Hormis en défense, Ancelotti a presque mis en place l’équipe que j’espérais compte tenu des absences de Zlatan (blessure à la cheville ou au pied), de Thiago Silva (au repos après sa séries de matchs aux JO et encore en sélection pendant la semaine, de toute façon il n’a pas encore pu s’entraîner sérieusement avec le groupe), de Bodmer (qui vient d’être papa), de Douchez (blessé, mais il aurait été remplaçant), plus des 2 casseurs (Thiago Motta et Momo Sissoko). En outre Tiéné et Lugano n’ont pas été retenus dans le groupe, Bisevac est parti à l’OL (enfin !). A Canal+, qui avait choisi de diffuser cette affiche a priori particulièrement banale, voir le PSG jouer sans ses 2 nouvelles stars a dû faire mal à quelques postérieurs…

Comme je viens de le mentionner, l’entraîneur italien a posé grosso modo les noms espérés sur la feuille de match. J’aurais mis Sylvain Armand et Zoumana Camara en défense pour rééquilibrer l’équipe, mais au milieu et en attaque, j’aurais mis les mêmes joueurs, en hésitant juste entre Jérémy Ménez et Gameiro pour le 3e poste d’attaquant. Ça donnait ça : Sirigu - Jallet (capitaine), Alex, Mamadou Sakho, Maxwell - Chantôme, Matuidi, Pastore - Nenê, Ménez, Lavezzi. On peut discuter sur le positionnement des 3 de devant, ils étaient destinés à beaucoup permuter, pour moi Nenê DOIT être le plus souvent à gauche et passer seulement de temps en temps à droite. En outre j’aurais fait jouer Pastore en véritable n°10 et non en relayeur axe gauche. L’Argentin recruté à prix d’or l’an dernier – qui n’est plus que le 2 ou 3e joueur le plus cher de l’histoire du club (^^) – a manqué PSG-Lorient en raison d’une suspension datant de la saison passée, on l’a beaucoup vu lors des matchs de préparation, en 10 il a été étincelant, en 8 il m’a nettement moins convaincu.

Ajaccio, entraîné cette saison par Alex Dupont, a joué en… non, honnêtement, on s’en fout. Je ne veux pas manquer de respect à ces braves insulaires, mais la configuration de cette équipe importait peu, le PSG devait gagner, point à la ligne.

Il faisait encore très chaud à 21h quand Priscilla Gneto – médaillée de bronze en judo aux JO, la première des 7 médailles du judo français – a donné le coup d’envoi. Les joueurs avaient été accueillis sur le terrain par les musiciens de la garde napoléonienne (vu l’âge de certains de ces gars, on peut se demander s’ils n’auraient pas ressorti les musiciens d’époque d’un congélateur).

Les Corses ont voulu se montrer très agressifs d’entrée de jeu, ils ont obtenu une première occasion au bout de 7 ou 8 minutes suite à une action confuse, un centre dont l’interception a été manquée ou pas totalement réussie par les défenseurs. Le ballon est arrivé à Sigamary Diarra seul dans la surface sur la gauche mais obligé de tenter une sorte de reprise de volée acrobatique à 2 mètres du sol. Sirigu est bien sorti à ses devants pour repousser le danger.

Les Ajacciens ont pressé haut, on pas mal poussé, ils ont beaucoup gêné leurs adversaires et ont obtenu quelques corners. Le PSG s’est mis à jouer au bout d’un gros quart d’heure, ça a alors rapidement chauffé une première fois entre joueurs. Pour avoir commis une main volontaire pour empêcher une passe de Pastore de trouver un coéquipier en bonne position dans la surface, Fousseni Diawara a pris un jaune, avant que M. Turpin ne sorte le carton, l’ancien joueur de l’ASSE s’en était pris l’Argentin qui réclamait que soit sorti ce carton. Pastore aussi été sanctionné… On venait d’assister au début de la série de décisions intempestives et agaçantes des arbitres, on n’a pas attendu pour voir les premières décisions grotesques. En effet, quand Johan Cavalli a clairement détourné le CF tiré par Nenê suite à la faute en question, le corner évident n’a pas été donné, pourtant il était très net que le ballon avait changé de trajectoire et qu’aucun Parisien n’était dans la zone.

Le jeu parisien était trop axial, d’où beaucoup de passes interceptées ou manquées. Pastore a produit beaucoup de déchet au milieu, manquant des transmissions pourtant simples. Manque de concentration ? Difficultés pour s’adapter à ce poste de relayeur ? La pause fraîcheur de la 23e minute – vue sur tous les stades lors de cette 2e journée de L1 – allait peut-être aider à remettre tout le monde dans le droit chemin. Malheureusement, l’effet positif n’a duré très longtemps.

Après avoir été nettement dominé en ce qui concerne la possession du ballon, le PSG a réussi une très longue séquence de passes, travaillant la défense jusqu’à l’ouverture lumineuse de Pastore, ce dernier trouvant Nenê côté droit d’une transversale. Le Brésilien s’est échappé sur cette aile, a fixé et éliminé le défenseur pour trouver Ménez aux 6 mètres. Arrivé lancé, l’international français a repris le ballon du plat du pied… mais n’a pas marqué, Ochoa réussissant une parade improbable du talon (27e). Ménez DEVAIT marquer ce but, c’était un véritable caviar, il avait un espace libre immense pour battre Guillermo Ochoa, il lui a tiré dessus. De plus Lavezzi était au second poteau pour pousser le ballon au fond si le centre n’avait pas été coupé par son coéquipier.

Yoann Poulard a eu de la chance de ne pas prendre rouge – il a pris un jaune car c’était assez loin du but et excentré – quand il a fait faute pour empêcher Ménez, lancé de façon splendide par Chantôme d’une passe longe et précise au sol, de filer au but (37e). Sur le CF excellemment tiré par Nenê, Chantôme a eu une double occasion, sur la première tête il a été bien gêné par le gardien, mais le ballon est revenu sur un Parisien, il s’est de nouveau retrouvé devant le but où Chantôme a remis la tête sans pouvoir l’appuyer, Ochoa a cette fois pu capter la gonfle sur sa ligne.

A mesure que les Rouge et Bleu prenaient le dessus dans le jeu, notamment en commençant à utiliser le côté droit, le jeu ajaccien est devenu de plus en plus physique. Si les Corses n’ont montré aucune retenue quand ils allaient au contact, il n’en a pas été de même dans le jeu, on a senti qu’ils avaient peur de se livrer à fond, craignant d’être contrés. Il y a néanmoins eu chez eux de réelles intentions offensives… qui n’ont pas donné grand-chose. Tout juste ont-ils réussi à embêter les Parisiens sur les côtés (Jallet n’a pas été fabuleux, tant s’en faut, Maxwell n’est jamais monté). Le seul véritable tir cadré a été l’œuvre de Ricardo Faty, lequel a tenté une volée lointaine (34e). Ce n’était absolument pas dangereux. Hormis sur l’action du début de rencontre (impossible de dire si le ballon aurait fini au fond sans l’intervention de Sirigu), ils n’ont jamais su poser de véritables problèmes à leurs visiteurs car Sakho et dans une moindre mesure Alex ont fait le travail. Le premier a confirmé sa belle prestation en équipe de France cette semaine.

Le bilan de cette première période est contrasté, le PSG a été dominé pendant pas mal de temps, il s’est mis à jouer tardivement, a sous-exploité les côté, n’a pas profité de sa supériorité technique, produisant même beaucoup de déchet. Quand il a fait ce qu’il sait faire, trop rarement, Ajaccio a vraiment souffert. Au milieu Matuidi a été très précieux au poste de n°6 (Marco Verratti aurait sans doute explosé en vol dans ces conditions, la pression physique, un arbitre particulièrement sévère, des adversaires morts de faim poussés par un public prompt à s’enflammer), Chantôme a été très bon, comme d’habitude on l’a vu partout sur la moitié droite du terrain (il a eu un peu de mal à débuter, comme toute l’équipe), Pastore a alterné le très bon et le piteux, il a perdu un nombre incroyable de ballon… et créé quelques décalages formidables. Nenê a eu du déchet mais a été de loin le meilleur des 3 attaquants, ses 2 compères ont eu beaucoup de mal, l’un a mangé la feuille, l’autre n’a pour ainsi dire rien réussi.

En résumé, on ne s’est pas régalé, et c’est un euphémisme. Il aurait dû y avoir 1-0 pour le PSG à la mi-temps, Gameiro allait sans doute avoir sa chance rapidement en seconde période, du moins la plupart des observateurs – dont moi – pensaient qu’il ne fallait pas attendre pour faire entrer un véritable avant-centre à la place de Lavezzi ou Ménez. On pouvait imaginer que la fatigue crée des espaces, il semblait en effet assez improbable qu’Ajaccio puisse tenir ce rythme et conserve un bloc défensif aussi solide pendant toute la seconde période. En outre, Paris devait mieux exploiter les ailes.

Les Parisiens ont débuté la seconde période avait d’autres intentions, Pastore a enroulé une première frappe – non cadrée – à la 47e après une bonne phase de circulation du ballon. A la pause l’accent semblait avoir été mis sur la possession, on a remarqué beaucoup plus d’application dans la conservation de la balle, on a vu plus de combinaisons, moins de passes hasardeuses.

Sur un corner Nenê a tenté son spécial, le tir direct au premier poteau en surprenant tout le monde, il a failli provoquer un csc (52e). Dans la foulée, mais de l’autre côté du terrain, Diawara a surpris tout le monde au second poteau où il avait été oublié. Il a failli reprendre un long CF de Cavalli (53e). S’il avait touché le ballon, seule une parade miraculeuse de Sirigu aurait pu éviter l’ouverture du score. Un bref moment de panique a alors traversé la défense parisienne, pressé, Pastore a fait une passe en retrait à Sakho… qui a raté sa relance, sa seule erreur du match. En 2 passes Eduardo a pu se retrouver en duel face au gardien parisien, il a croisé sa frappe et trouvé la base du poteau (tir légèrement dévié par l’Italien ?). Le public s’est enflammé, l’ambiance s’est "corsisée", du coup ça s’est chauffé, Chantôme et Cavalli ont chacun pris un jaune pour une altercation, il y avait bien faute du Parisien, l’Ajaccien en a fait des tonnes, ils se sont frictionnés…

A la 59e, alors que ça s’était calmé sur le terrain et en tribunes, Lavezzi a fait n’importe quoi. En phase offensive il a encore beaucoup trop porté le ballon, voulant dribbler pour faire des différences individuellement au lieu de faire les choses plus simplement, l’a poussé trop loin, a sprinté pour essayer de le récupérer, a sauté les 2 pieds joints sur le ballon. Verdict, rouge direct. M. Turpin arbitrait son premier match de Ligue 1 cette saison, 5 jaunes et 1 rouge en une heure… pour une petite quinzaine de fautes. Quand on revoit la faute au ralenti, c’est super sévère, ça pouvait être dangereux dans l’absolu, ça ne l’était pas en réalité, il a pris le ballon, n’a pas attrapé Benjamin André qui a fait semblant d’avoir très mal avant de tout de gambader de nouveau comme un lapin. Attention, je ne dis pas que ça ne méritait pas de rouge, l’Argentin a agi de façon grotesque, il avait une chance sur 7823 de ne pas être exclu en sautant les 2 pieds en avant de cette façon vers un adversaire qui allait forcément en faire des caisses. Sans doute a-t-il été guidé par son dépit, sa frustration d’être mauvais, je ne rien réussir, il ne pouvait pas accepter de perdre ce ballon, c’était l’erreur qui a fait craquer la seule recrue titularisée lors de cette rencontre.

Bien sûr, on peut lui en vouloir, mais selon moi les trots sont partagés, on peut aussi reprocher à Ancelotti de ne pas avoir réagi plus vite, il aurait dû sortir Lavezzi qui n’était pas dans le coup et lancer Gameiro beaucoup plus tôt. Il a fallu attendre la 65e minute pour voir Gameiro remplacer un mauvais Ménez. On ne pouvait pas prévoir ce pétage de plombs (Lavezzi n’a commis qu’une faute lors de cette rencontre), mais comment ne pas regretter la tardivité du coaching de l’Italien ? Il ne tranche pas assez dans le vif, on se souvent par exemple de PSG-Lorient la semaine dernière, au lieu de sortir Verratti et Bodmer à la mi-temps pour faire entrer Matuidi et Nenê, il avait encore attendu 10 à 15 minutes, perdant un temps précieux.

La seconde pause fraicheur à la 68/69e ne pouvait que faire du bien, car par cette chaleur, jouer à 10 est encore plus compliqué. La tactique du PSG est devenue exclusivement la contre-attaque, ce qui aurait pu payer car la défense corse a laissé entrevoir pas mal de failles à chaque incursion de Nenê et de Gameiro.

A la 74e, Verratti a remplacé Nenê. Si ce dernier devait commencer à sérieusement fatiguer après tant de sprints, il aurait bien aimé continué. Le système est resté le même, un 4-3-1-1 avec cette fois Matuidi en relayeur côté gauche et Pastore derrière Gameiro. Un peu trop loin derrière à mon goût, il n’avait plus les jambes du début de match car lui aussi a beaucoup courru. Dupont a procédé à un changement au même moment, il a dû en effectuer un autre peu après car Carl Medjani s’est blessé. Entre-temps, suite à un centre en retrait côté gauche, Cavalli avait frappé des 20 mètres, le ballon semblait parti pour finir au fond, Verratti a pu le contrer du pied, puis Gameiro aurait pu ouvrir le score d’une frappe croisée sans élan des 18 mètres (servi par Chantôme), Ochoa est intervenu pour sauver les siens (78e).

A la 80e, nouvel épisode grotesque, Ancelotti s’est fait sortir du terrain pour avoir propulsé un objet – une bouteille ou un bidon – sur le terrain d’un coup de pied, il protestait suite à un coup sur Pastore dans un duel aérien (qui bien sûr l’arbitre n’a pas vu).

Par la suite les arbitres ont totalement craqué en donnant au PSG un corner inexistant… puis en donnant à Ajaccio quelques secondes plus tard un autre corner sorti de l’imagination de l’assistant pourtant on ne peut mieux placé. On a vraiment eu droit à un arbitrage grotesque.

Alors qu'on allait bientôt entrer dans le temps additionnel, Verratti a fait un geste totalement démentiel pour sortir le ballon de sa propre surface. Une prise de risque inconsidérée. S’il loupait son râteau derrière le pied d’appui, c’était presque un but assuré pour Ajaccio… mais il l’a réussi, il va passer pour un génie. Au bout de la contre-attaque, Pastore a obtenu un bon CF côté droit, Hoarau a remplacé l’Argentin pour les 5 minutes de temps additionnel… mais Chantôme a tiré le CPA un peu trop fort. Quelques poignées de secondes plus tard le milieu multifonctions a failli se rattraper avec un très bon centre, un défenseur est intervenu de justesse.

Dommage que Verratti ait parfois du mal à regarder autour de lui car techniquement il est capable de choses impressionnantes. A un moment il m’a énervé en oubliant de faire une passe toute simple qui aurait créé un décalage. Au lieu de la faire, il a voulu résister à un adversaire venu le pressé, ça a duré peut-être 20 secondes, 20 secondes à conserver le ballon… en reculant jusqu’à renvoyer le ballon jusqu’à sa défense.

L’histoire ne retiendra pas que Diawara aurait dû prendre un rouge pour un énorme coup de coude en plein dans la tête de Maxwell. M. Turpin a fermé les yeux plusieurs fois, remarquez lui et ses assistants ont mal vu pas mal de choses quand ils essayaient de les ouvrir.

A la 93e, ixième épisode grotesque, le coup de la panne de courant ! Il restait 2 minutes à jouer. Le public a sorti les briquets et allumé les écrans des portables, on se serait cru à un concert. Il a fallu plus de 10 minutes pour reprendre le jeu. Sur une longue ouverture plein axe une remise de Chantôme a été coupée in extremis devant un Parisien, c’est la seule situation dangereuse après la reprise, le ballon n’a pour ainsi dire pas quitté le camp corse.

Conclusion, ce match grotesque en tous points aurait pu encore plus mal se terminer qu’avec un 0-0. Si quelqu’un ose encore me sortir que le PSG est avantagé par l’arbitrage ou que tout est fait pour que Paris soit champion, je me contenterai de l’envoyer se faire f*utre.

C’est à croire que les arbitres ont reçus de nouveaux cartons à l’intersaison comme des gamins à qui ont offrent de nouveaux jouets à Noël, ils n’arrêtent pas de les sortir pour un oui ou pour un non. On en est déjà à 76 avertissements et 11 exclusions en 20 rencontres, sans parler des exclusions d’entraineurs. C’est du délire !

Collectivement, la copie a été mauvaise, difficile de dire si les faiblesses individuelles sont à l’origine de la faiblesse collective, si c’est l’inverse, ou si tout est lié. De mon point de vue il y a un problème tactique, Pastore a été mal utilisé, Nenê aussi, certains joueurs ne sont pas prêts physiquement, le machine ne peut donc pas fonctionner normalement.

Pour une fois Alex a réussi un bon match, Sakho n’a commis qu’une erreur en ayant été plusieurs fois mis dans des situations périlleuses par ses coéquipiers (surtout Pastore), Chantôme et Matuidi n’ont rien à se reprocher, ils ont eu énormément de travail et l’ont bien fait, Nenê a justifié sa titularisation. Hormis ces 4 joueurs et Sirigu, qui a eu plusieurs dégagements des poings assez compliqués à effectuer dans les airs mais a été peu sollicité, les autres n’ont pas été au niveau attendu. Ménez et Lavezzi hors du coup, les 2 latéraux très moyens… Quant au choix d’aligner Pastore en milieu relayeur, c’est une double erreur :
-d’une part on gâche son talent offensif, je rappelle qu’on parle d’un garçon capable de marquer pas mal de buts en driblant plusieurs adversaires où en agissant comme un véritable buteur, en 8 on le limite au rôle de passeur ;
-d’autre part on le met en situation de commettre des erreurs stupides. Il n’est clairement pas à l’aise dans cette position. On avait déjà remarqué sa tendance à faire de dangereuses passes en arrière sans trop se préoccuper des risques pour ses coéquipiers quand il jouait en 2e attaquant, elle est encore plus prononcée et plus problématique quand il est relayeur. La prise de risque dans les passes est nécessaire quand on joue 10, ses conséquences sont moindres, on a des coéquipiers pour récupérer le ballon, le faire évoluer plus bas revient soit à le brider, soit à le pousser à la faute.

Gameiro a réussi une bonne entrée avant d’un peu s’éteindre un peu, manquant de soutien. Concernant Verratti, je confirme tout ce que je pense de lui depuis le début, il a beaucoup de talent, techniquement c’est très fort, seulement il a de gros manques tactiques, il prend des risques bien trop importants pour pas grand-chose et porte trop le ballon.

La bonne nouvelle est que le PSG n’a pas encaissé de but, ce n’est pas si souvent depuis l’arrivée d’Ancelotti ! L’autre bonne nouvelle ? Il reste 36 journées et 108 points à prendre.

Pour info, Alain Orsoni, le président ajaccien, a doublé la prime pour un 0-0 (OK, ça ne fait pas une grosse somme, même doublée)… Son équipe a eu une occasion ½ en 90 minutes en jouant la dernière demi-heure à 11 contre 10. Rien de tel pour finir une soirée grotesque.




Pour PSG-Bordeaux la semaine prochaine on peut espérer récupérer Ibra et Thiago Silva. Mon équipe idéale serait donc celle-ci : Sirigu - Jallet, Thiago Silva, Sakho, Armand - Chantôme, Matuidi, Maxwell - Pastore, Nenê - Ibra. Si le Suédois ne devait pas être apte, Hoarau serait l’homme de la situation : il marque toujours contre Bordeaux au Parc.




Dernier sujet, le recrutement. De quel arrière droit remplaçant le PSG a-t-il besoin ? Dans la mesure où Réveillère n’a pas été jugé dans un état physique suffisamment satisfaisant pour signer 2 ans, il faut trouver une autre doublure à Jallet. L’idéal eût été d’avoir un gars capable d’évoluer des 2 côtés. Pas de bol, on n’en trouve pas beaucoup, il faudra se contenter d’un véritable latéral droit. L’idée affichée est de recruter un joueur de L1. Debuchy, il ne faut pas y compter… La liste est courte. On pense fatalement à Sébastien Corchia, le capitane des espoirs, mais la piste la plus intelligente mène à Brice Dja Djédjé, formé au PSG et parti il y a 2 ans pour avoir du temps de jeu. Pourquoi serait-ce intelligent ? Tout simplement parce que sur la liste UEFA pour la Ligue des Champions il n’y a que 25 places dont 8 sont réservées à des joueurs formés en France (joueurs formés localement JFL), et parmi ces 8, 4 doivent être formés au club (JFC). Or pour le moment Chantôme et Sakho sont les seuls joueurs expérimentés à pouvoir figurer dans ce groupe de 4. Aréola et Rabiot, qui seraient les 2 autres, peuvent aussi bien être inscrits sur la 2nde liste, celle des jeunes du centre de formation. Autrement dit, le seul arrière droit que le PSG peut recruter sans avoir à éliminer quelqu’un d’autre de la liste A pour la Ligue des Champions est Dja Djédjé.

Si on prend la liste des joueurs actuellement dans l'effectif, on se rend compte du problème (je n'ai pas mis les numéros des maillots).

1. Sirigu
2. Douchez (JFL)
3. Le Crom (JFL)

4. Thiago Silva
5. Alex
6. Lugano
7. Maxwell
8. Tiéné
9. Jallet (JFL)
10. Camara (JFL)
11. Armand (JFL)
12. Sakho (JFC)
13. Le futur latéral droit.

14. Thiago Motta
15. Verratti
16. Sissoko (JFL)
17. Bodmer (JFL)
18. Matuidi (JFL)
19. Chantôme (JFC)

20. Lavezzi
21. Nenê
22. Pastore
23. Zlatan
24. Ménez (JFL)
25. Gameiro (JFL)
26. Hoarau (JFL)
27. Luyindula (JFL)

(28. Lucas Moura)

Il y a 25 joueurs pour 21 places (25 moins les 4 réservées aux JFC dont Sakho et Chantôme vont obligatoirement faire partie), il faudrait donc en éliminer 4, seulement 3 si le nouveau latéral droit est un JFC. En ce qui concerne les JFL, pas de problème.

Le Crom, Tiéné et Luyindula risquent d’être les 3 "exclus". Enfin... "Risquent" n'est peut-être pas le mot juste.