Remettre Kevin Trapp dans les cages après sa prestation face à Bordeaux est une insulte faite à Sirigu et à tous les bons gardiens qui ont protégé la cage du PSG, mais on s’y attendait (son premier ballon, une passe en retrait assez dangereuses, a donné lieu à un dégagement à 40m sur un adversaire). En revanche, j’ai été surpris de voir Van der Wiel à droite plutôt que Marquinhos alors qu’Aurier purgeait son dernier match de suspension.

Le reste de l’équipe était facile à deviner : Trapp - Van der Wiel, Thiago Silva (C), David Luiz, Maxwell - Verratti, Thiago Motta, Matuidi - Di Maria, Ibrahimovic, Cavani. La place en tribune réservée au 19e homme est revenue à Stambouli.

On attendait évidemment un gros match du Suédois, décidé à jouer coûte que coûte, même sous infiltration, car pour lui, plus que le début de sa dernière saison en Ligue des Champions avant un probable départ en MLS, il s’agissait de ses retrouvailles avec son club formateur, le Malmö FF. Il en a rêvé, le tirage au sort l’a fait.

Si le PSG a été bon dans la récupération du ballon, c’est aussi parce qu’il l’a très souvent perdu assez bêtement. J’ai été effaré par le tonnage de déchet technique et l’amoncellement de mauvais choix, notamment au milieu. C’était très laid. Heureusement, Di Maria a ouvert le score rapidement (4e) en se présentant côté droit de la surface suite à un une-deux avec Verratti. Il est parti de loin et a marqué en faux-pied en visant la lucarne opposée. Les Scandinaves ont payé les approximations défensives dues à la mise en place d’une défense à 5 spécialement pour jouer contre le PSG. Une défense à 5 contre une équipe en 4-3-3, si on n’a pas l’habitude d’évoluer à 5 derrière, c’est à mi-chemin entre un suicide assisté et la quête du Prix Nobert de bêtise.

Quand il l’avait, les Parisiens ont passé leur temps à faire tourner le ballon derrière. De temps en temps, ils se lançaient dans une offensive, souvent en jouant long pour Ibra, presque systématiquement en position de HJ. Le Suédois expatrié a toutefois eu des occasions de marquer contre son club formateur, à savoir une tête à la réception d’un centre de Van der Wiel (15e), une frappe croisée écrasée en bout de course suite à un appel en profondeur (16e) et une reprise à angle fermée au 2nd poteau (20e). Di Maria était dans le coup les 3 fois, d’abord avant-dernier passeur puis passeur presque décisif. Ibra aurait pu mieux négocier ces occasions.

Le PSG ne jouait pas du tout côté gauche, toujours dans l’axe ou à droite. Les moments où l’intensité et les intentions offensives étaient plus présentes duraient rarement plus d’une minute. Rapidement, on retombait dans ce jeu redondant fait de passes sans intérêt très loin de la surface adverse suivies d’une ouverture en profondeur faute de meilleure solution. Et bien sûr, Zlatan se faisait sanctionner pour HJ même quand il était couvert. Ou alors ça se finissait par une accélération individuelle de Di Maria, lancé dans une partition à la Lucas en version gaucher et un peu moins inefficace. J’insiste sur "un peu", car il rate énormément de choses en raison d’une fâcheuse tendance à trop en faire. Même ses CPA sont d’une irrégularité confondante.

La meilleure action collective de la première demi-heure a été un dédoublement de Van der Wiel décalé par Di Maria, le centre au sol étant repris par Verratti, pour une fois monté dans la surface (30e). Il y avait vraiment des boulevards côté droit, les Parisiens se retrouvaient généralement en 2 contre 1, ce qui permettait de centrer sans aucune opposition.

A vrai dire, le PSG mettait le feu quand il le voulait, il pouvait se montrer dangereux quand il le décidait, il suffisait que tout le monde avance de 10 à 15 mètres en haussant le rythme et en mettant plus d’intensité. On en a par exemple eu la démonstration entre la 31e et la 33e, la défense de Malmö était en panique, il y avait le feu, même si au bout du compte elle s’en est sortie à bon compte car Matuidi a manqué sa reprise puis la frappe lointaine de Di Maria détournée par un défenseur a flirté avec le poteau. Malheureusement pour nous, pauvres (télé)spectateurs,les Parisiens n’ont jamais montré une volonté de le faire durablement.

Sur le coup de pied de but du gardien consécutif à la frappe de Di Maria (qui aurait dû donner corner), on a en revanche assisté à une belle démonstration de fébrilité de la défense parisienne. Par chance, après avoir éliminée un Van der Wiel à la ramasse défensivement d’un simple coup d’épaule, Nikola Djurdjic a trop croisé sa frappe. Cette fébrilité s’était déjà exprimée auparavant, notamment sur une action conclue par un but refusé pour une légère poussette sur Thiago Silva. La mésentente avec David Luiz était criante, on aurait difficilement pu crier au scandale si l’arbitre russe, M. Karasev, avait laissé jouer. Il y a eu d’autres situations compliquées dont une qui aurait dû être endiguée par une sortie de Trapp pour capter le ballon, il est resté dans sa surface de but, Thiago Silva et Van der Wiel ont dû parer au plus pressé.

Le score de 1-0 à la mi-temps n’était en rien illogique dans la mesure où Malmö a montré l’image d’une équipe très limitée, jamais dangereuse sans être aidée. Surtout, le PSG n’a pas fait le nécessaire pour réellement l’écraser. Avoir le ballon, c’est bien, en faire quelque chose, c’est mieux. Le jeu collectif parisien et l’envie de faire mal à Malmö étaient tout simplement insuffisants. Le boulevard côté droit de l’attaque a été en partie exploité, Van der Wiel a beaucoup centré, sans résultat. Les joueurs de Laurent Blanc ont pour la plupart alterné le bon et le mauvais. Di Maria est pratiquement le seul pour qui le bon a dépassé le mauvais, pas en volume, seulement en qualité (un but et 2 passes qui auraient dû être décisives). Zlatan et Cavani ont en revanche à peu près tout raté. Au milieu, on a arrêté de compter les ballons perdus, et derrière, c’est resté très moyen, on a très peu vu Maxwell en attaque.

L’entraîneur suédois a compris – assez tardivement – son erreur et a effectué un changement de joueur mais surtout de système à la mi-temps. Il a bien fait. On a en effet rapidement vu une équipe infiniment plus équilibrée, capable d’aller presser plus haut sans créer d’énormes trous dans sa défense. Les visiteurs ont même pu prendre le contrôle de la rencontre pendant d’assez longues séquences.

La seconde période du PSG a débuté par une occasion gâchée par Cavani en contre-attaque sur un service de Di Maria qui a remonté le ballon dans l’axe (46e). L’Uruguayen a complètement raté sa frappe à cause d’un rebond. Offensivement, les Parisiens étaient plus tranchants, ils ont alterné le jeu rapide vers l’avant et le jeu de possession habituel. Zlatan a gâché une autre opportunité en préférant tenter un crochet ou une passe au lieu d’une frappe (50e)… ceci dit, Cavani aurait aussi pu mieux faire en réussissant son contrôle. Mettre du rythme, c’est aussi s’exposer. Malmö n’a pas hésité à répondre en attaquant sans complexe, ce qui a posé de réels soucis à David Luiz et compagnie, prompts à faire n’importe quoi. Les prises de risques stupides pour sortir le ballon m’insupportent. Même Maxwell a joué aux c*ns en offrant un corner de manière particulièrement ridicule (54e). Remarquez, dans le genre ridicule, il y a aussi le public du Parc des Princes qui chambre les adversaires à coups de «olé !» en voyant ses joueurs multiplier les passes sans créer de danger… à seulement 1-0, ceci juste après avoir été privés de ballon pendant une bonne minute. C’est d’autant plus embarrassant quand le ballon finit par être perdu bêtement dans l’axe par le duo Verratti-Motta…

Si les travers habituels de la possession selon les préceptes de Laurent Blanc – ce que j’appelle «la possession pour la possession» – ont ressurgi, le vrai point positif du jeu du PSG lors de cette rencontre aura été la volonté de presser haut en cas de perte de balle en zone offensive. On l’a constaté en première période, puis de nouveau en seconde. Une récupération de Zlatan – et oui ! – a ainsi donné lieu à une bonne frappe enroulée de Di Maria (52e), cette façon d’agir a aussi généré un bon tir croisé de Maxwell (59e)… Le gardien a détourné les 2. Ce point positif est à peu près le seul, car on pouvait difficilement s’enthousiasmer devant ce spectacle d’une mollesse désespérante.

Malgré cette mollesse, le break a été fait. Il a suffi d’une accélération de Zlatan sur la gauche, d’un centre de Maxwell prolongé par Zlatan d’une aile de pigeon, et Cavani mettait le ballon au fond. Il a vu la gonfle lui arriver devant la cage, les défenseurs étaient loin de lui, il a eu un bon réflexe pour mettre la tête et continuer sa bonne série actuelle en enquillant un nouveau but (61e). L’Uruguayen aurait même pu en planter un autre quelques poignées de secondes plus tard, encore grâce à une récupération dans le camp suédois (64e). Johan Wiland a réussi une parade incroyable – avec le bout de la chaussure, on le voit mieux au dernier ralenti – pour éviter ce qui aurait pu ressembler à une bran-bran pas méritée. Au passage, on peut se demander pourquoi Verratti a fait une passe au lieu de frapper et signaler le jaune de Rasmus Bengtsson, sorti pour charcler Di Maria à l’origine de l’action.

Un des gros problèmes parisiens – pas nouveau – est la qualité très irrégulière des CPA de Di Maria. Le PSG a obtenu énormément de corners, il a fallu attendre le 10e pour que l’un d’eux se transforme en véritable occasion, même si auparavant d’autres ont été repris. La tête puissante de David Luiz a été repoussée par Wiland grâce à un réflexe impressionnant de la main droite, par ailleurs très ferme (68e).

Pastore a remplacé Ibra à un quart d’heure de la fin pour se placer côté gauche. Les 2 meilleures actions collectives du match ont eu lieu juste avant et juste après. La première s’est conclue par un centre de Matuidi repris par personne. Pourtant il s’agit d’une super action. Pourquoi ? Une très longue série de passes (une trentaine), la plupart rapides, souvent en une touche, parfois avec un peu de fantaisie technique, le tout en cherchant réellement à se rapprocher de la surface adverse jusqu’à créer le décalage. L’autre s’est achevée par une frappe de loin de Verratti, non cadrée, mais peu importe, l’important est la prise de conscience que dans certains cas, IL DOIT FRAPPER. La possession du ballon devrait toujours ressembler à ça, jamais simplement servir à en priver les adversaires. Malheureusement, le rythme est rapidement retombé.

Lors du dernier quart d’heure, il fallait encore se méfier des contre-attaques suédoises. Un centre-tir a manqué de lober Trapp (75e), qui a ensuite dû bloquer une frappe (79e). Les visiteurs ont tenté quelques trucs, rien de bien effrayant en principe. Avec cette arrière-garde peu sereine, on s’attendait néanmoins à tout. Le PSG était dans la gestion, presque dans le mépris des consignes élémentaires de sécurité. Avant son remplacement par Lavezzi (84e), Di Maria s’est mis en valeur une dernière fois avec une bonne frappe cadrée à 17 mètres en rentrant sur son pied gauche (80e). A vrai dire, il a ensuite fallu attendre la 91e minute pour voir une autre frappe, œuvre de Lavezzi, encore détournée par ce Wiland, qui aura été très bon. L’attaquant argentin avait déjà plus ou moins tenté sa chance auparavant mais le gardien l’avait obligé à s’excentrer à tel point que son tir n’en était plus un. A la 92e, il a cru être récompensé de sa bonne entrée en jeu en marquant grâce à une-deux avec Matuidi. Pas de bol, on lui a refusé son but pour un HJ de Cavani qui a gêné le gardien sans jouer le ballon. S’il y a HJ, c’est vraiment de très peu. Surtout, l’arbitre assistant pouvait difficilement le juger avec certitude car Cavani se trouvait entre l’assistant et le joueur qui le couvrait au moins en partie. Toute la question est de savoir si l’Uruguayen était entièrement couvert. Je pense que non. La décision me semble donc justifiée.

Di Maria a clairement été le meilleur Parisien du match malgré une production bien pourvue en déchet technique et en mauvais choix. A la différence de ses partenaires, il a beaucoup cherché à accélérer, à aller de l’avant, n’a pas hésité à frapper au but à de nombreuse reprises. Il était à l’origine ou à la conclusion de la plupart des actions en évoluant beaucoup côté droit tout en n’hésitant jamais à dézoner. Ibra sauve sa prestation grâce à son aile de pigeon décisive, le reste est à oublier, il a été beaucoup trop de fois signalé HJ. Cavani est un peu dans le même cas, il a marqué, a aussi beaucoup gâché par manque de justesse technique ou à cause de ce Wiland. J’ai trouvé l’entrée de Lavezzi très positive malgré le peu de temps de jeu qui lui a été offert. Pastore ayant quant à lui surtout profité de la situation pour se remettre en jambes en touchant beaucoup de ballons, en se déplaçant beaucoup. C’est rassurant après son absence causée par une blessure au mollet.

Au milieu, malgré quelques montées dont il a le secret, Matuidi n’a pas connu son rendement habituel. A côté de lui Thiago Motta et Verratti ont alterné le bon et le cataclysmique. Quand ils ont accepté de s’impliqué dans le jeu vers l’avant, ça a parfois donné de bonnes choses, seulement, il serait bon que le melon dégonfle dans cette équipe. Même Maxwell s’est laissé aller – 2 fois ! – à tenter des trucs improbables ou à rater des gestes faciles quand les Suédois pressaient très haut. On ne peut que s’insurger du nombre de ballons perdus bêtement dans le camp parisien et parfois même très près de la surface ! J’ai vraiment l’impression que les joueurs du PSG prennent leurs adversaires pour des jambons. Ne pas assurer les passes faciles, s’essayer à des petits numéros techniques, y aller à moitié dans les duels… Ça suffit ! Respectez le jeu ! Respectez vos adversaires ! Combien de BALC faudra-t-il encaisser pour en arriver à la prise de conscience indispensable de la nécessité de limiter les risques suicidaires dans la relance ? Est-ce trop leur demander que de se montrer appliqués et impliqués ? Il y a des endroits et des moments pour prendre des risques, d’autres pour dégager son camp. Il y a aussi des moments pour faire preuve de sérieux en restant concentré : du coup d’envoi au 3 ou 4e but d’avance. Ensuite, on peut éventuellement un peu se relâcher. Or au PSG, on se comporte à 1-0 comme on le ferait à 5-0.

Je suis en train de me demander si jouer à la baballe et vouloir humilier ses adversaires en les empêchant d’avoir le ballon plutôt qu’en leur mettant une valise ne serait pas en train de devenir une sorte de culture au club. Depuis plusieurs années on fait croire au public que le grand football, c’est ça. Voir l’équipe gérer au Parc en Ligue des Champions contre l’équipe la plus faible de la poule – sachant que la différence de buts peut décider de la première place du groupe – devrait engendrer des sifflets, ça génère des «olé ! olé !» comme s’il s’agissait d’un spectacle de rêve. Tant que les consommateurs qui peuplent les tribunes encourageront les joueurs à se contenter de passe à 10 au lieu de jouer au football, le PSG ne pourra pas devenir le grand club qu’il aspire à être.

Un vrai supporter présent au stade se doit être exigeant à hauteur des capacités de son équipe. Traduction : il doit exiger de son équipe qu’elle montre le meilleur d’elle-même… et la pousser à le faire en la soutenant, en applaudissant ce qu’elle fait bien, en la rappelant à l’ordre si elle entre sur la mauvaise voie. L’entraîneur devrait faire de même. Laurent Blanc est comme ce public. Parfois, j’en viens même à demander s’il n’est pas en réalité un spectateur rémunéré. Exemple : A 2-0 à la 65e, lors d’un simple match de poule, Verratti prend un jaune d’une bêtise rare en voulant empêcher un joueur de Malmö de jouer vite un CF dans son camp (il a tapé dans le ballon). Blanc aurait dû péter un câble. Perso, je l’aurais sorti de suite pour le pourrir publiquement. 6 minutes plus tard, pareil, David Luiz rate un contrôle sur une tête en retrait, il est pressé à 40 ou 45m de sa cage, fait faute assez grossièrement, carton jaune. C’est aussi idiot que peur surprenant car il jouait en dilettante en ratant des relances. Là encore, aucune réaction de l’entraîneur. Vous trouvez ça normal ? Une fois, OK, passons. Ils sont coutumiers du fait. Si personne ne les oblige à réagir, si ce genre d’erreurs qui confinent à la faute professionnelle ne sont JAMAIS sanctionnées par le patron présumé de l’équipe, on ne peut même pas en vouloir aux joueurs de recommencer encore et encore les mêmes boulettes. On l’a vu encore il y a quelques jours quand il a publiquement encouragé Trapp à se comporter comme un crétin. Tu mènes de seulement 1 but à quelques minutes de la fin, tu es gardien, le ballon t’arrive dans les pieds, un adversaire est au pressing sur toi, si tu as un peu de jugeote, tu dégages. Pas au PSG. Au PSG, on est au-dessus de ça ! Dégager, c’est un truc de petites équipes !

En fait, au PSG, on lutte contre le bon sens. Les joueurs, les supporters et les dirigeants sont éduqués pour perdre tout sens commun. Ça donne pêle-mêle des transferts improbables (Kurzawa pour quasiment 25 millions, je ne m’en remettrai jamais), des acclamations quand un joueur fait n’importe quoi (genre dribbles de Marco Verratti dans sa surface… combien de fois son nom a-t-il été scandé alors que Matuidi n’avait même pas le droit à une petite salve d’applaudissement malgré des performances 1450 fois plus impressionnantes ?), des injures envers des mecs pourtant au-dessus du lot (Javier P. par exemple… y’a des gens qui l’ont sifflé… et ils n’ont pas été pendus pour cette infamie !), des attitudes puériles et/ou inconsidérées sur le terrain (notamment cette manie de vouloir absolument "relancer" proprement, ce qui se résume généralement à se faire des passes dans la surface jusqu’au moment où on arrive à trouver un joueur au milieu de terrain… permettant ainsi de ses faire plein de passes au milieu puis de balancer devant… ou de revenir derrière), ou encore des remises en cause de tauliers de l’équipe. La mode ces dernières semaines était quand même de vouloir dégager Zlatan et Sirigu ! Si vous avez suivi les 3-4 saisons écoulées, vous comprenez à quel point cette campagne de dénigrement est saugrenue.

Vraiment, ça me gonfle. J’en ai marre de ces partisans du moindre effort, de ces mecs – qui plus est payés des millions par an – qui ne vous en donnent pas pour votre argent simplement par paresse. Ils s’économisent pour finalement ne jamais dépenser ce qu’ils n’ont pas donné. Quel est leur délire ? Est-ce que les joueurs croient qu’avant de quitter le PSG on va leur remettre un diplôme de gestion ? En championnat, ils ne sont pas à fond, on nous dit qu’ils se réservent pour la Ligue des Champions. Et quand vient la Ligue des Champions, on ne voit aucune différence. Seul Di Maria était au taquet. Normal, il a déjà remporté l’épreuve avec le Real, il en a été privé la saison passée à Manchester (qui ne la disputait pas) et… il n’a pas encore absorbé la "culture PSG". Hormis contre le Real, il est peu probable que nous voyons les joueurs donner le meilleur d’eux-mêmes avant la fin de l’année, sauf bien sûr quelques cas individuels (Matuidi, Aurier, Pastore, voire certains remplaçants occasionnellement).

J’ai abordé l’attaque, le milieu et les choix de l’entraîneur, je finis avec la défense, où David Luiz et Trapp ne me rassurent absolument pas. Même Thiago Silva a été moyen (c’est relatif, un Thiago Silva moyen équivaut à de l’excellence pour beaucoup d’autres défenseurs centraux). On a très peu vu Maxwell en attaque, il a commis plusieurs erreurs grossières très inhabituelles dans ses 20 derniers mètres, alors qu’on a énormément vu Van der Wiel devant, surtout en première période, le Batave a aussi réussi quelques bons retours défensifs (tout en se faisant manger sur une occasion suédoise et dans un duel défensif sur CPA)… mais à l’arrivée, les montées de ce dernier sont restées sans résultat alors qu’un des rares centres du Brésilien a fini en but du break, il a aussi été privé d’un but par une super parade du gardien. C’est toute la magie de Maxwell, quand il monte, c’est d’une efficacité redoutable.

La prochaine sortie en LdC est un déplacement à L’viv pour affronter Donetsk. Entre-temps, il y aura eu 4 matchs de championnat La dernière fois que le PSG s’est rendu à L’viv, il faisait environ -10°, c’était une équipe B, amusez-vous à relire mon compte-rendu du match, il est très sympathique même si les images ont disparu.