Aucun des 9 premiers matchs de la 9e journée de Ligue 1 ne s’était terminé par une victoire des visiteurs. 1 nul pour 8 succès à domicile dont 5 par au moins 3 buts d’écarts (pour un total de 30 buts). Gagner 3-0 à la maison, le PSG l’a fait en semaine contre un Benfica ridicule qui lui a permis de s’économiser. Marseille ne l’a pas fait mais l’a subi à Dortmund en réussissant l’exploit de se faire contrer à l’extérieur. Au passage, Mandanda s’est troué sur un CF, un problème de sortie… Un vrai spécialiste du genre !

Laurent Blanc a décidé de remettre exactement la même équipe qu’en Ligue des Champions, il a trouvé son équipe type, à 1 défenseur central près (Thiago Silva, toujours blessé), il s’agit de Sirigu - Van der Wiel, Alex, Marquinhos, Maxwell - Verratti, Thiago Motta, Matuidi - Cavani, Ibrahimovic (C), Lavezzi. Evidemment, je ne suis pas du tout d’accord avec lui, ça se joue à peu, juste 4 joueurs et une organisation près.^^ On retiendra – ou pas – que Javier Pastore a fait son retour dans le groupe sans toutefois entrer en jeu et que Jérémy Ménez a été écarté en guise de sanction après son retour précoce aux vestiaires lors du PSG-Benfica[1]. Ongenda a fait le voyage pour rien, il a hérité du "rôle" de 19e homme.

Dans les rangs olympiens, point de Morel, point non plus de Gignac, sur le banc car jugé par assez en forme pour son retour en tant que titulaire après une absence de plusieurs matchs en raison d’une blessure. Elie Baup a fait un choix assez comique pour le poste d’avant-centre, il a titularisé le magnifique Jordan Ayew, sorte de mascotte… des équipes adverses.

Les dirigeants marseillais ont tout fait pour ériger cette Grande Sardinade en événement, ils ont fait un maillot spécial avec leur sponsor en organisant un jeu, le vainqueur ayant le droit de mettre un message sur l’avant du maillot. Il s’agissait d’un hashtag, ou mot-dièse, un bien ridicule choisi par un supporter devant bientôt se marier : #SandrineFadaForever 26.10.13 (c’est la date du mariage). A sa place, je reporterais… C’est quand même la maxi-loose ! Ou alors la fiancée, Sandrine, est fan du PSG et donc super heureuse. Bien sûr, Sandrine au pays des Sardines, le jeu de mots est tentant. Trop pour que je m’en prive… #SardineFadaForever !

Le nouveau Stade Vélodrome, de plus en plus avancé avec 3 tribunes couvertes ouvertes sur 4, a connu sa 2e plus grosse affluence pour un match de L1 depuis mai 2011 (600 de moins que lors de la réception de Monaco, donc 300 ou 400 de moins dans le parcage visiteurs), les animations dans les tribunes ont été préparées en conséquence. Ils ont tout sorti, les tifos, les banderoles dont une magique «L’argent ne fait pas le bonheur, l’OM si.», et même le fumigène descendu du ciel pendant le match accroché à un petit parachute.

Si depuis quelques années le PSG l’emporte presque toujours au Parc, sa dernière victoire à Marseille commençait à dater (26 octobre 2008, le fameux 2-4). Cette série est interrompue, d’autres perdurent, notamment celle des matchs contre l’OM lors desquels Ibra a marqué au moins un but (il le fait à chaque fois, soit 6 buts en 4 rencontres), celle des confrontations entre ces clubs au cours desquels le PSG a scoré 2 fois (6), ce qui correspond à la série d’invincibilité des Parisiens (qui en sont à 4 succès consécutifs, le record est à 8).

Il ne s’agit ici que de chiffres. Tout comme le nombre de passes – entre autres statistiques – ils ont un intérêt très secondaire par rapport aux émotions vécues lors de cette grosse heure et demie. Les spectateurs et téléspectateurs sont passés par tous les sentiments. Citons l’ennui, l’euphorie, le dégoût, la rage, la joie, l’incompréhension, le soulagement, et j’en passe des tas. Pour revivre aux mieux les émotions de ce match de légende, je vous conseille de regarder une des 2 vidéos, le grand format (extrêmement complet, le match condensé, il dure 50% du temps normal de la rencontre) ou le résumé (environ 24 minutes).

Régalez-vous !

Grand format.

Résumé.

En tout début de rencontre, les Marseillais ont donné l’impression de vouloir porter les débats dans les domaines classiques du match à l’ancienne : provocations, engagement physique, fautes (la première de la rencontre a eu lieu au bout de 21 secondes)… Le show de M. Turpin a commencé très rapidement, il en a fait des caisses pour dire à Valbuena et Verratti de se calmer après une altercation très vive entre les 2 hommes au milieu du terrain. On aurait dit un surveillant dans une cour de récréation d’école primaire. A posteriori je me demande pourquoi il n’a pas sorti 2 cartons, lui qui a la "sanction administrative" facile. On a perdu une bonne minute pour rien.

Le niveau technique faible et un peu de pressing essentiellement de Matuidi et d’Imbula suffisait à annihiler quasiment toutes les – maigres – velléités offensives. Etrangement, jusqu’ici l’OM apparaissait bien organisé, l’activité de ses milieux et attaquants lui permettait de récupérer le ballon (souvent rendu par les Parisiens). Le PSG éprouvait de grosses difficultés à ressortir proprement de son camp. Autrement dit, pendant les 10 premières minutes on a seulement vu 2 équipes cherchant mutuellement à s’empêcher de jouer. Ensuite, les visiteurs ont continué à ne pas jouer, les locaux ont un peu plus essayé, de façon encore très brouillonne, mais suffisamment pour se créer des occasions. A chaque fois, Sirigu était là. Le gardien transalpin a assuré en détournant un CF direct de Valbuena qui semblait se diriger vers le poteau (12e), puis il a sauvé la maison en parant consécutivement des frappes d’André Ayew et de Valbuena suite à un centre de Benjamin Mendy (21e). Il y avait le feu ! L’OM s’est procuré une autre opportunité peu avant le péno de l’ouverture du score quand Rod Fanni a cadré Maxwell, l’a débordé et a centré en retrait une fois arrivé au niveau de la surface de but. Cette fois Alex a bien défendu devant le bon Ayew (29e).

L’action marseillaise ayant donné lieu à la double occasion était de très bonne qualité à la fois dans sa conception et son exécution (circulation du ballon, renversement de jeu, centre instantané), elle a en revanche été mal conclue (le mauvais Ayew s’est loupé mais a attiré les 2 défenseurs centraux, ça a profité à son frère qui, devançant Maxwell, aurait dû croiser sa frappe vers le second poteau au lieu de viser le premier, Sirigu a repoussé, Valbuena a suivi, nouvelle parade). A vrai dire, les actions de ce genre ont été rares au cours de la rencontre, en particulier lors de la première demi-heure. Que de centres et de passes ratés ! Que de mauvais choix ! Les rares fois où le PSG aurait pu se montrer dangereux Lavezzi tentait un truc improbable, Van der Wiel gâchait le décalage en y allant de sa passe en retrait ou de son centre au 3e poteau, Maxwell a fait de même… Pendant ce temps Ibra et Cavani décrochaient beaucoup, souvent très loin de la surface de Mandanda, le premier pour tenter de créer quelque chose, le second surtout pour défendre. Au final il ne se passait quasiment rien. Si à la 19e le Suédois a failli trouver l’Uruguayen lancé en profondeur dans la surface (la louche était un peu forte), il a fallu attendre la 27e minute pour enfin assister à une véritable action collective construite par le PSG (le centre de Cavani a été coupé par un défenseur). Et le premier tir parisien dans tout ça ? A la 35e, une tête cadrée de Verratti sur CF juste après l’ouverture du score (arrêt facile).

En réalité, les Parisiens ont commencé à jouer au ballon uniquement en réaction au but encaissé et à l’injustice ressentie avec cette exclusion. Auparavant ils participaient à un concours de pertes de balle diffusé en mondovision. Chaque équipe avait des phases de possession de relativement longue durée, la plaisanterie consistait à faire tourner le ballon dans son camp sans mettre de rythme, sans avancer voire même en reculant pour finalement rendre la gonfle d’une façon ou d’une autre. L’OM transpirait déjà la peur, le PSG se contentait de moins que le minimum, tombait dans la facilité, donnait l’impression de procrastiner. Sans doute les joueurs se disaient-il «on se réveillera en seconde période, ça suffira». Attention, Matuidi, Cavani et Lavezzi sortaient du lot. Malheureusement ce dernier ne réussissait strictement rien, il courait pour rien avec le cerveau débranché et des sabots aux pieds.

Finalement le penalty est intervenu de façon assez logique dans la mesure où cette désinvolture méritait punition. Paris est nettement supérieur à chacun des adversaires rencontrés depuis le début de la saison. Ce fait est incontestable. Conscients de cette donnée, les joueurs réagissent trop souvent à l’envers. Ils devraient entrer sur le terrain avec une seule idée en tête, celle de montrer qu’ils sont les plus forts. Comment peuvent-ils se contenter de faire tourner derrière et/ou de subir au lieu de tout faire pour gagner ? Hormis Marquinhos et Cavani, deux des meilleurs du soir, tous ont déjà participé – et remporté – des Grandes Sardinades, ils devraient donc être conscients de l’importance de ces matchs… Et pourtant.

Habitué à sortir loin de la défense centrale, sans doute à cause des habitudes de défense à 3 acquises à la Roma, Marquinhos est allé couvrir Maxwell mais est resté sur l’aile au lieu de retourner à son poste au moment où son compatriote est revenu. Par conséquent, Motta a décroché pour compenser, il s’est retrouvé en défense centrale. Jusqu’ici, tout est normal, il y a juste de petits réglages collectifs à effectuer. Le problème est survenu quand l’Italo-brésilien a pété –-un câble-- plus haut que son c*l. Un contrôle orienté de la tête dans sa surface en étant sous pression ? Lors d’un jubilé ça passerait pour un moyen de faire marquer le fils de l’ancienne gloire invité à finir le match à la place de son papa dont on fête la carrière… A 0-0 lors d’une Grande Sardinade, c’est une véritable insulte faite au jeu, à ses coéquipiers, à son entraîneur, à ses supporters, à son club. Si le geste est réussi, beaucoup vont s’extasier. Seulement les gestes difficiles ne seraient pas difficiles s’ils étaient tout le temps réussis. Quand je m’insurge contre les prises de risques stupides dont Verratti est coutumier en zone dangereuse, ce n’est pas parce que je serais anti-Verratti, accusation gratuite que me font certains. Tenter un geste difficile dans une zone dangereuse, c’est jouer à la roulette russe, on a beaucoup à perdre, très peu à gagner. En l’occurrence, Motta s’est tiré une balle dans le pied, il a lourdement handicapé son équipe. Heureusement pour lui, les Marseillais ont ensuite offert la victoire au PSG, sa faute grave sera vite oubliée.

Je n’utilise pas les termes de "faute grave" en référence à la gravité de la faute selon la loi XII mais bien en raison de sa stupidité. On ne va pas se mentir, effectué dans le rond central, le même geste aurait très probablement – si ce n’est certainement – été sanctionné dans l’autre sens. Valbuena est arrivé avec le pied très haut et la semelle en avant, ce geste est fautif, il a précédé celui de Motta qui a shooté dans la semelle de son petit adversaire en voulant dégager. M. Turpin a sans doute sifflé faute pour 3 raisons conjuguées :
-Valbuena a touché le ballon, pas Motta, en retard à cause de son contrôle trop long ;
-Valbuena en a fait des tonnes, le pauvre chéri a eu besoin de la civière, les images sont assez grotesques, mais tout le monde le connait, c’est un spécialiste (il est plus spécialiste en simulation et exagération qu’en anatomie car à la mi-temps il a décrit l’action… Motta lui avait frappé dans la cheville… Valbuena est donc le seul être humain dont la cheville se trouve sous le pied) ;
-le geste était de Motta, dont la réputation n’est plus à faire.

Thiago Motta est un boucher, un joueur violent, souvent fautif (3 fois en 30 minutes) car manquant de vivacité et de mobilité, d’où une propension certaine à être en retard, il a souvent échappé par miracle à des exclusions peines d’emprisonnement depuis son arrivée au PSG. Tout ceci est indéniable. Le 14e carton rouge de sa carrière – 1er contre un Parisien cette saison, le 1er lors d’un OM-PSG depuis l’an 2000 et la célèbre double exclusion des 2 Leroy – a été sorti de façon totalement grotesque. L’exclusion est parfaitement injustifiée, il ne s’agit absolument pas d’une violence volontaire, encore moins de l’annihilation d’une occasion de but, même pas d’une faute grossière[2]. Turpin a pété un câble et a encore fait subir une énorme injustice au club de la Capitale. Il y a 3 ou 4 saisons lors d’un PSG-Caen, M. Turpin a oublié un péno en faveur des Normands juste avant un but parisien (il avait une bonne excuse), depuis c’est un festival, calamiteux lors de la finale de la Coupe de France contre le LOSC ou encore la saison passée lors de Montpellier-PSG avec l’exclusion précoce et scandaleuse de Mamadou Sakho, il a pourri énormément de matchs (pas seulement de L1). Il sort les cartons dans tous les sens, il n’y a aucune cohérence dans ses décisions. Ah si, une : quand Valbuena tombait, un CF lui était systématiquement accordé.

Autant traiter de suite le cas Turpin, ce sera fait. 1 rouge direct puis 7 jaunes ont été sortis.
31e : rouge pour Motta n’ayant pas lieu d’être.
34e : jaune pour Verratti (contestation du péno, ça a duré 3 plombes cette affaire, Turpin allait le mettre à Matuidi, Verratti est venu s’emmêler, il y a eu droit à sa place, son 4e de la saison).
40e : jaune pour Fanni relativement sévère mais si Maxwell n’avait pas sauté ça aurait pu faire très mal, le tacle était en retard.
56e : jaune à Payet pour une très grosse semelle bien violente sur Verratti, logique.
76e : jaune à Zlatan pour… ne pas être sorti du terrain en sprintant lors de son remplacement sur blessure. On a le droit à 30 secondes par changement, il était dans les temps.
80e : jaune à Romao qui s’est essuyé la semelle sur la cuisse de Camara à l’occasion d’un tacle offensif de ce dernier. Normal.
81e : jaune pour Cavani… exactement comme dans le cas de Zlatan sauf qu’il a serré la main de l’arbitre avant de sortir en alternant pas de course et marche. Au bout de 15 secondes le jaune était déjà sorti. Affligeant, scandaleux, débile. Si l’arbitre trouve le joueur trop long à sortir, il peut toujours compenser avec le temps additionnel dont il est seul maître de la durée.
93e : Maxwell a eu droit au dernier jaune car il a contesté un coup de sifflet totalement injuste pour un tacle parfait de Matuidi, ça offrait un CF très dangereux à l’OM à la dernière minute.

Entre-temps, on a souvent vu Cavani et Zlatan contester, surtout l’Uruguayen, victime de multiples tacles et coups, souvent par derrière. Les 2 stars sont sorties en boitant, Zlatan a pris un coup au niveau du genou de la part de Gignac (un peu en retard), Cavani s’est fait mal à l’occasion d’un contact fortuit, en revanche le tacle par derrière de Fanni n’avait rien de fortuit, il devait prendre le second jaune, on a vu l’arbitre mettre la main à la poche… et se raviser en comprenant qu’il allait devoir sortir un rouge (73e). André Ayew a commis le même genre de tacles par derrière sur Lucas, là aussi donnant lieu à un simple CF (83e). Fanni a commis 7 FAUTES lors de cette rencontre. N’est-ce pas hallucinant ? 23 fautes marseillaises, 12 parisiennes, pourtant ça fait 3 jaunes contre 1 rouge et 4 jaunes, tous sans faute (2 contestations et 2 problèmes de connexions neuronales chez M. Turpin)… Parlant, non ? J’allais oublier une exclusion… celle de Laurent Spinosi, l’entraîneur des gardiens de l’OM, énervé après le péno d’Ibra.

Heureusement, M. Turpin a été bien secondé par son assistant – idéalement placé – quand André Ayew a fait faute sur Marquinhos dans la surface, occasionnant le penalty du 1-2 (65e) car quelques minutes auparavant un autre péno avait été oublié. Nicolas Nkoulou a-t-il cherché un seul instant à jouer le ballon au moment où il a balancé Matuidi au sol sur le côté de la surface (54e) ? Non, il a joué l’homme de façon irrégulière.

Avant d’aborder le cas Turpin, nous en étions au premier penalty. Tiré environ 4 minutes après la faute (34e), il a été transformé par le meilleur joueur de l’OM, André Ayew. Imparable. 1-0 pour les locaux, le spectacle était celui d’un public, de joueurs et de dirigeants (notamment Labrune et la blonde) euphoriques pensant avoir match déjà gagné. En face, on a alors vu 10 Parisiens piqués au vif, soudain mus par un sentiment d’injustice logique et sans doute par l’orgueil dont on déplorait l’absence depuis une grosse demi-heure. Paradoxalement cette erreur d’arbitrage a provoqué la perte de l’équipe à laquelle elle a bénéficié.

Je dois l’avouer, sur le coup, je n’ai pas compris la sortie de Lavezzi, remplacé par Adrien Rabiot (37e). Il m’a fallu quelques minutes pour piger et visionner la première demi-heure à tête reposée pour me rendre à l’évidence : ce changement s’imposait. L’entrée d’un n°6 à la place d’un attaquant revenait presque à accepter la défaite. Seulement Rabiot n’est pas un simple 6, il est beaucoup plus complet. Pourtant gaucher, il a évolué dans un rôle de relayeur axe droit, Matuidi restant à gauche. Verratti a pris place devant la défense. Ce choix permettait de garder un équilibre défensif sensiblement identique à 10 comme à 11 tout en conservant une force de frappe potentiellement intéressante avec 2 attaquants, 3 milieux dont 2 susceptibles d’apporter en attaque et éventuellement les montées des latéraux. Qui sacrifier ? Ibra ou Cavani ? Impensable. Lavezzi, forcément. Un choix rendu d’autant plus facile par sa prestation. Le pauvre était totalement à la rue malgré une bonne volonté évidente. Je n’ai pas souvenir d’un geste réussi par l’Argentin avant son retour précoce sur le banc. A vrai dire, avec Motta il figurait dans la catégorie des boulets depuis le coup d’envoi, il ne s’agissait donc pas de grandes pertes, elles ont été compensées sans problème par Rabiot, dont le profil est celui d’un 8-10, et par le replacement de Cavani là où il est le meilleur, dans l’axe. M. Turpin a presque rendu un service à Laurent Blanc en agissant ainsi.

Enfin… Façon de parler ! Normalement cette décision aurait dû rendre une victoire francilienne quasiment impossible. Les hôtes de cette rencontre ont permis ce renversement de situation grâce à de grossières erreurs dans l’appréhension de ce double avantage.

Mener au score chez soi en se retrouvant à 11 contre 10 dès la première période était inespéré pour les Marseillais. L’attitude à adopter était pourtant évidente, il leur fallait enfoncer le clou, ou du moins essayer en accentuant la pression, en obligeant l’équipe diminuée à défendre bas, bloquer sa relance, l’obliger à balancer – donc à rendre le ballon – pour lui faire relâcher cette pression. Grosso modo, l’OM a fait tout l’inverse hormis lors de quelques séquences à 1-0 lors desquelles le pressing servait uniquement à faire perdre la gonfle aux adversaires et non à la récupérer pour enchaîner (le niveau technique était alors encore plus catastrophique, les 2 équipes se rendaient la politesse… la politesse étant en l’occurrence le ballon^^).

De peur de se faire contrer par une équipe à 10 totalement inoffensive avant l’exclusion, les hommes d’Elie Baup ont décidé de continuer à défendre sans avancer, en restant seulement «bien en place» – selon l’expression consacrée – dans leur 4-4-2. Manifestement les Sardines préféraient laisser le ballon à Paris car en sa possession, elles ne savaient pas comment s’y prendre, elles avaient le postérieur entre 2 chaises[3], d’où ces passes dans leur camp sans intensité, sans rythme, en ayant peur d’attaquer. Les locaux ont bien sûr fini par pousser pour égaliser, trop tard, de façon toujours trop brouillonne, avec une technique trop imprécise, en commettant trop d’erreurs idiotes, et toujours avec cette sorte de frein, ce blocage. A la perte du ballon ils n’osaient pas aller chercher leurs adversaires, les laissaient faire. On l’a encore vu sur plusieurs phases de jeu, y compris à 1-2. Le public tentait d’inciter ses joueurs à aller au charbon. Pas de réponse. Pour un supporter, ce spectacle est insupportable. Pour un supporter de l’autre camp, penser à l’état dans lequel sont ses homologues est jubilatoire.

Evidemment, l’OM a eu des occasions. Peu. Et n’a pu en convertir aucune. Grâce à une démonstration de solidarité, d’abnégation, d’efficacité défensive et d’intelligence tactique, la meute menée par "Iron Mat’" et son dernier rempart, Sauveur Sirigu, ont neutralisé toutes les offensives marseillaises (quand les Olympiens ne se chargeaient pas eux-mêmes du taf^^). Finalement, après l’ouverture du score, la prestation offensive des vice-champions de France s’est limitée à un tas de centres de qualité très variable, 1 ou 2 tirs contrés, des corners, une puissante frappe lointaine de Payet détournée par le meilleur gardien de L1 (62e), une tête plongeante de Gignac juste au-dessus (75e), une tête de Florian Thauvin elle aussi captée par Sirigu (89e) et enfin de CF tiré dans le mur par André Ayew (95e).

Le PSG a plus fait tourner derrière qu’il n’a attaqué, raison pour laquelle il s’est procuré une seule occasion dans le jeu et 3 sur CPA (la tête de Verratti à la 35e, une reprise d’Ibra à la 41e, et celui de la 65e à l’origine du second péno de la soirée). A vrai dire, pendant toute la rencontre les CPA semblaient être la seule arme des Parisiens pour marquer. Ils en ont obtenu 6 ou 7 exploitables, ça a plutôt bien fonctionné, surtout après l’exclusion de Motta, le tireur habituel choisi par Laurent Blanc (Maxwell les tire mieux, on l’a vu). 2 gros cadeaux ont été nécessaires aux visiteurs pour égaliser puis prendre l’avantage. D’abord un de Mandanda puis un d’André Ayew, les 2 emblèmes du club.

Lors des 10 dernières minutes de la première période l’état d’esprit d’Ibra et de ses partenaires a changé, ils ont commencé à aller de l’avant et à prendre plus de soins dans la construction de leurs actions. L’égalisation est survenue au bout d’une longue série de passes, d’abord à l’arrière. Matuidi a ensuite joué long vers Cavani, parti en profondeur (le PSG procède souvent de cette façon, en sautant la défense par des passes longues). L’Uruguayen a évité la sortie de but, a servi Maxwell le long de la ligne de touche… But de Mino Raiola ! Ah pardon, j’ai sauté des étapes, la passe vers Ibra décroché dans l’axe en position de 10 suivie d’une part de la course du latéral gauche pour se positionner en pointe, d’autre part du décalage du latéral droit par Ibra. Van der Wiel, absolument pas attaqué, a alors pu centrer dans un fauteuil, ou plutôt envoyer le ballon dans l’axe au-dessus de la défense. En principe, Mandanda devait le capter, il est sorti aux 6 mètres façon Superman, très en retard, aucun défenseur n’a prêté attention au dépassement de fonction de Maxwell. Qui pouvait s’attendre à le voir apparaître et sauter si haut pour mettre la tête ? Personne. Maxwell, Ibra, Van der Wiel, Maxwell… Un but de Mino Raiola[4].

L’occasion suivante, 20 minutes plus tard[5], a aussi été transformée. Tout est parti d’un long CF tiré par Verratti en glissant, ballon dans le paquet, tête d’Alex, Cavani surgit pour tenter d’en profiter, il est trop court mais Mandanda plonge pour repousser le ballon vers la touche. Marquinhos a suivi, il récupère la gonfle sur le côté de la surface, ne représente aucun danger… pourtant André Ayew décide bêtement d’intervenir en commettant une énorme erreur. Le Ghanéen se situait derrière le Brésilien, il devait seulement rester derrière et l’empêcher de se retourner pour centrer. En plein dans la ligne de mire de l’arbitre assistant, échapper au péno était impossible. Le plus expérimenté piégé comme un débutant par… un débutant, c’est un peu l’histoire de cette rencontre. L’OM a tout fait à l’envers.

Evidemment, Ibra a tiré le péno, il en a manqué un en LdC (plus un T.A.B. en Coupe de France), pas de souci cette fois malgré les lasers dans les yeux, contrepied. Son 3e but de la semaine, son 6e contre l’OM.

Une fois que le PSG a pris l’avantage, il a pu gérer assez tranquillement en défendant bas et en contrant à 2 ou 3, voire à… 1. Matuidi, Lucas en fin de match ou Cavani avant lui allaient s’enfoncer dans le camp marseillais. Laurent Blanc a clairement affiché la couleur en profitant des blessures (des coups, a priori rien de grave) d’Ibra et de Cavani pour faire entrer Zoumana Camara (76e) puis Lucas (81e). L’équipe est donc passée à une défense à 5 puis en une sorte de 5-3-1-0 car Lucas n’est pas un avant-centre, son job n’était pas d’essayer de marquer un but, seulement de garder le ballon. Il l’a très bien fait en humiliant 2 ou 3 fois quelques défenseurs.

  • Prestations individuelles.

Sirigu a été fantastique sur sa ligne mais aussi très présent dans les airs. Les critiques concernant son style, peu académique par rapport à l’école française des gardiens, sont sans raison d’être. On lui demande d’être efficace, il l’est.

Marquinhos a obtenu le péno de la victoire mais j’ai surtout aimé sa prestation défensive, la meilleure depuis son arrivée au PSG. Il faudra régler quelques détails comme sa tendance à sortir souvent loin de la défense centrale, ce qui est normal dans une défense à 3 axiaux, plus compliqué à 2. Je l’ai trouvé solide, propre, il n’a commis aucune faute, aucune erreur notable (ou alors je suis passé à côté). Il s’est aussi signalé positivement par quelques bonnes relances et beaucoup de sérénité dans ces conditions difficiles.

Alex a commis quelques erreurs techniques, notamment une grosse boulette en début de seconde période. Pour le reste, il a été solide.

Van der Wiel a fait une passe décisive. Pour le reste, désolé, mais je ne peux pas ! Le gars a gâché tous les autres décalages avec des passes en retrait ou des centres pourris. Mendy et A. Ayew sont passés quasiment à volonté, ils ont pu centrer un nombre de fois improbable.

Maxwell n’a pas été très bon défensivement, Fanni l’a humilié, ça passait assez régulièrement sur son aile. Offensivement c’était presque le néant avant la 45e minute et ce but totalement improbable. De temps en temps, ça lui prend, il part se placer en pointe. Et ça marche. A Montpellier, tout le monde avait déjà été surpris par son but de renard des surfaces, on se demandait d’où il sortait, ce qu’il faisait là. Le résultat était le même, une égalisation à 1-1. Cette fois le but a été inscrit de la tête. On n’avait jamais vu Maxwell sauter si haut ! En revanche on avait déjà vu Mandanda se trouer en voulant intervenir dans les airs sur un centre aérien. Il a encore très bien tirés les CPA (mieux que Motta).
Averti bêtement pour contestation à la 93e, à l’origine du carton reçu par Fanni.

Thiago Motta était mauvais depuis le début de la rencontre, l’énorme erreur à l’origine de son exclusion a fait suite à d’autres comme sauter sur un CF à 18 mètres, permettant au ballon de passer en-dessous de lui. Si le rouge n’était pas mérité, il en était déjà à 3 fautes en 30 minutes.

Verratti a donné le ton au bout d’une minute en faisant une talonnade absurde dans le rond central sans regarder à qui allait échoir le ballon. Il a continué en se chauffant avec Valbuena en effectuant un geste d’antijeu (3e), en ratant une ouverture, en se faisant balader par Mendy, en offrant un CF dangereux à cause d’une faute stupide juste devant sa surface… On en était à 11 minutes de jeu. A la 14e minute, enfin du positif, une bonne récupération dans le camp adverse, puis un bon décalage gâché par VdW (17e). Malheureusement il était en retard sur presque tout, les Marseillais le faisaient courir dans le vide. Balle au pied, le jeune Italien avançait très rarement, la plupart de ses passes étaient latérale ou vers l’arrière. Toujours en train de contester, il a reçu son carton jaune habituel (comme Motta il sera suspendu contre Bastia). Payet a reçu le sien en lui mettant une semelle, ceci juste après un grigri de Verratti juste devant sa surface et une passe pas assez appuyée vers Matuidi (passe interceptée). En seconde période, son jeu a été marqué par quelques gestes réussis mais aussi des moisis ou très dangereux (je pense à des pertes de balle dont une sans sa surface à la 68e). En fin de match il a contribué à garder le ballon loin de la surface de Sirigu.
En résumé, sa prestation est une des moins bonnes des 14 joueurs utilisés, il a joué beaucoup trop bas (8 puis 6 après l’exclusion de Motta ALORS QU’IL DEVRAIT ETRE UN CONSIDERE COMME UN 10), avec beaucoup trop de légèretés.

Matuidi est Iron Mat ou l’Ultimate Warrior ! Incroyable ! Si le PSG s’en est sorti à 10, il le doit en grande partie au fait que Matuidi ait joué pour 2. Voire pour 3. Lui contester le statut d’homme du match est impossible. Normalement il est milieu axial gauche, en réalité il est aussi latéral gauche, milieu gauche, n°6, n°8 axe droit comme gauche, meneur de jeu, ailier gauche et même avant-centre. Surtout, il joue presque toujours vers l’avant, multiplie les sprints, les projections balle au pied, les appels en profondeur, les tacles, les interceptions et autres récupérations de balle (16 selon les stats, personne n’a fait mieux, pourtant d’habitude les défenseurs trustent les premières places dans cette catégorie de façon mécanique). C’est un véritable mutant !

Lavezzi a montré qu’il est possible d’auto-défendre sur soi-même. Outch. Sans l’expulsion, il serait probablement sorti à la mi-temps.

Cavani a été fantastique, il a tout donné pour l’équipe du début à la fin du match, a défendu comme un dingue, a pris des coups dans tous les sens, coups qui auraient dû donner lieu à plusieurs cartons à l’encontre des Marseillais (dont le seconde de Fanni), mais au bout du compte c’est à lui qu’a été adressé un carton car il a osé ne pas sprinter pour céder sa place… en sortant blessé. Normal à force de se faire matraquer. Dans l’attitude c’était presque un second Matuidi. S’il n’a pas marqué, son implication sur l’égalisation ne doit pas être oubliée, il est allé éviter que le ballon ne finisse derrière la ligne de but sur une ouverture de Matuidi, ça ne se voit pas dans tous les résumés, pourtant ça compte énormément. L’exclusion de Motta lui a fait du bien car il a pu passer dans l’axe et rayonner sur l’intégralité du terrain au lieu de devoir se limiter à son côté droit avec quelques incursions dans l’axe.

Ibrahimovic a fait ce qu’il a voulu. Il s’est baladé devant ou au milieu, a fait des talonnades intelligentes ou non, des ouvertures magnifiques ou ratées, a gagné quelques ballons, en a perdu beaucoup. Dans le lot, il a créé le décalage sur le 1er but, a transformé le péno pour inscrire le second, a été l’auteur de la meilleure frappe parisienne hors des 2 buts. On l’a aussi vu prendre des coups et beaucoup râler (averti injustement par un arbitre zélé). Du Ibra en somme.

Rabiot a réussi une bonne entrée, il s’agissait de sa première Grande Sardinade au Vélodrome, je l’avais déjà vu excellent lors du dernier OM-Toulouse, je n’ai donc pas été surpris, mais tout de même ! Si bien s’en sortir à l’âge de 18 ans en se retrouvant dans cette situation d’entrant au bout d’une grosse demi-heure dans un choc comme celui-ci en étant mené 1-0, qui plus est à 10, c’est impressionnant. Calme, intelligent, discipliné… Son jeu n’a pas été très flashy, seulement efficace.

Camara nous a fait du Sammyradona une fois ou deux. Tranchant comme une lame dans ses interventions. Efficace.

Lucas était là surtout pour prendre le ballon courir avec et dribbler dans tous les sens. C’est ce qu’il fait de mieux. Il l’a bien fait, A. Ayew aurait même dû être averti pour l’avoir découpé par derrière.

Du côté de l’OM André Ayew reste le meilleur malgré sa boulette. Mandanda est un des rois de la boulette, merci à lui. Lucas Mendes et Nkoulou ne m’ont pas fait particulièrement bonne impression, Fanni a multiplié les fautes, il est meilleur d’habitude. Mendy a un gros potentiel… offensif (il alterne les très bons et les très mauvais centres). Seulement il est défenseur. Une sorte d’Aly Cissokho version 2 ? Ou de Bernard Mendy ? Le gros problème se trouve au milieu où il manque un patron, un garçon capable de prendre les décisions nécessaires, de mener ses troupes en opérant les ajustements tactiques nécessaires, de donner des consignes ou même simplement de montrer l’exemple. Romao et Imbulla, c’est bien gentil, mais aussi bien limité. Le petit jeune a énormément à apprendre, Rabiot apparait déjà supérieur. Je vous l’accorde, être entouré de joueurs moyens n’aide pas à briller. Etre entouré de joueurs moyens mais à 11 contre 10, ça compense, non ? Valbuena a été très actif, parfois dangereux, il a surtout été insupportable à en faire tout le temps des tonnes. L’OM a besoin qu’il soit bien meilleur, tout comme Payet, carrément à la rue. Jordan Ayew est une blague, son remplaçant, Gignac, a fait une entrée assez correcte (67e), Thauvin une assez bonne (80e, à la place d’Imbula), Saber Khalifa une relativement transparente (70e, sortie de Payet).

  • Résumé et conclusion.

Tactiquement, l’OM a été bidon, apparaissant tantôt frileux, apeuré, perdu ou résigné (comme le public, totalement éteint par le spectacle qui lui était offert). A la fin, il s’agissait d’une attaque-défense sans conviction chez les locaux obligés de pousser, avec beaucoup de volonté chez les visiteurs bien décidés à tout donner. Où l’agressivité promise est-elle passée ? Les magnifiques valeurs marseillaises face à l’argent parisien, on en parle ? Après avoir tenté timidement de prendre le contrôle des opérations pendant une demi-heure, les hommes d’Elie Baup ont complètement arrêté dès l’ouverture du score. Pensant la victoire en poche grâce à l’avantage au score et à la supériorité numérique, peut-être victimes d’un complexe d’infériorité les incitant à faire preuve d’une extrême prudence, ils ont voulu être solides, conserver le résultat. Un non-sens tactique. Paris a réagi au lieu d’agir, ça a suffi. Sans même avoir eu besoin de réellement jouer au ballon ou d’attaquer avec conviction. Le PSG a juste pris ce qui lui a été donné grâce à un cocktail d’efficacité (aucun tir avant la 35e, un seul après la mi-temps, le péno), de solidarité, de calme et d’opportunisme.

Ce match, d’une faiblesse insigne sur le plan technique, est le plus beau de la saison grâce aux émotions vécues pendant 90 minutes. Le scénario est magique. Laurent Blanc a donc remporté sa première Grande Sardinade en appartenant au camp parisien. M. Turpin s’est sorti honorablement de sa première Grande Sardinade uniquement grâce à la capacité du PSG à retourner la situation. L’arbitrage affligeant a participé à sauver la rencontre.

Après 9 journées, les champions de France occupent la 2e place du championnat, devancés par Monaco à la DDB (Monaco a eu de la réussite pour vaincre l'ASSE). Pourvu que ça ne dure pas et qu’après la trêve le PSG prenne son envol…




Petit bonus... :-p B-)

Notes

[1] Quand il a vu Lucas entrer en jeu, il a eu le sentiment d’être pris pour un c*n car contrairement au Brésilien on l’avait fait s’échauffer. Dans ce genre de situations, avant de condamner un joueur, demandez-vous toujours comment vous auriez réagi à sa place. Préférez-vous un footballeur dégoûté de ne pas jouer ou un content d’être sur le banc et de s’échauffer pour rien ? On assiste à une heure de garbage time, vous avez besoin de temps de jeu pour retrouver le rythme après plusieurs mois à ronger votre frein en raison de blessures, on vous fait miroiter une entrée et à la dernière minute on vous met un énorme vent… Vous partez. Imaginez-vous dans un grand magasin, vous faites la queue depuis un bon moment pour payer vos achats, puis quand arrive votre tour la caissière se barre sans dire un mot, caisse fermée. Il y a de quoi péter un câble, gueuler de manière à être entendu jusque sur le parking, mais non, vous abandonnez votre caddie plein, vous partez. Il n’y a pas mort d’homme, personne n’a rien remarqué en direct, Blanc n’a rien vu, Ménez n’a pas fait d’esclandre, il est simplement retourné aux vestiaires pour ne pas exprimer en public une frustration parfaitement légitime. Cette réaction a-t-elle causé du tort à l’équipe, au club ou à quelqu’un d’autre que lui ? Non. En revanche le choix pour le moins maladroit du staff aurait pu avoir des conséquences regrettables. On ne peut dédouaner Blanc de toute responsabilité dans cette affaire, les torts sont partagés, cette sanction est amplement suffisante.

[2] S’il avait involontairement décapité Valbuena en voulant dégager, il y aurait eu faute grossière.

[3] Pour rappel, Sardine est synonyme de Marseillais, on parle donc de sardines humaines… Le poisson n’a pas de séant et n’a rien à faire sur une chaise, encore moins sur 2 à la fois.

[4] Il est l’agent des 3 plus de Matuidi, tout le monde est au courant, non ?

[5] Environ 35’ en comptant la mi-temps.