Les Corses l’ont amère[1]… Eux n’ont pas tant attaqué l’arbitre que la LFP et plus précisément Maître Moustache, aussi connu sous le nom de Frédéric Thiriez. Je ne l’aime pas, néanmoins je suis obligé de le défendre sur ce coup. Il aurait pu faire absolument n’importe quoi, les Bastiais lui seraient quand même tombés dessus. Là aussi, tout n’est que prétexte. Thiriez a écourté le protocole d’avant-match, du coup les dirigeants et l’entraîneur du Sporting ont décidé de créer un scandale en parlant de racisme anti-corse. Non mais sérieusement… D’une part, ce protocole, tout le monde s’en bat les roustons avec des portes de saloon. Rien à voir avec la vieille tradition de la Coupe du France voulant – et ce n’est plus que rarement le cas – que le président de la République descende sur la pelouse et se fasse présenter les deux équipes. Là, on parle juste du président de la LFP qui aurait dû venir serrer les mains (probablement après que certains se soient craché dans la main^^) et se faire conspuer par le merveilleux public corse dont une partie a foutu la m*rde dans Paris au cours de l’après-midi. Le même qui multiplie les débordements à Furiani depuis des années (cause de nombreuses sanctions par la Commission de discipline de la LFP). Le problème d’une frange non négligeable de ces supporters est sa politisation. Ne se considérant pas français mais corses, ils voudraient jouir d’une impunité totale et imposer leur volonté à tout le monde. Et pour en remettre une couche, vous avez le collectif des victimes de la catastrophe de Furiani, qui a décidé que le 5 mai, aucun match de football ne doit se jouer en France. Thiriez refuse, selon moi à juste titre[2]. Afin de satisfaire ce collectif dans la mesure du possible il a pris des dispositions afin qu’aucun match de coupe ne se déroule à cette date et que les clubs corses n’aient jamais à jouer un 5 mai. Un bon compromis, non ? Les Corses ne sont pas satisfaits qu’il ait refusé de céder à leur revendication péremptoire, que la LFP ose sanctionner régulièrement leur club et que… Thiriez ne soit pas un des leurs en somme. N’étant pas né entre Macinaghju et Bunifaziu, il est considéré comme le grand Satan : il représente Paris, la capitale de l’occupant. De façon assez écœurante, certains – et j’insiste sur ce mot, je ne généralise pas – utilisent ce drame terrible comme caution morale pour "justifier" des torrents de haine et une posture de victimes permanentes de la méchante LFP. STOP ! Arrêtez de provoquer des incidents en balançant objets et insultes dans votre stade pendant les matchs, arrêtez les comportements violents et déclarations scandaleuses (avant la finale, certains joueurs déclaraient ouvertement avoir pour intention de «mettre des coups»), arrêtez de cautionner des agressions comme celle de Brandao sur Motta après PSG-Bastia en début de saison, ou encore des banderoles honteuses comme celle sortie à l’occasion du match retour qui associait le PSG au terrorisme islamique[3] ! Vous vous plaignez de ne pas être respectés ? Essayez un peu d’être respectable !

Bref, revenons-en au match, même s’il a été vite plié.

Le PSG, tenant du titre, voulait évidemment conserver son trophée. Laurent Blanc avait en même temps l’obligation de gérer son effectif, décimé ces derniers temps par les blessures (Thiago Motta, David Luiz, plus ceux qui ont réintégré le groupe il y a peu). Il a donc pris en compte les suspensions des prochains jours et retours de blessures afin de composer ses équipes, celle de la Coupe de France mercredi et celle de la Coupe de la Ligue samedi, qui se voulait être la meilleure possible compte tenu des circonstances. Très cohérent. Douchez est le gardien des coupes, il a disputé les 2 rencontres, comme Verratti et Ibrahimovic, qui seront suspendus en Ligue des Champions et en championnat. Van der Wiel sera le seul latéral droit disponible face au Barça, Blanc l’a donc fait jouer mercredi pour relancer Aurier face à Bastia (retour de blessure). Etc.

D’où ce onze de départ : Douchez - Aurier, Marquinhos, Thiago Silva (C) - Verratti, Rabiot, Matuidi - Pastore - Ibra, Lavezzi. Et ces remplaçants : Sirigu, Camara, Digne, Van der Wiel, Cabaye, Lucas, Cavani.

Le contexte était assez particulier. Pas parce que cette affiche était la revanche – ou plutôt la réédition – de la finale de la première Coupe de la Ligue il y a 20 ans. Je vais tenter une petite liste des nombreux éléments générateurs de tensions, de rancunes et autres éléments dérangeants :
-les problèmes entre les Corses et la LFP ;
-l’agression et les provocations du match aller en championnat ;
-les suites de cette agression avec la suspension de Brandao pendant 6 mois ;
-le choix de faire revenir Brandao dans le groupe pour cette finale alors qu’il n’avait pas disputé la moindre minute de jeu avec Bastia depuis ce scandale ;
-la décision de Ghislain Printant[4] d’envoyer Djibril Cissé en tribunes malgré l’importance de l’ancien international dans le parcours de son équipe, son expérience et son envie de disputer la dernière finale d’une carrière bientôt terminée à cause de blessures récurrentes (quelle classe de la part de Printant !) ;
-le match retour remporté 4-2 par les Corses chez eux après une première partie de rencontre totalement dominée par le PSG et un retournement de situation pouvant se résumer à une s*domie arbitrale infligée aux Parisiens par M. Fautrel ;

-la banderole anti-PSG et anti-Qatar à l’occasion de cette rencontre de championnat ;
-les déclarations bastiaises annonçant une intention non dissimulée d’employer la violence lors de cette finale ;
-M. Kalt, prévu en tant que 6e arbitre (4e arbitre si on ne compte pas les 2 assistants de surface), a été dégagé par la FFF suite à un geste déplacé dont il a été l’auteur lors de Bordeaux-Lens ;
-Ibra a appris l’avant-veille de cette finale que la Commission de discipline de la LFP avait décidé de lui infliger une suspension de 4 matchs[5] pour ses propos – assez justifiés – d’agacement à la sortie de Bordeaux-PSG, propos montés en buzz par le Canal Football Club à base de traduction fallacieuse et d’indignation à 2 centimes (le 4e arbitre de ce match a reconnu que Zlatan ne lui avait pas mal parlé et que son rapport résultat du visionnage a posteriori des images sorties par Canal+) ;
-suite à ces sanctions provoquées par Canal+, le PSG et l’OM ont décidé conjointement de boycotter les journalistes – ou plutôt vendeurs d’abonnements – de la chaîne des pseudo-spécialistes du football en n’acceptant plus leurs questions… Il était temps que les dirigeants de ces clubs posent leurs c*uilles sur la table et arrêtent de se laisser zbouber sans rien dire, d’autant que cette chaîne fait son beurre grâce à eux. Canal+ paie les droits pour 20 clubs mais environ 2/3 des matchs, sujets et débats foot concernent au moins 1 de ces 2 clubs, qui ne reçoivent pas les 2/3 des recettes de droits télés.

Dernière chose, Alphonse Aréola titulaire pour Bastia alors qu’il est prêté par le PSG… Laurent Blanc a regretté cette situation en conférence de presse, appelant la Ligue à permettre aux clubs ne mettre fin à ce genre de cas (actuellement la seule chose qui puisse empêcher à un joueur prêté de jouer contre le club auquel il "appartient" est le respect de la parole donnée entre ceux qui ont conclu l’accord, dans le contrat de prêt on ne peut interdire un joueur d’affronter le club qui le prête). Si Aréola est incontournable, ayant même qualifié Bastia à Monaco, Ongenda a complètement disparu.

Le onze de départ de Bastia ressemblait à ça : Aréola - Cioni, Squillaci, Modesto, Marange - Cahuzac (c), Gillet - Danic, Boudebouz, Palmieri - Sio. Je crois avoir mis les joueurs à leur place. A vrai dire, on s’en moque, tant cette finale a vite été pliée. Jusqu’à la 19e minute, c’était très moyen, on a assisté à quelques moments chauds, que ce soit dans le jeu ou hors du jeu. Notamment quand Squillaci est retombé sur Thiago Silva en mettant la tête aux 6 mètres sur un corner. Le Brésilien était tombé à terre en percutant un écran, du coup l’ancien international français lui a littéralement marché sur la tête. Quand les Corses vous disent avoir l’intention de vous marcher dessus, il faut les croire ! Et à peine de retour en jeu après 2 minutes de soins, Sio est venu lui mettre un taquet à retardement. Quand_un_Corse_te_dit_qu_il_va_te_marcher_dessus.jpg

Il y a aussi eu quelques provocations, je pense à celle de Palmieri à l’encontre d’Aurier. Les Corses ont remis ça à plusieurs reprises, en particulier par Cahuzac, ils ont trouvé du répondant, mais heureusement, l’Ivoirien n’a pas vu rouge, il a répondu sans déborder d’une façon susceptible de mettre l’équipe en danger. Bon, on ne va pas se mentir, si vous voulez chauffer un joueur du PSG, choisissez-en un autre, pas Aurier ! Essayer de trouver un mec plus petit et moins costaud. Chauffer un gars qui peut vous décrocher une quinzaine de dents en moins de temps qu’il n’en faut pour dire «aïe !» ne me semble pas être une idée de génie. Ceci dit, si Palmieri et Cahuzac avait des idées de génie, on le saurait depuis le temps !

Pendant un gros quart d’heure, les débats étaient plutôt équilibrés, Bastia a presque été dangereux sur des corners et centres avec des têtes non cadrées (5e, 11e), puis avec une remise sur un long CF, mais surtout à cause de la mésentente entre Douchez et ses défenseurs (14e). On notera aussi une belle combinaison côté gauche conclue par un centre en retrait repoussé (17e). Le PSG avait beaucoup de mal à entrer dans le match, il essayait de faire tourner derrière sans réellement construire, faute de justesse technique. Les séquences de passes avaient tendance à se terminer par du jeu long foireux. Les situations intéressantes en faveur du club de la Capitale étaient particulièrement rares.

A la 10e l’arbitre a très bien jugé une main involontaire bastiaise dans la surface. M. Bastien faisait particulièrement bien son travail, peut-être sa façon de communiquer avec les joueurs était-elle influencée par le port du micro et la diffusion du son à la télé. Il y a fait référence à un moment pendant la rencontre. D’ailleurs, dans la version longue du condensé de cette finale, j’ai volontairement insisté sur ses consignes et explications. En revanche, je préfère passer sous silence les commentaires sur France 2, c’était vraiment trop la honte. D’ailleurs, j’en ai coupé le maximum. Par charité chrétienne.

Contrairement aux critiques déblatérées à son encontre, M. Bastien a été clair, pédagogue et cohérent du début à la fin de la rencontre, il a toujours pris soin d’expliquer ses décisions, n’a jamais refusé le dialogue, on l’a parfois vu préférer perdre quelques secondes pour calmer les esprits ou répéter ses consignes (comme celle de ne pas utiliser ses mains/bras dans le mur ou dans la surface pour les CPA). L’accuser d’avoir tué le match en sortant un carton rouge à la 19e minute est ridicule. Ce carton, il devait le sortir, c’est la règle ! Bien sûr, on peut remettre en cause la pertinence de la loi XII, dire qu’en l’absence de dangerosité du geste irrégulier, le penalty suffit. L’exclusion du fautif pour une main volontaire d’un joueur de champ se prenant pour un gardien de but (façon Luis Suarez à la Coupe du monde 2010 contre le Ghana) ne doit aucunement être remise en cause, tout comme dans le cas de la faute qui partout ailleurs sur le terrain serait synonyme de rouge direct (façon Barthez en finale de la Coupe de l’UEFA contre Valence, il y était allé en barbare avec les 2 semelles sur l’adversaire).

La réalité est assez simple. Ni la loi XII, ni l’arbitre chargé de la faire respecter ne sont fautifs. En l’occurrence, le fautif est Squillaci. Cette règle, il ne peut l’ignorer, il devait faire attention. Pourtant, il a commis cette faute sur Lavezzi, lancé dans l’axe et qui se serait présenté seul face à Aréola si on ne lui avait pas coupé la route au dernier moment. Squillaci a bien eu trop tard le réflexe de vouloir retirer sa jambe, son intervention devant l’Argentin a tourné au fiasco. En ayant son éclair de lucidité 1 ou 2 secondes plus tôt, le joueur le plus expérimenté de Bastia aurait pu éviter le contact et laissé Lavezzi finir son action. On parle ici du roi des duels manqués… En revanche, quand il est mis dans la situation d’obtenir un penalty, Lavezzi est efficace. Sentant Squillaci arriver en travers, l’ancien Napolitain a réagi logiquement. Il un peu laissé trainer la jambe pour s’assurer que l’arbitre siffle. Rien à voir avec ce qu’a pu faire Fékir contre Caen il y a quelques semaines, à savoir complètement écarter la jambe pour taper dans celle d’un défenseur innocent et obtenir un penalty bien réel à partir d’une faute imaginaire.

Une faute dans la surface qui empêche un duel face au gardien, donc une occasion manifeste de but, c’est péno et rouge, je ne sais même pas comment on peut le discuter. Ibra a pris le ballon et n’a laissé aucune chance à Aréola, pourtant très bon dans cet exercice. 1-0 pour un PSG en supériorité numérique au bout de 20 minutes, sauf catastrophe ou énorme boulette, c’était plié.

L’accent avait dû être mis sur l’utilisation de la profondeur, car avant cette action décisive composée d’une ouverture pour Ibra qui a fixé Modesto sur la gauche de la surface afin de lancer Lavezzi, les Parisiens avaient fait sonner le réveil avec une séquence du même genre (17e). Ensuite, on a beaucoup vu de longues – pour ne pas dire interminables – séquences de passes à 10 ponctuées de quelques fautes de frustration comme le sale tacle de Cahuzac sur Pastore (jaune, 24e), quelques CPA, et quelques tentatives de contre-attaques rarement menées à plus de 4 joueurs. Rien de bien fameux en somme.

Très actif, Aurier a souvent été impliqué dans les offensives parisiennes. On le décalait de plus en plus souvent pour des centres. A force d’insister, ça a fini par payer au bout d’une contre-attaque partie de la surface parisienne où Verratti a eu de la chance de s’en sortir (encore des dribbles dans sa propre surface, c’est n’importe quoi !). Au terme d’une action plutôt confuse, Aurier a pu centrer côté droit, Peybernès – qui a remplacé Danic dès que Bastia s’est retrouvé à 10 – a dégagé de la tête… directement sur Zlatan, auteur d’un contrôle et d’une puissante reprise à 17 mètres face au poteau gauche, au pied duquel il a envoyé le ballon. Beau but ! 2-0 (40e), cette fois, Bastia ne pouvait même plus croire au miracle. Pendant le temps additionnel Ibra (47e) puis Lavezzi (48e) auraient pu saler la note, ils n’ont pu tromper Aréola. Entre-temps, Lavezzi avait reçu un jaune injuste (43e) et Pastore avait quasiment été mis KO en se mangeant un énorme coup de boule de Palmieri dans l’arrière de la tête.

D’entrée de seconde période le PSG a tenté de planter le 3e – peut-être pour faire tourner l’effectif – mais Pastore (arrêt, 46e) et Lavezzi (tir à peine trop croisé, 47e) n’ont pas connu le succès escompté. Un rythme de sénateur s’est de nouveau installé. On assistait à pas mal de phases de possession agrémentées de temps en temps d’une accélération. Bastia aurait pu sauver l’honneur grâce à une tête de Marange qui a surpris Maxwell au 2nd poteau à la réception d’un CF de Boudebouz (56e). Juste à côté ! La raison pour laquelle le niveau de cette finale a vite plafonné est évidente. Hormis Ibra et Aurier, aucun Parisien n’était au taquet. Pourquoi s’épuiser inutilement au milieu de ce calendrier hyper chargé ? Surtout à 4 jours de la réception du Barça. D’ailleurs Lavezzi a été remplacé par Cavani pour bien préparer cette rencontre en remettant l’Uruguayen dans le rythme (63e). Le Suédois n’hésitait pas à décrocher très loin du but corse, on le voyait tenter des combinaisons, essayer de faire des différences, et même défendre sur CPA (car les Bastiais tentaient encore quelques incursions dans le camp parisien, généralement des contre-attaques à 3 ou 4). Beaucoup jouaient à l’économie ou comme lors d’un jubilé, on ne sentait ni l’implication, ni la concentration, ni le sérieux dont ils font preuve dans d’autres circonstances.

Les véritables occasions de but étaient rares, les frappes et centres manquaient de précision ou étaient tentés sans réelle chance de succès. On aura surtout vu Aréola se mettre en valeur grâce à de bonnes sorties et 3 grosses parades sur une magnifique volée de Pastore (67e), une frappe de Verratti lancé de loin par à une touche longue d’Ibra (71e) et un fantastique lob de Marquinhos suite à un corner (75e). Cette frappe claquée par le gardien parisien de Bastia ressemble énormément au but de Maxwell contre Lens il y a quelques mois, déjà au Stade de France.

Il était temps de faire tourner. Palmieri ont cédé leurs places à Ayité (68e), Pastore à Lucas (72e) et Rabiot à Cabaye (76e). C’est alors que Bastia a laissé passer sa chance de ressusciter espoir. Gillet a surgi derrière Aurier pour reprendre un centre au second poteau, il a seulement obtenu un corner suite auquel une frappe d’Ayité déviée à la Madjer par Peybernès a été repoussée sur sa ligne par Thiago Silva (78e). Dans la foulée, Cavani a inscrit le 3e but d’une magnifique tête décroisée, servi par un centre tout aussi magnifique d’Aurier (80e).

Brandao, qui devait remplacer Sio avant le but, a pu faire son entrée, histoire de recevoir quelques manifestations d’amour de la part du public. Bien sûr, il n’a servi à rien lors de cette fin de rencontre assez débridée au cours de laquelle Peybernès (86e) et Cioni (88e) ont été avertis pour des fautes d’énervement. Pour finir, Lancé en profondeur par Ibra, Cavani a terminé le travail d’un plat du pied plus ou moins enroulé face à un Aréola livré à lui-même (92e).

Bastia a perdu 4-0, pourtant Aréola a été bon.

Voici la version longue du condensé de la rencontre.

(La vidéo est aussi sur Vimeo.)

Et voici la version plus courte (11 minutes de moins).

(La vidéo est aussi sur Vimeo.)

Et enfin, l’après-match (remise des trophées, interviews).

(La vidéo est aussi sur Vimeo.)

Si, collectivement, la prestation parisienne n’a pas réellement été aboutie (très moyenne avant l’ouverture du score, puis trop emprunte de gestion faute d’avoir besoin de s’employer), presque tout est positif. Pas trop de fatigue, Blanc a pu faire tourner de façon à mettre autant que possible ses joueurs dans de bonnes dispositions (physiques pour certains, mentales pour d’autres comme Cavani dont le doublé est assez rassurant) avant de recevoir le Barça. Pas de prolongation, pas de blessé, 1 seul carton. La seule fausse note de cette finale est le maillot rouge/orange fluo dégueulasse porté par le PSG. Pourquoi sortir la 3e tenue en cette occasion ?

Les Parisiens ont globalement su ne pas se laisser piéger par les coups et provocations corses, même si Ibra et Aurier ont un peu répondu sans déborder. Il s’agit par ailleurs des 2 Parisiens les plus en vue, les seuls qui ont ressenti le besoin de se donner à fond. Ibra était énervé, Aurier avait envie de se montrer pour sa première finale au Stade de France et parce qu’il était privé de compétition avec le PSG depuis un long moment, il veut gagner sa place… son activité offensive a permis à Maxwell de ne pas se dépouiller sur l’autre aile. Comme je l’ai déjà mentionné, l’arbitre a bien su tenir les débats et éviter que cette rencontre tendue ne parte en sucette. Au final, mis à part les gestes de Cahuzac, un ramassis de casu marzu, ça s'est plutôt bien passé. Bravo à M. Bastien, car il faut avoir des c*uilles d'appliquer les lois du jeu dans ce pays ! Dans les réactions beaucoup lues et entendues pendant et après la rencontre, on parlait de l’arbitre comme s’il devait être garant du spectacle. Le PSG a fait son taf, pourquoi aurait-il dû être pénalisé pour préserver le suspense ? La faute de Squillaci est la raison pour laquelle Bastia a joué à 10, l'arbitre n'a fait que respecter la règle, qui ne change pas en fonction du chrono. Devrait-on sanctionner d’un carton jaune un attentat effectué en première période, de peur des effets d’une exclusion sur l’intérêt du spectacle ?

Beaucoup de ceux qui s’en prennent à M. Bastien parce qu’il a bien fait son travail ont attaqué Ibra pour sa réaction d’énervement à l’encontre d’un arbitre qui n’avait pas fait le sien correctement. Où est la cohérence ? J’en vois une seule : de l’anti-parisianisme primaire. J’en profite donc pour un petit rappel. En 49 matchs officiels cette saison, les adversaires du PSG ont vu rouge 6 fois, dont une après la fin du match (André Ayew à Marseille, donc aucun effet sur la rencontre), et un a été effacé par la Commission de discipline (Imbula, il s’agissait de la première Grande Sardinade de la saison). Il y a donc eu celui de Squillaci, et, déjà au Stade de France (Lens-PSG), ceux, sévères, sortis à l’encontre de Gbamin et Lemoigne… mais Cavani avait lui aussi été exclu, mais lui sans aucune raison valable. Il a dû purger la suspension injuste pour ce rouge arrivé tout droit de l’espace. Le 6e a été sorti à Poko lors de PSG-Bordeaux en championnat, seulement Van der Wiel y avait eu droit 10 minutes auparavant. Lors de la même affiche mais en Coupe de France, Camara a été renvoyé aux vestiaires prématurément, comme Cabaye à Annecy face à ETG, Ibra a subi cette sanction – très injustement – à Stamford Bridge. Sur un total de 49 rencontres, finir 3 fois en supériorité numérique et 3 fois en infériorité - enfin, le PSG a fini à 9 contre Caen… sans carton, uniquement à cause de blessures, donc 4 – est un bilan est pour le moins équilibré pour une équipe prétendument favorisée, non ? Surtout quand vous revoyez quelques attentats subis par Pastore ou encore Ibra cette saison…

Le PSG améliore le record de succès dans cette compétition, il le détenait déjà. Ça fait 5. Pour un total de 13 coupes nationales, dont 8 remportées au Stade de France en 12 finales[6]. Maintenant, vous en entendrez toujours dire que la Coupe de la Ligue c'est de la m*rde et ça ne sert à rien. Le coquetier est moche, la compétition ne l’est pas, il y a juste un petit problème de format. Mais si certains ne l’aiment pas, qu'ils aillent pleurer parce qu'ils ne la gagnent pas et laissent les autres la jouer.

Notes

[1] Désolé, jeu de mots immanquable.

[2] Si tu veux commémorer un drame concernant le football, tu fais jouer un maximum de rencontres lors de la date anniversaire en organisant une commémoration avant chacun de ces matchs. C’est la meilleure façon de lutter contre l’oubli. Qui plus est, sur un plan pratique, geler une date est impossible. Par exemple cette année il y a une demi-finale aller de LdC le 5 mai. On fait quoi si un club de L1 doit jouer en LdC un 5 mai ? On déclare forfait parce qu’on n’a pas le droit de jouer à cette date ?

[3] De façon stupide puisque Bastia est financé par les droits télé, donc par beIN Sports, donc par le Qatar, accusé de financer le terrorisme. Et en matière de terrorisme, les Corses s’y connaissent…

[4] Qui est de Montpellier, pas de Corse.

[5] Dimitri Payet a pris 2 matchs pour avoir crié «enc*lés» devant le vestiaire des arbitres après OM-OL, les images ont été sorties dans J+1 parce que Canal+ voulait faire croire à sa neutralité, comme si tous les clubs étaient traités à la même enseigne.

[6] Contre Auxerre et Lyon en CdF le PSG s’est fait voler, contre Lille encore en CdF on doit en grande partie la défaite à Coupet, contre Gueugnon en CdL c’était juste la honte.