant chez moi pour planter sa graine. Au moins, grâce à lui, l’avenir est assuré.»

Vous avez pu le constater, ma parabole du semeur – j’ai galéré à la finir, je ne vous raconte pas ! je voulais rajouter plein d’autres frères, au départ ils étaient 3 et arrivaient au repas sans patates… 100 patates ? (^^) – n’a pas aucun rapport avec celle de la Bible. L’idée est juste de vous montrer qu’en football, on a tendance à récolter ce qu’on sème, et pas mieux. La 34e journée de Ligue 1 nous fournit plusieurs illustration de cette affirmation.

  • Les résultats.

Toulouse-Montpellier, 0-1.
Lorient-OM, 2-1.
Auxerre-Brest, 4-0.
Nancy-Caen, 1-1.
Rennes-AC Ajaccio, 3-1.
ASSE-Dijon, 1-0.
Sochaux-Bordeaux, 0-3.
Valenciennes-Nice, 2-0.
LOSC-PSG, 2-1.

  • Le classement.

Vous l’avez vu, nous n’avons eu que 9 matchs ce week-end à cause de la finale de la Coupe de France. Le dernier de cette journée, ETG-OL, repoussée à la mi-mai, n’a pas réellement d’intérêt pour les 3 luttes qui nous intéressent.

Déjà, on peut le dire, sauf soudain effondrement, Montpellier est champion. Le grand artisan de ce probable succès historique est Leonardo. Paris, qui a une moyenne inférieure à 2 points par match pour la première fois depuis la 7e journée, doit maintenant se battre pour terminer 2e et être qualifié directement en Ligue des Champions, l’avance sur le LOSC n’étant plus que de 2 unités. Pour que le titre échappe aux Héraultais, il faudrait au minimum une défaite et un nul ou 3 nuls lors de leurs 4 derniers matchs cumulés avec un sans-faute du PSG, sachant que Paris n’a remporté que 4 rencontres sur ses… 12 dernières disputées (de surcroît le PSG va recevoir Sainté puis Rennes). Difficile d’y croire !

Lyon est beaucoup trop loin et a beaucoup trop de matchs à enchaîner pour espérer revenir sur Lille. La nouvelle importante concernant l’OL est la qualification directe pour la phase de poules de l’Europa League grâce à la victoire en Coupe de France. Ce succès va permettre aux Lyonnais de finir en roue libre. C’est dommage pour Rennes et Saint-Etienne, si Lyon avait perdu, en plus d’être humilié les hommes de Garde auraient dû se battre pour une des 2 places en EL. Quevilly s’étant incliné, le ticket européen qu’ils auraient refusé par mesure de bon sens aurait permis au 4e et au 5e de la L1 de se qualifier. Désormais, il n’y a plus qu’une place à pourvoir pour 2 voire 3 clubs au lieu de 2 places pour 3 voire 4 clubs. Le "voire 3" et le "voir 4", c’est pour Toulouse, décroché à 4 points de Rennes, en pole-position dans la course à la place vacante – qui sera la 4e, la 5e si l’OL est 4e – mais il n’y a qu’un point d’écart entre Rennes et Saint-Etienne avec un calendrier très difficile pour les Bretons (à Bordeaux, contre Montpellier, à Paris, contre Dijon). Attention car Toulouse a un calendrier assez abordable, on ne serait pas à un retour près dans ce championnat (je n’y crois pas). Dans la famille des retours improbables on peut même imaginer ceux de Bordeaux et d’ETG.

En se faisant exploser à Auxerre, les Brestois ont à la fois loupé l’occasion de remonter à la 15e place et… relancé l’AJA, qui devrait déjà être assuré de descendre mais n’est plus qu’à 3 points du 16e, Dijon, chez qui aura lieu un derby bourguignon mercredi. Les 6 derniers peuvent encore descendre ou se sauver, mathématiquement c’est aussi le cas de Nice, de Lorient et d’autres, ceci dit je ne serais pas étonné de voir 3 clubs à moins de 37 points à la fin de la saison.

  • Les matchs.

La journée a été divisée en 3, d’abord 2 matchs vendredi, puis 7 dimanche, et enfin un repoussé au 10 mai. Vous trouverez essentiellement les résumés vidéo en cliquant ici.

  • Les tops.

Le top du match phare de la journée est évidemment Nolan Roux (et non Eden Hazard). A peine entré en jeu il a réussi à obtenir un penalty et à faire exclure Mamadou Sakho pour une faute juste devant la surface annihilant ce que l’arbitre a interprété – à tort selon moi, on va y revenir plus bas – comme une occasion manifeste de but. Cette action a été le tournant de la rencontre, elle a remis le LOSC dans le match après une phrase de contrôle total de la rencontre par les visiteurs. Ensuite, le joueur formé à Lens a marqué de façon opportuniste le but de la victoire.

Belhanda a été excellent à Toulouse, heureusement pour les Montpelliérains qu’ils l’ont… Son but d’entrée a mis son équipe dans une situation idéale pour gagner contre des adversaires dont la solidité est la première qualité : une fois le coffre-fort ouvert, il suffit de se servir.

Après avoir joué les lâcheurs pendant une bonne partie de la saison, on croyait les joueurs de l’AJ Auxerre définitivement assurés de finir en L2, la sortie funeste à Nice ne laissait pas grand doute à ce propos. Une semaine plus tard, Brest se pointe en Bourgogne dans des conditions très particulières sur lesquelles on va s’attarder un peu plus bas, Auxerre doit absolument l’emporter pour conserver une chance infime de passer un an de plus en L1, et là, que se passe-t-il ? L’entame idéale, 4-0 à la mi-temps avec 4 buteurs différents, même Olivier Kapo a marqué, une première depuis son retour au club. Ce résultat relance totalement l’AJA dans la course au maintien tant mathématiquement que moralement (les mauvais résultats des autres équipes de bas de tableau n’y sont pas pour rien).

Depuis l’humiliation subie contre Quevilly en demi-finale de la CdF, match lors duquel Julien Féret avait marqué, Rennes a enchaîné 3 victoires (ça fait 4 de suite en championnat) avec à chaque fois une ouverture du score de Féret. Faute d’avoir su saisir leur chance d’obtenir une qualification en EL via la coupe, peut-être les Bretons vont-ils pouvoir l’obtenir par le championnat, leur réaction d’orgueil leur a permis de se replacer en pole-position pour y parvenir.

  • Le coup de gueule.

C’est un put*in de scandale mais personne n’en parle : la LFP ne remplit pas son rôle, elle devrait garantir l’équité du championnat, elle la fausse. Les médias et les dirigeants de clubs ne mettant pas en exergue ce problème, on ne risque pas d’y remédier. Je pose 2 questions.

1. Pourquoi depuis des mois la LFP fait-elle presque toujours jouer Montpellier avant le PSG[2] ? Le MHSC a à chaque fois l’occasion de mettre la pression sur les Parisiens.
2. Pourquoi, pour les 3 prochaines rencontre en plein sprint finale la LFP a-t-elle décidé de faire jouer Montpellier vendredi, mercredi puis lundi alors que le PSG jouera dimanche, mercredi puis dimanche ? Pour l’équité Montpellier aurait dû jouer dimanche, jeudi et lundi si les chaînes voulaient décaler leurs matchs pour satisfaire C+ et Orange. Les temps de récupérations offerts à Montpellier sont très convenables, ceux du PSG sont minimes. Enchaîner 3 rencontres en 8 jours ou en 11 jours, ça n’a strictement rien à voir.

Une organisation sérieuse et professionnelle se doit de prendre garde à ce genre de distorsions de concurrence, les enjeux sont énormes, on ne peut pas se permettre de passer à côté de ces détails qui n’en sont pas.

  • L’autre coup de gueule.

J’en ai plus qu’assez de voir l’impunité dont jouissent les joueurs méchants de notre championnat. Il ne faut pas confondre méchanceté et maladresse. Un joueur comme Momo Sissoko est maladroit, pourtant la Commission de discipline de la LFP lui met la double dose à chaque fois qu’il est convoqué, même s’il n’a pas commis de faute.

D’autres joueurs sont véritablement méchants… mais ne sont jamais sanctionnés avec la sévérité que requiert leur cas. Je pense à quelques types en particulier :
-au PSG on a Thiago Motta, pas encore exclu depuis son arrivée en France, je me demande comment,
-à Montpellier il y a du monde, Yanga-Mbiwa n’a jamais été sanctionné pour avoir voulu casser la jambe de Pastore au match aller, Marco Estrada court toujours après avoir tenté d’envoyer Boudebouz à l’hôpital,
-Morgan Amalfitano aurait déjà été condamné à perpétuité dans certains Etats des Etats-Unis pour double récidive du délit de coups et blessures volontaires. A Ajaccio et contre Dijon il a donné des coups gratuits d’une violence extrême, a été gentiment sanctionné a posteriori pour l’un d’eux, mais il recommence. Au lieu de prendre 5 matchs la première fois et 8 en cas de récidive, il a eu 2 matches pour le second attentat, rien pour le premier. Voyez le timing fabuleux : match contre Dijon le 17 mars, convoyé le 22 à la réunion du 12 avril, suspension de 2 matchs à partir du 16 avril, il a manqué Caen le 18 et Bordeaux le 21 (entre-temps il a pu disputer 5 rencontres de compétitions nationales dont la finale de la CdL…), il revient de suspension à Lorient après avoir allumé ses coéquipiers dans la presse puis tenté de se rattraper aux branches, et là… le mec se permet de mettre un coup de pied volontaire à un joueur au sol (Arnaud Le Lan, son ex-coéquipier)… sans se faire exclure (l’arbitre était tout près, il a mis un simple jaune). 5 minutes après il a remis ça avec un tacle très en retard qui méritait au moins un jaune de plus… Ce type a pété un plomb et a une veine de cocu. C’est un danger public, il n’a pas sa place sur un terrain de foot !

Pour ce genre de gestes il devrait y avoir suspension à titre conservatoire jusqu’à la convocation. De plus, quand un simple jaune a été sorti il devrait immédiatement être transformé en carton rouge par la commission de visionnage ou en vertu du rapport complémentaire de l’arbitre afin que le cas soit traité rapidement. Il faut pouvoir sanctionner dès la première réunion de la Commission de discipline car actuellement celle-ci, qui a lieu 4 à 11 jours après le match, se contente en général de convoquer le joueur pour une autre réunion 2 semaines plus tard (à la demande du fautif ça peut être une ou 3 semaines). Sachant que la décision n’entre en vigueur que le lundi suivant, soit en général sur un match ayant lieu 9 ou 10 jours plus tard, on se retrouve dans une situation où un attentat non sanctionné d’un rouge direct mais uniquement a posteriori vaut à son auteur une suspension entre 23 et 40 jours après la faute (en général c’est un mois)… s’il n’y a pas d’appel.

Le seul à avoir réellement pris cher cette saison est le Valenciennois Carlos Sanchez. Pourquoi a-t-il été fracassé ? Pas seulement car son geste était violent, surtout en raison de sa conséquence (une blessure) et de son statut (il joue à VA). Si tu ne réussis pas à casser ton adversaire en ayant fait de ton mieux, tu t’en sors à bon compte. La Commission de discipline de la LFP marche comme ça.

  • Les flops.

Le cas brestois est directement à rapporter à la parabole du semeur énoncée en introduction. Michel Guyot, le président, a agi de façon inconséquente depuis janvier, il a fait preuve d’un grave manque de jugement. Il a voulu se défausser de ses erreurs sur Alex Dupont, virant ce dernier à 5 matchs de la fin en dépit du bon sens dans la précipitation du coupable cherchant à dissimuler ses méfaits en entendant les flics débarquer (en l’occurrence en voyant son club entrer dans la zone rouge). Cette décision prises jeudi à 3 jours match avait pour conséquence immanquable d’envoyer son club au casse-pipe, les joueurs étaient perdus, ils ont explosé comme des popcorns chez un concurrent direct, une catastrophe à plus d’un titre.
Vous retrouverez de plus amples explications dans la rubrique "Dans l’c*l Lulu !" du retour sur la semaine sportive.

Mamadou Sakho est le parfait bouc-émissaire… Le PSG a perdu à Lille après avoir été en totale maîtrise pendant une bonne partie de la seconde période avant l’exclusion ultra sévère du défenseur central, on met tout sur le dos de ce dernier. Allez comprendre pourquoi des blaireaux se prétendant supporters du PSG vont jusqu’à l’insulter en prétendant que sa faute va faire perdre le titre au club… Je suis obligé de me pincer pour croire ce que je vois ! Mais de qui se moque-t-on ? Ces individus manquent à la fois de bon sens, de capacité d’analyse et de connaissances. D’une part, je suis surpris de devoir le rappeler, avant la 34e journée, il y a eu 33 matchs. On dirait que soudain les points perdus bêtement ces derniers mois ne comptent plus. La situation du club au classement est la conséquence d’une succession d’erreurs depuis janvier, pas seulement de celle de Sakho ! D’autre part, il suffit de regarder l’action complète pour s’en convaincre, plusieurs Parisiens sont à mettre en cause, la perte de balle sur une touche à 20 ou 30 mètres du but lillois est stupide, la passivité au milieu avant l’ouverture de Joe Cole est anormal, l’absence d’aide d’Alex est inacceptable, le Brésilien a lâché le marquage de Roux et n’est pas revenu couvrir son coéquipier (laisser un attaquant partir dans la profondeur entre les défenseurs centraux n’a pas semblé le gêner). Enfin, comment peut-on s’étonner de ne pas retrouver le Sakho de la saison passée ? On parle de l’ex-patron de la défense, la vitrine du club, un joueur devenu soudain remplaçant en perdant bien sûr son statut de capitaine… C’est de la psychologie élémentaire, vous ne pouvez pas décemment envoyer au feu en situation de grosse pression un sportif qui a perdu à la fois la confiance de son entraîneur (qui a tout fait pour le lui montrer, le mettant plus bas que terre), sa confiance en lui et ses repères (en ne jouant plus). Sans confiance, un sportif n’est rien, même Messi fait les choses à l’envers quand il est en plein doute. Je critiquais la gestion des hommes à la mode Kombouaré, Ancelotti semble faire encore pire.

Avant Sakho d’autres Parisiens ont été montrés du doigt cette saison à tort ou à raison – souvent à tort – dont Nenê (à Auxerre mais aussi en début de saison de façon injuste), Gameiro y a eu droit, Pastore également, et bien sûr Lugano (même quand il n’a pas joué c’est de sa faute^^). A chaque fois un joueur a été pris pour cible individuellement, ce qui a conduit à masquer à la fois les déficiences de l’équipe et de l’entraîneur. Depuis que le duo Ancelotti-Leonardo est en place, c’est n’importe quoi, au moins un but encaissé à quasiment chaque match, des résultats en forte baisse, les prestations de l’équipe sont en général faiblardes, il n’y a pas un bon état d’esprit. Suis-je le seul à m’émouvoir que Tiéné soit préféré à Armand ? Que Bisevac et Alex soient jugés meilleurs que Sakho, Lugano et Camara (mis au placard) malgré le nombre impressionnant de buts encaissés à cause du Serbe et du Brésilien ? Que Sissoko joue même si Bodmer – pourtant pas très à l’aise en relayeur côté droit – lui est 10 fois supérieur ? La tactique est douteuse, le coaching est souvent perdant car insensé… Leonardo a agi de façon irresponsable à la trêve en arrachant tout pour tout reprendre pratiquement à zéro au moment le moins propice pour l’enracinement.

L’OM a encore perdu, ça fait 9 défaites et 2 nuls en 11 matchs de championnat, une série de 13 rencontres sans victoire en L1, aucun succès après 90 minutes lors des 16 dernières rencontres[3], et même 18 en fait car contre l’Inter la victoire a été arrachée par miracle pendant le temps additionnel (^^). Que fait Didier Deschamps ? Il passe son temps à chouiner à propos de l’arbitrage. Quand on voit un joueur rester sur le terrain malgré ses agressions répétées, je ne suis pas certain de la pertinence de ces plaintes… De toute façon D.D. va probablement se tailler à la fin de la saison, laissant une situation bien compliquée à son successeur car l’OM n’a plus un radis, le club va devoir vendre ses meilleurs éléments – plus Gignac (^^) – et reconstruire une équipe, la gestion ces 2 ou 3 dernières années a été faite en dépit du bon sens.

Amalfitano n’est pas le seul à avoir pété un plomb. Quelques mecs ont bien plombé leur équipe ce week-end, à commencer par Samuel Bouhours, exclu au bout d’une dizaine de minutes pour un tacle par derrière particulièrement stupide. Et là, étrangement, on retrouve Kévin Anin et Modibo Maïga… Pour rappel, derrière le front, il y a le cerveau… Le premier a quitté Sochaux mais s’installer sur la Côte d’Azur n’a eu aucun effet positif sur le fonctionnement ses neurones. Il a pris un rouge à Valenciennes lors d’une altercation front contre front avec Rudy Mater très loin du jeu. Le Nordiste a été beaucoup plus malin, il en a fait des tonnes pour obtenir l’exclusion de l’attaquant dès la 12e minute. En jouant 80 minutes à 10 chez un concurrent dans la lutte pour le maintien, ça devient tout de suite plus difficile. Les dirigeants savaient à quoi s’attendre en recrutant Anin…

Sochaux, qui a été à côté de la plaque pendant tout une grande partie de son match contre Bordeaux, en particulier au début[4], a fini à 9. Sébastien Roudet a fait n’importe quoi à l’heure de jeu, un arrêt de la main sur sa ligne, un geste particulièrement stupide. Que vaut-il mieux ? Etre mené 2-0 et avoir 30 minutes à 11 contre 11 pour égaliser ou réduire à un peu plus de 81% de chances[5] la probabilité d’être mené 2-0 mais être sûr de finir en infériorité numérique avec en prime une suspension lors de la rencontre suivante (cruciale, les Lionceaux se déplacent à Ajaccio). A la limite, on peut parler de très mauvais réflexe. Concernant Maïga, pas en réussite lors de cette rencontre, c’est en revanche de la bêtise. Tu peux être frustré, mais aller contester une décision de l’arbitre en mettant une pression physique – encore front contre front même si c’était léger – est d’une c*nnerie impressionnante ! Tu le sais que tu vas être exclu et suspendu quand ton club a le plus besoin de toi ! Déserteur !

Manifestement, les Toulousains n’ont pas une grande envie de disputer l’Europa League la saison prochaine. Ils recevaient Montpellier en ouverture de la journée et avaient l’occasion de se placer provisoirement à la 4e place en mettant la pression sur leurs concurrents, ils n’ont pas répondu présent. Attention, ils ont eu des occasions, il a même fallu un double sauvetage de Jourdren puis Bedimo pour les empêcher d’égaliser, mais quand vous débutez une rencontre en encaissant un but au bout de 2 minutes en ne défendant pas – cette passivité ! Mon Dieu ! Ridicule ! – et que par la suite la masse de déchet dans vos passes est supérieure à celle s’accumulant dans les rues de Marseille lors d’une traditionnelle grève des éboueurs, difficile de prétendre être européen en fin de saison. Et encore, heureusement pour le TéFéCé, Ali Ahamada a arrêté le péno de Giroud concédé par Tabanou, ça aurait pu s’enchaîner de façon fort désagréable. Dépenser 7 ou 8 millions pour acheter un attaquant est signe d’ambition. Choisir Emmanuel Rivière parce qu’il court vite traduit plutôt de l’incompétence. Comment s’étonner de n’avoir marqué que 36 buts en 34 matchs et de ne pas attirer le public ? Tu faisais le forcing pour attirer Trezegol l’été dernier, ça te coûtait moins cher mais ça rapportait 10 fois plus en termes d’intérêt médiatique, d’intérêt du public (donc de remplissage, produits dérivés/vente de maillots), et de résultats. Je doute qu’il y ait moyen de réaliser une plus-value à la revente de Rivière.

  • Insolite.%

Les Stéphanois sont allés fêter leur victoire sur le parking du stade où se trouvaient leurs supporters privés de match en raison du huis-clos partiel décrété par la LFP suite à divers incidents.

  • L’arbitrage.

Toulouse-Montpellier : M. Chapron aurait pu ou dû mettre un jaune à Moussa Sissoko pour un coup de coude dans les dents de Jamel Saihi au bout de 5 minutes, le Tunisien en a perdu une ou deux, il sera désormais moins incisif… (Désolé !^^).

Lorient-OM : M. Malige a oublié d’exclure Amalfitano (le rouge direct pour les raisons expliquées ci-avant et ensuite en ne lui mettant pas de 2nd jaune… car il en avait déjà 1), auparavant il est vrai que Jordan Ayew aurait dû se voir octroyer un péno 4 ou 5 minutes après celui logiquement sifflé en faveur de Lorient. Le péno demandé par Azpi(rateur) pour une main de Le Lan n’avait pas lieu d’être, le mec tacle, il a certes le bras décollé du corps, mais il est humainement impossible de tacler avec les bras le long du corps, en plus le ballon vient lui taper SOUS le bras alors qu’il est retourné, dos à son adversaire. Il n’y a pas d’intentionnalité donc pas de faute.

Nancy-Caen : on se contentera de signaler que marqué par M’Baye Niang l’a été de la main (main volontaire) et celui de Nancy est entaché de HJ. Le trio dirigé par M. Desiage n’a pas été très inspiré.

Rennes-Ajaccio : le rouge mis à Bouhours par M. Kalt est logique, l’interception par le talon de l’arbitre ayant occasionné le dernier but est anecdotique, l’arbitre n’y est pour rien.

Sochaux-Bordeaux : rien à dire sur le péno et rouge contre Roudet. Le rouge direct pour Maïga peut sembler sévère, mais la réaction de l’attaquant malien est d’une telle stupidité qu’il est difficile de s’offusquer de la réaction de M. Turpin.

Valenciennes-Nice : M. Millot a oublié un péno à 2-0 pour une main volontaire de Saez dans sa surface.

LOSC-PSG : M. Viléo et ses assistants n’ont pas été très inspirés. Il est vrai qu’à vitesse réelle c’était dur à voir mais la faute de Sakho a eu lieu HORS de la surface, le bras n’a été tenu qu’un instant et a été lâché avant que Nolan Roux n’aille s’effondrer à l’intérieur. Que l’arbitre donne péno, d’accord, mais le rouge, non ! L’extrait de la loi XII correspondant à la sanction prononcée est celui-ci : le joueur «annihile une occasion de but manifeste d’un adversaire se dirigeant vers son but en commettant une faute passible d’un coup franc ou d’un coup de pied de réparation. » En l’occurrence Roux ne se dirigeait pas réellement vers le but, il était assez nettement décalé sur la droite et avançait parallèlement à la ligne de touche. Les directives d’interprétation de la FIFA indiquent que, je cite, «les arbitres doivent tenir compte des critères suivants pour décider s’ils entendent sanctionner d’un carton rouge le fait d’avoir empêché de marquer un but ou d’avoir annihilé une occasion de but manifeste :
la distance entre le lieu de la faute et le but ;
la probabilité qu’a l’équipe de conserver ou de récupérer le ballon ;
le sens du jeu ;
le placement et le nombre de défenseurs.»
Si Alex était trop loin – car lent et laxiste – Sirigu était parti pour intercepter le ballon devant Roux. La décision juste était CF à 17m et jaune pour Sakho. La décision de M. Viléo a peut-être définitivement fait basculer le championnat.

Quant à l"autre but, si Jallet est le seul à toucher le ballon sur la remise, il y a HJ de Roux car dans ce cas l’ancien Brestois était HJ au moment où son dernier coéquipier a touché le ballon (sachant que la remise involontaire de Jallet n’était pas une passe). Si De Melo a touché le ballon, alors le caractère passif de Roux sur la centre d’Hazard en coup du foulard reste discutable, il semble en effet avoir influencé le placement de Lugano (or influencer le placement des défenseurs ou du gardien suffit à être considéré comme actif). Je ne suis pas sûr que De Melo ait touché le ballon, j’ai des impressions contradictoires selon l’angle de vue.

Notes

[1] Son oncle d’Amérique sans doute… Oui, il y a une référence à CC, mais si vous lisez bien cette parabole, vous comprendrez les références permanentes à certains dirigeants – actuels ou passés – et clubs de L1.

[2] Paris n’a joué avant le club héraultais qu’à 3 reprises cette saison, la première datant de la 2e journée… Les autres fois ont eu lieu lors de la 27e et de la 30e avec OM-Montpellier repoussé, ce qui assurait la victoire au MHSC.

[3] Au cours de la série il y a eu victoire après prolongation en finale de la CdL.

[4] Sochaux aime décidemment jouer des matchs à handicap, ces derniers temps le nombre de buts encaissés dans le premier quart d’heure par les Franc-Comtois est flippant (ça leur est arrivé 6 ou 7 fois lors des 11 derniers matchs).

[5] Cette saison 92 pénos sur 113 ont été transformés.