• Etape 12 : orage, ô bel espoir.

Lannemezan-Plateau de Beille (195km).
Abandons : Alex Dowsett (MOV) et Zakkari Dempster (BOA).

Etape_12.jpg Une étape à 4 cols, qui débute par un sprint intermédiaire au bout de 20km et se termine au sommet, c’est une garantie de spectacle et de mouvement. Les équipiers d’André Greipel (TLS) ont fait en sorte que la tête du peloton se partage tous les points… et que leur leader fasse le plein. Il a gagné devant Degenkolb (TGA), Sagan (TCS) et Cavendish (EQS). Le Slovaque a donc conservé son maillot vert pour 2 points.

Dans la foulée de ce sprint, Bryan Coquard (EUC) et Lieuwe Westra (AST) ont décidé de rester à fond pour s’échapper. Avec succès. Beaucoup d’autres coureurs sont venus se joindre à eux, à commencer par Louis Meintjes (MTN). La Sky a laissé faire, la Cannondale-Garmin a décidé de rouler car elle n’avait personne à l’avant.

On a donc retrouvé à l’avant un gros groupe de 22 coureurs représentant 15 équipes, à savoir Romain Bardet, Mikaël Chérel et Christophe Riblon (ALM), Jérôme Coppel et Sylvain Chavanel (IAM), Matthieu Ladagnous et Jérémy Roy (FDJ), Bryan Coquard et Romain Sicard (EUC), Jakob Fuglsang et Lieuwe Westra (AST), Anthony Delaplace et Frédéric Brun (BSE), Joaquim Rodriguez (KAT), Michal Kwiatkowski (EQS), Sep Vanmarcke (TLJ), Jan Barta (BOA), Goerg Preidler (TGA), Daniel Navarro (COF), Louis Meintjes (MTN), Kristijan Durasek (LAM), et Gorka Izagirre (MOV). Angléo Tulik (EUC) et Marcel Sieberg (TLS) sont partis avec un temps de retard, ils ont fait un bon bout de chemin en chasse-patate.

La Sky a fait le point – grâce aux oreillettes – sur la situation et a laissé le groupe prendre pas mal d’avance. Il n’y avait personne de dangereux à l’avant, Fuglsang étant le mieux classé (18e à 19"14). En outre, il y avait peu d’équipiers des derniers concurrents de Chris Froome qui auraient pu éventuellement tenter une grosse offensive de loin en récupérant des relais.

On s’orientait donc faire le scénario classique de ce genre d’étapes de montagne avec un peu de plat puis une succession de cols. Un gros groupe part de loin avec beaucoup de monde, il se délite progressivement dès le début des difficultés car parmi ces hommes certains sont là presque par hasard, il y a quelques grimpeurs mais aussi un certain nombre de garçons habitués au gruppetto. Ensuite, selon la marge au moment du lancement de la bagarre entre leaders, selon la résistance des meilleurs éléments présents à l’avant, un échappé peut ou non l’emporter pendant que ses ex-compagnons se font reprendre et distancer par le peloton.

Le scénario classique ne pouvait pas l’être complètement, ceci pour 2 raisons :
-il faisait une chaleur écrasante, plus de 35°C la plupart du temps ;
-l’équipe Sky a contrôlé pour ne pas laisser plus de 6 grosses minutes d’avance aux hommes de tête. Manifestement, Froome voulait aussi remporter cette étape.

Sur les pentes du tristement célèbre Col de Portet d’Aspet (2e C.), tout le monde a roulé relativement tranquillement, aucun mouvement n’a été constaté en tête de peloton – comme prévu – ou en tête de course, du moins jusqu’aux derniers hectomètres avant la distribution des points comptant pour le classement de la montagne. Il y en avait beaucoup à récolter lors de cette journée. 3 hommes ont sprinté, Preidler est passé en tête devant Roy et Westra.

Le peloton a roulé assez vite sur ces pentes, tout le monde n’a pas pu suivre. A sommet, le groupe échappé possédait seulement 5 grosses minutes de marge. C’est peu. Peut-être est-ce la raison pour laquelle Preidler a poursuivi son effort en faisant la descente. Il y a ensuite eu regroupement. Le peloton s’est de nouveau calmé, permettant un nouvel accroissement de l’écart à près 7’. Sieberg restait seul en chasse-patate à environ 1’40 du groupe de 22.

Les premiers – et finalement seuls – abandons du jour sont alors intervenus. Alex Dowsett et Zakkari Dempster étaient à la rue depuis longtemps, ils n’auraient jamais pu aller au bout dans les délais.

Il fallait bien que ça arrive, le groupe de tête a été secoué par les premières relances au moment où il abordait le Col de la Core (1ère C.). Riblon, Ladagnous, Roy, Coquard et Brun ont lâché prise. Il faut dire qu’on ne faisait plus semblant de rouler, ceux qui en avaient la capacité n’hésitaient plus à y mettre du leur. L’avance par rapport au peloton a alors atteint 8’30. L’écart a ensuite poursuivi sa croissance (un peu moins de 9’ au maximum) malgré une temporisation grâce à laquelle Kwiatkowski, qui avait un temps été lâché, est revenu, tout comme les autres victimes de la première accélération, Riblon étant le dernier à recoller.

Au grand bonheur des coureurs, les nuages ont envahi le ciel et ont commencé à les mouiller grâce à des gouttes de pluie particulièrement appréciables par ces températures. Un peu ça va, dans la montée, pas de problème, mais dans la descente, une route mouillée peut être très dangereuse, il fallait espérer que ça ne dure pas trop.

Durasek a attaqué au bon moment pour surprendre Preidler, qui espérait manifestement décrocher le maillot à pois. Le Croate a réussi son coup, il est passé en tête au sommet. Les AG2R-La Mondiale encore frais (Bardet et Chérel) ont décidé de faire la descente malgré la chaussée humide sur le haut. Stratégiquement, c’était un bon moyen de lâcher certains garçons plus à l’aise dans les montées que dans les descentes, ou au minimum de leur mettre la pression, les obligeant à puiser dans leurs réserves d’énergie. Bryan Coquard étant un casse-cou, il a aussi décidé de se faire plaisir en prenant des risques malgré son incapacité à grimper avec les meilleurs une fois la bagarre réellement déclenchée.

Chérel m’a impressionné dans la descente, Vanmarcke est parvenu à le suivre, quelques autres ont pu recoller, mais un groupe a été retardé. Chavanel a étrangement été incapable de s’accrocher, lui qui d’habitude est très à l’aise dans cet exercice. Un regroupement partiel s’est opéré, on a tout de même perdu des hommes dont Barta et plusieurs Français (Chavanel, Coppel, Roy, Brun). Piégés eux aussi, Westra et Navarro ont tenté de revenir, ils ont dû s’employer pour y parvenir. Le quintette a eu plus de mal à recoller. Kwiatkowski et Vanmarcke n’ont pas attendu, ils sont repartis en duo. Preidler a fait l’effort pour se joindre à eux. En résumé, à l’avant, ça ne manquait pas de mouvement.

Ces accélérations et l’absence de volonté de la Sky de relancer la chasse a permis à l’écart de dépasser les 12’30. Pourquoi les autres membres du groupe n’ont-ils pas essayé d’aller chercher ce trio belgo-polono-autrichien alors que la victoire était désormais promise à un des échappés ? Ne croyaient-ils pas ces hommes capables de gagner ? Il faut dire que Kwiatkowski et Vanmarcke sont de très bons rouleurs, ils étaient donc à leur aise dans la vallée, restait à savoir ce dont ils allaient être capables dans le Port de Lers (1ère C.). Preidler paraissait être le plus dangereux en montagne même si son genou lui faisait un peu mal, raison pour laquelle il a demandé un soin auprès de la moto médicale. Un insecte l’a attaqué.

Il faisait de nouveau extrêmement chaud sous le soleil ariégeois, le groupe de poursuivants était désorganisé, inefficace, le retard par rapport au trio devenait sérieux (1’30). Il était temps de réagir. Des contre-attaques ont été lancées juste avant le pied du Port de Lers, néanmoins le groupe est resté en un seul bloc, le retard a continué à augmenter (environ 2’), seul Coquard a lâché l’affaire. Il était impératif que les candidats à la victoire d’étape se bougent sérieusement, ou au minimum fassent rouler à fond leur coéquipier quand ils avaient le luxe d’être accompagnés. Ils l’ont fait, surtout Astana qui a mis Westra à la planche. Roy et Brun ont à leur tour été lâchés.

La Sky a attendu d’avoir 13’ de retard pour remettre du rythme. Il s’agissait surtout du meilleur moyen d’annihiler toute velléité offensive d’un Movistar ou autre. N’est-il pas triste de constater que pour le peloton, la course a débuté à environ 65km de l’arrivée ? Bref… Sky est dans un fauteuil.

Revenus à moins de 40 secondes du trio de tête, les poursuivants ont décidé de faire le ménage sans trop attendre, Barta a attaqué, il a provoqué la perte de Westra, Navarro, ou encore Ladagnous. Chérel a fait le travail pour Bardet et pour le groupe, il a mis une grosse accélération… qui a entre autres fait casser Bardet. Chérel semblait être un des meilleurs de la journée, il a décidé de ralentir pour ne pas éliminer son leader. Ce groupe chassait un trio qui est devenu un duo. Preidler a dû avoir un coup de chaud ou une fringale, il est soudain resté collé à la route.

En partie reformé, le groupe destiné à se disputer la victoire d’étape a de nouveau explosé sous l’impulsion de Bardet. Fuglsang et Meintjes sont partis avec lui. Sicard et Rodriguez ont amorti cette accélération afin de les rejoindre, tout comme Izagirre et Chérel. Ils allaient inévitablement finir par rejoindre Kwiatkowski et Vanmarcke, en grande partie grâce à l’équipier modèle d’AG2R, décidé à se sacrifier pour Bardet.

Le peloton mené par Sky a accéléré progressivement, ce qui a inévitablement provoqué un écrémage important. Jean-Christophe Péraud (ALM) ou encore Dan Martin (TCG) ont craqué comme de dizaines d’autres. Il restait encore 6 ou 7 hommes à la solde de Froome devant le maillot jaune. Que voulez-vous espérer si vous ne les sollicitez pas beaucoup plus tôt ? Il faut impérativement les obliger à se mettre à fond assez tôt pour lui faire perdre des hommes avant les dernières difficultés, sinon tout est bouclé.

Le duo de tête est parvenu à basculer quelques secondes devant le groupe de 7 et environ 10’ avant le peloton. Kwiatkowski a pris le maximum de points tout en attrapant un bidon et en grimaçant. Les AG2R sont excellents en descente, ils n’ont pourtant pas pris seuls l’initiative, laissant notamment Fuglsang faire sa part du travail. Kwiatkowski, pas maladroit dans cet exercice, a envoyé tout ce qu’il pouvait dans l’espoir de reprendre le large avec Vanmarcke. Certaines portions de route étaient sèches, d’autres étaient mouillées, dans l’ensemble, cette descente est technique. Un coureur l’a compris, Meintjes, tombé… dans l’herbe.

La marge supplémentaire reprises par le duo de tête dans la descente et sur le plat n’offrait qu’un sursis au Polonais et au Belge, aidés par le vent défavorable, plus problématique pour les grimpeurs à leur poursuite. Les 6 puis de nouveau 7 et même 8 – Barta est parvenu à recoller – hommes encore à leurs trousses s’entendaient bien et attendaient leur heure pour s’expliquer dans l’ascension du Plateau de Beille (H.C.)… arrosée par un violent orage de pluie et de grêle ! Ils en ont eu un avant-goût dans la vallée… puis plus seulement un avant-goût ! Quelles conditions terribles ! Au pied de la montée finale, le duo de coureurs de classiques possédait 1’50 d’avance.

Vanmarcke était déjà cuit, il a fait le travail pour Kwiatkowski sur le plat, il a tenté de s’accrocher au début de la montée. Il allait forcément craquer. Ça n’a pas tardé. Chérel a continué à jouer les équipiers en donnant tout pour Bardet. Sans surprise, il a fait décroître le retard de son groupe. Fuglsang a été le premier à attaquer quand Chérel s’est garé, Bardet et Rodriguez ont sauté sans sa roue, Meintjes a pu les rejoindre sans attendre. Ce quatuor a repris Vanmarcke mais on se regardait. Rodriguez a contré, Fuglsang et Bardet ont été les seuls à suivre. Le leader de Katusha a alors tenté de nouvelles relances pour faire craquer ses 2 compagnons.

Pendant ce temps, Tinkoff-Saxo a durci la course… sans doute pour mieux se griller ou faire le travail pour Froome, parce que si Contador avait réellement voulu faire quelque chose, il fallait partir de beaucoup plus loin. Le peloton était encore assez volumineux au début de l’ultime ascension, ceux qui avaient pu le réintégrer en profitant de la descente et de la vallée ont de nouveau décroché. Quant aux anciens de la grande échappée du jour, disséminés sur la route, ils se faisaient reprendre les uns après les autres. Au bout de quelques kilomètres, Tony Gallopin (TLS) a craqué, c’est logique, les enchaînements de cols, ce n’est pas pour lui. Warren Barguil (TGA) s’accrochait tant bien que mal, Thibaut Pinot (FDJ) était toujours à l’avant. Et pourtant, il ne restait plus grand monde.

Fuglsang a tenté lui aussi des contre-attaques, Bardet était le seul à ne rien essayer, il se contentait de suivre le rythme. A ce rythme, Kwiatkowski allait vite être revu. Le trio ne s’entendait pas, ils semblaient à peu près tous aussi forts. L’Espagnol a insisté, Bardet a fini par craquer. Rodriguez est alors revenu sur Kwiatkowski, il l’a lâché. Fuglsang restait intercalé. Parti seul, le vainqueur de l’étape arrivée au Mur de Huy grimaçait, sa victoire n’était pas du tout assurée, il restait beaucoup de chemin à faire. L’impression donnée est que le plus fort mentalement allait l’emporter.

Dans le peloton, Rafal Majka (TCS) a fini son travail non sans avoir fait de dégâts puisque Barguil a cédé, sans toutefois exploser complètement (sans doute faut-il y voir les effets de la chute subie mardi lors du ravitaillement). La Sky faisait toujours le travail avec Richie Porte. Contador a tenté une attaque, personne n’a répondu, il restait 2 Sky devant Froome, ils ont ramené le groupe maillot jaune sur le vainqueur du Giro. Avec eux, on trouvait 7 autres coureurs dont Pierre Rolland (EUC) et Thibaut Pinot, mais ni Tony Gallopin, ni Robert Gesink (TLJ), respectivement 7e et 8e au classement général. Vincenzo Nibali (AST) a immédiatement contre-attaqué. Porte a continué sur son rythme.

Alejandro Valverde (MOV) a alors mis une petite mine, Richie Porte et Geraint Thomas ont sauté dans la roue, Froome a pris quelques mètres de retard par rapport à ses équipiers… puis est revenu avec tout le groupe. Valverde en a remis une petite, il a rejoint Nibali… quelques mètres devant la – petite – meute. Ils ont bien sûr été ramenés dans le rang. Il n’y a rien à faire contre la Sky si Porte et Thomas n’ont pas été usés avant la dernière ascension. Nairo Quintana (MOV) a essayé à son tour, ce qui a juste fait sauter Porte, puis le Colombien s’est fait remettre à sa place. Cette stratégie de harcèlement, bien qu’inefficace, n’était pas au goût de Froome. Le Britannique a donc soudain décidé d’attaquer dans son style habituel. Quintana, pas surpris, est resté dans sa roue. Contador et Tejay Van Garderen (BMC) sont revenus, le groupe a temporisé, Valverde est reparti. Désormais seul Sky à l’avant – il a fait décrocher Thomas – le maillot jaune a dû répondre lui-même à toutes les escarmouches. Mais Thomas est revenu assez rapidement pour rouler sur les 4 derniers kilomètres avec fort vent de face. Kwiatkowski a été repris loin de l’arrivée, il ne restait plus grand monde à l’avant.

Quand Quintana en a remis une couche, Froome a dû réagir tout seul. Derrière, Pinot a fait l’élastique, il n’avait pas particulièrement intérêt à se dépouiller, l’important étant de s’être rassuré sur son état de forme et ses capacités… A moins de vouloir prendre des points pour viser un maillot à pois.

Même dans le dur, Rodriguez a bien creusé l’écart sur Fuglsang pour s’offrir sa 2nde victoire lors de ce Tour. Bardet s’est accroché à la 3e place. Meintjes et Izagurre restaient intercalés, le Basque a fini 4e en lâchant le Sud-Africain. Barta a pris la 6e place, Sicard la 7e, Chérel la 8e. Il restait quelques points à prendre pour le classement du meilleur grimpeur si jamais quelqu’un avait envie de les prendre, le vent de face empêchait d’attaquer trop tôt, Valverde a sprinté, prenant quelques mètres d’avance sur Froome et Quintana. Il visait seulement un gain en temps, même réduit.

Les enseignements de cette journée sont à la fois désespérants concernant le classement général, car manifestement il n’y a rien à faire contre Froome, et au contraire générateurs d’optimisme concernant les Français, à qui l’orage a fait grand bien. Pinot, Rolland et Bardet ont donné des dignes encourageants de retour en forme, l’espoir renait en vue des Alpes ! Surtout s’il n’y fait pas trop chaud…

Revenons-en à cette étape et aux classements. Kwiatkowski élu combatif du jour… Je ne suis toujours pas convaincu par les choix du jury, mais admettons. Aucun maillot n’a changé de titulaire, en revanche le maillot à pois changera d’épaule car en passant 2e au classement du meilleur grimpeur, "Purito" Rodriguez a gagné le droit de le porter lors de la prochaine étape, Froome ne pouvait revêtir en même temps 2 maillots distinctifs.

En finissant aux 3 premières place de l’étape (à respectivement 1’12 et 1’49 du vainqueur concernant le 2e et le 3e), Rodriguez, Fuglsang et Bardet ont effectué un rapproché au général, ils sont néanmoins encore à assez loin du top 10 (15e, 14e et 17e à 13’45, 13’33 et 17’05). Le plus important se trouve derrière le groupe de cadors arrivés avec 6’47 de retard sur Rodriguez, un groupe au sein duquel figuraient Froome, Quintana, Van Garderen, Contador, Nibali, Thomas, sans oublier Pinot et Rolland. Valverde leur a tous pris 1 seconde. Une révolution ! Les inséparable Bauke Mollema (TFR) et Robert Gesink ont concédé 57 secondes à ce groupe, Samuel Sanchez (BMC) a terminé plus tard, à 2’26 des principaux leaders. C’est toujours mieux qu’Andrew Talansky (TCG), Tony Gallopin, Warren Barguil ou encore Mathias Frank (IAM), qui ont lâché 2’59, dont pile 3’ à Valverde. Péraud à 23’ du vainqueur, ça pique.

Au général, le top 6 est resté inchangé (Froome, Van Garderen, Quintana, Valverde, Thomas, Contador), c’est ensuite que ça a bougé. Gesink a doublé Gallopin pour la 7e place, Barguil et Nibali ont échangé leur classement (désormais 11e et 9e), alors que Mollema est toujours 10e. Hors top 10, ça a beaucoup plus évolué, mais pour le moment, peu importe.

Les Pyrénées sont terminées, les Alpes sont pour dans quelques jours, toutefois les prochaines étapes ne seront pas de tout repos, la transition n’est pas plate. Les baroudeurs français auront un coup à jouer. On aimerait bien ne pas en rester trop longtemps à une seule victoire tricolore.