• France-Pologne, 69-66.

Si la Pologne compte un Américain naturalisé (A.J. Slaughter), sa force se trouve à l’intérieur. Si vous dites « pivot » à un Polonais, il comprendra « bière » (ça s’écrit piwo pour être précis). Tout s’explique…

Dans ce secteur, la Pologne compte sur Marcin Gortat, le pivot des Washington Wizards, Przemek Karnowski (2m14) qui joue à Gonzaga en NCAA, Damian Kulig, ailier fort qui tournait à 14,5pts en 25 minutes de moyenne cette saison en Euroligue (en 10 matchs) et Aaron Cel, Franco-Polonais formé au MSB entré dans le 5 suite à 2 prestations décevantes de Kulig. Ce ne sont donc pas des peintres, mais ils savent quoi faire dans la peinture. Pas de chance pour eux, en équipe de France il y a un sacré répondant sous le cercle : Rudy Gobert – ou Rudy Go-bière pour l’occasion – a été remarquable lors de cette rencontre, il a plomb(i)é les Polonais en sortant la clé à molette…

Outre les forces et les faiblesses de chaque formation, la donnée très importante à prendre en compte concernant ce duel était la fatigue. En effet, avec le nouveau format, il y a 9 matchs à jouer pour remporter la compétition, mais ces équipes disputaient déjà lundi soir leur 3e rencontre en 3 jours. Même en NBA on ne joue pas 3 jours de suite[1]. L’enjeu était de s’installer seul en tête du groupe en disposant des derniers autres invaincus du groupe après la défaite de l’Israël un peu plus tôt contre la Bosnie-Herzégovine (balayée quelques heures auparavant pas les Bleus).

Les premières possessions ont été une succession de tirs manqués, souvent de peu, y compris quand le move était réussi ou le tireur complètement libre. 9 échecs de suite. La Pologne a ouvert le score après 2’50 après avoir failli perdre le ballon. Ce manque d’adresse est sans doute lié à la fatigue, quand les jambes sont lourdes, la coordination fait défaut.

En égalisant d’un tir à mi-distance après environ 3’30 de jeu, Tony Parker s’est offert une ovation en plus du record de points inscrits dans cette compétition. Il doit ce record au nombre de matchs joués (62) plus qu’à sa moyenne de points (environ 17). C’est son 8e EuroBasket ! Et il a souvent fait de longs parcours. Entre les 2 premiers QT, il a eu droit à un petit hommage informel sous la forme d’une nouvelle ovation de toute la salle et d’une infographie signalant son record (porté à 1046pts à la fin de la rencontre, Dirk Nowitzki en a inscrit 33 de moins, il peut encore revenir à hauteur).

Victime d’un coup de sifflet pas franchement justifié car il a percuté un écran mobile, Nicolas Batum a dû sortir au bout de 4’ car il s’agissait de sa 2e faute. C’est à Charles Kahudi que Vincent Collet a fait appel. Offensivement, il y avait toujours autant de déchet, l’adresse manquait mais la taille de Rudy Gobert a fait beaucoup de bien, que ce soit pour récupérer des possessions ou marquer un alley-oop. La Pologne a pourtant pris l’avantage grâce à 2 paniers primés et à une plus grande efficacité offensive, il a fallu s’en remettre à la magie de Boris Diaw pour éviter de se prendre un éclat. Ses feintes dos au cercle sont toujours un régal.

Une grosse défense de Kahudi a permis de récupérer la dernière possession pour égaliser. Evan Fournier a tenté un drive pour claquer un énorme tomar à la dernière seconde, il a seulement obtenu les LF grâce auxquels il a ramené la France à 14-14. Ce dunk de fou aurait figuré sans souci dans le top 10 de la compétition. On n’a pas vu le temps passer, ce QT a semblé durer 5 minutes !

Léo Westermann est entré pour évoluer avec Fournier et Lauvergne. Collet espérait voir se reproduire le super 2e QT de la veille, seulement ça s’est moins bien passé. Le meneur de Limoges a notamment commis l’erreur de faire faute sur un tireur à 3 points, il a aussi manqué d’adresse à l’image de ses camarades.

Batum a alors fait son retour malgré ses 2 fautes car il fallait régler un sérieux problème de panne offensive. La Pologne menait 9-2 dans le QT, soit +7 (23-16), l’ailier formé au MSB en même temps qu’Aaron Cel a réduit l’écart, pourtant l’adresse restait en berne. Comme souvent depuis le début de la préparation, la solution est venue de Nando De Colo, qui manque rarement la cible quand il est démarqué à 3 points. Pendant cette très mauvaise période la France a surtout été sauvée par sa défense et par les Polonais, pas beaucoup plus adroits.

Gobert a été très important pour redresser la situation, surtout en défense (contres, rebonds, interception, intimidation), mais aussi en attaque avec une claquette grâce à laquelle la France est passée en tête (25-23). Michaël Gélabale, auteur de 2 paniers importants un peu plus tôt, a permis aux Bleus de continuer sur leur lancée grâce à une interception convertie en panier primé par l’inévitable "Moniteur"[2]. Gortat a mis fin à cette série de 12-0 en réussissant à marquer au poste malgré la bonne défense de Gobert.

La première période s’est achevée sur une dernière bonne séquence défensive française. Gélabale venait de redonner 4 unités d’avance aux Bleus d’un dunk à 2 mains (30-26). Meilleur marqueur polonais, Gortat en était à 6 points. Côté français, Diaw et Gélabale en étaient aussi à 6, De Colo à 8.

La maladresse tricolore aurait pu se payer très cher, heureusement elle a été compensée par beaucoup de possessions supplémentaires : grâce aux 9 pertes de balle et à 6 rebonds offensifs (pour 18 rebonds par équipe), TP et ses coéquipiers ont pu tenter 35 tirs contre seulement 25 pour leurs adversaires. L’autre mérite des Français au cours de cette période de maladresse au tir est d’avoir su prendre soin de la gonfle (seulement 3 TO). En conservant le même niveau défensif et en progressant en attaque, la victoire allait forcément leur revenir.

Le 3e QT a débuté assez bizarrement, mais des interceptions de De Colo et de Gobert – qui a piqué le ballon et fini l’action comme un ailier – puis un énorme contre du géant de Saint-Quentin ont remis l’équipe dans le bon sens. Gobert a enchaîné avec un autre dunk surpuissant, cette fois sur un service de TP, portant l’écart à +8 (38-30). Nous avons beaucoup de chance de disposer de joueurs de cette dimension !

Le basket pratiqué sur ce parquet de Montpellier est devenu beaucoup plus enlevé, on a retrouvé les moves de TP, les Polonais ont aussi amélioré leur qualité de jeu en réussissant quelques actions de qualité, même si la défense française leur posait toujours autant de problèmes. Intraitable, la France a multiplié les stops, parfois très spectaculaires à l’image d’un contre quasi simultané de Diaw et Batum.

La Pologne est revenue un instant à 3 pts grâce à 2 paniers primés pourtant contestés d’Adam Waczynski (44-41). Il n’y a pas eu d’affolement au sein de l’équipe de France, la défense est restée très bonne, l’écart est tout de suite remonté à 7 unités, mais ce diable de Waczynski avait pris feu, il en a remis un de loin, son 3e de suite en 2’ ! On le savait dangereux, ses 15 et 23pts à 2/5 et 4/5 derrière l’arc ont pesé lourd dans les victoires contre la Bosnie et la Russie. En l’occurrence, il n’y avait pas grand-chose à faire, il n’a pas marqué grâce à des largesses défensives.

En cette fin de 3e QT la Pologne est même revenue à -2 (48-46) suite à un bon move à l’intérieur. Poster un adversaire, Gélabale le fait aussi très bien, a fortiori pour un arrière-ailier. Très bon lors de cette rencontre, il a redonné 2 possessions d’avance aux siens avant la 3e faute – totalement bidon, c’était un ballon volé – de Gobert, sorti dans la foulée. Une claquette de Flo Piétrus a conclu le QT sur le score de 53-47.

La France a encaissé 21 points lors de ce QT, contre seulement 14 et 12 lors des 2 premiers. Pourtant elle a très bien défendu, multipliant les vols de ballon et les contres, obligeant souvent ses adversaires à prolonger les possessions et à prendre de mauvais tirs (ou alors à les prendre sans rythme). 12 de ces 21 points ont été inscrits en 3’ dans la dernière partie du QT, dont les 3 paniers primés consécutifs du tireur fou sans lesquels la Pologne aurait sombré. A la limite, on peut déceler un point négatif en plus de la maladresse extérieure, les Bleus ont concédé 4 rebonds offensifs contre seulement 2 sur l’ensemble de la première période, car pour le reste 22 points marqués, seulement 2 ballons perdus, c’était plutôt bien.

La première possession du dernier QT a donné le ton de la fin de match : un tir manqué en raison d’une très bonne défense de Lauvergne a donné lieu à un rebond offensif pris par Kulig au-dessus de Piétrus, dominé en puissance. Ça s’est terminé 10 secondes plus tard par un improbable tir à 3pts du même Kulig quasiment dans le corner, mais surtout avec la planche ! Le truc qui n’arrive jamais en somme. La Pologne avait trop de réussite, elle ne pouvait la conserver indéfiniment.

Toujours aussi excellent au poste, Gélabale a inscrit son 6e tir à 2 points en 6 tentatives. Tout le monde aurait aimé voir Fournier hausser son niveau comme l’ancien joueur des Seattle Supersonics. Il n’était malheureusement pas au mieux, ce qui a provoqué le retour de Batum sur le parquet. La chance des Bleus est que De Colo compensait largement. Son retour en Europe lui a fait un bien fou, il taille patron. Grâce à ses 2 paniers consécutifs, les Bleus sont repassés à +7, il aurait même dû obtenir des LF pour une faute assez évidente de Kulig non sifflée… Un oubli sans conséquence grâce à une super repli défensif de Batum, auteur d’une prestation très moyenne avant réussir un dernier passage digne de lui, que ce soit à la création et en défense.

Menée de 9 points (60-51) à 6’ de la fin, la Pologne a pris un temps mort pour tenter de relancer la machine. Gortat, qui restait sur un 0/2 aux LF et sur un marcher, a répondu en marquant un panier difficile. Il s’agissait de ses premiers points depuis la fin de la première période.

Tout ne se passait pas parfaitement, lors de ce QT les Bleus ont perdu quelques ballons, ils ont surtout laissé passer des rebonds, offrant ainsi des possessions supplémentaires à leurs adversaires, ceci en restant assez peu adroits. Néanmoins, je les trouvais toujours super sereins, sans doute rendus sûrs d’eux par leur défense d’une solidité redoutable. Si les Polonais ont pris des rebonds offensifs, c’est parce qu’ils rataient des tirs. Et pourquoi en rataient-ils ? Parce qu’on les obligeait à en prendre des compliqués ou précipités. Une énième bonne séquence défensive a permis de provoquer une faute antisportive sur Kahudi qui lançait Batum au dunk. Retour à +9 à 4’22 de la fin. Il suffisait d’assurer tranquillement la fin de match.

Le niveau de jeu est resté très bon, Vincent Collet a néanmoins remis Gobert et Parker dans le 5 pour en finir en s’évitant toute frayeur. Manquant toujours d’adresse, les Bleus n’ont jamais réussi à prendre une avance à 2 chiffres, la Pologne en a profité, elle s’est rapprochée à -6 avec possession pour revenir à -4, mais encore une fois, une grosse défense et une bonne séquence collective en attaque ont permis de remettre les pendules à l’heure. Quand TP a provoqué une faute offensive, les 8 points d’avance semblaient être synonymes de victoire entérinée.

C’est seulement à partir de ce moment que l’équipe de France a commencé à trop se relâcher. La gestion n’a pas été bonne. De Colo est allé s’enfermer dans le corner, il a fini par envoyer la gonfle un peu n’importe où, Gobert est sorti loin de la peinture pour éviter la perte du ballon mais se l’est fait piquer par Slaughter pour 2 points cadeau. Il n’y a pratiquement pas eu de repli défensif, TP a laissé dunker Waczynski plutôt que de risquer le and one. Pas d’affolement, le ballon a bien tourné pour faire s’écouler un maximum de secondes jusqu’à la pénétration du "Moniteur" dont la tentative de layup n’a rien donné hormis une contre-attaque et un 3 points de Slaughter totalement libre dans le corner en raison du retard de De Colo, tombé au sol en réclamant la faute sur l’action précédente. Je ne suis pas persuadé qu’il y avait bien faute et étant dans la pénalité, les Français pouvaient difficilement casser la contre-attaque, ils auraient envoyé un adversaire sur la ligne des LF. L’erreur est d’être allé s’empaler sur les grands en fin de possession en se condamnant à un tenter un tir très difficile.

Toujours est-il qu’avec 1’30 à jouer, la marge était réduite à seulement 3 unités (65-62). Lors du temps mort suivant, Collet a appelé un système, il s’agissait du spécial généralement très efficace avec l’appel de Batum en back-door pour le alley-oop. Tout était parfait, Batum a surpris le défenseur en profitant de l’écran de Diaw, il s’est envolé… mais TP a complètement déchiré sa passe. Outch ! Heureusement, Waczynski a été l’auteur d’une des pires remises en jeu de cet EuroBasket, une passe à rebond en dilettante dans le sens inverse du déplacement de Slaughter, bien pris par Batum. Le ballon est directement parti en touche, il l’a rendu à la France. Merci du cadeau !

Servi sous le cercle par Diaw, TP a encore repoussé le danger en redonnant de l’air aux siens (+5). La Pologne ne s’avouait pas vaincue, Gortat a marqué en pick and roll, tout restait donc possible. Agressif, TP a obtenu des LF, il n’a réussi que le premier (+4).

Les Bleus avaient besoin d’un dernier stop, ils ont bien cru l’avoir réussi, le ballon est en effet sorti du terrain dans la chute de Waczynski, les arbitres ont jugé que Batum l’avait touché en dernier. Peut-être. Difficile à dire. Ceci a permis au coach américain de cette équipe (Mike Taylor) d’appeler un temps mort à 30 secondes de la fin et 7 secondes de possession. Son système assez rudimentaire a fonctionné puisque Slaughter a réussi un tir à mi-distance pour préserver le suspense (68-66).

Avec seulement 26 secondes au chrono, les Polonais étaient quasiment obligés de faire faute, même s’ils allaient d’abord tenter l’interception. Ils ont attendu un peu trop longtemps pour envoyer TP sur la ligne des LF. Personnellement, j’aurais plus donné le ballon à De Colo, plus fiable dans cet exercice. Cette fois, TP n’a mis que le 2nd. Par conséquent, la Pologne avait l’occasion d’égaliser grâce à un tir primé.

La logique pour les Bleus était de faire faute afin de concéder 2 LF au lieu de risquer d’encaisser un 3 points. Cette fois il n’y avait pas de temps mort, c’est probablement la raison pour laquelle la consigne n’est pas passée correctement. Personne n’a fait faute. Slaughter a attaqué vers le cercle, il n’y avait plus de raison de faire faute immédiatement puisque le risque de tir à 3pts était écarté, on pouvait encore gratter quelques secondes. Les autres joueurs étaient tous serrés de prêt, sauf Gortat, complètement seul car Gobert est monté sur le meneur de jeu naturalisé pour une prise à 2 étouffante. Slaughter a néanmoins réussi à envoyer le ballon à son pivot, lequel a reculé derrière l’arc pour tirer à 3 points. Chargé par Diaw, il n’a heureusement touché que le cercle. Pour l’anecdote, sur les 10 joueurs utilisés par la Pologne, 9 ont tiré au moins une fois à 3pts, le 10e n’était pas l’homme idéal pour ce dernier tir. Gortat n’est pas Nowitzki…

Victoire !

Le manque d’adresse extérieure sans doute en grande partie imputable au manque de fraîcheur – 3 matchs en 3 jours, ça pèse – et les quelques erreurs en fin de match – je pense aux 4 ballons perdus lors du dernier QT pour seulement 9 lors de la rencontre, quelques mauvais choix – ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été réussi lors de cette rencontre. Jusqu’ici, aucune équipe ayant marqué 66pts ou moins n’a gagné de match lors de cet EuroBasket. Avec une défense à ce niveau, les Bleus peuvent être confiants, c’est presque une assurance tous risques. Gobert a été MONUMENTAL. Ses 8pts, 7 rebonds, 3 contres et 2 interceptions en 25’ ne reflètent que partiellement la qualité de sa prestation. Ces statistiques ne traduisent pas l’effet qu’a sa présence dans l’esprit de ses adversaires comme dans celui de ses partenaires. Il intimide terriblement les uns et met en confiance les autres en leur donnant du cœur à l’ouvrage et l’opportunité de prendre plus de risques. Il est en effet moins dangereux de tenter une interception quand un 2nd rideau géant protège l’accès au cercle. Gortat a certes réussi un double-double mais 10 points, 11 rebonds et 4 TO, pour un joueur aussi important n’a rien de fabuleux. France-Pologne__EuroBasket_2015__J3.jpg

Outre Gobert, la défense collective, le faible nombre de pertes de balle et bien sûr la victoire en elle-même, les autres grandes satisfactions de ce 3e succès sont le retour au premier plan de Gélabale avec ses 12 points (à 6/7), la régularité de De Colo (certes, il n’a tiré qu’à 5/13 pour 12 points, mais avec encore 8 rebonds et 4 fautes provoquées), et la capacité des cadres à répondre quand on a besoin d’eaux. Je pense particulièrement à Diaw et Batum – en demi-teinte pour ne pas dire invisibles voire médiocres – pendant une grande partie de la rencontre mais qui haussent leur niveau dans le dernier QT sans avoir besoin de marquer eux-mêmes les points pour être décisifs. Leurs qualités de distributeurs ne sont plus à démontrer, le capitaine est un véritable distributeur de caviars. Bien sûr, TP a fini meilleur marqueur avec 16 unités (6/13), à l’image de ses partenaires il n’est pas au taquet, la montée en puissance est progressive, on a vu en préparation ce dont il est capable quand sa mise à feu est nécessaire pour sauver l’équipe.

Le dernier point positif est la répartition du temps de jeu : mine de rien, si De Colo a joué 29’ et TP un peu moins de 28, faute de relais fiable à la mène, les autres cadres ont été épargnés (concernant Batum, c’est aussi à cause des fautes).

Il y a aussi quelques points négatifs :
-2/13 à 3pts ;
-Fournier a du mal à retrouver son efficacité offensive ;
-Westermann n’a pas confirmé après sa prestation face à la Bosnie ;
-l’équipe a trop souvent tendance à laisser ses adversaires recoller quand elle creuse un écart ;
-obtenir seulement 12 LF dont 8 lors des 5 dernières minutes montre un manque d’agressivité anormal quand on galère avec l’adresse extérieure ;
-le rebond défensif n’a pas été assez verrouillé (la Pologne en a pris 8 en 2nde période).

Ceci dit, être capable de gagne malgré un 2/13 à 3pts est un bon signe et si Fournier a raté son match, les 2 précédents peuvent être considérés comme réussis si on ne s’arrête pas simplement aux points marqués.

La France est officiellement qualifiée pour Lille, reste à bien se classer. Il reste 2 matchs de poule à jouer. Pour le moment, les équipes du groupe A vont avoir droit à une journée de repos bien méritée. Elle devrait faire beaucoup de bien.

Notes

[1] Sauf lors des saisons écourtées par un lock-out.

[2] De Colo.