Pourquoi ai-je évoqué le début de la seconde session ? A cause du spectacle affligeant offert au monde à ce moment de la journée. Ces organisateurs russes – et les gens de l’IAAF – sont de grands malades… Lancer un marathon (féminin) à 14h par au moins 30 degrés (60% d’humidité), sous un ciel à peine voilé, sur de très longues lignes droites quasiment jamais à l’ombre (soleil souvent en pleine face), un bitume bouillant… Une horreur ! Qui plus est ces avenues sont extrêmement larges, si bien que le très maigre public se trouvait très loin des "galériennes de la route", il n’y a aucun encouragement. On a organisé un marathon des Championnats du monde dans un véritable désert, dans des conditions assez inhumaines. Pour tenir les participantes avaient juste droit à quelques passages sous le brumisateur et au ravitaillement, aucun soutien moral ou populaire ne les aidait. Etait-on censé apprécier le paysage ? Certains ont vu des monuments, j’ai plus vu une ville morte qu’autre chose.

Le mot qui résume le mieux cette journée est "indifférence"… Ces championnats ont débuté dans l’indifférence générale.

Au bout d’un quart d’heure, une concurrente s’est blessée, elle est tombée sur le côté de la route, on n’a pas vraiment su pourquoi, c’était assez terrible à voir. Il y a ensuite aussi eu des défaillances, notamment d’une Chinoise, sans parler de celles cachées par le déroulement de la course. On a essentiellement vu les meilleures, pas celles des femmes lâchées qui bataillaient pour finir. Elles étaient 70 au départ (+2DNS), 46 à l’arrivée. Ça veut tout dire.

On l’a rapidement compris, la victoire allait se jouer entre les Kenyanes, les Ethiopiennes et les Japonaises mais aussi avec une Italienne quasiment inconnue bien que 7e du marathon des JO de Londres et vainqueur du semi-marathon des Jeux Méditerranéens 2013. Valeria Straneo, 37 ans, a pris la tête dès le début de la course et a occupé cette position jusqu’à… environ 2 kilomètres de l’arrivée. Pendant un bon moment on trouvait à l’avant un trio kenyo-ethipio-nippon formé d’Edna Kiplagat (championne en titre), de Meselech Melkamu (médaillée d’argent à Berlin sur 10000m et possédant un record de 2h21 au marathon) et de Kayoko Fukushi (qui a aussi quelques références). A noter que Kiplagat a été décrochée pendant une partie de la première moitié de course, elle a eu l’intelligence de ne pas s’affoler, de courir à son rythme, selon ses sensations, ça a payé.

La Japonaise a craqué un peu avant le 30e kilomètre, l’Ethiopienne a fait de même quelques minutes plus tard. Cette dernière a ensuite été rattrapée par une des Japonaises, je ne sais pas s’il s’agissait de Fukushi ou d’une autre Nippone qui naviguait un peu derrière (dans ce cas Fukushi aurait trouvé un second souffle pour revenir la doubler… bref, OSEF). Une fois reprise et passée, Melkamu a décidé d’arrêter les frais, elle s’est arrêtée, elle n’avait plus la moindre chance de monter sur le podium, poursuivre aurait eu pour unique effet de l’épuiser inutilement.

A 2 bornes de l’arrivée (après 2h18 minutes de course), la Kenyane est partie, l’Italienne était à bout, elle a tout de suite commencé à se retourner, elle ne pouvait suivre et pensait déjà à s’accrocher à sa médaille d’argent. La championne de Daegu a donc récidivé, elle est la première de l’histoire à avoir accompli cet exploit. Courir 2h25’44 en plein soleil en partant d’un stade vide pour finir dans un stade… quasiment vide, ceci en n’ayant vu pratiquement personne au bord de la route, vous avouerez que c’est grandiose.

J’ai du mal à imaginer que quelqu’un ait pu voir venir cette Italienne francophone – elle a fait ses études à Chambéry et semblait sympathique en interview – dont les débuts en athlétisme datent de… 2010. Attention, je ne sais pas s’il s’agit véritablement de ses débuts, si elle auparavant pratiquait ce sport sans licence ou une autre discipline, mais sur sa fiche IAAF on ne trouve aucune performance antérieure à 2011, cette version semble donc plausible. En revanche j’ai du mal à croire ce que j’ai pu lire et entendre la concernant, elle se serait mise à l’athlé en étant déjà mère de 2 enfants, atteignant le haut niveau après avoir subi il y a 2 ans une ablation de la rate (et, selon les sources, de la vésicule biliaire mais aussi d’un gros kyste, on lui aurait enlevé 1,8km de ces différents morceaux de corps humain), ses problèmes de santés étant liés à une maladie génétique matérialisée par la production de globules rouges anormaux. Si je doute de la véracité ou du moins de l’exactitude de ces faits, une chose est indéniable, Valeria Straneo a terminé 2e à 14 secondes de la Kenyane.

Fukushi a pris la médaille de bronze en finissant 2 minutes après Kiplagat en arborant avec un grand sourire. La suivante Kizaki, est arrivée en 2h31’28, c’est vous dire le niveau de ce qu’ont fait les 2 premières, il y avait un monde d’écart avec les autres.

La seule Française engagée – qu’on n’aura pas vue de la journée – a eu le courage de terminer coûte que coûte… Carmen Oliveiras a terminé au bord de l’agonie en 2h48’58, 33e.

Pendant ce temps avait lieu le saut en hauteur du décathlon. Strappé à la cheville (il se serait fait mal après ou à la longueur), Kevin Mayer avait besoin d’une grosse performance pour se replacer et garder un peu d’espoir après une matinée très moyenne. Pour préserver sa cheville, le jeune Français ne pouvait se permettre de multiplier les sauts, il a très bien passé les premières barres à 1m90, 1m96, 1m99 et 2m02… Il a loupé d’un rien à 2m05, à la tentative suivante il a volé nettement au-dessus de la barre, SB égalé. Etrangement, à 2m08, on aurait dit qu’il portait des bottes en ciment. 4 concurrents ont passé cette barre qui rapportait 876pts, le jeune Français en a pris 850 (comme 5 autres). Cette perf à son niveau lui a permis de passer 15e (3309pts, à 80pts du 7e). De son côté, Gaël Quérin – KKC Eric Judor – a échoué 3 fois à 1m93, il en est resté à 1m90 dans le groupe le plus faible… 23e (3059).

La grosse surprise a été l’échec de Trey Hardee, double champion du monde en titre et vice-champion olympique à Londres. Il n’arrivait même pas à sauter, n’a passé aucune barre, c’est rédhibitoire. Ça s’est beaucoup mieux déroulé pour un autre Ricain, le champion du monde junior, Gunnar Nixon, qui aux trials US avaient réussi à devancer Ashton Eaton à l’issue de la première journée. Le jeune homme de 20 ans est parvenu à passer 2m11 puis 2m14 (934pts)… Impressionnant ! Grâce à cette perf, il a pris la première place au classement général après 4 épreuves (3611pts), devançant l’Allemand Michael Schrader (3501) et Ashton Eaton (3495), auteur d’un meilleur saut à seulement 1m93.

La première série (ou demi- finale avec 2x5Q+2q) du 3000m steeple féminin a été une promenade de santé pour les Kenyanes. Les Russes, traditionnellement très fortes, ont complètement bu le bouillon… La lutte antidopage semble faire effet. Les engagées dans la seconde course avaient l’avantage de savoir quel temps était nécessaire pour se qualifier. Cette fois, le Kenya a eu moins de réussite, une de ses représentantes est tombée en pleine course. La 4e Kenyane et les 2 Ethiopiennes sont passées très facilement. Les temps n’ont pas été impressionnants, beaucoup de filles sont apparues assez marquées par leur effort, plus que d’habitude. Il y aura 3 Kenyanes, 3 Ethiopiennes mais aucune Russe en finale.

A noter que dans ce stade la rivière est à l’extérieur. Ça peut jouer lors d’un dernier tour.

Pour la première fois, on a entendu le – maigre – public russe. Il a fallu pour cela qu’Antonina Krivoshapka se présente sur la piste pour la première série du 400m féminin. Elle a gagné sans aucun souci en contrôlant toute la dernière ligne droite. Des coureuses russes qui se promènent, c’est de plus en plus rare, il en reste de moins en moins après le passage de la patrouille et en raison de la peur du gendarme.

Marie Gayot n’a pas eu de chance, elle a hérité du couloir 1 de la 2e série (la seule où on a couru au couloir 1), celle de Natasha Hastings, de Christine Ohuruogu, ou encore de la championne d’Europe 2012, la Suédoise Moa Hjelmer… Il fallait prendre une des 4 premières places. L’Américaine est partie comme une balle pour relâcher sur la fin, d’où la victoire de la Britannique. La Française est sortie 4e du dernier virage et a réussi à doubler pour finir 3e. Avec un PB à 51"54, elle se devait de tout donner dès les séries, d’où ce bon chrono, 51"83 (avec un très mauvais temps de réaction).

Floria GueÏ était à la 8 dans la série suivante, de l’Italienne (ancienne Cubaine) Libania Grenot, de l’Américaine Francena McCorory et de la Jamaïcaine Stephanie McPherson. La Française s’est bien accrochée pour prendre facilement la 4e place en 51"75. On ne peut s’étonner de ces performances, on voit ces filles progresser avec le 4x400m depuis déjà quelques temps.

L’autre Russe, Kseniya Ryzhova, a eu droit aux mêmes égards que sa compatriote, elle aussi a remporté sa course. Les éléments s’accumulent, il semble vraiment que le public de ces Mondiaux soit seulement intéressé par les athlètes russes qui gagnent.

Amantle Montsho a semblé faire du footing dans la dernière série. Easy.

Ils ne sont que 2 dans le premier groupe à avoir pu se qualifier directement pour la finale du lancer du marteau masculin, le Français Quentin Bigot était dans le second groupe, il a commencé par un jet à 73m69, ça semblait plutôt bien se passer, pourtant avant son 2e essai, il était passé premier non-qualifié. Il l’a raté. Son 3e a en revanche été très bon, 74m98 (ça semblait plus loin), ce qui l’a replacé 11e. Malheureusement un Allemand a lancé plus loin puis le marteau de l’Italien Nicola Vizzoni, 40 piges (Bigot en a 20), est retombé derrière la ligne des 75m, c’était l’avant-dernier jet de toutes les qualifications. Dommage pour le jeune Français, il est passé tout près d’une première grande finale internationale.

En plus du marathon féminin, le seul titre attribué lors de cette première journée était celui du 10000m masculin. Le seul 10000m des Championnats du monde non remporté par un Africain a été le premier, celui des premiers Mondiaux (on dispute actuellement la 14e édition). Malgré la présence de 4 Ethiopiens (dont le tenant du titre bénéficiaire d’une invitation donc ne comptant pas dans le quota), le titre était promis à un Britannique, Mo Farah. Ceci dit, à la base il est africain, il a été naturalisé. En ce qui me concerne, je n’avais aucun doute concernant sa victoire, en revanche je commence à avoir des doutes concernant son honnêteté car le voir dominer aux JO avec son pote Galen Rupp (Etats-Unis) m’a intrigué. Depuis que j’ai entendu parler des méthodes ou préceptes assez louches de son médecin, je me pose encore plus de questions.

Les Kenyans, Ethiopiens et autres Africains ont décidé de durcir la course, espérant sans doute qu’aidés par la chaleur ils pourraient user Farah et Rupp. Polat Kemboi Arikan, le Turc d’origine kenyane champion d’Europe du 10000m, s’est arrêté à mi-course, mais le peloton restait fourni bien qu’étiré.

Rupp est venu se replacer – et replacer Farah tel le lieutenant d’un leader dans une course cycliste – à un peu moins de 4 bornes de l’arrivée, il s’est ensuite placé 3e, en patron, jusqu’au moment où il a décidé d’accélérer. Sa première accélération n’avait pour but que de se replacer à la corde après avoir longtemps été contraint de courir au couloir 2. L’idole des Britanniques faisait montre d’une facilité déconcertante…

A 1km de l’arrivée, surprise, l’autre Américain a pris la tête (suicide^^), Farah a été un peu enfermé, il voulait repasser devant, il a donc accéléré dans la ligne droite en se permettant de bousculer un Ethiopien, un comportement assez dérangeant.

A la cloche, ils étaient encore 6 à pouvoir jouer le titre, un a vite craqué, Rupp a eu du mal, Ibrahim Jeilan, le tenant du titre, a fait peur à Farah jusqu’au bout, le Britannique a dû s’employer pour ne pas être battu. Paul Tanui a fini par accrocher le bronze après avoir beaucoup couru en tête de peloton. Cette fois Rupp a terminé 4e.

Farah était champion du monde du 5000 à Daegu, il l’est maintenant du 10000m, on se demande qui pourrait le priver d’un doublé.

Pendant la course, petite nouvelle dopage, on a appris l’exclusion de Kelly-Ann Baptiste (de Trinité et Tobago), prise par la patrouille. Ça tombe comme des mouches en ce moment !

Le public a fini par un peu plus garnir le stade, ceci pour 3 raisons : le 100m masculin, les qualifications du saut en longueur féminin et la cérémonie d’ouverture.

Eloyse Lesueur est retombée à seulement 6m25 au 1er essai, pas génial, on demandait 6m75, une marque non atteinte par la bombasse russe, Darya Klishina, pas loin du compte (6m70). En revanche Blessing Okagbare, la sprinteuse nigériane, a envoyé du lourd, c’est très moche techniquement, la planche était pourrie, mais 6m83… Plus tard Shara Proctor (qui concourait pour Anguilla avant de passer sous la bannière de la Grande-Bretagne en 2010) a claqué 6m85 en ayant sauté très loin de la planche.

Côté français, ça s’est mal passé. Lesueur s’est mise un gros coup de pression suite à un 2e essai… mordu pour 1 centimètre. C’est d’autant plus dommage qu’elle avait atterri assez loin pour être dans les 12 à défaut de qualification directe. Le dernier essai a été un échec, 6m39, une marque très insuffisante (22e). Ce n’est pas un échec, c’est pire, c’est un naufrage. Championne d’Europe en titre, vice-championne d’Europe en salle, mais éliminée dès les qualifications aux Championnats du monde après avoir été très régulière cette saison… ça pique. Très peu de filles de son niveau ont été éliminées.

En finale (où on trouvera 3 Russes et 3 Américaines, il y en avait 4 de chaque[1]), il faudra sans doute sauter 7 mètres ou plus pour gagner, peut-être même simplement pour monter sur le podium. Je vois Brittney Reese l’emporter car en plus d’être l’auteur de la MPM (7m25, une perf devenue extrêmement rare), elle est miraculée. Sa qualification a été obtenue avec 6m57 réalisés 2 fois, mais seulement au bénéfice du 2e meilleur essai par rapport à sa compatriote Funmi Jimoh.

Pour finir la journée de décathlon, les forçats du tartan devaient courir un 400m.

Mayer avait besoin d’une très bonne perf pour se replacer, l’Allemand 2e au général s’est offert un cavalier seul, 47"66… Le Français a pris la 2e place en 49"53 (836pts), à son meilleur niveau de la saison mais aurait pu faire mieux s’il n’avait pas autant sauté. Il se sent capable de remonter dans les 5 ou 8 avec une très grosse 2nde journée. Souhaitons-le, souhaitons aussi que sa contreperformance au lancer du poids ne lui laisse aucun regret. Pour le moment il occupe la 15e place avec 4145pts. Quérin est 24e (3931) après un 400m en 48"78 (872).

Un Russe a fait un retour impressionnant dans la série de Nixon. Le Ricain a battu son record perso (48"56, 882 pts), il a néanmoins perdu sa première place à cause du patron… Ashton Eaton a un record personnel à 45"65, c’est assez monumental mais il ne s’agit pas de son record au cours d’un décathlon, il faut en principe y ajouter une bonne seconde en raison de la fatigue d’une journée d’épreuves… Pas cette fois. Il été monstrueux, 46"02, 1007 points, première place au général à mi-décathlon (4502 contre 4493). Schrader est 3e (4427pts).

Bilan après 5 épreuves : on a déjà perdu des têtes d’affiche (Trey Hardee, Dmitriy Karpov) et des garçons ayant un CV ronflant ont pris énormément de retard (Leonel Suarez, Andrei Krauchanka).

Pour finir cette journée peu enthousiasmante, les organisateurs ont programmé les séries du 100m (7x3Q+3q). Il manque un paquet de stars, plusieurs suspendues pour dopage mais aussi Kim Collins, exclu par sa fédé pour avoir fait un tour à l’hôtel de sa femme pendant les JO (il a battu son record personnel il y a quelques semaines).

Dans la première série Kemar Bailey-Cole et Christophe Lemaitre occupaient les 2 couloirs extérieurs, on y trouvait aussi un Zimbabwéien ayant un SB de 9"98, Gabriel Mvumvure. Lemaitre a presque eu le droit à un accueil de sprinteur russe… peut-être parce qu’il est blanc. Ce n’est malheureusement pas neutre pour une grande partie du peuple russe. Le Français a pris un départ pire que calamiteux, il a dû s’employer pour revenir puis a fini en relâchant un peu mais pas assez. 10"12 (-0.2m/s) en finissant fort derrière le Jamaïcain qui pour le coup s’est baladé… Pas très convaincant.

Dans la série suivante un athlète du Surninam est tombé peu après le départ, il n’est peut-être pas très habitué aux starting-blocks. Nesta Carter a gagné facilement (10"11, -0.4) devant Churandy Martina, en revanche le petit Yoshihide Kiryu, la sensation japonaise, n’a pas obtenu sa qualification (4e en 10"31).

Dwain Chambers et Justin Gatlin étaient dans la même série… le repenti au corps construit grâce au dopage et le mec qui va beaucoup plus vite après sa suspension qu’avant… Gatlin a gagné en 9"99 (-0.3) devant Keston Bledman.

James Dasaolu et Richard Thompson ont été battus par le Chinois surprise, Zhang Peimeng (10"04, -0.2, record national), un gars tout fin avec un départ impressionnant (il a couru à fond jusqu’au bout). Dasaolu, semble-t-il gêné par un problème physique comme le voulait la rumeur, a terminé 4e en coupant son effort à 5m de la ligne. S’il a simplement voulu "gérer" ou y aller à l’intox, il est passé tout près de l’accident… Il est passé en tant que dernier repêché au temps (10"20).

Jimmy Vicaut figurait dans la 5e série avec un des Ricains, Charles Silmon, un garçon de sa génération. Dans cette course on trouvait aussi Samuel Francis, du… Qatar (Nigérian naturalisé), qui s’est blessé. Le départ de Jimmy a été mauvais, il a ensuite bien accéléré jusqu’aux 60m, et a fini en rétropédalant sur les 10 derniers mètres. 10"06 (-0.1m/s) en version comique. D’une part ça ne sert à rien, d’autre part il y a des risques à se lancer dans ce genre de facéties (couper violemment son effort peut provoquer des blessures).

La série suivante envoyait du pâté à en croire les records personnels : Nickel Ashmeade, Mike Rodgers, un bon Nigérian, le 2e Britannique, Daniel Bailey… Un autre Chinois a failli créer la surprise d’entrer dans les 3, finalement Su Bingtian a été repêché au temps, Rodgers a gagné en 9"98 (-0.1).

La dernière était celle de la superstar. Usain Bolt n’avait quasiment aucune adversité dans la dernière série, pourtant on l’a vu assez concentré, il n’a pas fait le guignol pour une fois. Son seul potentiel adversaire (à se fier au PB) a été éliminé sur faux départ. Du coup Bolt a assuré le départ et n’a pas donné l’impression de courir, il était complètement relâché, totalement en contrôle.

La cérémonie d’ouverture n’a eu lieu qu’ensuite… Voyez par vous-mêmes. (Je ne suis pas certain que France Télévisions ait tout diffusé. A la décharge du service public il y a eu beaucoup de retard dans le programme, et prévoir 7 minutes entre 2 séries du 100m ne rime à rien, ça devrait être au maximum 4 minutes, en natations ils parviennent à enchaîné, il y a du rythme, en athlé c’est mort, interminable.)

Demain, on entre dans le sérieux, espérons que le public suive et que les sièges jaunes, oranges ou rouges se fassent chauffer par des postérieurs… Une intervention poutinienne en ce sens (pour donner une meilleure image du pays) apparait fort probable.

Note

[1] J’ai d’ailleurs appris que gagner la Diamond League qualifie pour les Mondiaux…