La première critique va concerner les choix d’Ancelotti, je le faisais avant la rencontre, le résultat ne va pas me faire changer d’opinion.

Ça fait des mois que je le dis et je le répète, au PSG il n’y a pas de concurrence, il y a des statuts, si on n’a pas le bon, on a nettement moins de chances de jouer. Comment Ancelotti a-t-il pu titulariser Maxwell, complètement nul depuis le début de la saison ? Insister avec son 4-3-2-1 BIDON qui ne marche pas depuis le mois de janvier était injustifiable, tout comme le fait de mettre Nenê sur le banc, Marco Verratti et Thiago Motta titulaires. Compte tenu de leurs prestations contre Lorient et lors de ses entrées en jeu concernant le premier, contre Bordeaux concernant le second, les 2 internationaux italiens auraient mérité de débuter sur le banc. Bon, mettre Motta se justifiait, mais uniquement à cause de l’absence de plusieurs joueurs. Rappelons que Thiago Silva, Bodmer et Chantôme étaient blessés, Lavezzi était toujours suspendu, Momo Sissoko vient de reprendre l’entraînement (j’espérais que ça n’arrive pas avant… l’an 2032).

L’équipe était celle-ci : Sirigu - Jallet (capitaine), Alex, Sakho, Maxwell - Motta, Verratti, Matuidi - Ménez, Pastore - Ibra. Oui, contrairement à ce qu’ont voulu nous vendre certains médias, il n’y a absolument pas eu de changement de schéma, ceux qui ont parlé de 4-3-1-2 ont pris leurs désirs pour des réalités, ils ont voulu avoir de quoi parler et ont inventé que Ménez jouait en pointe à côté de Zlatan. Concrètement, il n’y a pratiquement jamais eu 2 avant-centres en même temps, Ibra a souvent décroché, Pastore ou Ménez montait alors aux avant-postes, comme quand le PSG jouait sans vrai buteur la saison passée, comme depuis le début du championnat. On va y revenir.

Rudi Garcia a quant à lui fait tourner, mais il était forcé de le faire après avoir joué une prolongation en LdC mercredi – qualification obtenue en gagnant 2-0, il y avait 1-0 à la fin du temps réglementaire – car pas mal de ses joueurs ont fini le match sur les rotules. Tulio de Melo, Salomon Kalou et Florent Balmont ont pris place sur le banc. Ça donnait ceci : LandreauBéria, Basa, Chedjou, Digne - Mavuba, Pedretti, Gueye - Martin, Roux, Payet.

Le nouveau stade dont dispose maintenant le champion de France 2011 était loin d’être plein – tout de même 32000 spectateurs – à cause… de la préfecture et du calendrier pondu par la LFP. Bah oui, mettre LOSC-PSG le jour de la Grande Braderie de Lille, c’est complètement stupide, les pouvoirs publics ont décidé de restreindre la vente des places et l’affluence autorisée. Cette incongruité calendaire était au moins aussi stupide et scandaleuse – le club a perdu pas loin d’un demi-million d’euros dans l’affaire – que l’arrêté interdisant aux supporters du PSG d’arborer le moindre signe distinctif dans tout un secteur du département du Nord…

La rencontre a débuté par un miracle : Ibra a marqué au bout de 27 secondes ! Ce but a été inscrit du pied droit par le Suédois à peu près depuis l’angle de la surface de but côté gauche au terme d’une action de folie à plus de 10 passes. Les Parisiens ont effectué l’engagement, ont un peu fait tourner derrière puis sur la gauche, Sakho a servi Ménez d’une bonne ouverture, ce dernier a décalé magnifiquement Maxwell d’une déviation du talon après contrôle de la poitrine, puis le Brésilien s’est échappé sur son aile, a centré en retrait au sol pour Ménez qui en une touche a servi Ibra. Une fois ce dernier en possession du ballon dans une défense que je vais qualifier sombrement de pas encore réveillée, il n’y avait plus rien à faire pour l’empêcher de marquer, ce monstre est trop efficace dans ce genre de situations, il a tiré juste dans le petit espace que Landreau n’a pu boucher. Jamais un joueur du PSG n’avait marqué aussi rapidement au cours d’une rencontre de championnat (les 2 buts les plus rapides pour le club dans cette compétition avaient déjà été inscrits contre le LOSC, un par Susic, et un… csc par un Lillois).

Je crois que les Nordistes n’avaient pas encore touché le ballon quand il a fini au fond. En moins d’une demi-minute les résidents du Grand Stade tout neuf ont réussi à s’aménager un match à double handicap. En plus de l’obligation de marquer, donc de se découvrir, ils allaient être confrontés à la fatigue accumulée par leur enchaînement de 5 rencontres en 17 jours.

Avoir ouvert le score était une bénédiction mais pouvait aussi devenir un piège pour les visiteurs, forcément tentés d’opter pour une stratégie défensive, à savoir jouer bas et contrer. Grosso modo, c’est ce qu’on a vu lors des minutes suivantes. Pour être franc, je me demande si même sans mener au score le PSG n’aurait pas prévu d’agir ainsi, profitant d’affronter une équipe joueuse pour enfin avoir des espaces dans lesquels s’engouffrer en contre.

Cet avantage était fragile. A la 3e, sur CF, une remise de Basa a failli trouver Roux à quelques mètres du but. Alex et Sirigu ne s’étaient pas entendus, ça aurait pu mal se terminer, tout comme une action parisienne côté droit – décalage de Jallet par Pastore – aurait pu mal se terminer pour le LOSC. Un HJ était demandé par les Lillois, Ménez a demandé un péno, il a été légèrement bousculé dans le dos par Basa, ça pouvait se siffler ou ne pas se siffler, rien n’a été sanctionné. Honnêtement, un péno aurait sur cette action été très sévère, ceci dit, s’il y avait eu grosse faute, il n’aurait probablement pas réagi car on l’a compris plus tard, M. Buquet a une passion dans la vie, siffler contre Jérémy Ménez (ou faire signe qu’il n’y a rien quand il y avait faute sur lui^^). M. Buquet a été parfait si on considère l’insupportable "arbitrage Ligue 1" comme étant la perfection, 6 fautes contre Ménez, 5 contre Ibra (plus un HJ chacun), c’est du beau travail !

Le début du match était agréable à regarder, avec du jeu (le PSG en contre, le LOSC plutôt en attaques placées), des actions, et une très grosse occasion de Roux, un magnifique retourné acrobatique repoussé par Sirigu (10e). Puis, après un sauvetage in extremis de Sakho devant Roux qui avait été lancé dans la surface par… une mauvaise passe de Jallet (très grosse boulette, il n’a pas regardé que Motta était juste à côté de lui pour dégager et a envoyé le ballon derrière Alex), le PSG a encaissé l’égalisation sur corner. Chedjou a lâché Sakho – mais le défenseur rouge et bleu a laissé partir son homologue dans la zone d’un coéquipier encore beaucoup plus grand et puissant que lui, on ne peut le lui reprocher – et a devancé Ibra, réussissant sa tête décroisée au premier poteau (corner très bien tiré par Payet soit dit en passant)… Du gâchis. 1-1 à la 12e minute, tout à refaire. Et oui, mener 1-0 et vouloir reculer pour contrer, ça vous explose à concéder des occasions, des CPA, et des buts.

Parler de l’arbitrage Ligue 1 de M. Buquet sans mentionner l’extraordinaire prestation de ses assistants serait une injustice. Ils n’ont jamais hésité à prendre la mauvaise décision en signalant des HJ imaginaires ou des fautes inexistantes (ou en oubliant d’en siffler des réels et évidentes), notamment un pseudo HJ de Pastore monté en position d’avant-centre, enrayant par la même occasion une très belle action à une touche au terme de laquelle Zlatan partait au but. Ce n’était que partie remise, car lors de la minute suivante, servi en profondeur par Pastore après avoir effectué un une-deux magnifique avec l’Argentin, Ibra est allé battre Landreau d’un subtil ballon piqué sans contrôle à l’entrée de la surface, 2-1 pour le PSG (21e). Au départ, le Suédois était dans le rond central où il avait décroché, il a dû résister à un ou deux adversaires avant de lancer l’action. Zlatan en est à son 2e doublé en L1 en… 3 matchs, il est déjà meilleur buteur avec 4 buts alors qu’au cours de la journée plusieurs joueurs avaient porté leur total à 3…

A la fin du premier quart de la rencontre, un titre semblait déjà s’imposer : Heureusement qu’il y a Ibra. Les 2 passes décisives de Pastore (dans l’axe il est meilleur, comme par hasard…) et de Ménez sont magnifiques, mais LA star du championnat est vraiment au-dessus du lot, comme on l’a encore constaté à plusieurs reprises en première période. Ce géant représente une menace permanente, que ce soit dans la surface, dans la profondeur ou quand il décroche.

Il s’est de nouveau mis en évidence à la 30e minute en reprenant de la tête un centre de Jallet, envoyant le ballon juste au-dessus de la barre. Lors de cette action il a commencé par transformer une passe de Pastore en super décalage pour le latéral droit en laissant le ballon passer entre ses jambes, ce qui a mis Digne dans le vent, puis il est allé se placer au second poteau où il a dominé Béria dans les airs. Le défenseur polyvalent a encore subi la puissance du Suédois dans la foulée en se faisant prendre le ballon par ce dernier venu en position de milieu gauche pour intervenir debout en patron, un travail de récupération super propre. On a senti les Lillois en panique à cause d’Ibra, en particulier Landreau qui flippait d’en prendre un 3e, il s’est donc montré très vigilent pour essayer de limiter le danger, n’hésitant pas à sortir très loin de sa surface pour arriver avant lui sur une ouverture en profondeur de Maxwell et dégager son camp (40e).

Si quelqu’un doutait de qui est le patron, il suffit de regarder qui tire les CF bien placés pour le comprendre. Lors des 6 premiers mois de l’année, on aurait décalé Alex pour un tir de bourrin avec une chance de réussite de peut-être 2%, maintenant Ibra s’y colle. A la 36e il en a tiré un pour droitier à 27 mètres obtenu par Matuidi, auteur d’une belle percée (et découpé par Basa arrivé semelle en avant sur son pied, ça méritait un jaune). Il a frappé en force un peu de l’intérieur (au niveau du gros orteil, ce n’est pas une surface très commune pour tirer), heureusement pour le LOSC que Roux a pu détourner en corner, sinon c’était peut-être bien le triplé.

Après avoir repris les devants au score, le PSG a cherché à presser un peu plus, on a notamment vu un Ménez très actif et très volontaire, ce qui l’a conduit à commettre des fautes et à se faire sanctionner pour un oui ou pour un non dès qu’il y avait le moindre contact. Par exemple à un moment (à la 29e) M. Buquet a sifflé contre lui, il avait pourtant fini à terre au moment où, lancé en profondeur, il allait se retrouver face à Landreau. En arbitrage "Ligue 1", c’était faute de Digne ou de Ménez, dans un autre pays on aurait probablement vu un simple duel aérien avec un contact. L’arbitre ne s’est posé aucune question, dans le doute la loi 12 est claire : toujours siffler contre Jérémy Ménez… De toute façon s’il sifflait contre Digne, c’était un rouge, on imaginait donc mal que la décision inverse puisse être prise par l’arbitre, pourtant le Parisien semblait être passé devant son adversaire avant le coup de sifflet, il avait mis le bras sur l’épaule de son adversaire, Digne a répondu en lui tirant le maillot, la première faute a seulement été signalée une fois celle du Lillois commise, donc très tardivement.

Le travail défensif des joueurs offensifs a été très important car tactiquement, le milieu à 3 – encore une nouvelle version, il est composé différemment à chaque match – a causé de réels problèmes. Le placement des 3, surtout celui de Verratti et de Motta, était souvent assez aléatoire. En première période ils n’ont rien apporté offensivement et ont chacun été avertis. Verratti a pris un jaune à la 33e pour une grosse faute d’antijeu sur Martin qui l’avait effacé au milieu, quelques minutes plus tard il a failli en prendre un second, faute d’avoir un adversaire posté dans sa zone, il ne savait pas trop quoi faire. Motta était à droite, il n’a pas assez aidé Jallet (contrairement à un Chantôme qui apporte beaucoup plus à son poste de relayeur droit), en seconde période il a un peu rectifié le tir. Matuidi a fait son taf sobrement, en seconde période il s’est plus aventuré devant.

Dans cette organisation les 2 excentrés étaient régulièrement obligés de se décaler complètement à l’aile, surtout l’Italo-Brésilien, car Jallet se retrouvait à 1 contre 2 sur son côté, il a d’ailleurs pris quelques bouillons, notamment un à la 43e minute (Payet a fait mumuse avec lui, a centré au premier poteau pour Roux, Alex était à la ramasse, il est tombé sur les fesses, presque assis sur le ballon, heureusement Sakho est intervenu pour permettre à Sirigu de récupérer le ballon). C’était moins vrai de l’autre côté car si Béria peut monter, il est moins naturel pour Martin de jouer au poste auquel il a évolué en première période, celui de milieu droit, du coup il va moins chercher à déborder et dézone forcément plus. Si vous voulez garder un bloc solide et bien organisé il faut une coordination parfaite, vos joueurs doivent se déplacer ensemble et être aidés par le replacement d’un attaquant, autrement vous avez un problème d’équilibre et des trous dans le cœur du jeu où vos adversaires peuvent passer sans difficulté. Il y a eu trop de flottement. Bien faire fonctionner un milieu à 3 nécessite beaucoup de travail pour acquérir des repères, en outre vous avez besoin de profils complémentaires pour le former, les 3 du jour ne l’étaient pas forcément. Avec autant de remaniements et de changements de place, je ne sais pas si on verra un jour un trio convainquant.

J’ai signalé l’avertissement à l’encontre de Motta, il ne serait pas honnête de ma part d’omettre d’expliquer le pourquoi du comment : il a pris son carton jaune peu avant la mi-temps pour un demi geste d’humeur après une faute très douteuse signalée contre lui. M. Buquet était assez énervant à sanctionner les Parisiens dans toutes les situations de 50-50 voire d’absence totale de geste répréhensible. Il a même sifflé la mi-temps au moment où le PSG partait en contre sur un énorme boulevard. Horripilant.

Le score de 1-2 à la mi-temps n’avait rien d’illogique, le PSG a été très efficace grâce à un Zlatan de niveau stratosphérique et à un super Sakho derrière. A part ça, il y a du bon et du nettement moins bon dans toutes les lignes. Dans l’ensemble, voir le PSG accepter de subir pour partir en contre m’a gêné, c’est se mettre en difficultés en ayant pourtant les ressources et les joueurs pour imposer son jeu. Ancelotti a l’effectif pour installer une équipe qui joue au ballon, martyrise ses adversaires, mettre une grosse pression en monopolisant le ballon, obliger le gardien adverse à faire le match de sa vie pour éviter la bran-bran… Dans cette configuration on voit une belle action de temps en temps, ça reste beaucoup trop sporadique. Je veux un PSG conquérant !

Dès le début de la seconde période Salomon Kalou a remplacé Pedretti, ce qui a donné lieu à une réorganisation tactique lilloise. Les choix de Rudi Garcia ont eu des effets contrastés. Si Kalou s’est montré plutôt à son avantage en mettant régulièrement le feu, en apportant de l’allant et en posant de réels problèmes aux Parisiens par sa vivacité et son audace (il a globalement manqué de réussite), collectivement il n’y a pas vraiment eu de mieux. Au contraire ils m’ont donné l’impression d’aider les visiteurs à mieux contrôler les événements. Ces derniers ont même rapidement réussi à créer une situation offensive intéressante côté droit avec Pastore et Jallet.

La partie était rythmée, assez engagée, mais les occasions sont devenues chose très rare. Roux a pris un jaune à la 62e pour un geste plus qu’engagé, c’était carrément de la frustration car le LOSC n’arrivait à se créer aucune opportunité, ne pouvait même pas tirer au but, rien n’allait, on ressentait de l’impuissance. La plus grosse occasion du LOSC en seconde période a longtemps été… le fruit d’un dégagement raté par Sirigu. Bizarrement il a plongé pour repousser un centre assez près du sol et a boxé le ballon droit sur un amas de joueur et plus précisément sur Sakho, le ballon a fini pas très loin du poteau (51e).

A la 66e Roux – pas très bon – a été remplacé par Tulio De Melo et Ancelotti a substitué Nenê à Pastore. Christophe Dugarry et ses amis de Canal+ ont pris un malin plaisir à découper l’Argentin pendant tout le match. Le mec a juste fait une passe décisive somptueuse sur le but qui a redonné l’avantage à son équipe ! Et puis qui ne tente pas des choses difficiles a plus de chances de ne rien rater… Si on lui reproche des pertes de balles en tentant une déviation en une touche qui aurait créé une situation de 1 contre 1 pour Ménez ou Ibra, alors il faut arrêter tout commentaire relatif au football. Les faits sont là, s’il a perdu le ballon à plusieurs reprises en seconde période, parfois en loupant un geste simple, au cours de la rencontre il a créé des décalages, lui. On ne peut pas en dire autant de Verratti, pourtant encensé par certains médias.

J’ai l’impression que beaucoup des critiques adressées à l’Argentin l’ont été injustement car plusieurs de ces pertes de balles étaient en réalité celles d’Ibra qui décrochait alors que lui passait en pointe. Dire de l’ancien de Palerme qu’il ne s’est pas donné est faut, je l’ai observé particulièrement (tout comme Verratti et 2 ou 3 autres), il a au contraire fait beaucoup d’efforts. De loin si on ne fait pas attention il est facile de confondre Pastore et Ibra : ils sont grands, ont une posture très droite, ont les cheveux à peu près de la même couleur, sont super techniques, ils tentent des choses compliquées, et pour peu qu’ils aient interverti leurs positions, on peut aisément prendre l’un pour l’autre, tout comme sur certaines actions Motta a pu être confondu avec le Suédois quand ce dernier descendait d’un cran pour récupérer le ballon (ils ont à peu près le même gabarit).

Après ces changements de la 66e, on a tout de suite assisté à un véritable réveil lillois. Si les Parisiens n’ont pas paniqué, il y a tout de même eu un peu de flottement (notamment sur une action du côté de Maxwell mais à la décharge du Brésilien, Verratti s’étant fait éliminer par Kalou en se jetant, il se retrouvait à 1 contre 2), Sirigu s’est montré plus prompt à intervenir qu’auparavant, il s’est rattrapé de ses sorties un peu foireuses en se montrant de nouveau rassurant.

Faire entrer Adrien Rabiot à la place de Verratti à la 70e en faisant descendre Motta d’un cran était pour le moins étrange… Tant qu’à faire, j’aurais plutôt fait décrocher Matuidi en 6 pour avoir un gaucher à gauche et un droitier à droite dans ce milieu à 3. Le choix était d’autant plus risqué que le LOSC allait forcément mettre une grosse pression. Kalou a allumé la mèche en tentant une lourde frappe d’une vingtaine de mètres, elle a pu être repoussée par Sirigu (73e). Le danger commençait à se faire ressentir bien que globalement les Lillois aient continué à manquer de précision.

A un quart d’heure de la fin Ryan Mendes, fraîchement transféré du Havre, a fait ses débuts sous les couleurs du LOSC en lieu et place de Dimitri Payet, pas très convaincant.

Offensivement, le PSG ne faisait plus rien, tout juste a-t-on vu une demi-occasion en faveur de Nenê qui a complètement loupé son geste de tir à la réception d’un centre en retrait de Matuidi. Etonnamment, suite à cette action assez anodine, l’équipe a trouvé un nouveau souffle. Peut-être faut-il l’expliquer par la baisse physique des Lillois. Ménez a eu à son tour une occasion en partant en profondeur, lancé par Rabiot, il s’est heurté au retour de Chedjou dont le tacle parfait lui a retiré le ballon, du coup le Parisien a frappé dans la jambe de son adversaire et s’est fait mal. Il a tout de suite demandé à être remplacé, du coup Gameiro est entré en jeu (81e). L’ancien Lorientais s’est vite signalé en combinant avec Matuidi qui s’était projeté dans la surface (82e). Zlatan a ensuite failli réussir un triplé en reprenant de la tête un centre de Jallet, Landreau a dû réaliser sa… seule parade du match, une claquette, pour empêcher le ballon de finir au fond (83e). Une fois de plus, le Suédois avait dominé Béria dans les airs. Un peu plus tard Zlatan a encore tenté un CF missile, il avait très peu de chances de marquer, c’était un peu gâché cette affaire.

Le LOSC n’a pas réellement pu inquiéter Paris en fin de match, Sirigu n’a plus été inquiété, même pas par une tête cadrée de Tulio de Melo qui a battu Alex dans les airs pour reprendre… une touche longue de Digne (86e).

La première période a été pas mal, la 2nde assez nulle, cette rencontre ne mérite pas d’être qualifié de «meilleur match du début de saison» comme je l’ai entendu avec beaucoup d’étonnement, c’était d’un niveau moyen/bon avec en réalité très peu d’occasions. Collectivement, il y a de gros progrès à faire dans un camp comme dans l’autre, il y a eu quelques belles actions, c’était intense par moments, mais on a surtout vu des Lillois fatigués, incapables de faire la différence, souffrant d’un gros manque de jus. Perdre Cabaye, Gervinho et Hazard[1] en l’espace d’un an vous oblige à tout reconstruire, de surcroît Debuchy était blessé et Balmont sur le banc, sur le terrain il ne restait donc pas grand-chose de l’équipe très brillante il y a 2 mais surtout 3 saisons (l’année avant le titre). Le LOSC a réussi à accrocher la 3e place en 2011-2012 en se reposant en très grande partie sur Hazard, nettement moins sur un collectif. Intégrer Kalou, Mendes et Martin va sans doute prendre du temps, si Payet ne retrouve pas rapidement son niveau du printemps, ça risque de couiner.

Qui plus est, le nouveau stade – avec un public tout pourri interprète de plusieurs «oh hisse enc*lé !» et «Paris on t’enc*le !», public pas un soutien fantastique – oblige à trouver de nouveaux repères, il induit une plus forte pression, il y a plus d’attentes, certains adversaires sont encore plus motivés. Le LOSC n’est plus le club sympa qui joue bien face à qui on n’est pas trop déçu si on perd, mais réellement une grosse équipe contre qui tout le monde veut obtenir un bon résultat quitte à blinder. L’effet nouveau stade peut être positif si on réussit à en faire très rapidement une citadelle imprenable… ça fait déjà un nul et une défaite pour une seule victoire (en Ligue des Champions, le match financièrement le plus important). Le PSG n’avait plus gagné à Lille depuis 1997. T’as un nouveau stade et du premier coup, la série d’invincibilité tombe. Ça fait tache.

En réalité, le LOSC s’en sort bien. Bien, avec un seul carton jaune. Basa (on l’a vu plus tôt) et Chedjou (pour un gros balayage très en retard et pas derrière sur Nenê à la 93e, un mauvais geste, presque une agression) auraient dû en prendre un.

En plus de la prestation de certains joueurs en particulier, je me suis attaché en visionnant une seconde fois le match à réponde à cette question : le changement de système que beaucoup de médias ont annoncé et analysé est-il une réalité ou une vue de l’esprit ? Perso, en direct je n’ai absolument pas vu de 4-3-1-2. En différé… non plus. Ménez n’a pratiquement jamais joué en pointe à côté Ibra, hormis très ponctuellement. On l’a parfois vu devant le Suédois car ce dernier a beaucoup décroché – d’où un nombre de ballon joués supérieur à 70 – et était alors remplacé en position avancée par un des 2 milieux offensifs. J’ai décelé une action lors de laquelle il y avait 2 avant-centres, c’est celle de la 30e minute avec la tête d’Ibra au-dessus. Sur toutes les autres ou presque le placement des 3 offensifs ne différait pas du 4-3-2-1 habituel dit "sapin de Noël", Ménez et Pastore étaient l’un à côté de l’autre, ceci dit on voyait parfois les 3 joueurs alignés, c’était alors un 4-3-3 avec vraiment 3 lignes. A d’autres moments, en seconde période surtout, quand Motta allait se positionner très à droite, ça ressemblait même à un 4-2-3-1, seulement l’Italo-Brésilien n’attaquait pas, il restait dans une zone d’environ 20 ou 20m de part et d’autre de la ligne médiane. Notons-le, Gameiro est entré à… gauche, avec Nenê à droite (pas vraiment aux ailes), d’ailleurs le Brésilien est l’auteur du décalage pour Jallet sur l’action de la 83 minute. Ensuite les 2 joueurs ont permuté.

En réalité, la seule différence par rapport aux matchs précédents se résumé à… la forme de Ménez. Il s’est lâché et a apporté plus un peu partout, en attaque mais surtout dans le travail collectif de replacement et de récupération. Ménez en joueur offensif libre, c’est tout sauf une révolution ou une innovation, c’est pratiquement toujours le rôle qui lui a été confié (sauf pendant la période de la saison dernière quand Ancelotti jouait sait véritable n°9).

S’il y a lieu de se moquer de cette branl*tte intellectuelle concernant ce pseudo passage en 4-3-1-2, sous-entendu en losange, le schéma souvent fantasmée par les journalistes, il est nécessaire d’aborder le problème du flou dans l’organisation. Selon moi la plupart des maux dont souffre l’équipe en résultent, les mecs ne savent pas trop ce qu’ils doivent faire, où se placer… Vive le vrai 4-2-3-1 avec un vrai 6 à côté d’un vrai relayeur, 2 vrais spécialistes sur les côtés pour centrer – donc pas de faux pieds – et un vrai meneur de jeu en soutien d’Ibra ! Avec une équipe construite ainsi le PSG aurait beaucoup plus de maîtrise, il y aurait moins de boulevards entre les lignes, et surtout on aiderait les latéraux qui en ont vraiment besoin. Dans la configuration actuelle tout est trop compliqué, il faut retourner à plus de simplicité. Face à une équipe ayant pour habitude de pratiquer un football ouvert, cette version du PSG avec seulement 3 éléments offensifs peut s’en sortir, face à une équipe décidée à blinder, j’ai du mal à imaginer comment elle aurait pu y parvenir.

Dans ce système les latéraux sont livrés à eux-mêmes, Motta a peu aidé Jallet et Matuidi a fait ce qu’il a pu avec Maxwell. Et ce n’est pas le Batave Van der Wiel qui va changer quelque chose, après sa signature le PSG disposera juste d’un assortiment des latéraux les plus nuls défensivement de toute la L1. Ancelotti demande beaucoup trop au latéraux, ils doivent défendre mais aussi faire toute l’animation offensive sur leur aile. Maxwell n’a pas fait un trop mauvais match après 3 prestations calamiteuses. L’ancien Barcelonais… est monté une seule fois en première période, au bout de 20 secondes. (^^) En seconde période il ne me semble pas avoir tenté d’apporter quoi que ce soit devant.

Le cas Jallet est plus complexe. Malgré l’absence d’entente avec Motta, il a réussi à effectuer plusieurs montées très intéressantes conclues par des centres et des occasions franches (le centre pour Ménez sur l’action qui pouvait donner péno et les 2 têtes de Zlatan), pourtant il s’est fait découper par beaucoup d’observateurs. Méritait-il ces critiques ? Bah… oui. Au moins en partie. S’il a été très précieux dans la surface pour dégager sous les centres dangereux venus de l’autre aile, le capitaine s’est trop souvent fait manger par Digne et Payet, lesquels ont eu trop de facilités à déborder et à centrer. Il a la circonstance atténuante d’avoir souvent fait face à des situations de 1 contre 2 sur son côté. En réalité, ses boulettes sont le véritable hic de sa prestation. Il nous a fait des passes en retrait hallucinantes (2) du genre de celle ayant offert l’égalisation au CSKA Moscou en match de préparation et a manqué un dégagement facile, offrant à Kalou une super opportunité de centrer. Je ne cesserai jamais de le dire, pour moi Jallet n’est pas un latéral, c’est un ailier.

Heureusement que Mamadou Sakho a été magistral au cours de cette rencontre car face à une faible équipe lilloise le bloc défensif parisien n’a absolument pas affiché la solidité attendue en évoluant avec seulement 3 joueurs offensifs. Le jeune international français a été une fois de plus très impressionnant, il a montré énormément d’autorité et de sérénité dans ses interventions, il a su faire le pas en avant au bon moment pour mettre un adversaire HJ, a gagné ses duels, a colmaté les brèches, s’est appliqué à relancer proprement tout en éliminant une ou 2 ligne(s) par sa passe (on l’a vu sur le premier comme sur le 2e but avec ses relances vers Ménez et Ibra). Il lui est arrivé de commettre une petite erreur de temps en temps mais a su se rattraper en l’effaçant, par exemple quand en ayant voulu protéger une sortie du ballon en touche – ou attendre de l’aide pour faire une passe – il se l’est fait piquer, le Lillois n’a rien pu en faire (56e).

Les autres… Sirigu n’a pas été très rassurant, sauf en fin de rencontre. Alex a fait un match correct, il a été nettement moins en vue que Sakho. Motta a été meilleur que la semaine passée (surtout en seconde période), heureusement me direz-vous. Matuidi… égal à lui-même. Ménez n’a pas toujours été efficace mais a compensé par son activité, il a eu une bonne attitude, réussissant même à ne pas s’énerver contre un arbitre qui le cherchait vraiment. Les changements n’ont pas réellement eu d’effet.

Il nous reste un cas à traiter…

En effet, la prestation de Verratti a beaucoup fait parler, il a été encensé par certains, pourri par d’autres, personnellement il ne m’a pas impressionné, je l’ai trouvé assez inutile et assez insupportable par moments. Quand on regarde un match en direct, on peut mal évaluer ce qu’a fait un joueur, c’est pourquoi en revisionnant la rencontre, je l’ai particulièrement suivi (il s’agissait de mon objectif prioritaire).

Le bilan est très mitigé. Il a commencé par perdre un ballon à la 5e minute en ratant un contrôle dans son camp, ça a occasionné un contre et, heureusement, une frappe loupée. Pendant le 1er quart d’heure il a effectué une seule passe vers l’avant et pratiquement aucune course vers l’avant avec le ballon. Il avait un problème de positionnement, il trottinait dans le vide, ne servait vraiment à rien. Ensuite il a commencé à un peu plus se lâcher, a réussi un bon tacle à la 23e (ceci dit, et c’est arrivé à plusieurs reprises, il a failli attraper son adversaire et prendre jaune, on ne sent pas une grande maîtrise dans ses tacles). On l’a vu tenter une première ouverture en profondeur à la 26e mais, mal ajustée, elle a été interceptée. Il a ensuite été l’auteur d’un tacle offensif avec tentative de relance vers l’avant à la 28e, là encore il s’est jeté en donnant l’impression de ne pas trop maîtriser son geste, si l’adversaire s’était laissé tomber c’était un CF dangereux. Après ça, il devait être trop en confiance car il s’est mis à faire des choses extrêmement dangereuses, à la fois très difficile et dans des zones où la moindre erreur se paie cash. Le premier dribble derrière le pied a été effectué au bout d’une demi-heure alors qu’il pouvait faire de suite une passe vers l’avant ou dégager, il a tenté ça sur la gauche pas loin de l’angle de la surface, c’était inutile, heureusement il a obtenu un CF. Quelques minutes plus tard, à la 33e, il a ralenti le jeu et reculé en attendant le pressing et le contact au lieu de faire une passe plus rapidement. Dans la foulée, grosso modo 30 secondes après, il s’est rendu coupable d’une grosse faute totalement débile sur Martin à au moins 60 mètres de sa cage. C’est vraiment une faute ridicule : arrivé trop tard pour empêcher l’ancien Sochalien de faire une passe initiant une contre-attaque lilloise avec pas mal de coéquipiers en mesure de la stopper, le jeune Italien a levé la jambe en arrière pour lui faire un croche-pied volontaire. Le carton jaune était archi-mérité. Pendant le dernier quart d’heure de la première période on a senti Verratti en grandes difficultés, on l’a ainsi vu aller en position de défenseur central pour relancer mais choisir de faire une passe à Matuidi, lequel avait… 2 adversaires sur le dos. Puis il a évité de peu l’exclusion à la 38e lors d’une phase très brouillonne avec des pertes de balle, des passes manquées ou assez dangereuses dans son camp et pour finir une grosse faute d’antijeu en tirant un maillot dans le rond central après avoir rendu le ballon. Qui plus est, il est resté à côté du ballon comme pour empêcher les Lillois de jouer le CF rapidement, ces derniers ont cherché à la jouer à l’intox, M. Buquet s’est cette fois montré clément.

Là, j’ai fait l’inventaire de ses actions remarquables – hors passes latérales ou en arrière n’ayant aucune incidence sur le jeu – de la première période. Pour lui la seconde a duré jusqu’à la 70e minute. On nous a vendu Verratti comme étant le "nouveau Pirlo", on devrait donc le voir mener le jeu, créer des décalages, faire des passes décisives, des ouvertures. Pirlo est un quarter back, il n’attend pas que les défenseurs adverses viennent se jeter sur lui pour tenter de les feinter avant de faire sa passe au risque de prendre un sack. Verratti nous a refait son dribble derrière le pied dans le rond central (56e), puis il a recommencé juste devant sa surface en enchaînant avec une louche latérale pour Matuidi (59e), il a de nouveau laissé les adversaires venir le presser à 20 ou 25m de sa cage (61e), a cumulé 2 erreurs de placement ou interventions défensives manquées juste devant la surface qui ont failli coûter cher (66-67e), et pour finir, au milieu du terrain, il a encore voulu dribbler mais a été contraint de revenir sur ses pas pour effectuer une passe en arrière. Son dernier geste a été une passe en profondeur – sa seconde de la partie me semble-t-il – adressée à un joueur HJ (l’Italien n’était pas fautif).

Si je devais lui mettre une note ce serait 5 parce que le PSG a gagné et parce qu’il a eu plutôt de la réussite dans ses gestes inconsidérés. Je ne sais pas comment certains peuvent l’encenser après une prestation de ce type, son apport offensif ayant été nul avec quasiment aucun décalage créé. Si Bodmer avait fait le même match beaucoup n’auraient pas hésité à le pourrir.

La véritable question concernant Verratti est celle-ci : que lui demande-t-on ? Si c’est d’éclairer et de fluidifier le jeu par ses passes et ses ouvertures en profondeur, c’est raté car il porte trop le ballon et ne joue pas assez vite. En outre, contre le LOSC il n’a quasiment jamais cherché la profondeur. Quand Rabiot est entré pour jouer n°8, il a commis quelques petites erreurs mais au moins on l’a vu s’évertuer à jouer simple, il a même réussi une ouverture en profondeur pour Ménez (l’action à 10 minutes de la fin après laquelle l’international A est sorti). Si on demande à l’Italien de tenir le rôle de n°6, c’est raté aussi, il a récupéré quelques ballons mais niveau placement, c’était souvent très moyen, il a même failli se faire exclure en première période en raison de sa tendance à arriver en retard, sa tendance à se jeter est un autre problème, il a du mal à piquer un ballon sans tacler (manque d’impact physique ?). Si on lui demande juste de faire des passes courtes pour contribuer à la sortie de balle en évitant de la perdre, alors ça va, il a fait son job malgré ces prises de risques incessantes qui sont sa marque de fabrique. Ses dribbles sont impressionnants, ou du moins ils le seraient s’ils étaient effectués dans le camp adverses en présentant une utilité. Là, faire passer le ballon derrière son pied d’appui dans ses 30 mètres, c’est juste de la c*nnerie. Le jour où il va le perdre ou tomber sur un mec un peu malin qui aura repéré cette mauvaise habitude, ça risque de coûter très cher, il joue avec le feu.

Le PSG dispose de joueurs bien plus efficaces à faire jouer devant la défense (en particulier Matuidi qui apporte même beaucoup plus). De surcroît, ce rôle risque de sembler particulièrement futile quand Thiago Silva sera apte car les 2 défenseurs centraux seront capables de très bien relancer. Dès lors, l’option du milieu à 3 avec un joueur super technique reculé n’aura plus aucun sens, il sera nettement plus intéressant d’en mettre un de plus dans le secteur offensif.

J’ai l’impression qu’hormis la décision d’Ancelotti de ne pas faire comme Kombouaré – à savoir utiliser le 4-2-3-1 qui permettait d’utiliser les joueurs de la façon qui correspond le mieux au profil de chacun, Kombouaré était un adepte du 4-4-2 à la base – et donc d’imposer son style coûte que coûte[2], la seule raison pour laquelle le PSG joue en 4-3-3 est la volonté d’Ancelotti d’avoir un système lui permettant de faire de Verratti le futur remplaçant de Pirlo en équipe d’Italie. Je ne sais pas d’où vient son obsession d’avoir absolument un Pirlo dans son équipe – pas de bol, il ne l’a pas, il s’entête, il essaie quand même tel un type qui tenterait de faire du pain avec de la levure chimique faute d’avoir de la levure de boulangerie – comme s’il était impossible de bien jouer au foot sans avoir quelqu’un ayant ce profil. Peut-être se dit-il que si Verratti devient un jour un grand on dira «c’est grâce à Ancelotti, il lui a tout appris au PSG».

Perdre peu de ballons est une chose, bien faire jouer l’équipe en est une autre. Je persiste à dire qu’il a besoin d’énormément travailler pour avoir le niveau d’un titulaire au PSG. Pour l’instant ce jeune est en post-formation, je ne suis donc pas convaincu de l’intérêt de lui donner de telles responsabilités dès maintenant tout en l’enfermant dans ce rôle, il progresserait plus en expérimentant différentes positions dans différents systèmes.

En enchaînant 3 ou 4 victoires T.C.C. juste après la reprise, le mois d’août serait oublié. Mais obtenir plusieurs succès de rang contre Toulouse, Kiev et à Bastia sera particulièrement difficile s’il n’y a pas de rapides et gros progrès dans le jeu (je suis impatient de savoir si Ancelotti a prévu de mettre à contribution tout son effectif). Il est impératif de débuter la phase de poule de la LdC en prenant 3 points.

Notes

[1] Plus Rami.^^

[2] En l’occurrence ça nous a coûté un titre de champion attendu depuis 1994.