Je préfère 1 milliard de fois voir mon équipe gagner 1-0 en m’étant régalé que 4-0 en ayant assisté à un spectacle aussi désolant. On était prévenu, lors de son passage en Angleterre, Chelsea marquait beaucoup de buts sans proposer un jeu attrayant, Ancelotti essaye de reproduire cette façon de faire en France. Résultat, on s’emm*rde. En plus de nous plonger dans l’abîme de l’ennui, l’Italien se fout de clairement notre gueule. Non content d’avoir choisi de considérer les joueurs français comme des remplaçants à n’utiliser qu’en cas d’obligation – parce que c’est bien connu, les joueurs français sont nuls à chi*r (^^) – il ose justifier sa tactique de toute petite équipe affrontant un gros en nous racontant des balivernes incommensurables.

Première aberration constatées, Jean-Christophe Bahebeck était titulaire en pointe pour Troyes. Comment Leonardo a-t-il pu prêter un joueur à un club de L1 – sans doute en gardant la charge de tout ou partie de son salaire – sans prévoir qu’il ne puisse jouer contre Paris ? C’est totalement illogique, il a d’ailleurs failli payer cash cette erreur. L’ESTAC compte aussi d’autres joueurs formés au PSG mais qui ne sont pas prêtés. Ngoyi était absent, contrairement à Mounir Obbadi, comme d’habitude aligné au milieu (et capitaine).

En prenant connaissance de la compo parisienne, je n’avais pas très envie de regarder la rencontre. M’était-il déjà arrivé de ressentir un tel désintérêt pour un match officiel du PSG ? Peut-être si on remonte de nombreuses années en arrière… Je me suis souvent plus passionné pour des rencontres amicales que pour ce duel au Parc, c’est dire ! Le onze de départ était la suivant : SiriguVan der Wiel, Alex, Thiago Silva (C), ArmandMatuidi, Verratti, MaxwellPastoreLavezzi, Ibrahimovic. Sur le banc, les Français, Douchez, Jallet, Sakho, Rabiot et Hoarau plus Nenê et Sissoko. On a une nouvelle fois pu constater la préférence d’Ancelotti pour les joueurs étrangers, y compris s’ils sont moins forts que leurs "concurrents"[1]. Les changements promis après la défaite contre Rennes se limitent à n’aligner dans la mesure du possible que les hommes recrutés depuis l’arrivée de QSI. En l’occurrence, il n’en restait qu’un (contre 2 à Kiev), mais un Français de plus. En effet, par rapport à la victoire à Kiev en milieu de semaine, seulement 2 changements ont été effectués dans l’équipe de départ, Momo Sissoko – pitoyable en Ukraine – et Nenê ont cédé leurs place à Armand (Maxwell est remonté d’un cran pour évoluer au milieu) et Pastore. Selon les commentateurs de Canal+, Chantôme devait jouer à la place de Verratti (Matuidi aurait alors occupé le poste de n°6) mais il s’est refait mal à l’entraînement après avoir plus ou moins récupéré du coup reçu contre Saint-Etienne. Rajoutons Ménez, Motta, Gameiro et Bodmer à la liste des absents.

La DNA a envoyé le pire arbitre de L1, M. Varela, incapable de finir un match sans avoir effectué au moins une grosse erreur lors de la rencontre. Cette fois on ne va pas s’en plaindre, il s’est trompé en faveur du PSG.

Troyes n’avait pris qu’un point à l’extérieur depuis le début de la saison, le bilan du club de l’Aube ne s’est pas amélioré samedi, pourtant les hommes de Jean-Marc Furlan n’ont pas démérité. Cette équipe est faible mais très joueuse, elle est entrée dans la rencontre sans aucun complexe. D’ailleurs au cours des 3 premières minutes le PSG s’est fait balader, le ballon était confisqué par les visiteurs. Ceci s’est reproduit pendant de larges parties de la rencontre. Le début du match a donné le ton, le promu reléguable se comportait en patron chez le cador décidé à seulement le contrer. Navrant.

Le club de la Capitale regorge de talents, individuellement il n’y a pas photo, il s’en est sorti uniquement grâce à ça. Dès qu’un des techniciens parisiens s’est décidé à prendre une initiative pour percer la défense, il est passé. En l’occurrence Pastore, situé côté droit, a éliminé 2 joueurs – le second d’un petit pont – pour obtenir un très bon CF sur le côté de la surface (5e). M. Varela a énormément laissé jouer, les contacts étaient à peu près tous tolérés, y compris les plus… "virils", néanmoins celui-ci ne pouvait échapper à une sanction. Au cours de la rencontre de nombreux autres accrochages au moins aussi évidents ont échappé à toute punition. Tiré directement par Maxwell en direction du premier poteau et repoussé sans mal, ce CF s’est transformé en corner… pour Troyes. Bahebeck a montré une capacité inquiétante – mais pas surprenante – à vite se projeter vers l’avant et à traverser le terrain balle au pied. Le corner a été tiré dans le petit filet, du gâchis… Remarquez, s’ils ne gâchaient pas autant, les Aubois seraient mieux classés. Ceci dit, le PSG aussi a très mal exploité certains de ses CPA (vite jouer un corner est rarement efficace, surtout si on l’improvise complètement).

Autant être clair de suite, la première période a été assez pathétique. Les intentions du capitaine Obbadi et de ses hommes étaient louables, ils ont essayé de jouer au foot, ont souvent réussi à faire tourner le ballon dans le camp des locaux, voire carrément très près de la surface de réparation, seulement ils leurs nombreux défauts ont été rédhibitoires. La qualité technique n’est pas leur point fort et les Parisiens étaient bien regroupés derrière, par conséquent les Troyens ont multiplié les centres dangereux mais insuffisamment ajustés. Leurs frappes aussi ont été plutôt nombreuses, 8 en tout… toutes ont été détournées ou contrées – dont une belle de Bahebeck en partant de la gauche pour partir vers l’axe en éliminant Matuidi et allumer à bonne vingtaine de mètres de la cage, le ballon a heurté Alex comme s’il avait percuté un tronc d’arbre, le Brésilien n’a pas bougé d’un centimètre (33e) – si bien que Sirigu n’a jamais été sollicité avant un tir de… Bahebeck, encore lui, à la 40e minute. Avant cette frappe tentée à l’entrée de la surface, J.C.B. a commis une faute non sanctionnée sur Verratti qu’il était venu presser après avoir perdu le ballon. N’ayant pas transmis le ballon assez vite, le jeune Italien a cherché la faute, il est tombé, Obbadi a récupéré la gonfle, sa passe a été détournée par Alex, Bahebeck s’est montré opportuniste, il a tiré sans se poser de question, ne parvenant toutefois pas à surprendre son ex et peut-être futur partenaire.

Le gardien transalpin avait jusqu’alors connu une seule petite frayeur, un tir dévié par Armand suite à une nouvelle bonne séquence de l’équipe visiteuse (décalage, centre un peu long, frappe contrée puis frappe déviée), le ballon est retombé sur le plafond du but au-dessus de la seconde lucarne (34e). Paris a clairement subi, a trop souvent perdu le ballon bêtement, le pressing de ces joueurs moyens faisait son effet. Le plus grave est qu’on n’avait vraiment pas l’impression de voir jouer un cancre de la L1 mais plutôt une équipe du top 5, du moins dans la construction, car ça se gâtait toujours ensuite. Quand face à vous des équipes en bois ressemble à des candidats à l’Europe, il y a de quoi s’inquiéter.

Je vais faire les choses dans l’ordre. Avant le fait de jeu qui aurait pu tout remettre en cause, le PSG s’est procuré 4 occasions : 2 coup sur coup, une transformée avec réussite, une double.

A la 9e minute, Yohann Thuram-Ulien a retardé 2 fois l’échéance en réalisant d’abord une belle parade sur un très puissant tir involontaire de Matuidi. A défaut d’être bien servi alors qu’il était monté pour participer à une attaque, ce dernier est allé au pressing sur un défenseur devant la surface, en mettant le pied en opposition pour contrer son dégagement, il a failli marquer un but improbable. Ce contre est devenu une magnifique mine. Notons que le milieu parisien formé à Troyes était un des rares à laisser transparaître une envie réelle et permanente de se dépouiller pour l’équipe.

Quelques poignées de secondes plus tard, Verratti a décidé de jouer à environ 37 touches de balle pour finalement adresser une somptueuse passe en profondeur pour Zlatan. Vous savez, le genre de passes au sol qui transpercent 2 lignes pour trouver l’attaquant à la limite du HJ en surprenant les défenseurs – mal alignés – et parfois l’attaquant lui-même. Si le grand Suédois semblait s’attendre à ce service puisqu’il a fait l’appel, sa réaction face au gardien a été indigne du meilleur buteur du championnat. Perdre son duel, OK, mais en forçant son adversaire à réaliser un exploit ! Là, Thuram-Ulien a juste eu à avancer vers lui et à bien se coucher.

Il ne se passait quasiment rien, quand Paris reprenait le contrôle du ballon celui-ci circulait très loin de la surface adverse, Zlatan décrochait beaucoup trop, le seul mouvement était apporté par les montées épisodiques des latéraux et de Matuidi. On observait de temps en temps une ouverture profondeur et un centre – ou une tentative de centre en bout de course – souvent sans même avoir de cible à viser. Le déchet technique piquait les yeux…

Dans cette médiocrité générale, il fallait une fulgurance pour débloquer la situation. Ibracadabra a fait son œuvre. Lancé côté droit par Van der Wiel, il est parti le long de la ligne de but en éliminant facilement Diogo Rincon, trop prompt à se livrer. Restait à trouver un coéquipier devant le but malgré la présence de Matthieu Saunier face à lui. En voulant contrer/intercepter le centre manifestement adressé à Lavezzi seul au second poteau, le défenseur formé à Bordeaux l’a dévié de la semelle, ce qui a profité à Maxwell, monté aux avant-postes dans l’axe pour suivre l’action. L’habituel latéral replacé au milieu est arrivé lancé et a pu ouvrir le score d’une sorte de "fracle", une frappe en taclant (17e). C’était super bien payé.

L’occasion suivante a été double. Faute de se voir proposer une solution, faute de mouvement, Pastore s’est lancé en solo. Son accélération dans l’axe en éliminant 3 défenseurs et en obligeant les autres à s’agglutiner dans sa zone a été conclue par un super décalage pour Armand dont l’excellent centre a trouvé la tête de Lavezzi. L’Argentin a bien pris le ballon du casque mais l’a dirigé en plein sur le gardien… qui s’est loupé. La faute de main de Thuram-Ulien – il a maladroitement repoussé le ballon devant lui au lieu de le capter – a obligé un de ses défenseurs à réagir dans la précipitation. Le dégagement raté de ce dernier a heurté un partenaire, Zlatan a alors hérité de la gonfle à environ 6 mètres de la cage, sa reprise réflexe visant à pousser le ballon au fond a échoué, il n’a pas cadré (32e).

Troyes a failli être victime d’un break gag… puis a été privé d’une énorme opportunité d’égaliser en raison d’une erreur d’arbitrage évidente.

J’ai souvent l’occasion de le rappeler, quand on raconte un match, on raconte un scénario qui s’est écrit sur un peu plus de 90 minutes (plus de 120 dans certains cas), on ne peut isoler un rebondissement ou un fait de jeu sans prendre en compte la chronologie des événements. Prendre en compte le moment où il est survenu, en l’occurrence en fin de première période, et le contexte dans lequel il s’est produit est impératif pour en analyser l’importance et les conséquences. En l’occurrence Bahebeck venait de solliciter Sirigu en ayant profité d’un coup de sifflet oublié, la rencontre se déroulait au Parc, le PSG menait 1-0. Voici les faits : Verratti avait déjà un jaune depuis la 18e minute (faute stupide sur Obbadi au milieu du terrain) quand il a taclé Bahebeck à l’angle de la surface. Ayant attrapé la cheville du jeune attaquant prêté par le PSG, et attrapé de façon très dangereuse de surcroît (prise en ciseaux par derrière), le petit Italien risquait le rouge direct car la faute était évidente et dangereuse, en tout état de cause un second jaune s’imposait, accompagné d’un penalty. Cette saison les arbitres sont chauds, ils dégainent très vite… sauf M. Varela, beaucoup plus coulant que la moyenne de ses collègues depuis la reprise.

A la 42e minute, Troyes aurait dû se retrouver à 11 contre 10 avec la balle d’égalisation sur péno. Vous pouvez en être sûr, le même geste inconsidéré après la 70e minute avec plus d’un but d’écart aurait été sanctionné. La peur consciente ou inconsciente des conséquences de la décision juste explique sans doute l’absence de réaction de l’arbitre. Notons-le, M. Varela a laissé se dérouler la contre-attaque, Thuram-Ulien a dû sortir dans les pieds de Lavezzi pour l’interrompre et permettre l’entrée des soigneurs (Bahebeck est resté au sol pendant un petit moment en souffrant de la cheville, il a finalement pu revenir en jeu).

N’ayant pas apprécié de voir son équipe reculer, refuser le jeu mais accepter d’être mise sous pression, une bonne partie du public a sifflé. Dans l’absolu, siffler quand on mène au score peut sembler étrange, voir choquant, en l’occurrence non, logique est le mot juste pour qualifier la réaction de ces personnes qui ont pour la plupart payé cher pour assister à cette rencontre. Que leur sert-on ? De la m*rde ! Le résultat est une chose secondaire lors d’une rencontre aussi déséquilibrée car le PSG est presque sûr de battre le 19e au Parc, l’état d’esprit et la qualité de jeu sont beaucoup plus importants dans de telles circonstances.

Un peu d’enthousiasme, est-ce trop demander ?

Comment expliquer cette mollesse extrême du PSG ? On peut avancer de nombreuses hypothèses mais surtout lister les manques et défauts constatés au cours de la première période.
-Pas d’animation offensive, pas de mouvement. Hormis quelques actions individuelles dont certaines dignes du pire tout-droit qui soit, quelques appels en profondeur et montées des latéraux (pas super fréquentes malgré tout), Paris n’a rien produit en attaque.
-Pas ou très peu de lien entre le bloc défensif et les 3 joueurs offensifs. Les décrochages intempestifs d’Ibra, la bonne volonté de Matuidi et l’aide défensive apportée par Pastore sont les principales raisons pour lesquelles l’équipe n’a pas été complètement coupée en 2 pendant les 45 minutes de la première période. En gros, les 3 de devant contre-attaquaient à 3, les autres défendaient.
-Aucune envie de jouer au ballon. Le public ne peut prendre aucun plaisir si les joueurs eux-mêmes n’en prennent aucun. Demandez aux joueurs de Jean Fernandez s’ils aiment passer leur temps à subir, espérant contrer de temps en temps… Au PSG c’est pareil, à ceci près que la qualité de l’effectif permettrait de balader n’importe quelle équipe de Ligue 1 si l’entraîneur mettait en place son équipe dans ce but. Cette volonté de blinder en ayant les moyens de faire autre chose, c’est le style Ancelotti.
-Ni rythme, ni inspiration quand la possession était parisienne. Ça rejoint les autres points, s’il n’y a pas de mouvement et si le porteur du ballon a rarement une solution de passe immédiate grâce à l’appel d’un partenaire, la gonfle circulent très lentement, tout devient vite téléphoné, la défense adverse n’est jamais mise hors de position, il ne se passe rien. Si en plus vous faites les mauvais choix…

Est-il normal que, face à Troyes, Verratti et Armand soient les joueurs ayant le plus touché le ballon en première période ? Non, on aurait dû avoir Pastore, Ibra et Lavezzi en tête de liste (Ibra était 3e mais à cause de ses décrochages généralement sans intérêt). La passe décisive détournée donc heureuse du Suédois a sauvé les meubles – Ikea – car il a beaucoup gâché, en particulier 2 très grosses occasions. L’Argentin auteur d’un doublé à Kiev a couru, a envoyé une tête en plein sur le gardien et a tenté 2 centres, il n’a récupéré aucun ballon et en a perdu plusieurs… Je vais traiter du cas Pastore dans 3 paragraphes, ça va me faire la transition avec la seconde période.

Malgré une réaction assez bizarre sur un centre qu’il a laissé passer plus une ouverture foireuse, Alex a réussi une très bonne première période, il a été solide, est bien intervenu quand les Troyens se cherchaient dans la surface. Sirigu n’a rien eu à faire, Thiago Silva n’a pas été très en vue, Van der Wiel a essayé d’apporter offensivement, ce qu’a aussi fait Armand mais mieux (plusieurs débordements/dédoublements/bons centres). Défensivement les latéraux n’ont pas été exceptionnels, le Batave a même souvent été dominé par Fabrice N’Sakala dont les imprécisions assez nombreuses ont évité à l’international néerlandais de passer une nouvelle fois pour le boulet de l’équipe.

Au milieu, Maxwell a surtout eu le mérite d’ouvrir le score, son apport n’a pas été fabuleux. Matuidi s’est comme toujours mis en évidence par son activité, son envie, en plus de sa frappe involontaire il a tenté un tir lointain (contré, 24e) illustrant son état d’esprit et sa confiance du moment. On peut lui pardonner 2 ou 3 petites erreurs derrière, d’autant qu’il était milieu relayeur droit, une position très inconfortable pour un gaucher. Verratti a été plutôt bon… mais très c*n. Il a été capable de faire de très bonnes passes en profondeur dont une absolument magnifique pour Ibra, a eu tendance à multiplier les touches de balle sans toutefois trop en faire dans des zones dangereuses contrairement à ses – mauvaises – habitudes. Une seule fois il aurait véritablement gagné à transmettre le ballon plus rapidement, l’action de la frappe cadrée troyenne, ceci dit il y avait faute sur lui. Dans le jeu on ne pouvait pas être trop exigeant avec lui à cause du manque de mouvement général.

On en arrive au cas Pastore. Je le traite maintenant car il a été remplacé par Nenê à la mi-temps. Pourquoi le sortir lui ? Parce qu’Ancelotti n’en est pas à un mauvais choix près. Pourquoi aurait-on besoin de joueurs de foot sur le terrain ? Pourquoi la présence de Nenê serait-elle incompatible avec celle de Pastore ? Le PSG n’a-t-il pas terminé de très loin avec la meilleure attaque de France la saison dernière en grande partie grâce à leur association ? Il était tout à fait possible voire souhaitable de sortir Verratti dont on pouvait sérieusement craindre l’exclusion pour passer en 4-2-3-1 avec Nenê à gauche, Lavezzi à droite et Pastore en soutien d’Ibra.

Le milieu argentin méritait-il d’être montré du doigt comme cause de la nullité de l’équipe en première période ? Oui, il s’agissait bien d’en faire un bouc-émissaire, non il ne le méritait pas. En effet, Pastore a été un des rares à tenter des choses utiles, à se montrer créatif, il obtenu le CF tiré par Maxwell, a créé plusieurs décalages pour ses latéraux dont celui ayant généré la double occasion de la 32e minute, a réussi plusieurs bonnes ouvertures. Qu’attendait-on de lui ? Un meneur de jeu est tributaire des déplacements de ses coéquipiers, s’ils sont statiques, s’il ne se passer rien autour de lui, à qui peut-il faire des passes ? Son talent est immense mais pour l’exprimer il a besoin d’être dans une équipe joueuse, dominatrice, collective, il a besoin de mouvement… Je l’ai déjà expliqué plus en longueur.

On peut lui reprocher une seule chose, son carton jaune idiot pour contestation reçu à la 15e minute (il demandait – à tort – un corner et s’est bêtement agacé). Des 3 de devant, il a été le seul à venir aider en défense, à se replacer, ceci très régulièrement. Pastore a fait du mieux possible dans cette configuration et dans ces conditions. Ceux qui disent le contraire et mettent à son compte le très faible niveau collectif du PSG avant sa sortie sont des affabulateurs et des idiots. Je n’ai pas peur de le dire, des IDIOTS. Ni son remplacement à la mi-temps par le Nenê masqué, ni par le résultat final ne leur donnent raison car en seconde période, la seule amélioration constatée a été l’efficacité. Collectivement, c’était tout aussi mauvais, pire par moments.

Le PSG n’a alourdi le score pour faire illusion que grâce à la baisse du niveau de Troyes, surtout après le 2e but. Les Aubois ont alors perdu leur concentration, physiquement ils n’y étaient plus, ils ont tendu les verges pour se faire battre.

En début de seconde période, les visiteurs ont repris avec les mêmes intentions, ils poussaient, Paris reculait, une lourde frappe de Benjamin Nivet a même rappelé à tout le monde la fragilité du résultat (48e). Darbion a à son tour fait frissonner le public avec une reprise acrobatique à angle fermé mais M. Varela a sifflé une légère faute sur Van der Wiel (51e).

Le PSG a essayé de construire quelques actions, elles se terminaient systématiquement de la même façon, par une passe mal ajustée ou complètement manquée, les quelques centres visaient rarement une cible. Les joueurs ne se trouvaient jamais. Rendez-vous compte que Lavezzi en était réduit à aller se jeter dans la surface en essayant de profiter d’une erreur troyenne pour chercher un péno (52e). Le dernier Argentin sur le terrain était presque le seul à tenter d’apporter d’allant à cet ensemble vide en accélérant sur les côtés. Pendant de longs moments le PSG se faisait BA-LA-DER ! Une honte ! A plusieurs reprises on a vu 6 ou 7 Troyens à moins de 25 ou 30 mètres de la cage de Sirigu lors de phases de jeu placé. Ça ne devrait jamais se produire sauf pour des CPA ou dans un jeu vidéo (à condition d’avoir trafiqué la base de données) ! On ne comptait plus les erreurs techniques, Verratti s’est fait manger par des quidams pensionnaires des bas-fonds du classement, la plupart des Parisiens marchaient, les passes étaient pour la plupart effectuées en arrière et dans le camp rouge et bleu, le pressing des visiteurs semblait plus efficace que celui du Barça… Bref, il fallait se pincer pour s’en convaincre, ce spectacle n’était pas un cauchemar, ces scènes se produisaient réellement devant les yeux horrifiés de centaines de milliers de spectateurs et téléspectateurs.

Un peu avant l’heure de jeu Furlan a procédé à un premier changement, un choix offensif (Marcos pour Thiago), son équipe a continué à jouer simple, à bien faire circuler le ballon, à gagner les duels. A l’évidence les Troyens en voulaient plus, ils avaient la niaque. Matuidi, l’ancien Troyens, l’avait aussi, concernant Lavezzi on parlera plutôt de grinta. Un arbitre tatillon – M. Varela n’en était pas un – aurait sifflé péno pour une petite poussée de Thiago Silva dans le dos de Bahebeck à l’occasion d’un centre de N’Sakala (60e), peut-être aurait-il alors obligé le PSG à se réveiller. Les spectateurs ont tenté de le faire en sifflant, il fallait faire réagir ces joueurs amorphes.

Paris malmené, mais Paris libéré, libéré par un but de l’homme à tout faire, l’âme, le cœur et le poumon (il en a 5 ou 6) de l’équipe. Incapables quelques instants plus tôt de se coordonner, y compris sur le B-A-BA du jeu en contre-attaque, un 3 contre 3 basique (les appels de Zlatan et de Lavezzi étaient nullissimes, Nenê n’avait aucune chance de faire une bonne passe), les attaquants y sont parvenus grâce au renfort de Matuidi, monté dans l’axe pour apporter le surnombre. Cette fois, à 4 contre 3 après une bonne sortie de balle et avec Zlatan à la baguette, ça a fait mouche. La passe du Suédois reprise en pleine course par l’international français (tir croisé du gauche, il était un poil décalé sur la gauche, poteau rentrant) a permis de porter le score à 2-0 au moment où ça devenait vraiment nécessaire (63e). S’il avait fallu parier sur un coup de l’ancien lors de cette rencontre j’aurais plus facilement misé sur Bahebeck et Obbadi, les 2 meilleurs Troyens sur le terrain. Matuidi a donc crucifié son club formateur, il n’a pas retenu sa joie, est allé voir tous les remplaçants pour fêter ce but.

Le break a mis un coup sur la tête des Troyens. Dans la foulée le PSG a enfin pris le contrôle du ballon sans réellement être dangereux – excepté une bonne action de VdW, un tacle offensif dans le camp adverse pour éliminer 2 défenseurs et se faire grossièrement tirer le maillot par N’Sakala à l’entrée de la surface sans rien obtenir (69e) – avant de marquer un 3e but, encore en contre. Sirigu a relancé long à la main pour Nenê esseulé sur le côté gauche au milieu du terrain, le Brésilien, très libre de ses mouvements, a pu se ruer en attaque. Nenê a très bien géré ce 4 contre 3 en partant vers l’axe puis en lançant Zlatan en profondeur, lequel a conclu l’action d’une mine du plat du pied gauche sous la barre (70e). Il s’agit de la copie non conforme du but précédent. Pour une fois, la coordination était parfaite, du moins la coordination des Parisiens car la défense s’est lamentablement loupée, l’alignement a été catastrophique.

Certains de sa victoire, le PSG est retombé dans ses travers, il a de nouveau laissé le ballon, acceptant de subir en espérant faire encore preuve d’opportunisme pour en planter un 4e en contre. Troyes s’est créé plusieurs occasions franches, Sirigu a même dû sortir le grand jeu. La belle frappe lointaine de Fabien Camus n’a pas été très difficile à bloquer (75e), en revanche quand Obaddi a repris un centre en retrait de Bahebeck qui avait débordé côté gauche, l’Italien a été contraint de réaliser une belle parade pour préserver la virginité de sa cage (76e). Quelques minutes plus tard, une super claquette a empêché Marcos de marquer un des buts de la saison. L’attaquant Brésilien avait enchaîné un contrôle de la poitrine dos au but avec une retourné acrobatique très esthétique, le ballon se dirigeait juste sous la barre (83e).

S’ils n’ont pas démérité, les visiteurs ont tout de même pris une claque. Après s’y être repris à plusieurs fois, Paris a inscrit le 4e but. Zlatan a d’abord gâché une grosse occasion en poussant trop loin son ballon alors que Thiago Silva, monté en libéro, l’avait parfaitement lancé en face à face avec Thuram-Ulien (81e). Le choc entre les 2 hommes a été violent, le géant scandinave s’est fait mal, il aurait pu l’éviter en ne se jetant pas, le résultat était scellé, s’arracher ne s’imposait pas[2]. Après être sorti en boitant bas, il a tout de même pu reprendre le jeu à temps pour être impliqué dans un contre à 4 ou 5 face à… 2 défenseurs. Sa passe pour décaler Lavezzi n’a pas été une grande réussite, celle de l’Argentin a été un franc raté (85e). Ibra a gaspillé une fois de plus en adressant mal le ballon à Nenê sur un une-deux côté gauche qui devait permettre au Brésilien de se présenter face au gardien (88e), il a ensuite fini le travail de ses collègues pour ENFIN marquer le 4e but à la 89e minute. Bien sûr, il s’agissait encore d’un contre, bien sûr l’omniprésent Blaise Matuidi était dans le coup, il a lancé Lavezzi sur le côté droit d’une passe au sol un peu déviée par le défenseur latéral qui s’est éliminé tout seul en tentant l’interception. Lavezzi a pu tranquillement centrer pour Ibra seul au second poteau, le centre a éliminé tous les adversaires restant. Depuis son arrivée, je n’ai pas souvenir d’un but aussi facile pour le meilleur buteur du club.

Troyes a encore essayé de sauver l’honneur avec l’énergie du désespoir, ça aurait pu encore plus mal se terminer si Ibra avait évité d’être en position de HJ (de peu) et avait remporté son duel avec Thuram (93e).

Mine de rien, malgré 2 buts et une passe décisive ½, l’homme du match si on ne se fie qu’aux chiffres aura énormément mangé d’opportunités de scorer, aura perdu un paquet de duels, manqué des passes faciles, mal géré nombre de situation. Surtout, il ne s’est pas donné à fond. A l’image de l’équipe en fait. On se doit tout de même de le rappeler ou de le signaler, il en est à 7 passes décisives (6 ½ en fait) lors de ses 3 derniers matchs avec le PSG. Ceci en marchant. Il a en outre inscrit son 200e puis son 201e but tous championnats confondus.

Le véritable homme du match est Matuidi. En plus d’avoir su être décisif offensivement, il a apporté tout ce dont la plupart de ses partenaires ont manqué, un cocktail d’enthousiasme, de rage de vaincre, de confiance en soi et d’efficacité. La différence la plus évidente entre lui et la plupart des autres membres de l’équipe est… qu’il court. Et pas seulement une fois de temps en temps. Il court, vite, longtemps, à bon escient, vers l’avant mais pas seulement, contrairement à d’autres qui se réservent pour les contre-attaques…

Sirigu, Thiago Silva, Alex et Armand (qui a nettement moins attaqué en seconde période) méritent une mention bien. Van der Wiel n’a pas été complètement inutile et bidon offensivement, on en attend néanmoins beaucoup plus, surtout défensivement car son couloir était une autoroute. Verratti m’a semblé assez transparent en seconde période (son jaune le condamne à une suspension contre ETG). Maxwell n’a pas apporté grand-chose outre son but (il est sorti à la 75e). Lavezzi a commis des erreurs, a été l’auteur de plusieurs mauvais choix, je ne peux toutefois que le féliciter de son implication car en voilà un qui se donne sans faire semblant. Nenê a offert une passe décisive, a été impliqué dans quelques actons intéressantes, a aussi gâché pas mal de situations. Comme Pastore en somme, avec peut-être une activité défensive moindre. A un poste de n°10 qui n’est pas le sien, dans une équipe se limitant presque exclusivement à contre-attaquer, son talent ne peut s’exprimer à plein.

En regardant ce PSG ancelottien, j’ai l’impression de voir une course de voitures de sport dont on aurait bridé le moteur et confié le volant à des femmes âgées ayant dû passer le permis par obligation suite à leur récent veuvage. On a envie de leur dire de se lâcher, de leur expliquer la dangerosité de leur excès de prudence (du genre rouler à 70km/h sur l’autoroute, s’arrêter aux intersections même en ayant la priorité, etc.). On en a envie mais on sait que ça ne sert à rien car en plus des freins du véhicules elles ont un frein mental (dont l’existence peut être de la faute de leur moniteur d’auto-école).

Un seul constat s’impose et résume tout, il tient en 7 mots : LE PSG NE JOUE PAS AU FOOTBALL. Le PSG joue à plein de trucs, à se faire peur, à tenter de marquer le plus de buts possible en se procurant le minimum d’occasions, et j’en passe, mais il ne joue pas au football. Avec Pastore ou sans Pastore, avec Nenê ou sans Nenê, le constat est le même, le contenu et l’attitude n’étaient pas meilleurs après la mi-temps. Il ne s’agit pas d’un problème d’hommes, ou alors à la marge, il s’agit d’un problème de consignes de l’entraîneur, sa conception de ce sport et sa façon de d’appréhender la situation sont mauvaises. Il a tout faux. Tant que le PSG ne cherchera pas à utiliser sa supériorité technique et physique pour DOMINER ses adversaires et se comportera comme une équipe de bas de tableau, la fameuse «crise» évoquée par Ancelotti lui-même il y a peu restera latente. C’est affligeant, le PSG est la seule équipe contre laquelle Lorient, Reims, Troyes ou encore Rennes ont donné l’impression d’avoir leur place en Ligue des Champions !

Une victoire, ça se construit… sauf au PSG. Au PSG, on compte sur les adversaires pour se suicider, il suffit qu’ils défendent bien pour avoir une chance de s’en sortir. Jouer bas pour empêcher les contre-attaques est super efficace car il n’y a pas de plan B, cet immuable 4-3-1-2 est catastrophique. Il faut avoir un grain pour se contenter d’aligner 3 joueurs offensifs quand on a Nenê, Lavezzi, Ménez, Pastore, Gameiro, Ibrahimovic et Hoarau dans son effectif et que, de surcroît, on ne dispose pas de latéraux très performants permettant de compenser ce déséquilibre entre attaque et défense. Dans ce carcan défensif les joueurs ne parviennent ni à s’exprimer, ni à se libérer. Un passeur de la trempe de Pastore a besoin d’appels pour répondre à des appels par des passes. Aura-t-on droit un jour à un 4-2-3-1 avec Pastore juste derrière Ibra et 2 milieux offensifs/attaquants sur les côtés ? Avec les joueurs à sa disposition ne pas le tenter est criminel !

Ancelotti est affublé de la réputation de "grand entraîneur" juste en raison de son palmarès. Son palmarès, il l’a obtenu ailleurs, dans des circonstances différentes, et très franchement, je m’en fous. Le PSG est un club de Ligue 1, il ne s’agit pas du Milan, pas de Chelsea, donc ni de la Série A, ni de la Premier League. En s’inspirant d’une maxime chinoise ont peu l’exprimer ainsi : le palmarès est une trace qu’on laisse derrière soi mais qui n’indique que le chemin parcouru, pas la voie à suivre. Je viens d’écrire un truc somptueux…

Quelles sont les qualités d’un grand entraîneur ? Elles sont nombreuses, je ne peux pas toutes les citer. Parmi les primordiales, on retiendra la capacité d’adaptation à différentes situations, la capacité d’analyse, le pragmatisme… Le pragmatisme s’oppose au dogmatisme (en l’occurrence le dogme de la priorité absolue donnée à la fameuse solidité). Savoir faire preuve de bon sens est fondamental. Etre un bon communiquant peut être utile, être doué en psychologie n’est pas seulement utile, c’est indispensable.

Cas pratique : le coaching du jour.
-Pastore remplacé par Nenê à la mi-temps… Psychologiquement, c’est nul, s’il veut casser Pastore définitivement, il va y arriver. Au niveau de l’analyse de la situation, c’est encore pire. Il s’est enfermé dans son système défensif quitte à prendre des risques en laissant sur le terrain un Verratti susceptible à tout moment de se faire exclure.
-Van der Wiel remplacé par Jallet à la 73e. Là, rien à dire, les conditions étaient idéales pour remettre dans le bain un joueur de retour de blessure.
-Rabiot pour Maxwell à la 76e… Donc on laisse encore Matuidi et Ibra jusqu’au bout comme si on pouvait se permettre de perdre un de ces 2 éléments presque indispensables de l’effectif. Il faut être clair, Ancelotti devrait leur rétrocéder 90% de son salaire car ils sont la seule raison pour laquelle il est toujours l’entraîneur du PSG ! Si on ne les fait pas souffler quand il y a 3-0 à 20 minutes de la fin lors d’un match à domicile contre Troyes, on le fait quand ? Quel beau message pour Hoarau : «Même dans ces conditions GuiGui tu ne joueras pas, pour moi tu es la 3e roue de secours du carrosse.»

Ça m’a inspiré ceci… Quelle est la différence entre Ancelotti et un employé d’ArcelorMital à Florange ?
Le premier peut compter sur Zlatan et sur Matuidi pour lui éviter le chômage… Le second est obligé de s’en remettre à Montebourg. Mieux vaut être dans la peau du premier (d’autant que s’il est le moins méritant des 2, au moins il a les poches pleines).

Les choix de Furlan doivent aussi être évqués. Faire entrer un attaquant supplémentaire a probablement précipité les ennuis, il a pris de gros risques de se ramasser une bran-bran en se découvrant derrière. L’entrée de Mohamed Yattara à la place de Darbion n’a pas eu beaucoup d’effets hormis celui de faire passer Bahebeck sur un côté. Ce dernier aura été l’auteur d’une prestation fort honorable. Comme par hasard les 2 meilleurs de Troyes ont été les joueurs formés au PSG et le meilleur joueur du PSG a été son joueur formé à Troyes. Je n’ai pas compris pourquoi JCB a cédé sa place à Eloge Enza Yamissi à 10 grosses minutes de la fin.

J’en reviens à Ancelotti, cette fois sous l’angle de la communication. Comme si l’erreur monumentale suite à PSG-Rennes[3] n’avait pas suffi, il en a remis une couche. C’est aussi désastreux en matière de communication interne qu’externe.

Je cite : «Nous n'avons pas voulu jouer trop haut, car nous avons joué mercredi soir et que nous ne sommes revenus que jeudi. Ce n'est pas suffisant pour avoir la bonne énergie. C'est pour cela que nous avons opté pour jouer davantage derrière afin d'utiliser la contre-attaque. C'était calculé.»

Et tes indemnités de départ Carlo... sont-elles calculées ? Comment peut-il oser invoquer l’excuse de la fatigue ? Le gars n’a pratiquement pas fait tourner son effectif par rapport à la rencontre de mercredi, on l’a vu son coaching n’a absolument pas pris en compte cette donnée, il se fout manifestement de tirer sur la corde avec Matuidi notamment, et il nous parle de la fatigue C’est sympa pour les joueurs scotchés sur le banc, s’ils espéraient avoir leur chance, ils savaient maintenant à quoi s’en tenir, même si leurs coéquipiers sont cramés et l’adversité faible, ils resteront assis ! Magnifique gestion du groupe…

Dans cette déclaration, Ancelotti semble vouloir nous faire croire que d’habitude ses consignes sont différentes. Ah ? Il demande à ses joueurs de faire autre chose ? Mais où ? Quand ? Comment ? Ça nous aurait échappé ? Non, c’est du grand classique, on le sait tous, il ne prône que le jeu en contre-attaque en défendant bas ! N’aurait-il pas pu au moins se dispenser de nous prendre pour des abrutis ? Depuis quand subir est-il moins usant que de faire circuler le ballon en obligeant ses adversaires à courir après ? Donc si le Barça et l’équipe d’Espagne s’emploient à priver leurs adversaires du ballon, c’est par bêtise pure ? La Roja, dont je n’aime pas le style, tombe dans l’excès inverse, ses joueurs marchent, comme ceux du PSG, mais elle est rarement en danger car le ballon se trouve rarement dans ses 30 derniers mètres.

Le PSG peut-il être en champion en étant nul mais efficace ? J’en doute. Pour retrouver un PSG aussi mauvais je crois qu’il faut remonter à la seconde saison de Vahid, peut-être à la période Lacombe par moments. Quand on s’est sauvé à la dernière journée le problème n’était pas tant le jeu mais le réalisme, on avait pour spécialité de faire briller les gardiens.

PSG-Troyes, c’était mieux avant ! Il y a environ 10 ans, on en a eu 2 mémorables (plus un en CdF début 2004), un avec un Ronaldinho magique, l’autre complètement dingue en pleine soirée de révolte des supporters.

Le Prince (alias Mister Bin[4]), qui était présent au Parc samedi, aurait sans doute apprécié un spectacle comme le PSG en offrait à l’époque. C’était souvent n’importe quoi, mais on s’ennuyait rarement !

Notes

[1] Peut-on réellement parler de concurrence au PSG ?

[2] Et pourquoi le faire maintenant après avoir eu une attitude peu combative pendant une grande partie de la rencontre ?

[3] Un entraîneur du PSG affirmant lui-même que le club est en pleine «crise» après 2 défaites à la maison en championnat, qui sort le mythique «nous ne sommes pas encore une équipe» alors que son job depuis 11 mois est justement de faire jouer ensemble les gars de son effectif achetés à prix d’or, c’était gros ! Il avait promis des changements radicaux, il a juste enlevé la plupart des Français de l’équipe quand bien même étaient-ils les plus fiables et efficaces. Ses déclarations étaient triplement stupides, elles ont eu pour effet d’augmenter la pression pesant sur les joueurs, d’exciter les journalistes avides de polémiques concernant le PSG, et surtout elles ont conduit à l’asseoir sur un siège éjectable.

[4] Tamim bin Hamad al-Thani, le proprio.