Beach-volley Je vais me limiter au premier ARF de la journée : début du direct un peu après 10h (alors que les premières épreuves débutaient à 9h15 avec des qualifications de tir dans laquelle on avait 2 Françaises et une chance éventuelle de médaille). Que nous a-t-on montré ? Un duel sino-russe du beach-volley féminin avec des jeunes femmes en bikini (on a eu peur qu’il fasse trop froid et qu’elles portent des vêtements)… mais une réalisation totalement ratée. Du beach-volley féminin pratiquement sans plan c*l et en cadrant en général au-dessus de la taille… Mais à quoi sert ce sport dans ces conditions ? Il n’a plus sa place aux JO !

Tir La situation aurait pu être embarrassante si les Françaises Emilie Evesque et Laurence Brize avaient réussi à se qualifier en finale du tir à la carabine à 10m, une des 2 a longtemps été dans le coup pour y parvenir, finalement les 2 tireuses ont manqué leur entrée en lice, terminant 26e et 33e. La première médaille d’or de ces JO a été remportée par une Chinoise de 23 ans. Plus tard, les 2 Français du tir au pistolet à 10 mètres (Franck Dumoulin et Walter Lapeyre) ont échoué assez loin de la qualification. Un Sud-Coréen a gagné l’épreuve.

Cyclisme sur route Première véritable épreuve, la course cycliste masculine sur route. On nous a surtout présenté les sprinteurs. Avec 5 coureurs – je croyais qu’ils n’en avaient que 4 – les Britanniques allaient-ils pouvoir contrôler la course pour Cavendish ? Tout le Royaume attendait le titre dans son nouveau sport favori, le cyclisme. Pas de réelle difficulté sur le parcours, en cas d’alliance germano-australo-britannique, un sprint semblait inévitable, mais beaucoup d’équipe ayant intérêt à ce que ça se joue avec une course de mouvement, rien n’était certain, surtout sans oreillette.

Le départ a été donné à 10h (heure locale… à chaque fois je vais donner l’heure locale en parlant des épreuves et de l’heure française s’il s’agit des retransmissions) devant Buckingham Palace où le Prince Charles est venu saluer les coureurs. Le parcours prévoyait une section de 75 bornes avant d’arriver sur le circuit pour pas mal de tours… avant de finir avec une nouvelle section de plus de 40km pour revenir vers Buckingham où a été placée la ligne d’arrivée. La course étant très longue, on ne risquait pas de voir rapidement les premières attaques, sauf si des mecs voulaient se montrer comme c’est souvent le cas lors du marathon des grandes compétitions, ou alors si certains avaient envie de cramer les équipes de sprinteurs en les obligeant à trimer toute la journée. Mickaël Bourgain a pris le départ, c’était obligatoire, il est resté dans le peloton au cours des premiers kilomètres qui en réalité sont devenus une sorte de parade à allure réduite sur toute la largeur de la route. Le pistard a fait 47 bornes (c'est ce que j'ai lu ou entendu, ça me semble énorme, 2 ou 3 kilomètres, ce serait plus logique), peut-être pour profiter de l’expérience inhabituelle pour lui de courir sur route avec les acclamations d’un public très nombreux. Dans la première portion où il y avait moins de public, la moitié du peloton s’est arrêtée pour uriner…

La course a commencé à s’animer au bout d’une demi-heure. 12 coureurs devant dont quelques bons et pas mal de nationalités (dont un Australien), une très mauvaise nouvelle pour les équipes de sprinteurs qui allaient devoir travailler toute la journée. Les Britanniques ont rapidement pris la tête du peloton pour limiter l’écart, Bradley Wiggins a beaucoup bossé. Pendant ce temps, les Français étaient au chaud dans le peloton, dommage que Tony Gallopin par exemple n’a pas fait partie de cette échappée. Ceci dit, en n’étant que 3, conserver ses forces pour attaquer plus tard après un regroupement n’était pas nécessairement une erreur. Le groupe a pris plusieurs minutes d’avance. Au kilomètre 80 il y a eu une grosse chute au sein du peloton, a priori sans souci pour les Français.

Michael Rodgers est parti en chasse-patate, une idée étrange. L’écart entre la tête et le peloton s’est stabilisé à environ 6 minutes, les Allemands – ou plutôt un Allemand, Tony Martin – roulant avec les Britanniques.

La course a été assez folle, à la mi-course l’échappée à 12 n’était plus qu’à 11 (le Coréen a été lâché), un groupe de contre était à une grosse minute (avec du Sylvain Chavanel, du Vincenzo Nibali, du Tejay Van Garderen et beaucoup de très bons coureurs), le peloton une minute plus loin. La côte sur le circuit a dû faire du mal aux Britanniques, obligés de s’employer pour reprendre les coureurs intercalés. Philippe Gilbert est reparti seul en contre du groupe de contre sans faire l’écart. Plus tard il y a eu regroupement général des différents échappés. Ils étaient 22 en tête, Gilbert est reparti seul, en tête du peloton on a continué à harceler les Britanniques, c’est parti dans tous les sens, Tony Gallopin est parti dans un coup en profitant de la dernière montée de la côte, ou du moins il a essayé car il semblerait que contrairement aux informations données sur différentes antennes le jeune homme n’ai pas pu s’accrocher (il a fini… 87e).

Ils étaient une quarantaine en tête avec une cinquantaine de secondes d’avance devant le peloton mené par les derniers Britanniques privés de Froome, cramé. Devant, des Italiens (4), des Espagnols (3), des Suisses (4), des Néerlandais, des coureurs comme Edvald Boasson Hagen, Vinokourov, Philippe Gilbert, mais aussi Chavanel. Les très bons coureurs étaient nombreux à l’avant. Surtout, il y avait du monde pour rouler dans ce groupe alors que les Britanniques et les Autrichiens (Heisel, de la Sky, aurait-il fait rouler pour Cavendish ?) étaient peu nombreux et déjà fatigués…

Il y a eu des tentatives de contres dans le groupe de tête, il fallait être très fort pour s’échapper d’un groupe mené à vive allure. Un Suisse a chuté en tête du premier groupe, un virage mal négocié, ça a un peu désorganisé l’affaire. Fabian Cancellara est celui qui a mangé la barrière… Il a perdu sa place dans le groupe et a peut-être perdu toute chance de gagner le contre-la-montre…

A 10 bornes de l’arrivée l’affaire était entendue, même aidés par les Allemands, les Britanniques avaient perdu toute chance de gagner, à moins bien sûr que tout le monde ne s’arrête dans l’échappée, ce qui ne pouvait arriver. Beaucoup ont essayé de contrer, ce qui accélérait encore le rythme. Rigoberto Uran (Colombie) et Vinokourov sont sortis à 8km, ils ont pris une petite avance, les autres ont tardé à réagir et n’ont pas su s’organiser. Le réalisateur, très mauvais et très britannique, nous a montré le peloton pendant des plombes, il était sans doute le seul à ne pas avoir compris que tout se jouait devant… Quel dommage que Chavanel n’ait pas surveillé Vinokourov… Il a dit ne pas avoir les jambes pour le suivre. Mouais… Tout le monde a été piégé…

Un dopé notoire champion olympique… Beurk… A-t-on le droit de vomir ? Mieux vaut éviter sinon à la fin des JO il faudra se faire soigner pour anorexie, on risque de souvent vomir… La bonne nouvelle est qu’il arrête – pour de bon cette fois ? – une carrière marquée par le dopage et les controverses. A ma connaissance il a toujours nié… Uran, comme un c*n, a regardé du mauvais côté… Se mettre le long des barrières pour n’avoir qu’un côté à surveiller et… tourner la tête du côté fermé, c’est mythique, il mériterait d’être déclassé pour stupidité ! Vino a accéléré côté ouvert et a gagné facilement. C’est même carrément louche cette affaire… Est-ce qu’un mec serait capable d’accepter un chèque pour laisser un titre olympique à un autre ? Le Kazakh est très capable de lui avoir proposé…

Le Norvégien Alexander Kristoff a facilement réglé le peloton. Qui a terminé 4e ? Taylor Phinney, un Ricain. Il aura peut-être une médaille de bronze dans quelques mois.^^

Et à la fin Chavanel nous dit qu’il n’avait pas les jambes pour suivre Vinokourov. Pas très encourageant pour le clm de mercredi.

BILAN : Chavanel 19e, Démare 30e (dans la roue de… Cavendish^^), Gallopin en fin de peloton, mais ils n’ont fait que de la figuration. Tactiquement ils ont été d’un niveau moyen/bon… jusqu’aux 10 derniers kilomètres. C’est un peu décevant. Beaucoup d’équipes ont couru pour faire perdre Cavendish, elles ont oublié de courir pour gagner. Le résultat montre que la FFC a eu raison de choisir de privilégier les chances de Bourgain au keirin, avec un 4e véritable routier on n’aurait probablement pas eu plus de chances de choper une médaille.

Judo Le judo… Voilà un sport qui devrait nous rapporter beaucoup de médailles à Londres. Sofiane Milous (-60kg) était le premier à entrer en lice à 10h28. Tête de série, il avait un tirage au sort très difficile, débutant contre Betkili Shukvani, un Géorgien vainqueur du Grand Chelem de Rio et de 2 épreuves de coupe du monde. Le Français est capable de tout, du meilleur comme du pire. Il fallait du grand Milous pour espérer quelque-chose de grand lors de cette journée car la catégorie est très relevée, dominée par 3 cadors. Le Géorgien avait déjà un combat dans les jambes, contrairement au Français. Au bout d’une grosse minute le Français s’est fait arracher et retourner, un mouvement de hanche, ça a été jugé waza-ari, rectifié ensuite en yuko, ça aurait aussi bien pu donner ippon, Milous s’en est bien sorti sur ce coup, il a énormément souffert pendant ce combat, passant plusieurs fois assez près de la catastrophe, il a même été pris quelques secondes en immobilisation après une attaque foireuse. Le Géorgien a beaucoup truqué, il a contré, c’est passé tout près, il restait une vingtaine de secondes. La première pénalité est tombée à 9 secondes de la fin, c’était cuit… ou pas. A 5 secondes de la fin, il a renversé la situation en envoyant son adversaire sur le dos, une chute dans la vallée ! Quel début pour le judo français ! Une victoire improbable.

Laëtitia Payet (-48kg), non tête de série, a affronté une Brésilienne ayant déjà dû passer par un premier combat bien qu’ayant un beau palmarès (2 médailles mondiales notamment). Sarah Menezes est n°2 au classement mondial à 21 ou 22 ans… Après un peu moins de 3 minutes la Française a été sanctionnée d’une pénalité pour fausse attaque. Il ne se passait pas grand-chose, c’était assez moche. Sur un mouvement très brouillon la Brésilienne a marqué yuko presque en sortie de tapis… à 20 secondes de la fin. Je ne sais pas si ça valait vraiment yuko. Elimination logique sans être ridicule, Payet a été à son niveau.

Milous a eu droit à un 8e de finale facile contre un judoka… des Iles Salomon ! Autrement dit un quidam absolu. Un joli petit mouvement au bout d’une cinquantaine de secondes, une péna contre l’ilien un peu plus tard, puis un waza-ari après un peu moins de 2 minutes, le même mouvement, une technique de sacrifice. Et le ippon (second waza-ari à 2’13 de la fin), un mouvement d’épaule cette fois. En quart de finale, beaucoup plus dur, le cador japonais (et au pire, le repêchage).

Le Bleu a attaqué d’entrée, a mis la pression, a fait tomber mais sur les fesses… puis a failli se faire surprendre. Après 2’17, sanction contre le Jap et mise de pansements aux doigts. Milous semblait faiblir, il a tenté une nouvelle attaque pour éviter d’être pénalisé à son tour. La péna est finalement tombée contre l’Asiatique, donnant un avantage au Français à environ une minute de la fin. Un contre de Milous aurait pu marquer yuko, il a été jugé que l’attaque était partie du sol. Ensuite un ippon sur un contre n’a pas été validé, l’arbitre avait semble-t-il suspendu le combat juste avant. Et à 7 secondes de la fin, Milous est tombé en bordure… Arf. Ça me semblait sur les fesses, les juges ont donné yuko, égalisation. On est parti pour un golden score, 3 minutes de plus pour faire la différence. Il y a eu un temps mort pour permettre au Japonais de remettre un pansement. Un mouvement incroyable aurait pu donner ippon pour l’un comme pour l’autre, rien n’a été comptabilisé, je crois que le Français s’était fait contrer. Le niveau était très élevé, un a assisté à une succession d’attaques, notamment des planchettes japonaises. Et là… Milous s’est fait surprendre, il restait une grosse minute. Yuko pour le Japonais. Les arbitres se sont concertés… et ont annulé l’avantage, à juste titre car la chute s’est produite sur le coude, pas sur le dos ou l’épaule. On est reparti pour un tour. L’Asiatique a continué à envoyer pour préserver son avantage dans l’esprit des juges, il a essayé de gagner du temps au sol. Une dernière fausse attaque du Japonais a empêché le Français de tenter un véritable mouvement. Milous était clairement plus frais, mais on a vu 3 drapeaux blancs, ça s’est joué à peu. A 8 secondes. Direction les repêchages.

Milous s’est vu opposer un Arménien, 1-1 dans leurs confrontations, une victoire l’envoyait en finale pour le bronze. Ce judoka a beaucoup travaillé au sol, l’arbitre laissait faire… On a cru que le grand fauchage intérieur du Français après 2 grosses minutes allait marquer yuko, mais non, il a dû réaliser un mouvement de chat pour se retourner. C’est fou ce que les judokas arrivent à faire pour se rattraper, juste avant on a vu un combat improbable avec au moins 6 ou 7 actions qui auraient dû marquer de gros avantages sans d’énormes sauvetages in extremis en se retournant ou en mettant la nuque en opposition. A 2 minutes de la fin un yuko a été marqué par l’Arménien, il n’y avait absolument pas de raison de le gratifier d’un avantage, les arbitres ont rectifié leur erreur juste après. Un gros arraché du Français contré par son adversaire a failli se transformer en marteau-pilon pour ce dernier, les cervicales ont pris cher. L’Arménien a énormément travaillé au sol, il était cuit, avait besoin de souffler, a essayé de truquer pour gagner du temps… L’affaire s’est conclue par un nouveau golden score. Milous semblait très frais, l’autre était bouilli, il a pris une pénalité à cause de son attitude. Honnêtement, ce combat ne ressemblait à rien, surtout pas à du judo, c’était très laid. Milous a failli faire tomber à 30 secondes de la fin, l’autre a fait glisser sa ceinture au sol pour gagner du temps, il y a alors eu réunion des juges et sanction. Qualification à l’arrache aux pénalités. On ne retiendra que le résultat !

Pas de bol, en petite finale il a dû affronter l’ogre Ouzbek, Rishod Sobirov, double champion du monde, qui avant de s’incliner en demi-finale contre un Russe n’avait perdu qu’une fois en 2 ans, on parlait de lui comme 2e meilleur judoka du monde toutes catégories confondues (derrière Teddy Riner). En principe Milous n’avait aucune chance. Pour info, si Sobirov avait été sacré, il gagnait une prime d’un million de dollar plus des bonus… Il devait être bien vénère.

Au bout d’une minute le Français a pris une pénalité alors que les 2 la méritaient. Il est vrai que dans l’attitude, Milous s’est montré trop craintif, pas vraiment passif mais très sur la défensive. A 2 minutes de la fin il est tombé sur les fesses, mais c’est avec une autre pénalité que l’Ouzbek a pris l’avantage au score. Une nouvelle sanction a forcé le Français à marquer ippon en moins de 20 secondes. Foutu. Il n’a jamais trouvé le début d’une solution, impossible de poser les mains. Il est passé à côté de son sujet sur cette finale pour le bronze.

En 2008 le même judoka, alors très jeune, avait battu Dimitri Dragin, déjà en petite finale.

BILAN : les 2 judokas de l’équipe de France ont été à leur niveau, Milous a connu un parcours chaotique, il est passé tout près du dernier carré, à 7 ou 8 secondes près il éliminait celui qui a été médaillé d’argent quelques heures plus tard en se faisant contrer par le Russe, mais aussi à 5 secondes de l’élimination dès son entrée en lice. Laëtitia Payet s’est bien battue contre… celle qui a été sacrée championne olympique quelques heures plus tard. J’ai envie de le renommer Miaous, il a le bout de tous les doigts bandés, on dirait qu’il a des griffes, et dans cette catégorie, ce sont tous des chats. Ces 2 premiers combattants n’étaient pas attendus sur le podium, c’est honorable. On peut aussi se réjouir d’un constat, le public français est bien présent dans la salle de judo !

Aviron Les compétitions d’aviron ont débuté pour l’équipe de France avec Julien Bahain et Cédric Berrest (2 de couple), 4 bateaux dans la série… 3 qualifiés pour les demi-finales. C’est passé sans problème, le duo semble avoir géré, prenant la 3e place après avoir longtemps mené.
Le 4 sans barreur poids léger a aussi choisi de partir assez vite et de finir fort, peut-être ce bateau a-t-il marqué les esprits en gagnant avec la manière. Ce ne sont que des qualifications, ne nous enflammons pas.
Le 4 de couple a ensuite assuré la qualification en décrochant une 4e place, j’ai du mal à croire que ce bateau puisse être médaillé.
Pour finir on a vu le duo Chardin-Mortelette en 2 sans barreur dans une course à 5. Les Néo-Zélandais ont broyé le record du monde détenu par des Britanniques. Ils étaient grand favoris… ils le sont encore plus. Déjà 3 records du monde en 2 jours après ceux des Coréens en tir à l’arc… Les Français, partis très fort, ont facilement assuré la 2e place. Pour info, les représentants du pays du Grand nuage blanc s’appellent Murray et Bond… mais pas Andy et James.

BILAN : éviter de se fatiguer inutilement avec des repêchages ne peut être que positif, il faudra confirmer en demi-finales. Le dernier des 5 bateaux français entrera en lice dimanche, souhaitons-lui une qualification directe pour faire un carton plein. Je compte sur 2 à 3 médailles.

Escrime Le fleuret féminin est une des 2 seules armes dans lesquelles l’équipe de France d’escrime a pu obtenir 3 quotas. Avec 3 filles dans le tableau dont Astrid Guyart (avec son frère aux commentaires), en très grande forme ces dernière semaines, on avait en principe une grosse chance de médaille.

4 duels en même temps, Astrid Guyart (n°5 mondiale) contre une Egyptienne, Corine Maîtrejean (n°7 mondiale) opposée à une Britannique. On a vu l’assaut de la première, menée 1-0 avant de prendre le dessus et de se balader, 9 touches de suite. 15-2… et pendant ce temps, 15-5 pour Maîtrejean. 16e de finale faciles. Une petite heure plus tard, la jeune Ysaora Thibus a vaincu une Russe 15-8, une très belle perf car cette adversaire est la championne d’Europe en titre… 3 Françaises en 8es.

Une Tunisienne habituée à s’entraîner à l’INSEP (quasiment intégrée à l’équipe de France pendant la saison, c’est la copine d’Erwann Le Péchoux)… Pas facile émotionnellement pour Astrid Guyart de tirer contre Inès Boubakri, une gauchère très bien classée qui la connaît aussi bien qu’elle la connaît. Du moins c’est ce qu’on pouvait penser avant de voir la Française enchaîner les touches et mener 5-0 avant que la Tunisienne ne se blesse au poignet de la main arrière en étant touchée par l’arme d’Astrid. Après cette interruption, Boubakri s’est libérée, elle a égalisé à 5-5… On a ensuite attendu la pause pour avoir les conseils de l’entraîneur. La Tunisienne est passée devant (7-6), a pris le large (9-6, soit un 9-1 encaissé par la Française), la réaction a été immédiate (9-9), 11-9 pour Boubakri sur une touche litigieuse… Fin du tiers-temps. 12-9… 13-9… 13-10… 14-10… et grosse désillusion, 15-10. Elle a pris un 15-5 après la blessure ou pseudo blessure de la Tunisienne qui a complètement inversé la dynamique. Incompréhensible. Peut-être s’agit-il du mécanisme mental de la bête blessée (tant d’un côté que de l’autre)

Pendant ce temps Corine Maîtrejean affrontait une Japonaise, elle a été menée 2-0, a repris le dessus, et a ensuite bu la tasse, a encaissé un 10-0, il y avait 11-5 après les 3 premières minutes, 13-5 avant une remontée à 13-8. Elle a été éliminée 15-9. Là aussi, grosse déception.

Contre une autre Japonaise, Thibus a connu un premier tiers-temps d’observation… 2-1 pour l’Asiatique. Menant 9-7, la Française a encaisse un 6-0 assez terrible. 13-11 à 20 secondes de la fin, 14-11… et fin des espoirs français en fleuret féminin, 15-11.

En demi-finales il y avait… les 3 Italiennes. Valentina Vezzali a perdu ! Elle était triple championne olympique en titre. Peut-être n’aurait-elle pas dû décider d’être porte-drapeau, on lui a aménagé l’affaire pour éviter de trop la fatiguer physiquement, ça use tout de même pas mal. L’Italie a tout de même réussi le triplé… et Vezzali a pris l’argent. En principe elle sera tout de même une nouvelle fois championne olympique, mais par équipes.

BILAN : la première journée de l’équipe de France d’escrime est une grosse désillusion, 3 filles éliminées dès les huitièmes de finale contre des adversaires à leur portée, le tout en ayant chacune encaissé des séries qui ne pardonnent pas. On espérait vraiment une médaille, la contreperformance lance bien mal l’escrime française déjà en difficultés. Le pire est qu’on a peut-être perdu une médaille à cause d’une fille qui doit beaucoup… à l’escrime française.

Natation Parlons natation car si aucun des Français attendus n’a nagé lors de cette première journée, pas mal de choses se sont passées.

SESSION DU MATIN : tout d’abord, Elisabeth II est passée en coup de vent – et non en coupe-vent – à la piscine.

Giacomo Perez-Dortona (100m brasse) et Justine Bruno (100m papillon) n’ont pas réussi les minima exigés par la fédé, pourtant ils ont eu droit de disputer les épreuves individuelles… dans l’optique des relais 4x100m 4 nages. Du côté de la DTN on a donc changé de façon de voir les choses, on peut saluer cette décision, par le passé on a souvent déploré que cette chance d’entrer dans la compétition pour prendre leurs marques soient refusées dans ce genre de cas. Le Français ne s’est pas qualifié pour les demi-finales en ayant pourtant battu son record (1’00’59), une bonne nouvelle pour le relais et une grosse frustration pour le nageur… premier non-qualifié. Justine Bruno a fini 6e de sa série et attendra le relais 4 nages pour barboter dans la piscine olympique. Une 3e Française a plongé dès le premier jour, Lara Grangeon (400m 4 nages), son aventure s’est arrêtée dès les séries, sa perf est qualifiable de mauvaise, elle est déjà allée beaucoup plus vite.

Michael Phelps est parti très fort lors des séries[1] du 400m 4 nages, il était double champion en titre de cette épreuve qu’il ne comptait plus nager… et a failli se faire taper par Laszlo Cseh, ça s’est joué à la touche… L’Américain a devancé le Hongrois de 7 centièmes. Phelps a-t-il géré ou est-il moins bien cette année ? On jugera cette semaine. Toujours est-il qu’il a pris la place de 8e et dernier qualifié, Cseh a été le premier éliminé. N’auraient-ils pas joué aux c*ns ?

Enorme surprise sur 400m NL, Park Tae-Hwan a été éliminé pour… faux départ, et Paul Biedermann a terminé 12e, donc pas qualifié[2]. Yannick Agnel peut avoir des regrets, il n’a pas voulu s’aligner sur cette épreuve qui lui aurait très probablement rapporté une médaille, il ne faudra pas qu’il se loupe ces prochains jours.
Finalement, le Coréen a été réintégré plusieurs heures après la course suite à une réclamation de son équipe, certains vous diront que le faux départ n’était pas certains, d’autres que le CIO n’a pas voulu froisser ses gros sponsors coréens…

SESSION DE L’APRES-MIDI : le très gros morceau pour débuter. Phelps allait-il réussir l’exploit d’être 3 fois de suite champion olympique du 400m 4 nages ? La concurrence était énorme, un Japonais (Kosuke Hagino) a survolé les séries, Ryan Lochte s’est baladé et comme on l’a vu, Phelps est passé tout près de la catastrophe. Luca Marin à moustache à la 7 à côté de l’homme resté invaincu à Pékin… En papillon, on a vu une bataille d’Américains. En dos, Lochte s’est envolé, le jeune Japonais s’est replacé, Phelps était à la lutte avec Haguino et avec le Brésilien. Lochte était sur les bases du record du monde avant la nage libre. Sans surprise, Lochte a gagné largement, Thiago Pereira a pris l’argent, Hagino le bronze, Phelps n’a pris que la 4e place. La chute de l’empereur de Chine. La véritable question est celle-ci : pourquoi a-t-il pris le risque de se lancer sur une distance dans laquelle il n’était plus au niveau ? Il est allé 2 secondes moins vite qu’aux sélections US. C’est une info intéressante en vue des prochaines courses (je pense notamment aux relais).

En demi-finale du 100m papillon l’Américaine Dana Vollmer a tutoyé le record du monde, elle a de bonnes chances de le battre en finale.

La fameuse finale du 400m NL avec le Park qui n’aurait pas dû être là, a été remportée par le grand favori, Yang Sun (ou Sun Yang si vous préférez le dire à l’Asiatique). Le Coréen et le Chinois sont partis comme des balles, en-dessus des basses du record du monde, près d’une seconde de moins à la mi-parcours, encore une demi-seconde à 100m de l’arrivée, c’était encore un gros duel, le Chinois a maintenu le rythme, pas le champion olympique en titre… et le record du monde a… tenu, pour 7 centièmes. Le record olympique a en revanche totalement explosé. La Chinoise Ye Shiwen a gagné le 400m 4 nages en claquant un record du monde improbable (une seconde de mieux). Limite un sketch… Pourquoi "limite" ? Une gamine transgénique de 16 ans. C’est plus que suspect. Elle a nagé plus vite le dernier 50m de son 400m 4 nages que… Ryan Lochte.

Cameron Van der Burgh a gagné sa série du 100m brasse en réalisant un record olympique, Kosuke Kitajima risque de subir une Phelps.

Le 4x100m NL féminin était un duel USA-Australie, les Britanniques étaient un temps dans le coup pour le bronze, les Néerlandaises sont revenues en force pour prendre la 2e place derrière l’Australie (record olympique) et devant les Ricaines.

BILAN : les Chinois se foutent vraiment du monde !

Gymnastique artistique En gymnastique artistique, les qualifications sont primordiales, elles déterminent tout : qui participera aux finales par équipe (les 8 meilleurs), qui participera aux finales individuelles par appareil (les 8 meilleurs) et du concours général individuel (les 24 meilleurs). On ne connaît les qualifiés qu’à la fin des qualifications, quand tout le monde est passé, donc tard le soir. Les Français ont débuté vers 11h par les barres parallèles, un agrès sur lequel certains peuvent prétendre à des médailles. Hamilton Sabot ne m’a pas fait une impression terrible sur ses premiers maintiens à l’équilibre, c’était beaucoup mieux ensuite, il a réussi sa sortie, 15.366, il disputera la finale à cet appareil, à ce qu’il paraît il a simplifié son mouvement, de même que Yann Cucherat (14.900), mais ce dernier à cause d’une blessure à l’épaule. Il semble que la France se soit très bien débrouillée pour son entrée en lice. 45.366 après la première épreuve, une assez bonne note ensuite à la barre fixe, 44.198, ceci malgré les difficultés de Cucherat, d’habitude très fort, et une faute de Sabot.

Au sol la France a bien limité la casse, notamment grâce à Gaël Da Silva, noté 15.400, et qui a longtemps cru participer une finale… Il a réussi son meilleur mouvement de la saison en n’ayant pourtant pas tenté la dernière difficulté ajoutée à son répertoire. Il a appris la catastrophe à l’issue de la dernière subdivision, il a été sorti de la finale par un Allemand qui a fait 15.433 ! Un autre est encore passé devant, donc 10e, 2e remplaçant. Ceux passés le soir ont été favorisés. L’équipe s’est bien débrouillée : 44.333.

Le Chinois champion du monde en titre au cheval d’arçons est forfait, ce qui a ouvert de réelles perspectives de titre pour Cyril Tommasone. Le Français a pris la 2e place des qualifications (15,333) en assurant un mouvement moins difficile que celui de la finale. Il faudra battre les Britanniques… Les autres Français ont été moins performants (42.932).

Aux, Pierre-Yves Bény a loupé sa sortie, c’était plutôt bien auparavant, sa très maigre chance de finale individuelle a disparu (c’était sa spécialité avant qu’il ne se blesse). 43.165 pour la France.

Cyril Tommasone a eu 15.466 au saut, c’est pas mal. Da Silva a un peu loupé sa réception, il a rebondi dans le rouge (15.366 en ayant eu 0.3 de pénalité). Bény est arrivé sur les fesses, pieds-fesses-rétablissement dans l’instant. Au saut, on n’espérait rien à cause des blessures de Bouhail et d’Aït-Saïd, hormis assurer la place en finale par équipe, ça a été fait, l’ajout des 45.765pts obtenus a donné un total de 265.759, une énorme perf pour la France, 8e donc dernière qualifiée.

BILAN : l’équipe a réussi une très bonne prestation (meilleur score de cette équipe), il y aura une finale par équipes à disputer sans espoir de médaille et 3 finales individuelles : Tommasone au concours général (il s’est classé 14) et aux arçons (2e), Sabot aux barres parallèles (9e à égalité avec un autre concurrent, il y avait 3 Japonais très bien classés, il a eu de la chance, ce sera une finale à 9). Cucherat est le seul à avoir été inférieur à son véritable niveau, mais… il est sérieusement blessé et sa participation à la barre fixe et aux barres parallèles aujourd’hui était déjà quelque-chose d’incroyable. En bon capitaine il a serré les dents pour aider les potes. La finale par équipes devra se faire sans lui. Ses 4e Jeux étaient probablement ses derniers.

Tennis En tennis, bonne nouvelle, Alizé Cornet a gagné contre Tamira Paszek (Autriche) en 2 sets (7-6, 6-4). Son tableau est très difficile, Hantuchova au prochain tour (elle a battu Na Li)… En revanche, associée à Kristina Mladenovic en double féminin, elle a perdu contre les Chinoises Peng et Zheng, ce qui en réalité n’est pas tellement une surprise, elles ont tout de même réussi à recoller à 1 set partout au tie-break, s’inclinant en 3 manches (1-6, 7-6, 6-3).
Julien Benneteau a affronté Mikhail Youzhny, il a obtenu une belle victoire en 2 sets (7-5, 6-3) sur un adversaire contre lequel il a souvent eu du mal.Son prochain adversaire sera… Roger Federer, qui a perdu le 2e set contre Falla (Colombien) avant de conclure 6-3.
Gilles Simon a réussi son entrée en lice face au Kazakh Mikhail Kukushkin, victoire nette et sans bavure (6-4, 6-2), il va maintenant faire face au Bulgare Grigor Dimitrov, ce n’est pas un cadeau.
En double, Tsonga et Llodra ont battu la paire argentine Schwank-Nalbandian, ils sont super motivé pour cette épreuve. Benneteau et Gasquet ont sorti des Britanniques, dans l’absolu c’est ils ont un gros potentiel en double sur gazon, ça peut être une bonne surprise.

Pour le moment les surprises principales sont les éliminations de Tomas Berdych et de Samantha Stosur.

BILAN : excellent ! Hormis le double féminin qui aurait sans doute dû s’aligner sur des tournois pour se préparer, ça s’est très bien passé. Il paraît que Mladenovic pourrait disputer le double mixte avec Llodra… affaire à suivre.

Tir à l'arc Le tir à l’arc ! C’est là qu’on attendait la première médaille française ! 2e des qualifications derrière la Corée du Sud, auteur d’un record du monde (les Bleus avaient battu le record de France), l’équipe de France masculine de tir à l’arc entendait au moins atteindre la finale, elle qui est double vice-championne du monde. Les 3 jeunes gens (Thomas Faucheron, Gaël Prévost et Romain Girouille ont entre 18 et 24 ans) qui la composent devaient d’abord affronter le Mexique en quart, une équipe ayant dû disputer un 8e de finale, ce qui a aidé ses membres à entrer dans la compétition, ils ont pu tester le stade et les conditions de vent. Menée 111-104 à la moitié du match, la France devait réagir rapidement et ne plus commettre d’erreurs. Il fallait aussi compter sur des loupés mexicains. La moyenne des Français était plutôt à 9, il fallait du 10.

8 points de retard à 6 flèches de la fin. Cuit. Lors de la dernière volée la France a encore dû débuter car elle était derrière au score. Les Bleus ont explosé en vol. 7 points à 3 flèches de la fin. Injouable, surtout que les Français n’y étaient plus mentalement. Romain Girouille a mis la dernière en plein cœur mais ça ne suffisait pas. En réalité c’est au tout début que la différence s’est faite, des premiers tirs ratés ont créé un retard impossible à combler.

BILAN : une énorme déception, on comptait vraiment sur cette médaille. Il leur restera l’épreuve individuelle pour espérer sauver le tir à l’arc français. On peut parler de catastrophe. Ceci dit, les résultats sont très surprenants, l’Italie a battu les Etats-Unis en finale, autrement dit la Corée du Sud a été battue un jour après son record du monde en qualifications.

Handball France 2 a décidé de nous montrer un bout de Danemark-Suède de handball féminin… Honnêtement, je n’en avais rien à cirer, mais le spectacle était agréable car pas mal d’actrices de cette rencontre rendent bien à l’image… Ces nations vont affronter les Bleues au premier tour.

Le groupe de l’équipe de France dans ce tournoi olympique est monstrueux, il n’y a que des grosses équipes, la équipe de Norvège de handball féminin est le plus gros morceau, il fallait se le faire en premier. Une revanche de la finale du dernier Championnat du monde dès l’ouverture des JO, c’est du lourd ! Qui dit groupe de la mort dit grosses chances d’affronter une équipe très abordable en quart.

Surprise – très bonne surprise – au bout de 3 minutes la France menait déjà 3-0 ! Amandine Leynaud était en feu, elle a permis à l’équipe de continuer sur sa lancée. 4-0 d’entrée ! Et 6-1 un peu plus tard. Beaucoup sanctionnées, les Bleues ont vu leurs adversaires revenir à 2 buts, puis 1. Bonne défense et contre-attaques efficaces ont permis aux vice-championnes du monde de rester devant et de reprendre de l’avance, 16-11… 17-12 avec un dernier but d’une Paule Baudoin bouillante à la sirène de la mi-temps.

En début de seconde période Leynaud s’est pris le ballon en pleine tête, a réussi à arrêter le péno, Cléopâtre Darleux a pris sa place juste après… et a arrêté les 3 premiers tirs auxquels elle a dû faire face. Le problème est que Camille Ayglon (qui était capitaine) a pris 2’ pour la 3e fois et a donc été exclue définitivement… à 25 minutes de la fin du match. Il faut dire que les arbitres ont abusé, ils ont envoyé des suspensions temporaires dans tous les sens ! La France, bien soutenue par son public, a bien résisté lors de ces périodes d’infériorité numérique. L’avance est restée de 5 ou 6 buts pendant très longtemps. Profitant d’un manque de réussite des Bleues (en blanc) qui ont tiré plusieurs fois sur la barre, la Norvège a réduit l’écart (21-18 à un gros quart d’heure de la fin), obligeant le clan français à appeler un temps mort. Leynaud a réussi quelques parades hallucinantes grâce auxquelles la perte d’efficacité offensive de ses coéquipières a pesé moins lourd. 1 contre 1 en contre-attaque, jet de 7 mètres, elle sortait tout ! Pas de chance, en face aussi il y avait un mur dans les cages.

Non contente de presque tout arrêter, Leynaud s’est même permise des relances d’une qualité exceptionnelle, elle a notamment réussi une fabuleuse passe de quarter-back pour offrir un but à une de ses joueuses de champ.

A 2’49 de la fin, la Norvège est revenue à 2 buts (23-21), la France n’arrivait plus à marquer. Une roucoulette de Siraba Dembele a redonné 3 buts d’écart pendant seulement quelques secondes. Olivier Krumbholz a demandé un temps mort quand les arbitres ont levé le bras lors de la dernière minute.

La Norvège a réussi à marquer à 30 secondes de la fin, il fallait gagner du temps, le ballon a été perdu à 10 secondes de la fin, Alexandra Lacrabère a fait la faute pour empêcher un tir, il y a eu un dernier coup franc face au mur français, le ballon n’est pas passé… Victoire de la France 24-23 en ayant toujours mené !

BILAN : l’entraîneur de l’équipe de France a même pu se permettre de donner du temps de jeu à tout le monde… Sur la fin c’était très difficile, mais ça a tenu, la première place n’est absolue pas assurée mais elle reste possible, c’est bien le plus important. Si les Bleues restent en tête, elles affronteront un adversaire facile, la place dans le dernier carré serait presque assurée.

Basket Quelle surprise dans le tournoi de basket féminin ! Les Américaines ne menaient que d’1 point à 13’30 de la fin contre la Croatie ! J’ai repéré 3 ou 4 très jolies joueuses chez les Croates, peut-être bien Emanuela Salopek… Pour info il y avait 11-4 pour les USA à la fin du premier QT… Bon, au final il y a eu 25 unités d’écart, retour à la normale.

On attendait surtout France-Brésil. Les Brésiliennes ne sont qu’à 11, une des meilleures a été exclure. On craignait de ne pouvoir compter sur Emilie Gomis, un peu blessée au mollet, mais elle a bien débuté la rencontre et a même marqué le premier panier français (à 3 points) quand le Brésil menait 5-0. Je ne suis pas super fan du maillot pondu par l’équipementier du CNOSF, encore moins de la coupe de cheveux de Florence Lepron, qui a dû perdre un pari avec Isabelle Yacoubou. On dirait que le renard de Jérémy Ménez[3] a fait des petits et que la queue du renard a poussé… Affreux !

Les Bleues ont souffert de quelques problèmes de concentration, elles ont perdu trop de ballons lors du premier QT et ont mal fini, encaissant en 9-1 à cause de la zone brésilienne. 20-16 après 10 minutes. C’était bien parti, l’adresse a disparu. L’égalisation à 26-26 de Marion Laborde d’un 3 points avec la planche… LOL. C’était tout de même assez difficile, les Bleues commettaient trop d’erreurs, elles ont de nouveau dû combler un écart à cause d’un nouveau 7-0 terminé 3 ou 4 minutes avant la mi-temps. Exemplaire, Céline Dumerc a ramené son équipe à 1 point à égalité avec un panier plus la faute sur la dernière possession… 8 points lors des dernières minutes (elle a loupé le LF). 34-34 à la mi-temps (moment où on a remarqué la présence de l’équipe de France masculine).

Clémence Beikes a bien débuté la seconde période, le problème de pertes de balle restait le même et empêchait l’EdF de prendre le large. On n’a pas vu ce à quoi on s’attendait, le secteur extérieur – notamment l’adresse à 3 points – a été plus performant que le secteur intérieur où Sandrine Gruda n’a pas été exceptionnelle. Etonnant ! 52-49 pour la France après 3 QT.

En début de dernier QT, grâce à la présence conjuguée de d’Edwige Lawson-Wade et de Céline Dumerc, la France a pris le large. La défense n’a concédé que 9 points lors des 10 dernières minutes.

Au cours de cette rencontre la France a pu compter sur son n°9 et capitaine, pourvu qu’elle inspire son vieil ami TP qu’elle connait depuis l’INSEP il y a une grosse douzaine d’années ! Dumerc 23pts, 5 passes, des interceptions… C’est du lourd.

La mauvaise nouvelle est qu’Isabelle "Shaqoubou" a été victime d’une entorse de la cheville (rien de trop grave j’ai l’impression).

BILAN : l’équipe de France a beaucoup mieux défendu en seconde période, elle a retrouvé son état d’esprit. Ça s’est terminé comme le match des Etats-Unis contre la Croatie, lors du dernier QT la meilleure équipe a imposé sa supériorité. C’est au poste 1 offensivement et plus globalement en défense que tout s’est joué, seulement 9 points pour le Brésil lors du dernier QT. Rien de tel qu’une bonne victoire pour commencer ! Et comme à son habitude Pierre Vincent a impliqué tout le monde. Là aussi, beaucoup de Français étaient dans la salle pour soutenir la France. La Russie a vaincu petitement le Canada, je pense vraiment que la 2e place du groupe nous est promise.

Football J’étais sûr que l’équipe de France allait éclater la Corée du Nord en football féminin. C’est l’heure de rendre hommage à un homme qui a marqué l’histoire du sport français : «y’a rien qui ressemble plus à une Nord-Coréenne qu’une autre Nord-Coréenne, surtout quand elles sont toutes alignées dans la même tenue en chantant leur hymne !» 3 changements dans l’équipe de départ, Laura Georges, Eugénie Le Sommer et Sandrine Soubeyrand ont remplacé Ophélie Meilleroux, Elodie Thomis et Camille Abily, pas terribles – voir mauvaises – lors du premier match. Autre changement, le maillot, jouer en bleu, c’est mieux ! Sans surprise la meilleure joueuse de l’équipe asiatique n’a pas joué, blessée en marquant son second but contre la Colombie (qui a pris 3-0 contre les USA). Les arbitres étaient africaines, la centrale une Camerounaise.

Les Françaises n’ont pas semblé très en confiance, elles sont restées assez empruntées en début de rencontre, ne réussissant pas à installer leur jeu. Il a fallu attendre la 23e minute pour voir une occasion, Louisa Nécib a loupé son contrôle, sur le corner la tête de Wendie Renard a été sauvée sur la ligne. Peu après, profitant d’une erreur de Sarah Bouhaddi, une Coréenne a failli marquer, il a fallu qu’une Française revenue sur sa ligne intervienne.

Le soulagement est intervenu juste avant la mi-temps grâce à Laura Georges, un but sur un corner très bien tiré au second poteau par Soubeyrand, Georges est arrivée lancée et a mis un coup de boule surpuissant de près. L’équipe avait vraiment besoin de ce but pour retrouver la confiance perdue.

Les filles semblaient beaucoup mieux en début de seconde période, elles auraient pu faire le break mais ont aussi failli se faire surprendre par un long CF flottant mal apprécié par Bouhaddi (55e). 5 minutes plus tard les Coréennes ont retenté le même coup dans le jeu, c’était encore cadré et dangereux.

A l’heure de jeu, Abily (100e sélection) et Thomis ont remplacé Soubeyrand et Le Sommer. Il est impératif de faire du coaching compte tenu du format du tournoi olympique de football. Marie-Laure Delie aurait dû marquer ce 2e but à la 67e, il fallait absolument tuer le suspense ! On n’a pas attendu trop longtemps avant d’être soulagé, Thomis a conclu une contre-attaque bien menée par Nécib (70e). Ouf ! Dans la foulée, Thomis est parti en sprint sur son côté droit, à centré devant le but pour Delie, 3-0 (71e).

On a enfin retrouvé l’équipe de France enthousiaste qui joue au football ! A 10 minutes de la fin, Delie a cédé sa place à la jeune Camille Catala. Une énorme occasion non convertie par Thiney a donné un nouveau corner, Renard a mis la tête au second poteau, sautant plus haut que la gardienne sortie à la pêche, 4-0 (81e). L’arbitre a craqué en sanctionnant Sonia Bompastor d’un jaune pour simulation alors qu’il y avait clairement péno. Puis nouveau départ de Thomis côté droit, centre, Catala surgit et marque de la tête (87e). On s’y attendait la Corée du Nord a explosé physiquement en seconde période.

BILAN : comme prévu les Bleues ont explosé une équipe de niveau très moyen, la qualification est en poche, j’espère que le Canada va faire un coup contre la Suède car les Scandinaves ont réussi un 0-0 face au Japon, les Scandinaves sont donc bien placées pour finir en tête de leur groupe et retrouver les Françaises en quart, or je veux absolument éviter la Suède. Dans tous les cas, il y aura un coup à jouer car on a retrouvé l’EdF. Les filles ont eu beaucoup de mal en première période, la défaite contre les Etats-Unis restait dans les têtes. Il fallait retrouver de l’inspiration, de l’enthousiasme, se libérer. L’équipe me semble vraiment relancée, Bini va même pouvoir faire tourner contre la Colombie, je pense que Boulleau, Catala et autres sont titulaires.

  • EN BREF

-L’équitation a débuté avec l’épreuve de dressage du concours complet. Les Français ne sont pas tous passés aujourd’hui, les meilleurs sont au programme de dimanche. Par équipe la France occupe la 7e place provisoire.
-Brice Leverdez a facilement battu un Ougandais pour son entrée en lice dans le tournoi de badminton.
-En tennis de table, Xian Yifang a battu une Camerounaise lors de ses débuts dans le tournoi de simple féminin.
-La première catégorie féminine en haltérophilie (-48kg) a vu Mélanie Noël-Bardis prendre la 10e place.

  • BONUS

-Un haltérophile albanais de 19 ans a été exclu pour dopage, le premier cas des JO. Il a été pris au stanozolole, la molécule qui a valu son déclassement à Ben Johnson en 1988… Dopage amateur, le plus facile à griller.
-On a arrêté d’air conditionné dans la salle de badminton, ça faisait du vent.^^
-Mme Obama a assisté au match de Serena Williams.
-Beaucoup de places sont restées inoccupées dans différents sites (Wimbledon, la piscine ou encore la salle de la gym), une enquête va être lancée pour tenter de savoir d’où vient le problème, en principe ces sites devaient être archi pleins.
-Paula Radcliffe a déclaré forfait pour le marathon, un drame anglais. -Une Malaisienne enceinte jusqu’au cou (8 mois !) a terminé au-delà de la 30e place des qualifications du tir à la carabine à 10 mètres.


  • RESUME DE LA JOURNEE

Aujourd’hui c’était la chute des légendes et des favoris : Phelps, la Corée du Sud et la France au tir à l’arc, l’Ouzbek et la Roumaine en judo, Vezzali, Cavendish… Des révélations, une ONNI (objet nageant non-identifié)… La Chine domine déjà, l’Italie débute très fort. Tableau des médailles J1

Notes

[1] Qualification directe pour la finale.

[2] La aussi c’est qualification directe pour la finale.

[3] Qui s’est rasé la tête.