Depuis le début de l’intersaison, j’ai constaté que, malheureusement, l’entraîneur n’a pas compris les besoins de son équipe. Le recrutement est lamentable. Il a recruté :
-un gardien inutile dont la venue fout la m*rde sans faire progresser le niveau du groupe, tant s’en faut ;
-un remplaçant pour Cabaye – qu’il fallait garder – dont le profil n’est pas du tout le bon, car Benjamin Stambouli est une bonne recrute pour remplacer Thiago Motta… que Blanc veut absolument – et stupidement – retenir ;
-un ailier, Angel Di Maria (présenté avant le match), alors que le PSG est excellent sans ailier… qui plus est extrêmement couteux, qui reste sur une mauvaise saison et sur une Copa America assez désastreuse.
Il n’a pris…
-aucun milieu offensif capable de suppléer Pastore en cas de blessure, suspension, ou pour lui permettre de se reposer, il n’y a donc toujours qu’un seul véritable milieu offensif au sein de l’effectif professionnel du PSG ;
-aucun 3e avant-centre comme si Ibra, Cavani et Jean-Kévin Augustin suffisaient pour une saison de probablement 60 matchs.

Et je n’évoque même pas le départ très probable de Lucas Digne, qu’il va falloir remplacer en dépensant encore énormément. Je n’ai lu ou entendu aucun nom de joueur de haut niveau parmi les cibles réelles ou supposées du PSG, aucun ne sait défendre, ce ne sont que des Van der Wiel en puissance. Pour ne rien arranger, on évoque de plus en plus une prolongation de la plaie néerlandaise, qu’il fallait absolument vendre, tout comme Motta et Lavezzi.

Je suis impatient de voir comment Blanc compte construire son équipe, mais j’ai très peur en voyant la composition d’équipe particulièrement ridicule ce dimanche soir : Trapp - Aurier, Thiago Silva, David Luiz, Maxwell - Verratti, Thiago Motta, Matuidi - Augustin, Cavani, Lucas. (Le positionnement d’Augustin et de Lucas était incertain, ils ont permuté plusieurs fois.)

En l’absence d’Ibra, Di Maria et Marquinhos, blessés, de Rabiot, suspendu, de Digne, en instance de départ, de Douchez, victime directe de la gestion cataclysmique du poste de gardien, et d’Ongenda, envoyé en réserve… Pastore a débuté sur le banc ! Contre le Gazélec. Il a besoin de retrouver le rythme de la compétition, pourtant, dans une attaque-défense, il n’a pas sa place dans le onze de départ. Il n’y a plus de match amical, cette rencontre hyper déséquilibrée – la plus déséquilibrée de l’histoire de la Ligue 1 – est ce qui y ressemblait le plus, pourquoi en profiter ? Ce serait trop bête ! Non, au PSG, on ne fait rien comme les autres, on préfère jouer avec seulement 3 joueurs offensifs, 3 attaquants devant 3 milieux défensifs/relayeurs. Pour affronter une équipe faite de bric et de broc dont la présence dans l’élite est quasi fortuite, il vous faut absolument 3 milieux défensifs, c’est évident, du coup, il n’y a pas de place pour 4 joueurs offensifs, ce serait beaucoup trop, surtout qu’ils risqueraient de marquer des buts ! Horreur et damnation ! Marquer des buts, faire le spectacle, c’est sale ! Beurk ! Pas de ça chez nous ! Au PSG, on aime gagner à l’économie, en faire le moins possible, 100 passes inutiles dans sa propre moitié de terrain valent mieux que 10 qui créent quelque chose dans le camp adverse. La possession du ballon, il n’y a que ça de vrai ! D’ailleurs Thiago Motta est adulé par beaucoup de supporters et, plus grave, par Blanc, qui voient en lui le régulateur du jeu parisien. Dans la mesure où ce "jeu" est synonyme d’ennui, on peut leur donner raison : Motta est le régulateur de l’ennui, plus la stat du nombre de "ballons joués" et de passes échangées entre lui et Verratti est élevée, plus on s’emm*rde.

Ce n’est pas le football que j’aime. Ce n’est pas le football que le PSG peut pratiquer quand ses meilleurs talents sont associés. Sans prise de risques, ni justesse technique, ni jeu vers l’avant, ni créativité, on se fait chi*r ! Faire le siège de la surface adverse, étouffer ses victimes avec une pression permanente, c’est à ça que devrait servir la supériorité parisienne ! Mais dès lors qu’aucun milieu offensif n’est là pour servir les attaquants, il n’y a rien à espérer !

  • Récit de la rencontre.

Le PSG a marqué 2 fois en première période, aucune en seconde, mais surtout, les 2 buts et les quelques occasions franches n’ont pratiquement jamais résulté d’actions construites.

Matuidi a ouvert le score à la 11e minute d’une mine du gauche à mi-hauteur au ras du premier poteau, il a récupéré le ballon devant la surface décalé sur la gauche en profitant d’une longue ouverture au petit bonheur la chance mal dégagée par un défenseur. Heureusement que le PSG a "Iron Mat", le boss du milieu, le seul joueur à pouvoir jouer à la fois milieu défensif, relayeur, meneur de jeu, ailier, latéral gauche et avant-centre… en même temps. Le tout avec une intensité dingue. Quel tranchant sur cette action ! Il est arrivé lancé comme un frelon, il a piqué. Déjà passeur décisif à Lille, le dernier rescapé du recrutement pré-qatarien[1] a encore été décisif, comme à plusieurs reprises lors des matchs de préparation.

Thiago Silva a réussi le break de la tête sur corner – bien tiré par Motta, ce n’est pas toujours le cas – à la 21e, le corner ayant été obtenu à l’arrache par Aurier (pas au terme d’une action collective). Le Brésilien a sauté haut, là aussi en arrivant lancé, ce qui lui a permis de devancer les défenseurs… et David Luiz, pour mettre un gros coup de boule plein axe.

A vrai dire, en tout début de rencontre, on a cru que malgré l’absence de 2 seuls joueurs capable de créer pour eux et pour les autres de façon répétée – des garçons comme Lucas et Verratti peuvent le faire sporadiquement, sur un éclair, mais pas plus – il allait y avoir du jeu, car Augustin a allumé la première mèche dès la 2e minute avec un centre en retrait pour Lucas, dont le tir a été contré. Le jeune attaquant avait été lancé côté droit de la surface par Verratti. On a ensuite eu une autre action collection avec accélération de Lucas, passe pour Cavani auteur d’une remise après un contrôle dos au but, le tout conclu par un centre de Matuidi pris par le gardien (4e).

Il a ensuite fallu attendre près d’une demi-heure pour se créer une 2e occasion en se faisant des passes, il s’agissait en l’occurrence d’un mouvement côté gauche, un bon décalage de Motta – enfin décidé à aller de l’avant après un contre favorable – suivi d’un centre de Maxwell pour Augustin, bien gêné par un défenseur, qui n’a pu cadrer de la tête (32e). La plupart du temps, on avait droit à plein de passes très loin du but corse et finalement du jeu long voué à l’échec car contrairement à son homologue lilloise la semaine dernière, la défense ajaccienne a su gérer la situation en ne laissant pas les attaquants parisiens partir seuls dans son dos. Cavani a réussi une seule fois à se retrouver dans une bonne situation grâce à une magnifique ouverture de David Luiz, mais il n’a jamais pu se retourner pour exploiter cette opportunité (43e). De temps en temps, on a aussi vu un centre ou une initiative individuelle, malheureusement les termes "imprécis", "mal inspiré", "incompréhension", "raté" revenaient de manière récurrente. Surtout concernant Lucas. Aurier était très actif mais manquait lui aussi d’efficacité. Pour déstabiliser une défense regroupée, il faut du rythme et de la justesse technique, il y avait un faux-rythme et de la maladresse.

A la mi-temps, je n’attendais qu’une chose : l’entrée de Pastore. Elle est survenue tardivement (70e) et au sein d’une équipe beaucoup trop sclérosée pour produire l’effet escompté. Ça ne bougeait pas assez. De surcroît, il a remplacé le joueur à ne surtout pas sortir, à savoir Matuidi, Lavezzi prenant la place d’Augustin, et a dû attendre encore un long moment avant qu’on ne daigne lui faire une passe.

En réalité, en seconde période, le gardien a été un peu plus sollicité, le PSG s’est montré plus dangereux. Essentiellement grâce à des CPA assez bien ou très bien tirés par Motta (57e) et surtout Lucas (63e, tête de Cavani non cadrée à 12 mètres face au 1er poteau). Dans le jeu, Lucas a aussi eu quelques fulgurances à l’image d’un débordement côté gauche – avec de la réussite – suivi d’un centre (58e) ou une super accélération avant de décaler Matuidi dont le centre parfait… n’a pas été coupé par Cavani, pourtant tout seul à 6m du but, mais incapable de frapper dans le ballon (60e).

Après ces 5 minutes plus animée, il a fallu de nouveau attendre pour une nouvelle embellie passagère, d’abord une tête trop décroisée de Cavani sur un centre rentrant de Lucas (69e), puis encore sur des CPA de Lucas, 2 corners consécutifs, le premier repris par David Luiz d’une tête piquée détournée par un défenseur 2 mètres devant sa cage (70e), le suivant repris par Thiago Silva de demi-volée face à un défenseur qui se jetait pour le contrer (71e).

Puis… plus rien avant une fin de match au cours de laquelle le gardien, Clément Maury, a enfin effectué des parades. Jusqu’alors, il avait seulement bloqué un tir cadré de David Luiz en première période (quasiment une passe^^). Sur la tête plongeante d’Aurier, il était un peu en retard, toute sa défense était absente, malheureusement l’Ivoirien n’avait plus d’appui, il lui était difficile de bien diriger son ballon (80e). Encore une fois, il s’agissait d’un CPA de Lucas, qu’on a ensuite vu dans son registre de sprinteur, lancé en profondeur sur la gauche par une magnifique ouverture de Pastore. Rodéric Filippi, le capitaine barbu du Gazélec, l’a retenu par l’épaule sans aucune subtilité ni discrétion, il s’en est très bien sorti avec un simple jaune et un CF à 2 mètres de l’angle de la surface, car Lucas se dirigeait vers le but, aucun défenseur présent dans l’axe n’aurait pu intervenir.

Le CF, encore très bien tiré par Lucas, a trouvé la tête de David Luiz, provoquant la première parade du gardien, puis la seconde dans la foulée, cette fois sur une tête de Cavani facile à stopper (85e), tout comme un tir cadré de Lucas (86e). Le PSG se mettait enfin à jouer au foot, on a vu quelques combinaisons, de belles ouvertures de Pastore, une super accélération d’Aurier, et pour finir une frappe beaucoup trop croisée du meilleur joueur du championnat, beaucoup trop peu utilisé lors de cette rencontre dont le dernier quart d’heure aura servi de trompe l’œil. Plutôt dans le genre autocollant industriel qu’on pose sur une porte plutôt qu’œuvre d’un artiste peintre spécialement conçue pour la situation.

Au cours de ces dernières minutes on aura même vu Ajaccio cadrer une frappe lointaine (91e). On n’était pas loin de la passe de Kevin Mayi à Kevin Trapp, néanmoins, du point de vue des stats, un 0 a été remplacé par un 1. Pardon, je crois que le statisticien officiant pour la LFP a aussi compté comme tir cadré à David Ducourtioux, auteur de la tentative de lob de suuuuuuper loin à la 68e minute. Un geste ridicule.

A vrai dire, je pense qu’on devrait tenir compte du tir contré par l’entrejambe de Thiago Silva suite à une perte de balle individuellement et collectivement stupide de Verratti devant sa surface (25e). Car oui, faute de concentration et d’envie d’aller de l’avant, le ballon a parfois été perdu bêtement dans le camp parisien. Ceci s’est aussi produit dans l’autre moitié de terrain, mais plus souvent par maladresse ou incompréhension. En seconde période les visiteurs ont bénéficié de quelques CPA exploitable qui n’ont rien donné, excepté une petite frayeur quand un corner a été repris de la tête pour une sorte de remise devant le but n’ayant provoqué aucune réaction de Trapp, juste le dégagement à l’arrache d’un Parisien (59e). La meilleure opportunité pour le Gazélec est intervenue beaucoup plus tôt, il s’agit d’une tête piquée trop décroisée par Grégory Pujol au terme d’une attaque placée (17e). L’ancien de Nantes – notamment – était passé devant Thiago Silva pour reprendre un très bon centre de Damjan Djokovic. Heureusement que cette équipe manque de talent et de vécu commun – il y a eu pas mal de changements à l’intersaison me semble-t-il – car les opportunités de mettre en difficulté le PSG existaient. Restait à savoir les exploiter.

  • Infos complémentaires.

Le PSG est en tête de la Ligue 1, une nouveauté pour un mois d’août depuis le rachat du club par le Qatar. Il manque le plus important : la manière.

Entré en jeu à la 75e minute, Stambouli a été copieusement sifflé par une partie du public à chaque ballon touché. Une attitude grotesque, honteuse, liée à… son lieu de naissance. Il est né à Marseille. Certes, il y a dit il y a quelques mois qu’il voulait un jour jouer à l’OM, mais dans les faits, il a refusé 2 fois d’y signer. Son grand-père a travaillé au PSG (et est né à Paris), son père a été formateur à l’OM mais a été viré, lui sort du MHSC, il a un accent du Sud, comme certaines idoles passée du Parc (genre Ginola). On pourrait lui donner sa chance, non ? L’effectif regorge de joueurs qui avant de signer contre un gros chèque ne savaient rien du PSG.

A ce propos, savez-vous ce que sent la verge de Motta ? A priori, pour le savoir, il suffit de sentir l’haleine de Blanc et de ceux qui sifflent Stambouli pour savoir… Les mêmes ont passé leur temps à la lui suc*r à base de compliments, de chants… Ça dure depuis des semaines. Arrêtons les c*nneries ! Soit il veut partir et dans ce cas il faut le laisser partir, soit il se fout de leur gueule à tous en disant qu’il veut se barrer… juste dans le but d’obtenir une prolongation avec une grosse revalorisation salariale qu’il ne mérite pas. Dans ce cas il faut le faire partir.

Thierry Lauret, l’entraîneur d’Ajaccio, a joué au PSG il y a longtemps. Tout le monde l’a oublié.

L’arbitre, M. Bien, avait officié seulement une fois cette saison, c’était en Coupe de la Ligue, il a mis 10 jaunes et 1 rouge. Cette fois, il a "seulement" sorti 4 jaunes, dont un aurait pu ou dû être rouge (celui de Filippi) et un n’aurait pas dû être sorti, celui d’Aurier.

Le PSG ne rejouera pas au Parc avant le mois de septembre et la réception de Bordeaux.

Le meilleur attaquant du PSG ce week-end a joué en vert, c’est Bahebeck, qui a fait de très bons débuts avec Sainté.

  • Analyse.

Je n’ai pas envie de prolonger mon analyse à propos de cette piètre rencontre d’un ennui assez terrible. Je m’interroge à propos de Laurent Blanc, que je ne comprends décidément pas.

Comment peut-on faire jouer un mec qui ne cesse de répéter qu’il veut partir ? (Motta)

Comment peut-on aligner 3 milieux dont le rôle premier est défensif et aucun milieu offensif à domicile contre une équipe de L2, ce qu’est réellement le Gazélec ?

Que compte-t-il faire une fois tous les joueurs aptes ? S’accrochera-t-il absolument à son 4-3-3 avec son trio Verratti-Motta-Matuidi, ce qui l’obligerait à sacrifier Pastore, Ibra, Di Maria ou Ibra ? Comment pourrait-on se passer de Javier, voire au moins d’Ibra que beaucoup veulent pourtant dégager tel un boulet, si on veut jouer que le PSG joue au foot ?

Sommes-nous condamnés à l’ennui ?

Avec un seul match par semaine en août, comment peut-on tolérer que l’équipe gère à ce point ses efforts ? Elle agit comme s’il y avait des rencontres tous les 2 ou 3 jours !

Comment peut-on expliquer autant de déchet et un tel manque de rythme, hormis par un manque d’implication ? Hormis Matuidi, Aurier et Thiago Silva, réellement au taquet, c’était globalement insuffisant. Dans le détail…

Trapp : rien à faire.
Aurier : pas toujours très juste mais hyperactif.
David Luiz : 132 occasions sur CPA, pas de but. Et plusieurs ballons perdus bêtement dans son camp.
Thiago SIlva : très impliqué, buteur, il est beaucoup allé de l’avant, manifestement décidé à réagir après sa non-convocation en sélection par Dunga, qui en a fait le bouc-émissaire de ses propres insuffisance en tant qu’entraîneur.
Maxwell : très discret.
Motta et Verratti : ils ont passé leur temps à se faire des passes sans intérêt, ils ne mettent pas de rythme. Quand ils touchent autant le ballon dans un match, on s’ennuie immanquablement. Le début de match de Verratti était plutôt intéressant, mais en se positionnant devant la défense à la place de Motta, il a fait disparaître tout le positif.
Matuidi : énorme comme d’habitude, c’est l’élément le plus important au milieu. Il mérite clairement d’être mieux payé que ses 2 partenaires.
Augustin : 1ère titularisation très moyenne, mais il n’a pas eu de mec pour lui donner des ballons. Au PSG, on n’aide pas les jeunes à briller.
Cavani : entre invisible et nul. Il est réapparu en fin de match… sans efficacité.
Lucas : auteur d’une première période lamentable, un peu meilleur en seconde mais il a essentiellement brillé par les CPA, très bien tirés, car dans le jeu, c’est flippant.

Lavezzi : pas d’apport réel.
Stambouli : on l’a surtout vu parce qu’il a été sifflé par les cons à son entrée et à chaque ballon.
Javier : entrée dans des circonstances pas faciles, ça ne jouait pas, il fait quand même quelques passes magnifiques.

L'entrée de Javier contre Ajaccio (J2, août 2015)

#ImissJavier #FoutuMollet

Posted by Eglise Pastoriste du premier jour on vendredi 28 août 2015

Le Qatar doit tout au gaz (du moins beaucoup plus qu’au pétrole). Le Gazélec est à l’origine un club corpo d’agent d’EdF-GdF. Ça faisait beaucoup trop de gaz. Qui dit gaz dit ballonnements, soucis gastriques et intestinaux. Pas si étonnant qu’on se soit fait chi*r !

Note

[1] Il a été acheté après l’arrivée de QSI mais le dossier était prêt avant.