Les raisons de cette affirmation sont plurielles. Elles sont de 3 ordres.

  • Les premières concernent les autres adversaires possibles.

-Certaines équipes étaient à éviter car très dangereuses, en particulier les 2 anglais, Manchester City (surtout) et Arsenal. Mieux vaut ne rencontrer les cadors qu’ensuite.
-Certains clubs étaient à éviter pour des raisons extrasportives, je pense notamment aux conditions de jeu en février sur leur terrain (Zénith Saint-Pétersbourg), au public extrêmement chaud avec lequel existe un vieux contentieux (Galatasaray, la dernière fois, c’était la guerre), mais aussi à un risque d’overdose médiatique et de distraction de longue durée pour certains joueurs (Milan, l’ancien club d’Ibra et Thiago Silva).
Ça nous laissait les 2 clubs allemands, Schalke 04 et le Bayer 04 Leverkusen, en espérant que 0-4 soit le score du match aller.^^

  • Les suivantes concernent Leverkusen.

-Les clubs allemands réussissent très bien au PSG, il n’y a pas de raison que ça change.
-Des 7 clubs ayant leur nom dans une boule du chapeau des non tête de série, Leverkusen est le seul qui n’avait encore jamais rencontré le PSG. La nouveauté et la découverte font une partie du charme de la coupe d’Europe.
-Le déplacement n’est pas très long, Leverkusen est en effet un peu plus loin de Paris que Bruxelles mais à mi-chemin entre les capitales françaises et allemande, ça doit faire 400 bornes ou un peu plus, environ l’équivalent d’un voyage à Lyon. Mieux vaut ça que d’aller en Russie, ça aurait fait accumuler encore plus de fatigue dans une période où les joueurs ont besoin de toute leur énergie.
-Cette équipe a une attaque correcte et la 2e défense de Bundesliga en encaissant tout de même près d’un but de moyenne par match (sans compter les 2 claques reçues de Manchester United en LdC, un 4-2 à l’extérieur puis un 5-0 encaissé à la maison). La 2e place en championnat ne fait oublier ni les prestations en dents de scie sur la scène européenne, ni un manque d’expérience certain… Cette équipe n’a pas les armes pour sortir un PSG bien concentré, sauf bien sûr en cas de circonstances hyper favorables du genre péno et rouge rapide ou blessures en série.

  • Les dernières mais non les moins importantes concernent le PSG lui-même.

-Enfin un test ! Depuis le début de la saison, aucun match officiel n’a vu les Parisiens affronter une équipe capable de leur opposer une certaine résistance. En L1, on n’en trouve pas – hormis peut-être Sainté et Lille avant la trêve, et encore, ce n’est au mieux que du haut niveau français – et en Ligue des Champions le tirage a donné un groupe très faible. Jouer une nouvelle équipe très faible aurait desservi le PSG.
-Il devrait s’agir d’un premier test sans constituer toutefois un obstacle trop relevé. En attendant de rencontrer le Bayern Munich et/ou Dortmund[1], les finalistes de 2013, affronter la 3e équipe allemande ne peut être que positif, une chance de de monter crescendo dans la difficulté, comme l’an dernier avec Valence en 8e puis le Barça en quart.
-On va voir si les joueurs sont capables de se bouger de la même façon contre un adversaire ni prestigieux, ni très excitant. Car oui, le principal souci avec ce tirage est de ne pas avoir une affiche très glamour, les 2 rencontres risquent d’être assez peu suivies, en particulier à l’étranger, la faute également à un calendrier pas favorable à la médiatisation à l’échelon planétaire.


Parmi les autres affiches, il en existe une au rayonnement infiniment supérieur, la première sortie du saladier… Barça contre Manchester City. Comme par hasard, ces 2 mastodontes s’affronteront en même temps que le PSG et le Bayern. Arf. En réalité, il ne pouvait en être autrement en raison du nombre de matchs impliquant un club allemand, espagnol ou anglais[2]. N’oublions pas l’autre blockbuster, Arsenal-Bayern Munich, un choc déjà vu au même stade de la compétition en 2013 avec Groβe Bran-Bran reçue par les Gunners chez eux avant de sauver l’honneur – à défaut de se qualifier – en l’emportant en Bavière.

Le jackpot revient à Manchester United et au Real Madrid, heureux adversaires respectivement d’Olympiakos et de Schalke 04.
Si l’état de forme actuel était déterminant, Milan-Atlético n’aurait pas besoin d’être joué. Mais le match aller est dans un bail, le retour un mois plus tard, donc attention… Galatasaray-Chelsea sera l’occasion pour Mourinho de retrouver Drogba et Sneijder, le niveau des Bleues depuis le retour du Portugais à Londres varie entre l’excellence et la nullité, il serait donc particulièrement peu judicieux d’avoir dès à présent un avis tranché concernant ce duel. Ces Turcs sont des casse-c*uilles, ils ont certes eu besoin de l’aide de la météo et d’un subterfuge[3] pour se qualifier, néanmoins ils ont embêté les gros lors des 2 dernières saisons en LdC. Quant à Zénith-Borussia Dortmund, là aussi, le piège est trop évident pour ne pas être mentionné, le 25 février à Saint-Pétersbourg les conditions de jeu peuvent être très difficiles pour l’équipe en déplacement. Heureusement pour les Allemands, ils ont l’habitude de la neige.

  • Pour finir, le calendrier.

En février il faudra enchaîner…
PSG-Bordeaux (week-end, éventuellement le vendredi 31 janvier, Canal+ risque fort de vouloir le programmer le dimanche).
Une éventuelle demi-finale de CdL (avec prolongation à éviter absolument).
Monaco-PSG (en principe dimanche).
Un possible quart de finale de CdF (forcément le mercredi si Monaco-PSG s’est déroulé le dimanche, là aussi prolongation à éviter absolument).
PSG-VA (vendredi si le PSG n’a pas joué en semaine ou plus sûrement le samedi).
Leverkusen-PSG (mardi).
Toulouse-PSG (we, probablement le samedi).

Autrement, ça nous fait un probable enchaînement dimanche, mercredi (prolongation possible), dimanche, mercredi (prolongation possible), samedi, mardi, samedi ou dimanche. 7 matchs en 20 jours dont 2 avec risque de se taper 30 minutes de plus. Ça pique ! Espérons qu’en cas de qualifications en coupes la LFP et les diffuseurs soient un peu compréhensifs et étalent pour que ça se transforme par exemple en vendredi, mardi, dimanche, mercredi, samedi, mardi, dimanche.

Puis en mars.
PSG-OM (dimanche).
Match des Bleus – et des autres sélections nationales – le mercredi.
Bastia-PSG (le vendredi ou le samedi).
PSG-Leverkusen (mercredi).
PSG-ASSE (certainement le dimanche).
Je vous épargne la suite.

Le 8e de finale contre Leverkusen n’est pas particulièrement effrayant, le calendrier l’est beaucoup plus…

Notes

[1] Relativement largué en Bundesliga mais encore très dangereux en LdC.

[2] Sachant que 2 clubs du même pays ne peuvent pas jouer concomitamment lors de ce tour réparti sur 4 dates.

[3] Un pourrissement volontaire de leur terrain après l’arrêt du match décisif de la 6e journée contre la Juve (tempête de neige).