Ce succès éclatant l’est d’autant plus que cette rencontre faisait figure de match de tous les dangers. Le PSG devait enchaîner 3 jours après avoir remporté la Grande Sardinade à Marseille, Saint-Etienne avait joué vendredi à Monaco en ayant pu ou dû (suspensions) garder plusieurs joueurs au frais, une prolongation – but avoué des Stéphanois – était à craindre tant en raison de la différence de fraîcheur physique que du calendrier de ces prochaines semaines. Qui plus est, 4 absences étaient à déplorer, celles de David Luiz, Thiago Motta et Cavani, blessés à Marseille, et de Lucas, dont le retour était attendu mais qui a été jugé encore un peu trop juste pour prendre part à cette demi-finale. J’imagine que si Aurier n’a pas joué, c’était pour retarder au maximum son retour de blessure et limiter ainsi le risque de rechute.

Laurent Blanc fait tourner mais seulement dans la mesure du possible. L’équipe de départ était donc la suivante : Douchez - Van der Wiel, Marquinhos, Thiago Silva (C), Digne - Verratti, Cabaye, Rabiot - Pastore - Lavezzi, Ibrahimovic. Sur le banc on trouvait Sirigu, Maxwell, Aurier, Matuidi, Bahebeck, Augustin.

Très critiqué par les médias, injustement suspendu la semaine prochaine en Ligue des Champions et probablement lors des matchs suivants en championnat à cause du buzz monté par Canal+, Zlatan pouvait remettre les pendules à l’heure et inscrire son 100e but avec le PSG. Qui plus est face à Ruffier, sa victime préférée. Lors des 3 premières confrontations cette saison entre les 2 clubs, Ibra a été le bourreau des Verts, il a marqué 3 fois à l’aller en championnat en août – pour rappel, Ruffier avait lui-même ouvert le score contre son camp de façon assez grotesque – puis les 2 buts à l’extérieur en L1 et en Coupe de la Ligue en janvier, pour 3 victoires parisiennes (7 buts à 0 sur l’ensemble).

Encore une fois, Ibra a été énorme. Il a encore réussi un triplé (21e sur péno, 81e, 92e) dont un but magnifique, le 2e, en faisant subir un grand pont à Ruffier, il a aussi tiré sur le poteau (71e), a lancé Lavezzi d’une talonnade magique sur l’action du penalty et aurait pu être décisif dès la 4e minute grâce à une super remise de la tête déjà pour Lavezzi, dont la frappe a été repoussée par le gardien. Ce dernier a également paré un CF tiré en force par le Suédois dans l’ouverture du mur (35e), CF qu’il avait lui-même obtenu. Lors de cette rencontre, le PSG a été excellent collectivement, Ibra a été énorme, mais l’homme du match est le grandiose Javier Pastore, absolument fantastique, omniprésent, auteur de la merveilleuse passe décisive pour la tête décroisée de Lavezzi pour le 2-1.

C’était du grand football, j’ai donc décidé de monter la vidéo de sa performance sur de la grande musique, le célèbre Gloria de Vivaldi (j’en ai pris des extraits).

(La vidéo est aussi sur Vimeo.)

Christophe Galtier a étrangement décidé de garder Gradel sur le banc pour ne le sortir qu’en cours de match. C’est son meilleur joueur… Il avait décidé d’aligner 3 milieux défensifs (Clément, Lemoine, Diomandé) et… Erding, qui a bouffé la feuille à la 32e après avoir récupéré une passe en retrait grotesque de Van der Wiel. La passe en retrait de l’exter du droit en détente, sans regarder, la passe décisive à l’adversaire en somme. Erding a voulu fixer Thiago Silva, le crocheter et frapper. Douchez a pu dévier ce tir en corner. Il suffisait de décaler Hamouma, seul sur sa droite, qui aurait sans doute facilement poussé le ballon au fond malgré le retour de Marquinhos sur la ligne. Sur le corner Douchez a dû réaliser une parade remarquable pour repousser la tête de Perrin. Le capitaine des Verts avait dominé Rabiot dans les airs au point de penalty pour mettre un violent coup de boule dans le ballon. C’est déjà sur CPA qu’était intervenue l’égalisation de Saint-Etienne, une tête d’Hamouma totalement oublié par Marquinhos et surtout Van der Wiel sur un CF de Mollo.

Défensivement, le PSG a été rarement mis en difficultés, néanmoins il y a eu quelques moments de flottement, quelques absences, en particulier sur ce but et à la 32/33e, puis une mésentente entre les défenseurs centraux qui ont laissé Erding remiser pour la volée haute d’Hamouma… en plein sur Douchez (67e). Marquinhos et Thiago Silva ont tous les 2 pris Erding et ont sauté, il en suffisait d’un, l’autre aurait dû s’occuper de l’autre attaquant.

A vrai dire, les problèmes sont essentiellement venus des latéraux.
Digne a été très mauvais en début de match, à côté de ses pompes, il s’est ensuite repris. On ne peut lui reprocher son implication, son rôle était d’animer le côté gauche offensivement, il a fourni énormément d’efforts en multipliant les montées (avec beaucoup de combinaisons tentées), a pris des coups, à plusieurs reprises les fautes sur lui n’ont pas été sanctionnées. Il a besoin de plus de confiance en lui, de puissance physique et de diminuer le déchet dans ses centres. Il en réussit de bons mais se fait trop souvent contrer. Au final, on ne peut pas – honnêtement – parler d’une prestation catastrophique, c’était globalement moyen.
Van der Wiel a été dégueulasse en début de match… mais droit dans ses bottes, à son niveau. Ensuite, il est resté nullissime, apocalyptique. Avec lui, c'est un remake du Grand Bleu à chaque match, il veut prouver qu'il est capable de rester en apnée plus longtemps et de descendre plus profondément pour atteindre des abîmes de nullité insoupçonnés. Le Batave sera titulaire contre le Barça à cause des blessures et suspensions. Rien que d’y penser, j’en ai la migraine.

La différence de niveau technique entre les 2 équipes sautait aux yeux. Les Verts ont connu un déchet démentiel. Le PSG a pu s’appuyer sur un excellent milieu de terrain avec un Cabaye impressionnant pour son retour à la compétition après sa rechute à Bordeaux. Avec lui, il y a plus d’agressivité, de jeu vers l’avant, et une alternance de jeu court/jeu long qui multiplie les possibilités. Avec Cabaye, la profondeur que peut apporter Lavezzi par ses appels est beaucoup mieux exploitée. Comme à côté de lui Verratti et Rabiot ont fait preuve d’une efficacité et d’une sobriété inhabituelles dans la récupération et l’exploitation du ballon, Sainté a eu beaucoup de mal à exister. J’ai rarement vu Rabiot aussi bon, ou du moins je ne l’avais pas vu à ce niveau depuis très longtemps. Depuis son retour au PSG suite à son prêt à Toulouse, il a accumulé les défauts, se mettant à copier les prises de risques caractéristiques de Verratti, il avait perdu une grande partie de sa capacité à percuter à vide ou balle au pied. Contre Sainté, il nous a presque fait du Pogba. Il a bien plaidé sa cause pour jouer contre le Barça (même si le niveau sera radicalement différent).

La supériorité des Parisiens s’est particulièrement matérialisée par leur capacité à jouer très haut par périodes en imposant une énorme pression avec comme sans ballon (souvent récupéré facilement et près de la surface de Ruffier, donc en créant immédiatement le danger). Leur maîtrise du rythme a aussi été exemplaire, ils ont su temporiser et faire tourner quand il le fallait, accélérer et profiter des situations de contre quand ils en avaient l’occasion. Dans un passé récent post-Ancelotti, la contre-attaque était devenu honteuse, comme si seules les actions en jeu placé étaient assez nobles pour entrer dans la panoplie offensive parisienne. Je considère le jeu du PSG bien meilleur que celui de la saison passée car la tendance à vouloir endormir tout le monde a disparu au profit d’une recherche plus prononcée de la dangerosité. Le but est de faire mal en utilisant toutes les armes à disposition (d’où une plus grande diversité), il faut se créer des occasions, pas seulement conserver la gonfle pour empêcher les gars d’en face de se montrer menaçants. Désormais on voit rarement de la passe à 10 sans intérêt, les passes sont faites pour sortir le ballon et construire des occasions. Surtout, Pastore a toute liberté pour laisser s’exprimer sa créativité. Comme en plus d’être extrêmement créatif il a une activité démentielle, se déplace en permanence entre les lignes dans toutes les zones du terrain, voit tout avant tout le monde, va très vite balle au pied, peut éliminer n’importe qui en 1 contre 1 ou par une passe, est totalement imprévisible, les adversaires ont beaucoup de mal à trouver des solutions pour réduire son influence. L’amélioration du jeu par rapport à la saison précédente est en réalité due à sa prise de pouvoir en tant que meneur de jeu[1]. Avec des attaquants un peu plus efficaces – surtout quand Zlatan n’était pas là – le PSG survolerait le classement.

Je résume. Pas le match, mais les prestations individuelles.
Douchez a fait ce qu’il avait à faire, il a réussi les 2 ou 3 interventions dont l’équipe avait besoin même s’il a encore une fois encaissé un but. VdW a été pitoyable, Digne est passé de nul à très correct ou moyen au fil de la rencontre. Marquinhos et Thiago Silva ont souvent été meilleurs mais ont fait le taf. Cabaye a été excellent (3e meilleur homme du match selon moi), Rabiot a prouvé que son potentiel peut ne pas rester un simple potentiel, il a su le démontrer en nous offrant une prestation remarquable. Verratti a pris un jaune logique (19e) mais a été très sobre, efficace, vraiment dans le ton, ces derniers temps il semble faire des progrès (d’ailleurs ses cartons sont plus nombreux mais plus dans le jeu, son comportement est moins ou pas en cause). Pastore=pur génie, il aurait facilement pu finir le match avec 5 passes décisives, il l’a fini un peu avant les autres sous une ovation debout du Parc. Ibra… cadabra (il tire toujours les pénos au même endroit, ça entre à chaque fois !). Lavezzi a reçu un avertissement débile pour avoir fêté son but en retirant son maillot… C’est stupide, agaçant, toutefois s’il doit manquer de lucidité, mieux vaut que ça se produise après avoir marqué, généralement c’est au moment de conclure les actions. Ses appels ont été excellents, il a obtenu un péno, a marqué, a provoqué une autre faute dans la surface qui aurait dû être sanctionnée d’un second penalty (76e). La première fois il a bien joué le coup, Clerc lui a "clerc-ment" attrapé le coude au moment où il se présentait en duel face à Ruffier, il a été malin et a alors cherché le péno au lieu de tenter de tirer malgré la faute. La seconde fois, lancé en profondeur par un caviar de Pastore, il se présentait encore seul face au gardien, il a alors voulu frapper mais Perrin a mis sa jambe entre celle de Lavezzi et le ballon. L’Argentin ne l’a pas vu venir, dans son geste il a frappé dans la jambe du Stéphanois, d’où un croc en jambe. Il s’agit d’une faute, elle a eu lieu dans la surface, a annihilé une occasion de but plus qu’évidente, M. Fautrel aurait dû appliquer la loi XII : péno et rouge. Le rouge était aussi de mise à la 20e, l’arbitre était trop bien placé pour ne rien siffler, il a oublié de sortir un carton… Par ailleurs, à plusieurs reprises, il aurait dû sanctionner des semelles à retardement (il en a mis un à Lemoine à la 11e, c’est tout) ou encore la faute de Perrin à l’origine du CF de Zlatan repoussé par Ruffier.

Pour rappel, M. Fautrel est l’arbitre qui a essayé de plomber le PSG à Metz il y a quelques mois en offrant 2 pénos totalement injustes aux locaux pour leur permettre de revenir de 0-2 à 2-2 en moins de 5 minutes juste après la mi-temps. Il a ensuite réussi son coup à Bastia où le PSG menait 2-0 en dominant de façon outrageuse avant de subir un attentat non sanctionné sur Pastore, un péno injuste suite à une récupération de balle entachée d’une faute sur Rabiot (1-2), un but sur corner avec une belle obstruction sur Douchez (2-2), et un but suite à un corner qui n’avait pas lieu d’être (3-2). Le PSG s’était incliné 4-2… Lors de ces 2 rencontres, il a sifflé des mains involontaires contre Van der Wiel. Cette fois, pour une main aussi involontaire d’un Vert dans sa surface suite à une tête de Verratti, il a signalé l’absence de faute (6e). Comme quoi, il est capable d’appliquer les lois du jeu… de temps en temps. Bon, à sa décharge, l’assistant et l’arbitre additionnel de surface auraient dû intervenir quand Perrin a irrégulièrement empêché Lavezzi de frapper.

Et maintenant, le résumé du match. Je vais plutôt mettre le condensé de la rencontre en vidéo, vous en avez pour une demi-heure, ça vaut le coup si vous aimez le beau jeu.

(La vidéo est aussi sur Vimeo.)

Tous les ingrédients ont été réunis pour apporter au club sa 13e qualification en 15 demi-finales de Coupe de France. Un bilan qui fait rêver. Le premier, à mon sens, était l’envie. S’il y a eu quelques temps faibles, l’engagement, l’enthousiasme et la concentration présents la plupart du temps nous ont permis d’assister à un très bon match. On dit qu’il faut 2 bonnes équipes pour faire un bon match, on a désormais la preuve que parfois une seule suffit. Le ballon restait en jeu, Javier régalait, on a assisté à une démonstration de football collectif – parfois carrément joga bonito – grâce à un parfaite synergie entre ses individualités. Le score à la mi-temps était très flatteur pour Sainté, celui à la fin est plus révélateur de la différence de niveau.

Le but de Lavezzi a récompensé le super début de seconde période du club de la Capitale. Les offensives et occasions de but foisonnaient. Ensuite, les contre-attaques se sont multipliées, souvent tranchantes. Le 3e but a été inscrit ainsi, Matuidi était à la récupération devant sa surface puis à la passe décisive pour Ibra, qui après avoir marqué son 100e but pour le PSG a mis le 101e et même le 102e, à 7 unités du record de Pauleta. Même si dans le lot il y a environ ¼ de pénos, c’est phénoménal. En même pas 3 saisons… Et il faut voir comment il les marque ! La diversité des styles et le nombre de buts incroyables interpellent. Le grand pont sur le gardien, il ne l’avait pas encore fait. La frappe du gauche à l’entrée de la surface côté droit après avoir éliminé Clément et résisté au retour de Tabanou, c’est loin d’être moche. Il a fait ça lors du temps additionnel pour bien enfoncer le clou, s’assurer de faire taire un maximum de mauvaises langues… Son passage dans le football français restera dans toutes les mémoires, qui peut se targuer d’y avoir vu un autre joueur alliant son efficacité et son côté spectaculaire ?

Qualification. Aucun blessé (Verratti est sorti à la 75e après avoir reçu un coup de genou derrière la tête, il aura juste une bosse, Matuidi est entré et a fait une passe décisive). Cabaye a pu retrouver la compétition et du rythme. Lavezzi et Rabiot ont donné des signes encourageants en vue des prochaines rencontres. L’équipe a très bien tourné, a produit un beau spectacle, a emmagasiné de la confiance. Hormis les 2 cartons jaunes, tout est hyper positif. Blanc a même profité de la situation pour – enfin – lancer J.K. Augustin chez les pros (88e) tout en faisant ovationner Javier. Le seul petit regret est que le 3e but soit arrivé un peu tard, du coup Bahebeck a dû attendre la 82e pour entrer en jeu, il aura beaucoup de mal à apporter à l’équipe dans ces conditions. Or on risque d’en avoir vraiment besoin si Ibra prend plusieurs matchs de suspension.

Il aura fallu attendre la finale de la Coupe de France pour que le PSG rencontre une L2. Mais vous en entendrez quand même dévaluer ce titre en raison de l’identité de l’adversaire rencontré en finale. Montpellier à l’extérieur sur l’habitat d’une harde de sangliers, puis Bordeaux, Nantes, Monaco et Saint-Etienne. Ajoutez-y les tirages en Coupe de la Ligue (Ajaccio, Saint-Etienne et Lille à chaque fois à l’extérieur, Bastia en finale) et en Ligue des Champions (Barça en poule, Chelsea en 8es, encore le Barça en quarts). Si quelqu’un ose encore dire que le PSG a de la chance lors des tirages au sort, dites-lui de ma part que c’est un c*n.

Il faut l’admettre, l’ASSE n’a pas beaucoup essayé de bousculer le PSG. Par moments seulement, quand il était impératif de réagir. Le manque d’initiatives et la qualité technique trop faible expliquent pourquoi les Verts n’ont pratiquement jamais eu d’opportunités de mettre en danger leurs hôtes, hormis celles laissées par ces derniers. L’opportunisme était la seule planche de salut de Saint-Etienne. Heureusement pour eux, K. Théophile-Catherine a été très bon en défense centrale… Sans lui, au lieu de 4, ils pouvaient facilement en prendre 7 ou 8. Hamouma a nettement surnagé devant.

Au rayon fails, comment ne pas évoquer Erding ? On a souvent entendu des rumeurs de départ vers un gros club turc. Comment se fait-il que les clubs français par lesquels il est passé n’aient jamais conclu ? Hormis la puissance physique, il lui manque toutes les qualités nécessaires pour être un bon attaquant de Ligue 1. Pourtant il en a le salaire et le temps de jeu. Certains évoquaient la possibilité de tester Tabanou en équipe de France au poste de latéral gauche. Il n’a pas marqué le moindre point… en ayant pourtant Van der Wiel comme vis-à-vis. Je ne sais pas si son centre directement dans l’espace était plus embarrassant que sa touche ridicule. Quant à Ruffier, auteur de quelques parades, surtout face à Lavezzi, Ibra lui en a quand même mis 8 cette saison en 4 matchs, 11 en tout depuis son arrivée à Paris il y a 3 saisons. Les médias qui érigeaient l’ASSE en bête noire du PSG ont tout compris… Quant aux choix de Galtier… Corgnet pour Diomandé à la 59e, Gradel pour Mollo à la 63e, et enfin Monnet-Paquet pour Clerc à la 78e… Difficile d’évoquer une réussite. Il fait un changement au milieu (un défensif remplacé par un légèrement plus offensif), but dans la foulée. Il enchaîne avec du… poste pour poste juste après avoir encaissé le 2e but, puis a tenté le tout pour le tout à un petit quart d’heure de la fin (T.A.C.)… et 3’ plus tard, le break. Mauvais choix, pas de chance, timing malheureux ? A vous de voir.

Finalement pour l’ASSE, la date était idéale pour se faire dégager... Accepter le report de la rencontre à une date ultérieure – soit après l’enchaînement infernal du PSG (qui aurait donc dû affronter le Barça aller-retour lors des 2 semaines précédentes en plus des rencontres de championnat) – n’aurait probablement pas empêché les Verts d’être défaits, néanmoins leurs chances de s’en sortir plus honorablement se seraient accrues. La Ligue des Champions, ça fatigue. Et Ibra aurait peut-être été suspendu. Tant pis pour les dirigeants de ce club historique dont la salle des trophées est pleine de coupes rouillées. Le seul trophée récent a été obtenu en éliminant le PSG aux tirs au but au terme d’un match totalement dominé par les visiteurs qui avaient gâché des occasions en principe immanquables… Les Verts n’avaient rien foutu du match, sauf blinder, prier et constater des miracles.

Bref, cette saison, le bilan des confrontations entre Paris et Saint-Etienne est sans appel : 4 matchs, 4 défaites stéphanoises dont 2 éliminations en coupes, 11 buts encaissés (dont 8 de Zlatan), 1 seul but marqué, une prescription d’antidépresseurs pour Ruffier. Après « Un bigmac pour Gignac ! », je propose «Du Prozac, pour Ruffier !» même si ça ne rime pas. Connaissez-vous un nom d’antidépresseur qui rime avec Ruffier ?

Note

[1] A l’Ajax (N), à Barcelone (D) et contre Lyon (N) il est entré trop tard, il n’était pas là à Guingamp (D), contre Montpellier (N), à Lyon (N) et contre Caen (N mais son absence n’a pas été déterminante), contre Monaco (N) il était énorme mais le PSG a payé sa sortie du terrain en concédant l’égalisation. Le PSG en est à 30 victoires, 14 nuls, 4 défaites.