On a donc manqué pas mal de choses en eau libre :
-le titre d’Aurélie Muller sur 10km en eau libre (et sa qualification olympique) ;

-la qualification de Marc-Antoine Olivier pour Rio grâce à sa 6e de la course masculine (alors qu’Alex Raymond échouait à la 12e place… il fallait être dans les 10 et il n’y a pas de repêchage possible par le biais de l’autre épreuve de qualification si votre pays a déjà qualifié quelqu’un grâce à ce top 10 aux Mondiaux) ;
-les places d’honneur de Muller et de Raymond, chacun 4e sur 25km en eau libre (Muller faisait le premier de sa carrière alors que Raymond est un spécialiste).
Les courses durent toutes très longtemps, c’est assez difficile à diffuser, donc à la limite, admettons.

On a aussi manqué le plongeon, souvent très spectaculaire et pour le coup très télégénique car très rythmé, il n’y a aucun temps mort. Il n’y a pas eu de médaille, néanmoins il y a eu plusieurs finales, 4 individuelles, une par équipes, une mixte :
-les 2 finales de Mathieu Rosset, très attendu à 3 mètres encore plus qu’à 1 mètre, mais qui s’est loupé (2 fois 10e) ;
-celle de Laura Marino au plongeon de haut-vol (10 mètres), dont elle a pris la 9e place ;
-la qualification de Benjamin Auffret, 20 ans, pour la finale du plongeon de haut vol (et donc pour Rio), la finale étant aujourd’hui ;
-la 5e place de Rosset et Marino lors de l’épreuve par équipes ;
-la 7e place d’Auffret et Marino en duo synchronisé mixte à 10 mètres.
Ils sont tous les 3 qualifiés pour les JO.

Les amateurs de natation synchronisé qui n’ont pas Canal+Sport – et encore, je ne sais même pas si cette chaine a diffusé la nat synchro – sont passés à côté de plusieurs places de finaliste (les Françaises sont abonnées au 8e rang), mais surtout à la frustration de Virginie Dedieu, sortie de sa retraite pour disputer une nouvelle épreuve, le duo mixte. La légende de la discipline s’est associée avec Benoit Beaufis pour cette grande première. Leur collaboration a dû se faire à distance, il ne leur était possible de travailler ensemble que lors de rares stages me semble-t-il. A la fin, ils ont échoué de peu au pied du podium.

Revenons-en à la natation course, elle débutait ce matin au stade du Rubin Kazan, un des stades de la Coupe du monde 2018. A l’image de ce qui se fait au stade du LOSC pour la finale de la Coupe Davis l’an dernier ou pour l’EuroBasket à la fin de cet été, on a transformé une enceinte de football pour lui faire accueillir un autre sport. Sauf qu’il n’y a pas de toit, on a donc installé des sortes de grandes bâches pour faire comme si la piscine était réellement couverte. Seulement, quand il pleut, et plus généralement le matin, il a tendance à y faire réellement froid, ce qui pose des problèmes (dans tous les sports, les sprinteurs préfèrent la chaleur, sauf quand elle est trop intense). Déjà que beaucoup ont du mal à être bien réveillés pour les séries, alors si en plus on leur fait subir le froid, difficile d’être au taquet d’entrée…

En l’occurrence, il faut croire que les membres de l’équipe de France étaient mal réveillés… Ils ont connu un début de journée calamiteux avec de très mauvais résultats lors des séries. Heureusement, la matinée s’est terminée positivement.

Marie Wattel a complètement craqué à la fin de son 100m papillon, elle était encore dans le coup juste avant. 8e de sa série en 58"84… Pas fameux (à 5 dixièmes de son record). Béryl Gastaldello a terminé la sienne en 59"06, là aussi à la 8e place, mais en n’ayant pas vraiment fait illusion. La dernière qualifiée a effectué son aller-retour en 58"48. Elles étaient donc loin du compte. Gastaldello aura beaucoup d’autres courses pour mieux figurer (100m NL, 50 et 100m dos, 50m papillon, relais), elle est capable d’aller plus vite (58"57 aux ChF)… En revanche, Wattel, qui vaut quand même beaucoup mieux, n’était venue que pour le 100 pap’. Elle était forcément très déçue. La Suédoise Sarah Sjöström a zlatanné les séries en 56"47, soit 1"32 de moins que la 2e, Jeanette Ottesen. Il y a eu swim-off pour la dernière place. Nagé juste avant le relais, ce barrage a été beaucoup plus rapide que les séries. La qualifiée a amélioré son temps de 3 dixièmes.

La qualification au 400m NL est, comme pour toutes les courses longues (400m et plus), plus difficile, car il faut être dans le top 8, il n’y a pas de demi-finale. On peut facilement se faire piéger ou se manquer, car il n’y a aucun droit à l’erreur, à la méforme ou au mauvais réveil, à moins d’avoir beaucoup de marge. L’avant-dernière série a été la plus rapide car Sun Yang – de retour de suspension – voulait s’assurer un couloir central. Il a envoyé pour gagner en 3’44"99 devant le Britannique James Guy (3’45"37). Damien Joly participait surtout pour se mettre en jambes avant le 800m et le 1500m. Il avait l’avantage de disputer la dernière série, donc de pouvoir être renseigné sur les temps, mais le désavantage d’être complètement à l’extérieur. On lui demandait a priori un bien meilleur chrono qu’aux Championnats de France. Il n’a jamais été dans le coup, on l’a vu se faire lâcher d’entrée et finir en 3’50"89. Il n’était pas mécontent de sa course car il considérait cette course comme une sorte de prise de contact avec la compétition.

La dernière course a été nettement plus lente, provoquant élimination des 2 Australiens n°1 et n°3 aux bilans (3’42 et quelques pour le premier). Ils ont été piégés par le rythme de leur série. Manque d’expérience ? Le dernier qualifié, l’Allemand Clemens Rapp, est passé avec 3’47"19.

Le 200m 4 nages féminin ne sera pas remporté par Mireia Belmonte. Blessée, l’Espagnole a déclaré forfait pour les Mondiaux. Il reste néanmoins des clientes. La "troublante" Ye Shiwen a été battue au finish par la Canadienne Sydney Pickrem. Quand on sait de quoi la Chinoise est capable – remember Londres, elle avait fini plus vite que Ryan Lochte – on rit (avec un t, pas avec un z).

Dans la pénultième série, Lara Grangeon, à la 8 avec une combinaison multicolore, a pris un départ moyen en papillon, était 5e de la course à l’issue du dos, a viré 6e après la brasse, puis a terminé 7e en étant dans le paquet, très loin de la Britannique Siobhan O’Connor, qui a mis 4 secondes à la 2e de la série ! Pour Grangeon (2’13"50), 12e avant la dernière série, ça risquait d’être chaud. Pourtant son temps est très proche de son meilleur niveau, elle ne s’est pas loupée.

Dans la dernière série, Katinka Hosszu est partie comme une balle et a fini très vite, 2’07"30 le matin… la Hongroise a battu son record d’Europe. 1"52 plus vite qu’O’Connor, et 3"07 plus rapide que la Japonaise auteur du 3e temps des qualifiées. Mais pourquoi ? A-t-elle décidé de se cramer dès les séries de la première course ? Elle dispute environ 150212 courses par an, plein aux Mondiaux. Pourtant, elles n’a pas l’idée de s’économiser. Et ensuite, elle s’étonnera de manquer de jus lors de certaines finales…

Finalement, Grangeon a manqué la qualification pour 9 centièmes (18e, battue notamment par une Turque, une Vietnamienne et une Hongkongaise). Elle est en principe meilleure sur 400m 4 nages.

4 éliminations sur 4. Grand chelem ! Florent Manaudou devait changer la donne lors du 50m papillon, il a en effet un des 3 meilleurs temps de la saison (23"12) même si l’ayant réalisé lors d’une course en nage libre, ce n’est pas répertorié aux bilans mondiaux.

César Cielo a terminé à une très modeste 5e place dans sa série (23"66) à cause d’un gros retard au départ. Plusieurs facteurs expliquent cette contre-performance : il a eu une opération au genou, il faisait très frais – pour ne pas dire froid – à Kazan… D’ailleurs on l’a vu, ça n’a pas nagé vite du tout. Cette première des 3 séries dites rapide a été remportée en 23"40, un temps très moyen à ce niveau. Laszlo Cseh a gagné l’avant-dernière série en 23 "32, Cielo était déjà 10e (il semble avoir une douleur au bras ou à l’épaule, je ne suis pas sûr).

Manaudou a largement dominé la dernière série, une véritable balade (23"15). Au-dessus du lot ! Il est cette fois devenu officiellement 3e mondial, nageant seulement 3 centièmes moins vite que son record de la saison. Est-ce très significatif ? On sait que sur 50m, tout est possible, néanmoins cette bonne perf effectuée avec beaucoup de relâchement est signe d’un très bon état de forme.

Cielo est passé 14e, donc de justesse (pour 9 centièmes, et quasiment à égalité avec le 15 et le 16e). On a perdu un Russe (17e), un Italien, un Américain, un Australien… Si vous voulez mon avis, ça sent très bon, il a l’air au taquet.

Le 400m NL féminin fait immanquablement penser à Camille Muffat, tragiquement disparue en début d’année. Coralie Balmy était la seule Française engagée (dans l’avant-dernière série). On savait le niveau très relevé, il y avait beaucoup de monde pour seulement 8 places, dont certaines étaient réservées.

Coralie est restée au contact lors du premier aller-retour, elle a ensuite concédé un peu de terrain aux filles entre les bouées jaunes, essayant de prendre la vague. Il fallait se méfier car ça allait assez vite de l’autre côté du bassin. 5e à mi-course, la Française s’est accrochée pendant que Lauren Boyle prenait le large. Peut-être a-t-elle grillé ses forces à ce moment de la course, car 4e à 100m de l’arrivée, Coralie a coincé. Seulement 6e en 4’09"68 (14e temps final)… Gros échec, même si c’est le matin. Elle peut nager beaucoup plus vite (4’05"26 à Rome cette saison sans affûtage).

Katie Ledecky est un monstre, elle est extrêmement jeune, vise le quadruplé 200-400-800-1500, a le record du monde et le titre mondial de la plupart des distances (elle en détient déjà 3). Autrement dit, elle est imbattable. Si quelqu’un en doutait, il a été convaincu. Dès le premier 50m, il n’y avait plus de course, elle était partie sur des bases supérieures à celles de son record du monde, ceci jusqu’à mi-course. Il y avait plusieurs longueurs d’écart pendant toute la course. Elle a ralenti dans la 5e longueur, histoire de gérer. 4’01"73 en détente totale. C’est écœurant pour la concurrence !

Sharon Van Rouwendaal, déjà double médaillée en eau libre (argent au 10km, bronze au 5km par équipes), a terminé 3e de la série et plus généralement des séries. Quel dommage qu’elle ait choisi les Pays-Bas, son pays natal, plutôt que la France, son pays de natation, où elle est arrivée enfant avec ses parents et où elle s’est entrainée la plupart du temps (elle est actuellement dans le groupe de Philippe Lucas à Narbonne – avec Muller et Olivier – et a de super résultats… on la comparait avec Laure Manaudou alors qu’elle avait seulement 14 ans).

4’07"58, le 8e temps, était un temps très abordable pour Coralie, il s’agit de son temps des ChF à quelques centièmes près. Ratage. Elle n’a jamais nagé si peu rapidement cette saison.

Giacomo Perez-Dortona allait-il rejoindre Florent Manaudou dans la colonne des qualifiés ou allait-il rejoindre le gros contingent des éliminés ? Normalement, il avait les moyens d'attendre les demi-finales du 100m brasse. Pour rappel, il est médaillé de bronze aux dernier ChM en petit bassin.

C’est allé très vite, déjà 4 nageurs sous la minute dès l’antépénultième série. Son objectif était de faire comme eux, d’enfin casser cette barrière. Cameron Van der Burgh est partie comme une balle pour terminer en 58"59, Giacomo a fini 6e, je crois qu’il était déjà 6e au virage. 1’00"80… Foutu (finalement 24e). On a su ensuite qu’il fallait nager en 1’00"35, il en est capable, son record est de 1’00"31 aux ChF.

Adam Peaty a voulu répondre au Sud-Africain, il a battu le record des championnats malgré un départ manqué : 58"52.

Restaient les relais 4x100m NL. Il y a eu un gros mic-mac concernant les listes de départ pour les femmes. Dans la première série, il semblait que l’équipe des Etats-Unis s’était noyée, elle était annoncée 7e à en croire l’infographie. Etant championne du monde en titre, ça faisait tache. Les Pays-Bas ont assuré la victoire devant la Suède. Sarah Sjöström a nagé en 52"75, départ lancé, Femke Heemskerk en 53"00. Hormis une Américaine, aucune autre fille d’une des 2 séries n’a approché ces temps à moins d’une demi-seconde. On verra lors de la finale si des nageuses préservées font beaucoup mieux.

Il y a eu un gros souci entre les 2 séries, on n’a pas tout de suite su quoi, on a compris ensuite. Le fait est que les filles ont dû attendre un bout de temps dans le froid avant de pouvoir plonger. N’ayant aucune marge chez les femmes, l’équipe de France a décidé d’aligner le meilleur quatuor possible, d’autres ayant pu économiser des filles, notamment l’Australie. L’objectif était le top 12 pour se qualifier pour les JO. Pour rappel, on parle d’un relais très jeune qui n’existait plus pendant quelques années. Charlotte Bonnet lançait l’équipe, elle est partie très vite et a touché en 2e position en 53"95, un super temps, sensiblement identique à celui de la finale des ChF. Béryl Gastaldello a enchaîné, mais elle a eu beaucoup plus de mal, ne passant le relais qu’en 4e position (54"76 départ lancé, on attendait mieux d’elle, elle a nagé le 100m en 53"98 pour se qualifier pour Kazan, avec départ au start de surcroît). Cloé Hache est en principe moins forte, elle a conservé la 4e place mais à la lutte avec d’autres filles (54 "20 aux ChF, 54"89 ici). Anna Santamans finissait, elle est spécialiste du 50m, elle a gagné une place sur l’aller, il fallait tenir sur le retour, a sauvé la 4e place en 3’38"35 (54"75 la concernant) pour passer… 8e pour 12 centièmes ! Elles ont donc obtenu la qualification pour les JO.

A en croire les listes de départ annoncées juste avant les courses, l’équipe qui avait réussi le meilleur temps était Hong-Kong… Soit le truc le plus improbable de l’histoire de la natation. En réalité, il y a eu inversion, les Etats-Unis étaient bien dans la seconde série et ont réalisé le meilleur temps en 3’35"52 devant l’Australie et les Pays-Bas.

La France participait à la 2e série du 4x100m NL masculin. Champions de tout en titre, ils partaient avec une équipe mixte. Mehdy Metella a fait un gros retour pour passer le relais en tête. 48.51, très proche de son meilleur temps de l’année. Lorys Bourelly a perdu des places, il a donné en 4e position (49"11). Ce qui n’est pas fabuleux. Fabien Gilot assurait le 3e relais. Le Brésilien Bruno Fratus a pris de l’avance mais le Français est bien revenu, les 4 meilleures équipes étaient presque ensemble (48"12 pour Gilot, ça peut être nettement amélioré). Clément Mignon finissait, il a viré 4e et a fini 3e (48"79)… Pas génial. Le Brésil et l’Italie ont fait mieux respectivement d’une grosse demi-seconde et de 9 centièmes, le Japon a terminé juste derrière.

Dans la 3e série on retrouvait la Russie – avec Vladimir Morozov en 3e relayeur après Andrey Grechin et Danila Izotov, avant Alexander Sukhorukov – et une Australie affaiblie, mais aussi le Canada de Santo Condorelli, auteur d’un énorme temps cette saison alors qu’il était inconnu. Il a fait 48"25, le Chinois Ning Zetao a fait 48"36… Des clients ! La Russie a pris le large dès le 2e relais, ils ont dominé de façon assez monstrueuse avec de grosses performance : Grechin en 48"42, puis 48"08, 48"00 et 47"96 pour Izotov, Morozov et Sukhorukov, départ lancé. Ils n’ont pas énormément de marge de progression, sauf dans les prises de relais (autant que les Français).

Les 4 équipes suivantes étaient à la baston, notamment l’Australie, seulement 5e donc déjà presque sûre d’être éliminée (3’16"34). Un favori de moins… La France restait 4e sur l’ensemble des séries.

Les Etats-Unis – avec une équipe composée de Jimmy Feigen, Anthony Erving, Matt Grevers et Conor Dwyer – participaient à la dernière course, ils sont partis très lentement, les Allemands ont ensuite pris la tête, les 2 équipes ont terminé à égalité… mais aucune de ces équipes n’est passée ! 3’16"01… Ils ont dû croire que gagner allait suffire, seulement le départ de Feigen était ridicule (49"21), Erving s’est presque noyé (49"69 lancé !), les suivants n’ont pu rattraper le coup. C’est tout de même hallucinant ! Depuis 2003, les Etats-Unis étaient sur tous les podiums mondiaux et olympiques.

Les qualifiés sont donc la Russie, le Brésil, l’Italie, la France, le Japon, le Canada, la Pologne et la Chine.

La 2e page du classement, celle des éliminés, est impressionnante : Etats-Unis (11e ex-aequo), Australie (13e), Allemagne (11e ex-aequo), Grande-Bretagne (10e), Belgique (9e)… Il reste dont 2 des 4 grands favoris, à savoir la Russie, redoutable chez elle, et la France. Une médaille sera donc le minimum. Manaudou et Stravius vont certainement remplacer Bourelly et Mignon, Gilot va accélérer, il y a 3 ou 4 dixièmes à gagner sur les passages (seul Gilot a pris un petit risque, à savoir une marge de 12 centièmes contre plus de 3 dixièmes pour les 2 autres[1])… Alors que la Russie a peu de marge. Elle peut éventuellement faire entrer 1 homme frais, gagner un peu sur chaque relais, surtout Morozov, capable d’aller nettement plus vite. Je sens bien la France conserver son titre en gagnant environ 3 secondes entre la série et la finale.

Voici le résumé de la matinée.

Et maintenant, préparons-nous au Laure Manaudou et Philippe Lucas show ! Même si Laure Manaudou aura bien du mal à ne pas être un robinet d'eau à température ambiante. J’ai le pressentiment qu’ils ont surtout été recrutés comme consultants pour faire le buzz et que France 2 va nous les montrer en permanence au détriment du sujet principal : la natation.



Les vidéos sont aussi sur Vimeo : 10km en eau libre, Séries 100m papillon (F), Séries 50m papillon (H), Séries 100m brasse (H), Séries 4x100m NL (F), Séries 4x100m NL (H), résumé de la matinée.

Note

[1] On a le droit à -0.02, donc aucun souci.