Tir à l'arc La journée a débuté par une élimination assez misérable de Romain Girouille en 32e de finale du tournoi individuel de tir à l’arc, son adversaire était un quidam invité, le Français a fait comme en quart de finale par équipes, il s’est loupé en début de match, a galéré pour revenir dans le coup, ça s’est terminé avec une flèche de barrage, il a fait 9, son adversaire aussi, mais un meilleur 9, ça s’est joué à 1cm. Espérons que les 2 autres Français – qui entreront en lice plus tard cette semaine – se seront mieux remis de l’énorme désillusion de samedi. Il était 9e des qualifications, son adversaire 56e.

BILAN : c’est la loose.

Tir Pierre-Edmond Piasecki, attendu en finale pour ne pas dire sur le podium, a navigué en 8/9e position des qualifications du tir à la carabine à 10m, il a arraché sa place en finale en terminant 8e (Jérémy Monnier s’est classé 56e), relativement loin du podium. L’équipe de France de tir allait-elle obtenir une 2e médaille ?

En finale, Piaseki a très bien débuté, après 3 tirs il était déjà remonté de la 8e à la 5e place avec des 10.6 et 10.7, mais son 9.9 au 4e tir l’a relégué un peu loin du podium, toutefois rien n’était définitif. Les mieux classés ne réussissant que de très beaux tirs, ça semblait toutefois très compliqué. A 1.8 du podium à 5 balles de la fin, il fallait que d’autres craquent pour être doublés par le Français, ils ont alors rivalisé de précision, l’Italien a été monstrueux. Le Français a laissé passer sa chance avec un 9.9 au 7e tir, il a été doublé au suivant, passant 7e mais à 0.8 de l’Indien classé 3e, profitant que ce dernier et le Chinois aient craqué. Plusieurs concurrents ont eu énormément de mal à tenir la pression, y compris l’Italien, à la dérive, doublé par le Roumain.

Malheureusement, à cause d’un 9.8, le Français a perdu toute chance de prendre la médaille de bronze sur la 10e balle, contrairement au Néerlandais, auteur d’une remontée fantastique. Le Roumain a mis des plombes à lâcher son dernier plomb, ça lui a réussi. L’Indien a très bien fini.

En skeet, Anthony Terras a mal débuté ses qualifications, le médaillé de bronze à Pékin est seulement 18e, ça se déroule sur 2 jours mais il est très loin des qualifiés provisoires, ça semble très compromis. Chez les femmes Véronique Girardet a terminé 10e et n’a donc pas participé à la finale.

BILAN : se qualifier pour la finale, bien remonter… et mal terminer pour finir 6e, c’est dommage, la performance est honorable, il avait sans doute la capacité d’aller plus haut, il a loupé quelques tirs…

Judo En judo, on avait aujourd’hui 2 gros outsiders en qui je voyais des médaillés en puissance.

Automne Pavia (-57kg) débutait contre une Britannique de 34 ans, Sarah Clark, montée 7 fois sur des podiums européens (championne en 2005) et médaillée mondiale. La Française s’est montrée offensive en début de combat, elle a dominé son adversaire très soutenue… tout comme Automne, car j’ai l’impression que le kop français est au moins aussi présent que les supporters locaux. Au bout de 2 minutes Clark a été sanctionnée pour non-combativité. Hormis des coups de patte, il ne se passait pas grand-chose. A 50 secondes de la fin la Britannique a lancé un premier gros mouvement de façon assez surprenante, il n’est pas passé. La Française a réagi pour éviter d’être pénalisée. C’était une véritable bataille tactique. Au tout début du golden score, Automne a fait tomber son adversaire d’un magnifique mouvement, scorant waza-ari avec son spécial.

Ugo Legrand (-73kg) est l’autre grand judoka de la génération Riner, sa chance de monter sur la boîte était réelle, mais son tableau pas forcément idéal. Tomasz Adamiec est un adversaire très fort pour un premier tour, le Polonais a notamment mis un gros pion au Français il y a quelques mois lors d’un tournoi. Legrand a tenté plusieurs planchettes japonaises, il a failli être victime de la même action dans la foulée. Adamiec s’est montré dangereux sur un mouvement d’épaule, le Français commençait à avoir du mal à l’attraper, il a alors réagi en contrant une grosse attaque, se relevant dans le mouvement pour placer un mouvement de hanche, c’était magnifique, le ippon a été annulé et étrangement transformé en simple waza-ari, ça aurait aussi bien pu être la fin du combat, quoiqu’à bien y regarder, le corps du Français a évité à la 2nde épaule de son adversaire de toucher le sol. Legrand a continué à attaquer et à contrer, essayant plusieurs fois d’enchaîner en clé de bras pour gagner des secondes. Il a extrêmement bien géré son affaire. La classe.

Pavia contre une Australienne seulement championne d’Océanie = très bon tirage. 23 secondes de combat, yuko, ça aurait pu être mieux valorisé. Le public français chantait son prénom, elle malmenait son adversaire, étrangement l’arbitre asiatique a fait tourner les moulinettes contre les 2 judokates, l’Australienne en a pris une seconde assez rapidement. Un 3e yuko à mi-combat… A une grosse minute de la fin une nouvelle pénalité a transformé un des yuko en waza-ari, alors Automne a rajouté un yuko de plus, puis un 4e, toujours sur des techniques différentes. Et à la dernière seconde, encore un énorme mouvement, un 5e yuko (j’ai eu peur pour les cervicales de l’Australienne, elle est retombée sur le haut du dos) ! Une démonstration ! Magnifique, hyper technique, quart de finale.

Legrand a dû se défaire d’un gros piège en 8e de finale, un Egyptien lui a posé de très gros problèmes. Pas très fort, ce dernier a réussi à marquer un waza-ari en n’ayant pourtant rien fait du combat ! Les pénalités sont tombées, la 3e à environ 20 secondes de la fin, sauvant le Français qui s’est fait soigner 2 fois au nez. On a dû lui mettre un gros bandage car en allant au sol en se faisant contrer, son nez a violemment heurté le tapis, il saignait abondamment. C’est un comble de finir déguisé en momie contre un Egyptien ! Complètement cramé physiquement, le Nord-Africain a été disqualifié en étant sanctionné une 4e fois au cours du golden score.

Sabrina Filzmoser est une médaillée mondiale, elle a déjà été sacrée championne d’Europe, est encore plus grande que la Française, a l’expérience d’une judokate de 32 ans, mais l’Autrichienne avait déjà perdu 2 fois contre Automne, il n’y avait donc pas à se faire trop de soucis. Les moulinettes sont tombées très rapidement, la Française a commencé à placer des mouvements forts, elle a marqué yuko au bout de 2 minutes, obligeant son adversaire à se montrer plus offensive. Une pénalité de plus est tombée, "Miss YUKO" a encore augmenté son avantage. On lui a demandé de se rhabiller, elle a ainsi pu récupérer. Une action assez désordonnée aurait pu lui offrir un 3e yuko, elle a continué à attaquer, son adversaire se jetait sur elle, il fallait agir avant elle. C’était un peu le b*rdel au niveau du score, un yuko qui était un waza-ari a été transformé en waza-ari, puis dans l’autre sens, les 2 avantages ont été ajoutés l’un à l’autre, la confusion était totale, on savait juste que la Française avait combat gagné. Je crois que ça s’est terminé avec 3 yuko à rien. Bref, "Miss YUKO" s’est qualifiée pour les demi-finales.

En quart de finale, Legrand a dû faire face à l’obstacle Dex Elmont, sa bête noire (l’an dernier aux ChM à Paris la demi-finale entre les 2 hommes s’est terminée par une victoire batave sur une pénalité), un judoka très chi*t à affronter, souvent médaillé en grands championnats. Bonne nouvelle, le Français n’avait plus de bandage au nez, ça a arrêté de saigner. Le Néerlandais a plusieurs fois tenté son spécial, une pénalité infligée à Legrand a été immédiatement annulée, elle a eu valeur d’avertissement. Elmont a enchaîné les attaques et les fausses attaques, il fallait que le Français se montre à son tour offensif, il a tenté le coup 2 ou 3 fois en reprise de garde, c’était assez intelligent. A la dernière seconde le Legrand a mis son adversaire au sol, encore en reprise de garde, mais la fin du combat a été sonnée une demi-seconde auparavant. Golden score… Quelle tension ! Le Batave a continué à truquer, il s’est décidé à tenter quelque-chose, Legrand s’en est très bien sorti en défendant très bien. Il y a eu une décision assez étrange, une action grotesque, le Français avait enchaîné au sol, l’arbitre a interrompu l’action, les judokas sont restés au sol, après réunion les arbitres ont autorisé le Français à continuer son immobilisation ou son étranglement, Elmont s’en est défait – il a bien profité de la tergiversation des arbitres – et peu après a tenté une grosse action… A 1’02 de la fin, la bête noire de Legrand a envoyé un énorme mouvement avec tout ce qui lui restait de forces, il semblait bouilli physiquement. Direction les repêchages pour le Français. Très frustrant… Le Normand d’Orléans est passé à rien de la qualification pour les demi-finales, une seconde, une décision d’arbitrage…

Automne a hérité de la moitié de tableau de Kaori Matsumoto, battue seulement 3 fois en 3 ans – dont une par Morgane Ribout en 2009 en demi-finale des ChM – et favorite de la compétition. On s’attendait donc à voir ce combat. Pas facile. Pardon, très très dur ! La Japonaises et petite, dynamique, agressive, elle est entrée sur tapis avec l’œil – bridé^^ – du tigre et en montrant les dents, les résultats du judo féminin japonais depuis le début des JO lui ont mis la pression. Le public était clairement favorable à la Française, première à avoir essayé d’attaquer. C’était très tendu, chacune tentait un mouvement de temps en temps pour éviter les pénalités. A 2 minutes la fin un balayage a fait tomber l’Asiatique sans marquer. Pavia a profité de son allonge pour empêcher son adversaire de la saisir, elle était souvent la première à tenter les mouvements, trop souvent le même. Rien n’a été marqué en 5 minutes, golden score. Dans l’attitude, la Japonaise semblait fraîche et agressive, de quoi impressionner les juges. En tout début de prolongation elle a causé une frayeur à la Française qui a placé un mouvement à son tour… et a été piégée au bout de 44 secondes. Cette fois le yuko a été inscrit par son adversaire asiatique et a mis un terme au combat. J’ai vraiment l’impression que la grande blonde au kimono bleu avait réussi à se retourner avant de toucher le sol. Enfin une médaille pour le Japon, pas encore de finale pour la France, mais toujours une chance de médaille.

Pour que l’équipe de France ait 2 combattants en petites finales, il fallait qu’Ugo Legrand batte d’abord un Tadjik. Le Normand a semblé souffrir assez rapidement du genou droit, il a serré les dents, a essayé d’attaquer, contrairement à son adversaire, logiquement pénalisé. La première sanction est intervenue relativement rapidement, la seconde beaucoup plus tard, à une trentaine de secondes de la fin. Cet avantage a suffi.

François Hollande et son ministre des sports accompagnés de Thierry Rey sont arrivés au dojo pour le combat d’Automne Pavia contre la Hongroise Hedvig Karakas, souvent battue par la Française (4 fois sur 5). L’arbitre s’est vite lassé du round d’observation, il a pénalisé les 2 jeunes femmes (22 et 23 ans). Le premier gros mouvement a été le spécial d’Automne, son adversaire s’est rattrapée in extremis. La pénalité pour non-combativité a fini par tomber très logiquement, plaçant la Française en situation favorable. De temps en temps une action contrée ou avortée a cassé le faux-rythme du combat, on ne sentait pas la Hongroise en mesure de faire la différence. Pavia a parfaitement géré. 5e médaille pour la France, la 2e en judo.

N°1 mondial, 2 fois champion du monde, vice-champion olympique, autrement dit monumental, le Sud-Coréen Wang Ki-Chun était le dernier obstacle entre Ugo Legrand et la médaille de bronze. Lors des ChM à Paris l’an dernier, le Français avait créé la surprise en mettant cet adversaire sur le dos en 40 secondes. Legrand a dominé le début de combat, il a été plus pressant, l’Asiatique n’avait pas l’air en confiance, une sanction pour fausse attaque n’aurait pas été illogique, à la moitié du combat elle est tombée pour non-combativité. On était exclusivement dans la tactique. A 1’30 de la fin Wang a commencé à placer des attaques, du coup le Français a été sanctionné à son tour. Legrand, clairement fatigué, a évité de peu la catastrophe à 8 secondes du terme des 5 premières minutes, cet instant d’inattention en bordure aurait pu lui coûter cher. 4863e golden score en 3 jours. Au bout de 15 secondes le Français s’est jeté sur l’Asiatique, effectuant un mouvement plus impressionnant qu’efficace. Chacun a cherché le coup dur ou au moins à marquer l’esprit des juges. Coup de bol, le Coréen s’est mis à saigner, l’interruption a permis de récupérer, ça a duré des plombes. Plus que 2 minutes. Le Coréen s’est activé jusqu’à se faire surprendre en reprise de garde, un gros pion[1] à 1’02 de la fin. 6e médaille pour l’équipe de France.

BILAN : super pour Pavia, super pour Legrand (qui étaient cités dans mes prévisions de médailles). En plus Pavia est une belle fille qui a tout pour se faire un nom, à commencer par… un prénom ! Ses 7 frères et sœurs ont tous des prénoms inhabituels. D’ailleurs elle a fait pleurer un de ses petits frères ! Legrand est lui aussi un jeune qui présente bien, pour le marketing de la fédé de judo c’est du pain béni ! Pour le moment 6 judokas sur 6 ont été à leur niveau voire mieux, 3 ont pris des médailles, le tout en ayant pour la plupart manqué de réussite, c’est dire si cette équipe est forte !
Pour info, Elmont a été battu en demi-finale puis en petite finale, et en finale le Japonais s’est fait taper par le Russe que personne n’avait vu venir. Chez les femmes le Japon a enfin obtenu son premier titre ! Une fois de plus le/la futur(e) champion(ne) olympique n’a été inquiété(e) que par le/la Français(e).

Natation Après une énorme soirée, les épreuves de natation ont repris leur cours.

SESSION DU MATIN : Camille Muffat a dû replonger quelques heures après avoir obtenu son titre olympique, elle a eu un peu de mal lors de sa série du 200m NL, elle a pris la 3e place, a assuré le coup (12e temps) en n’étant pas en très bonne conditions l’après-médaille a été dur. Juste avant, Ophélie-Cyrielle Etienne a participé à une autre série, elle a été repêchée par la DTN afin de préparer pour le relais, elle n’était en effet pas qualifiée si on s’en tenait aux résultats des ChF. Dans la dernière série Allison Schmitt a contrôlé. OCE ne s’est pas qualifiée, 18e temps… Dommage. A 2 dixièmes.

Michael Phelps n’a pas été très convainquant en séries du 200m papillon. Gestion ou niveau moyen ? On s’interroge de plus en plus.

SESSION DU SOIR : le boss est venu à la piscine… Hollande ? Non, là je parle de Tony Parker !

Du lourd pour commencer, les demi-finales du 200m NL féminin. Allison Schmitt et Camille Muffat étaient toutes les 2 engagées dans la première, la Française occupait le couloir 7, elle est partie vite. Pardon, elle est partie très vite. Ensuite, de la gestion avec beaucoup d’avance, elle a touché 3e, aucun souci. La seconde demi-finale a été très disputée mais beaucoup moins rapide, Pellegrini a gagné en allant moins vite que notre championne olympique.

Park Tae-Hwan ? Yang Sun ? Ryan Lochte ? Paul Biedermann ? Yannick Agnel ! Le seul à pouvoir battre le Français en finale du 200m NL semblait être le Chinois. Détenteur de la meilleure performance mondiale de l’année, Agnel a nagé au couloir 5, il est très bien parti, beaucoup plus vite que le Chinois, seul Park était à son niveau après 100m. Agnel a accéléré dans la 3e longueur, il avait 63 centièmes d’avance au dernier virage… et là, de façon hallucinante, il a défoncé tout le monde, mettant ses adversaires à plusieurs longueurs ! MONSTRUEUX ! On a maintenant un 2e double champion olympique français en natation. Et oui, le premier est… Alain Bernard. Une tuerie. Aucun Ricain sur le podium ! Les espoirs de le voir remporter 100m et le 4x200m sont maintenant immenses ! Pour l’anecdote Park a fini 2e et Sun… 2e lui aussi, égalité parfaite. 1"79 d’avance, record de France pulvérisé…

Le Français était le plus jeune de la finale… Je dis ça comme ça…

La finale du 100m dos féminin a été égayée avant le départ par l’arrivée d’une chinoise avec un bonnet ou un chapeau ridicule… Emily Seebohm est partie très vite, sous les bases du record du monde, la course a été très serrée, Melissa Franklin a remporté son premier titre olympique à 17 ans, on savait qu’elle était très forte, ce n’est en rien une surprise. Elle a nettement pris le dessus en fin de course. Quelques minutes plus tôt, elle participait aux demi-finales du 200m NL.

C’était ensuite l’heure de la médaille d’argent de Camille Lacourt. En principe, il devait prendre l’argent du 100m dos, l’Américain Matt Grevers était au-dessus du lot, il fallait même se méfier de Liam Tancock devant son public. Comme Agnel, Lacourt était à la ligne d’eau n°5.

Lacourt était en tête aux 50m, il a pris cher sur le virage et a coincé… Même pas sur le podium. 4e à 9 centièmes du bronze, il a mal touché, doublé par le Japonais. Grevers a gagné en 52"16, il était hors de portée. Doublé Ricain, le Japonais sur la boîte… Trop de pression du résultat ? Finalement, entre Lacourt et Stravius, celui qui s’en est le mieux sorti est Stravius, qui sera bientôt double champion olympique si tout se passe bien.

Une Lituanienne de 15 ans, une Jamaïcaine… et une disqualification pour un faux départ grotesque. La finale du 100m brasse aurait pu être une des plus folles de l’histoire. Il y a eu un problème technique, la Ricaine qui avait plongé toute seule a dû avoir très peur. Sous les bonnets de bain ça a dû bouillir. Breeja Larson, celle qui aurait pu être disqualifiée, a semblé complètement déconcentrée par cette mésaventure, elle a fait un départ très rapide puis a eu beaucoup plus de mal. La très jeune Lituanienne, Ruta Meilutyté, est restée devant tout du long… Enorme ! Improbable (mais possible, elle ne sort pas complètement de nulle-part) ! Compte tenu de la péripétie du faux départ, on peut se dire qu’en plus elle est très forte dans la tête. Rebecca Soni a pris seulement la 2e place, à pas grand-chose de l’or, c’est vrai.

Dans quelle forme est Michael Phelps ? Chaque jour, de nouveaux indices permettent de s’approcher de la réponse. Il n’a pas voulu s’aligner au 200m NL (ou il aurait pris une bran-bran), a été médiocre sur 400m 4 nages et même proche de la nullité[2] en séries, plutôt pas mal lors du relais 4x100m, pas rassurant en séries du 200m papillon… Les demi-finales du 200m papillon ont donné de nouvelles indications, il était très moyen pendant 150m et a dû s’employer ensuite pour gagner sa course, il n’aurait jamais nagé comme ça auparavant.

En fin de programme l’inhumaine Ye Shiwen a éclaté le record olympique du 200m 4 nages… avec plusieurs longueurs d’avance. No comment.

BILAN : une réussite phénoménale et un gros échec… Pour l’équipe de France le positif prend le dessus sur le négatif.

Tennis de table Adrien Mattenet, seul – petit – espoir de médaille et dernier représentant de la France encore en lice en tennis de table, a connu des débuts olympiques très difficiles contre un Chinois naturalisé Autrichien, encaissant un 7-0 d’entrée. La tête de série n°14 a perdu le premier set 11-3. Le suivant a été très accroché, il s’est terminé sur le score de 16-14, toujours en faveur du pongiste sino-autrichien. Le Français a montré beaucoup de frustration, il a par conséquent commis beaucoup d’erreurs, multipliant les fautes. A la dérive dans la 3e manche il a profité d’une pause pour bénéficier des conseils de l’entraîneur pour se relancer, seulement il a terriblement manqué de réussite (11-6). C’était mission impossible. Un énorme point pour égaliser à 3-3 dans la 4e manche a redonné un peu de confiance au Français, il en a encore réussi un monstrueux pour recoller à 7-7. Il s’est battu pour sauver 2 balles de match mais n’a rien pu faire, 11-9. Elimination 4 sets à 0, grosse déconvenue.

BILAN : le tennis de table français devra attendre Rio pour briller… Il paraît que la fédé internationale a l’intention d’empêcher cette multiplication des naturalisations de Chinois. Pour la France ça peut être une bonne chose car on a de bons jeunes qui arrivent.

Voile La France nourrit de gros espoirs en voile olympique, les premiers résultats sont pourtant très peu encourageants.

En 49ers, Emmanuel Dyen et Stéphane Christidis ont été magnifiques lors de la première manche de la semaine, ils ont gagné. En 2e manche, ils ont terminé à la 9e place, ils occupent le 5e rang provisoire, beaucoup de régates restent à disputer avant la medal race.

Dans les autres séries, c’est nettement plus difficile, hormis en match racing où malgré une grosse galère (barre cassée lors d’un choc) les Françaises ont 3 victoires en 4 duels, et en FinnJonathan Lobert est 2e après 4 régates (9e, 4e, 4e, 2e).

C’est la cata pour le Star de Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot, après avoir gagné la manche d’ouverture dimanche il a enchaîné 3 places au-delà du top 10 et est loin au classement.

En Laser, Jean-Baptiste Bernaz avait bien débuté avec une 3e place, il a enchaîné avec une 21e place qui a tout plombé (à moins de ne faire que de meilleurs résultats, auquel cas il s’agirait de son résultat non-comptabilisé).

Pour Sarah Steyaert en laser radial l’affaire est entendue, elle a complètement bu la tasse dès la première journée.

BILAN : on serre les fesses, on espère que ceux qui ont mal débuté vont tout de suite se reprendre et que les séries qui n’ont pas encore débuté vont insuffler une dynamique plus positive.

Tennis Gasquet a mis 6-3, 6-3 à Robin Haase, permettant à la France de porter son bilan à 7/8 au premier tour, tous tournois compris.

Pour ce qui est du 2e tour, ça s’est moins bien passé. Julien Benneteau a explosé en vol contre Roger Federer (6-2, 6-2), on s’y attendait, mais il a de nouveau souffert de sa pubalgie, et là, c’est flippant car en double avec Gasquet le tableau est abordable selon les spécialistes. Gilles Simon a éliminé Dimitrov (6-3, 6-3), il retrouvera Jean-Martin de la Poutre en 8e de finale.
Alizé Cornet a été sortie par Hantuchova, 6-3, 6-0… Un peu trop lourd à mon goût, perdre contre cette fille n’est pas infamant, perdre de cette façon est très dur.

BILAN : Pour le moment, tout se passe comme prévu, espérons que Benneteau puisse être soigné, que la douleur se calme, on compte sur les doubles.

Escrime Laura Flessel, unique épéiste française à Londres, a eu droit à un tirage au sort très difficile. Bénéficiant d’un bye au premier tour, elle est entrée en piste face à une Américaine… Le duel a été assez serré mais à l’expérience notre porte-drapeau, très soutenue par une grosse délégation de supporters, a remporté son 16e de finale.

La route vers le podium est un chemin très abrupt. Laura Flessel a dû faire face en 8e de finale à une Roumaine, une des meilleures épéistes du moment, ces derniers mois cette fille est en très grande forme. La Française a inscrit la première touche, le duel a ensuite été très serré avec notamment plusieurs doubles. La Roumaine a progressivement pris le dessus, menant 8-6 à la fin du premier assaut. Plus grande et plus vive, elle a enchaîné, portant le score à 10-6. La fameuse touche au pied de la Guêpe l’a ramenée à 10-8, puis 10-9 en contre. Laura a ensuite enflammé la salle en égalisant à 10-10 avant la seconde pause.

A la reprise, 2 doubles ont précédé une touche de la Roumaine inscrite pendant que Laura loupait son spécial, puis Simona Gherman a marqué une nouvelle fois seule, elle avait 2 touches de match, la première a été la dernière de la carrière de la légende de l’escrime française, une dernière touche double.

Pour info, en demi-finale il y a eu un énorme b*rdel, la Sud-Coréenne Shin A-Lam et l’Allemande Britta Heidemann étaient à égalité sur le score ahurissant de 5-5 au terme des 3x3 minutes. Dans ce cas il y a 60 secondes de prolongation, la première qui touche seule a gagné, si personne ne fait la différence, celle qui a la priorité (la priorité est déterminée avant la prolongation) l’emporte. En l’occurrence, ni l’une ni l’autre n’a marqué, il restait une seconde… assez de temps pour plusieurs touches doubles ! C’est scandaleux car le temps était en réalité écoulé depuis très longtemps quand l’Allemande a marqué la touche de la qualification à l’ultime dernière seconde. Dans les faits, le chrono semble ne jamais s’être déclenché, on n’a pas le temps de marquer en 1 seconde à l’épée ! Ça a créé un gros problème car l’entraîneur a protesté, il a déposé une réclamation, pendant ce temps son escrimeuse ne pouvait pas quitter la piste car elle était obligée de rester en condition de pouvoir reprendre le combat (donc branchée aux appareils qui permettent de savoir qui a touché) pour que la sentence en faveur de l’Allemande puisse être modifiée. Les réclamations et le sentiment d’injustice ont fait que l’Asiatique, soutenue par le public, est restée assise sur la piste pendant une éternité, plus d’une heure. On a fini par réussir à la faire lâcher prise, la compétition a pu se terminer, elle est d’ailleurs revenue tirer pour le bronze, elle a perdu. Les images sont assez pathétiques et la décision terriblement injuste, on lui a volé sa finale et sa médaille.

BILAN : après sa défaite Laura a salué son public venu en nombre et qui l’ovationnait pour la remercier de près de 20 ans d’émotions offertes aux amateurs de sport français. Une grande championne tire sa révérence. A évitée une sortie par la petite porte, tenant la dragée haute à une des meilleures, on n’aurait pas aimé la voir passer à côté lors d’un premier tour minable contre une inconnue. En espère maintenant que l’épée féminine française va réussir à tourner la page et à se renouveler. On attend toujours une médaille en escrime.

Canoë-kayak, slalom Il nous faut des médailles en canoë-kayak, on a pris l’habitude d’en décrocher en slalom, il s’agit d’une bonne habitude à conserver. Les qualifications du C2 (masculin) et du K1 féminin avaient lieu aujourd’hui.

Gautier Klauss et Matthieu Péché ont pris 2 secondes de pénalité en haut du parcours, ils ont ensuite pris des options impressionnantes pour passer les portes rouges, ont été monstrueux et ont défoncé le meilleur temps provisoire de plus de 6 secondes ! Une démonstration ! Les derniers bateaux ont tous terminé à plusieurs secondes. Les frères Hochschorner (les Slovaques), les maîtres du C2 depuis des années, ont été les seuls à approcher la perf des Français, se classant à la 2e place à 0"54. Une des 2 embarcations britanniques (elles sont 2 car les qualifiés en C1 et en K1 sont associés) a pris la 3e place. En seconde manche les Français ont été moins bon, ils ont néanmoins conservé leur chrono de référence.

Emilie Fer est passée près de la médaille en K1 féminin lors des derniers JO, elle est en droit d’espérer pouvoir créer une surprise, mais pas avec des manches comme sa première en qualifications. Elle s’est totalement loupée. En seconde manche, elle a encore commis des erreurs mais a tout de même amélioré son temps, elle ne pourra pas se permettre la même chose en demi-finale, elle devra absolument être plus précise. Là aussi, il y a de la Française, Jessica Fox, l’Australienne, est la fille d’une Française médaillée de bronze à Atlanta. OK, on n’est pas dans le cas d’une naturalisation à cause de la concurrence, elle a grandi là-bas après être née en France en 1994. Quant à la Tchèque, elle a participé à tous les JO en K1 depuis le début, il s’agit donc de ses 6e JO.

BILAN : l’essentiel est assuré, les 4 bateaux sont en demi-finales, tout reste possible.

Equitation Les maigres chances de médailles de l’équipe de France de concours complet ont été réduites à néant lors de l’épreuve de cross. Le public était impressionnant, il faut dire que l’équitation est très populaire dans ce pays, particulièrement le concours complet. La famille royale s’est déplacée car un de ses membres concourt, Zara Phillips, petite fille de la Reine, fille d’une ancienne participante aux JO (la Princesse Anne je crois).

Bref, ça s’est très mal passé pour l’EdF, elle est déjà larguée, Donatien Schauly a été le seul à s’en sortir correctement, il a réussi un bon cross et est 18e, Nicolas Touzaint a dépassé le temps, il a pris 7,6pts de pénalité et n’est que 27e. Il fallait terminer en 10’03, éviter les refus et les fautes en ayant passé 28 obstacles. Le parcours n’était a priori pas hyper difficile mais vallonné avec une grosse descente à un moment, un saut dans le vide, les chevaux ont vite fait de glisser, certains ont pris cher, il y a eu des chutes et des éliminations. Petite particularité, le parcours passait par le stade de saut et de dressage.

Certaines équipes comme le Canada sont encore plus à plaindre.

BILAN : vivement le saut d’obstacles !

Basket France-Australie, en principe c’est le match pour la première place du groupe, presque un match pour se qualifier directement pour le dernier carré du tournoi olympique de basket et pour la médaille car un tableau beaucoup plus facile est promis à son vainqueur.

Les Australiennes sont encore plus fortes à l’intérieur que les Bleues, elles ont des joueuses immenses. La France a été menée 6-0 d’entrée, elle a un peu réagi, 14-11 pour les Aussies à la fin du premier QT. Edwige Lawson-Wade et Céline Dumerc ont porté l’équipe pour revenir dans le coup et batailler les yeux dans les yeux avec l’équipe attendue sur la 2e marche du podium comme lors des 3 derniers JO. Les Bleues ont eu par moments quelques unités d’avance. Les 9 rebonds offensifs pris par l’EdF ont été importants, 28-27 à la mi-temps… pour la France ! Dans ce match très fermé on a retrouvé la relation entre Céline Dumerc et Sandrine Gruda, relation qui doit nous emmener l’équipe sur le podium.

Emilie Gomis a débuté la seconde période en feu, elle a tout fait en attaque en ne ratant rien, et comme en défense ça se passait très bien, notamment grâce à Gruda, auteur d’un énorme contre sur la légendaire Lauren Jackson, la France a pris le large. Menées 34-42, les Australiennes ont appelé un temps mort pour tenter de revenir dans le match, mais Emilie Gomis était toujours aussi insaisissable, elle a marqué 16 POINTS dans le QT !!! Menées 53-39 à la 27e minute, les Océaniennes ont réussi à recoller à une seule unité en fin de 3e QT grâce à leur 16/16 aux LF et à un 12-0.

Les Australiennes ont commencé à prendre des rebonds offensifs, leurs immenses intérieures ont été en réussite malgré la grosse défense Française. Jackson a eu la bonne idée de prendre sa 4e faute à plus de 7 minutes de la fin, comme Liz Cambage, la tour de 2m02, elle a été éliminée lors de ce QT. Les Bleues ont remonté la pente, le gros travail des intérieures a payé, Isabelle Yacoubou et compagnie ont effectué un beau chantier.

Un panier primé de Dumerc et un 2 points de Gruda ont permis de reprendre la tête et même 3 unités d’avance pendant le money time. Puis à 17 secondes de la fin Gomis a eu l’opportunité de tuer tout suspense en allant marquer seule, elle pouvait aussi choisir de manger des secondes après que ses coéquipières aient pris un rebond important… mais elle s’est loupé en tentant un tir inutile. C’est devenu n’importe quoi, Belinda Snell a rapproché son équipe des Bleues en faisant 1/2 aux LF, Isa "Shaqoubou" pouvait ensuite assurer la victoire en marquant ses 2 LF, elle a manqué le second, rebond australien, personne n’a fait faute pour empêcher un tir à 3 points (je crois que Gomis a essayé mais pas assez franchement), et là, l’improbable s’est produit, Snell a envoyé un tir depuis sa propre moitié de terrain… et a marqué. Le 3 points alléluia avec la planche… Egalisation à 65-65, prolongation. Les Bleues avaient pourtant le match en main.

Heureusement, diminuées par l’élimination de leurs 2 stars, les Australiennes n’ont rien pu faire, Gomis s’est reprise après avoir loupé 2 LF, son and one a remis la France en tête. Ensuite, les erreurs offensives ont été compensées par une très bonne défense et par l’expérience de la patronne, Céline Dumerc. Victoire 74-70.

BILAN : ça sent la 1ère place et donc le dernier carré ! Les ambitions ont changé, au lieu du bronze on peut espérer l’argent.

Handball Pour ne pas gâcher sa victoire en ouverture du tournoi de handball féminin, il fallait que l’équipe de France confirme contre l’Espagne. Ça a débuté plus que moyennement, la première période a été difficile, très fermée, la gardienne espagnole était beaucoup plus en forme que les joueuses françaises, elle a été particulièrement décisive. Les Bleues n’y arrivaient pas offensivement, qui plus est elles ont pris 3 fois 2 minutes de pénalité avant qu’enfin une Espagnole ne soit ainsi sanctionnée. A 7-10 et en supériorité numérique, la France a gâché une occasion de revenir dans le coup en manquant un jet de 7 mètres (le 2e arrêté). Pendant une minute c’était même du 6 contre 4, pourtant Mariama Signaté a trouvé le moyen de faire un passage en force, le score est resté bloqué… On aurait dit une ribambelle de Camille Muffat le matin suivant un titre olympique, voire pire. Elles étaient à l’ouest, mêmes les choses réussies finissaient par un loupé, du genre tir sur le poteau après une interception au milieu du terrain.

10-7 pour l’Espagne à la mi-temps, une grosse bouillie de handball. Que 7 buts en 30 minutes…

Ça ne s’est pas amélioré en seconde période, heureusement que les Espagnoles ont manqué beaucoup de jets de 7 mètres, sinon c’était la bran-bran assurée. Après un temps mort les Françaises ont réussi un truc incroyable, marquer 2 buts de suite ! 12-14 à un gros quart d’heure que la fin, rien n’était perdu. Profitant de nouvelles erreurs des Bleues, les Espagnoles ont repris 4 buts d’avance. Amandine Leynaud a encore été monumentale pour éviter le naufrage. Mariama Signaté a une 3e fois été sanctionnée d’une exclusion de 2’ à 11 minutes de la fin, le match s’est terminé pour elle[3], mais comme elle était hors du coup, ce n’était pas catastrophique.

Une défense enfin efficace, une Leynaud à son niveau et un but de Raphaëlle Tervel de temps en temps ont permis aux Françaises de se refaire une santé, elles ont recollé à 15-16. Allison Pineau a égalisé en contre-attaque à 5 grosses minutes de la fin. Les Espagnoles ont converti un péno – tout arrive ! – pour reprendre un but d’avance, une perte de balle stupide aurait pu tout compromettre, heureusement l’ange gardienne des Bleues a encore réussi une parade. L’espoir demeurait, il s’est amenuisé quand la portière[4] de l’Espagne a repoussé un tir français. La messe a été dite dans la foulée car une Espagnole est entrée dans un trou béant pour offrir de nouveau 2 buts d’avance aux siennes.

L’improbable s’est alors produit, Claudine Mendy a marqué en force après un temps mort, démontant une adversaire au passage, il restait 56 secondes, un match nul redevenait envisageable. Les Espagnoles ont tout fait pour gagner du temps. Un tir moisi a rendu la balle à la France, les Bleues ont remonté la balle, Pineau a alors rappelé qu’elle est magique, réussissant un énorme tir à la hanche de 8 ou 9 mètres pour égaliser. Il restait 3 secondes, l’Espagne a pris un temps mort, ça n’a servi à rien.

Score final 18-18.

BILAN : ce match nul en ayant été vraiment loin de leur meilleur niveau doit être un avertissement pour les Bleues, elles doivent absolument se reprendre, certaines sont complètement passées à côté de leur match, si elles rejouent de cette façon elles perdront. Le bénéfice de la première victoire contre la Norvège est en partie préservé, c’est le principal, mais la Corée du Sud a pris la tête du groupe. On a la meilleure gardienne qui soit, quelques taulières répondent toujours présent, et Allison Pineau revit. C’est un beau symbole que l’égalisation doit venue de celle qui portait l’équipe par son talent avant de se blesser au Mondial et de se battre depuis des mois pour revenir à temps en forme pour participer aux JO.

Boxe Nordine Oubaali s’est baladé contre un boxeur invité, un Afghan, il s’est monté auprès du public, des juges et des adversaires. 7-2, 8-2 et 7-5, 22-9 au total, la victime s’est rebellée au début et à la fin de la dernière reprise.

BILAN : 2/3 pour la France au premier tour en boxe, il en reste 2 à entrer en lice.

Gymnastique artistique La France a terminé 8e de la finale du concours par équipes de gymnastique artistique masculine. La Chine a remporté l’or… pour changer.^^

Les princes du Royaume-Uni sont venus assister au concours, les Britanniques ont bénéficié d’énormes boulettes des Japonais aux arçons pour gratter une médaille d’argent totalement inimaginable. Le Japon a échoué à la 4e place derrière l’Ukraine, un résultat particulièrement hallucinant. La superstar du pays du soleil levant a explosé en vol ! Dans la salle il y avait une ambiance de foot, voire pire, les Britanniques et les Ricains ont mis le feu dans les tribunes (l’équipe américaine s’est pourtant loupée).

Quelques minutes plus tard le classement a changé. Le Japon a porté réclamation à propos du jugement de la sortie de sa star aux arçons et… a été reclassé à la 2e place, décalant les GB sur la 3e marche et l’Ukraine à la 4e. Ça a de la gueule cette affaire, c’est magnifique pour la crédibilité de la gymnastique, non ?

BILAN : on ne pouvait pas espérer mieux dans l’état actuel de l’équipe de France, Yann Cucherat était blessé, il a pu miraculeusement participer aux qualifications, pas à la finale.


EN BREF :
-En badmiton, Hongyan Pi a gagné son premier match de poule contre une Egyptienne.
-Un footballeur suisse a été exclu des JO pour un tweet insultant à l’encontre des Sud-Coréens.



  • RESUME DE LA JOURNEE

La nouvelle génération brille, la natation française a déjà plus de titres en 2 jours qu’en plusieurs décennies, la moyenne d’âge des 3 médaillés du jour nous laisse espérer de très belles choses pour les prochains JO, on peut même rêver de les voir terminer leur carrière à Paris en 2024… En parlant de retraite sportive, celle de Laura Flessel est très symbolique, l’ancienne génération s’éclipse au profit de la nouvelle vague. Tableau des médailles J3

Notes

[1] Je crois que ça a été donné waza-ari.

[2] Une nullité relative, dans ses standards c’est à chi*r.

[3] On rappelle que 3x2 minutes c’est la sortie définitive.

[4] Vouloir féminiser tous les mots, ça donne des trucs ridicules.