Enjeu : une qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue, soit la première finale de Bastia au Stade de France depuis 2002, et la chance pour Monaco d’obtenir un nouveau titre attendu depuis la victoire en Coupe de la Ligue il y a 12 ans.
Scénario : Monaco était presque qualifié en menant 3-2 grâce à 2 parades de Stekelenburg, quand João Moutinho est allé tirer le 5e, sa tentative a été détournée sur le poteau. Relancés, les Bastiais ont fini par se qualifier au bout du suspense (9 tireurs par équipe) alors qu’Aréola, souvent parti du bon côté, avait déjà failli donner l’avantage à son équipe à la mort subite en détournant encore un tir sur son poteau, mais rentrant cette fois. Nabil Dirar a fait une Di Biagio, Sébastien Squillaci a conclu (9-8).
Le fait marquant : la parade incroyable du bout des doigts réussie par Aréola – très fort dans cet exercice (on se souvient notamment de la séance de TAB en finale de la Coupe du monde U20) mais malchanceux quelques jours plus tôt sur un péno lensois mal dévié – sur le 9e tir de la série, qui était une balle de match pour les Monégasques. Moutinho a pourtant très bien placé son ballon, il aurait dû être hors d’atteinte. Seulement Aréola a une envergure et une capacité à aller au sol hors du commun.

Enjeu : un titre continental qui échappait depuis des lustres aux 2 nations d’Afrique noir les plus réputées et attendues de la dernière décennie… Le Ghana a remporté sa dernière CAN en 82, la Côte d’Ivoire en 92, déjà au termine d’une séance de TAB improbable contre le… Ghana (11-10, 12 tireurs par équipe).
Scénario : la Côte d’Ivoire a loupé ses 2 premiers TAB, était menée 2-0… mais a réussi à recoller dans la foulée grâce à 2 frappes à côté de ses adversaires pour terminer par… les tirs des gardiens ! L’Ivoirien a sorti celui du Ghanéen qui n’a rien pu faire sur ce 22e tir de la série, comme sur les 10 précédents, car sur 11 tirs, il n’en a touché aucun !
Le fait marquant : les pitreries du légendaire Copa Barry, titulaire pour cette finale en raison d’une blessure de celui qui avait été choisi par Hervé Renard pour le reste de la compétition. Je n’ai jamais vu un tel cinéma. La feinte de blessure avec récidive est juste magique ! Particulièrement folklorique mais quelle beauté du geste ! Quelle créativité ! Il a fait le coup de la crampe à 2-2, avant le 9e tir de la série (le 5e du Ghana), celui d’André Ayew, donnant ainsi lieu à une scène assez incroyable. Copa Barry est devenu un héros national, il aura repoussé le 3e tir ghanéen, effleuré le 7e, cru pouvoir détourner le 10e, puis arrêté celui de son homologue à gants avant… de nouveau jouer les grands blessés pour finalement marquer le sien avec beaucoup de sang froid.