«On gagne à 11, on perd à 11.» Oui. OK. Seulement on peut gagner à 11 grâce à 1 seul joueur, par exemple s’il plante un triplé improbable alors que toute l’équipe était à la rue. Et on peut perdre à 11 à cause d’1 joueur qui gâche tout. Ou en l’occurrence d’un qui gâche énormément devant et d’un qui se troue complètement derrière, offrant aux locaux le but qui coûte très cher.

On dit qu’un grand gardien et un grand buteur, ça vous fait une saison. Seulement, Kevin Trapp n’est pas un grand gardien et Edinson Cavani est un attaquant beaucoup trop limité techniquement au très haut niveau. Personne ne le découvre aujourd’hui.

Trapp a été recruté parce qu’il devait permettre au PSG de mieux jouer et de «franchir un palier» en Ligue des Champions. On a vu. Sirigu a été immolé tel le bouc-émissaire de la bran-bran contre le Barça la saison passée. On lui reproche de n’avoir pu réussir un miracle que Dieu lui-même aurait peiné à réaliser ! Il n’avait pas de défense devant lui (souvenez-vous du show d’un David Luiz sur une jambe), il était face au trio Neymar-Messi-Suarez et n’a commis aucune boulette. D’ailleurs en 4 saisons au PSG, ses erreurs grossières se comptent sur les doigts d’une main (même amputée du pouce). Trapp en est déjà à 3 énormes dont une lors du match le plus important des 8 premiers mois de la saison. Rendez-vous compte de la chose : 7 buts encaissés en 17 matchs (il en a joué 16/17)… 3 sont indiscutablement pour lui et il n’a pas forcément été très clair sur les autres[1] ! Sans parler des matchs de préparation au cours desquels il a aussi encaissé des buts évitables en faisant des passes décisives aux adversaires… On croyait avoir tout vu contre Bordeaux, manifestement il s’agissait seulement d’un happening, d’un teaser pour la suite… Les épisodes sont de pire en pire, je n’ose imaginer les saisons suivantes, ça peut finir comme Lost, Heroes ou Under the dome ! Sa tendance à relâcher les ballons devant lui est toujours aussi prononcée, il donne régulièrement des corners bêtement (encore à la 9e minute), n’est absolument pas rassurant. On l’avait déjà senti fébrile depuis le début du match y compris avec des dégagements au pied ratés. Il est sorti de façon stupide sur le but, permettant à Nacho – t’as Cristiano Ronaldo en face, mais tu prends un but de Nacho… ça pique ! – de tirer dans un but déserté. A vrai dire, je ne sais même pas s’il a voulu tirer ou centrer, ce qui ne change rien, le ballon a fini au fond. Au plus fort de la domination de ton équipe, cette absence, ce manque de concentration, cette énorme erreur de jugement, seul le gardien du TéFéCé peut se la permettre. Parce que c’est dans le cahier des charges pour le job. Au PSG, le gardien a peu d’arrêts à effectuer, il doit absolument être concentré du coup d’envoi au coup de sifflet final. Trapp a toujours joué dans un club où il avait énormément de travail. Ce n’est pas le même métier. Le bombarder titulaire inamovible est une faute de Laurent Blanc. Mon avis n’a jamais changé à ce sujet. Malheureusement pour le club, les faits me donnent raison. D’accord, c’est un gentil garçon, bien élevé, qui parle très bien français. Seulement, si ça lui sert à pouvoir régulièrement dire devant les caméras «c’est de ma faute, j’ai commis des erreurs», il y a un gros souci.

En somme, il est comme Lucas, plein de qualités… sauf celles qu’on attend d’un joueur du PSG. Donc terriblement décevant. Erreur de casting ? Ça y ressemble fort.

Cavani aussi ? Pour les compétitions nationales, ça passe. Pour les compétitions continentales, ça passe… au-dessus… ou à côté. Ou alors il perd le ballon avant de tirer. Certes, la saison passée, il a pas mal marqué en Ligue des Champions (6 buts). Le problème concernant l’Uruguayen ne se situe pas dans ses stats. Du moins pas dans celles comptabilisées. En effet, personne ne comptabilise les ratés. Ses contrôles manqués et ses occasions non converties coûtent excessivement cher. En particulier dans les gros matchs à énorme enjeu. D’ailleurs l’an dernier, lors du quart de finale aller contre le Barça, son incapacité à conserver le ballon a autant plombé le PSG que la blessure de Thiago Silva ou encore le retour d’un David Luiz sur une jambe. La circonstance atténuante d’être positionné sur le côté dans un 4-3-3 foireux est valable dans une certaine mesure. Seulement, quand il est dans l’axe à côté d'Ibrahimovic avec un Pastore ou un Di Maria en 10, avec les latéraux qui envoient des centres parfaits, il n’a plus d’excuse. En l’occurrence, ne pas convertir la passe fantastique de Di Maria dans le temps additionnel de la première période (49e)… Quelle horreur ! Ce n’est pas un crime contre le football faute d’intention délictueuse, je vais donc plutôt parler de maladresse impardonnable. Pour plaider sa cause, certains mettent en avant sa course d’une surface à l’autre au cours de cette action. L’argument serait valable pour défendre le cas d’un défenseur ou d’un milieu de terrain peu habitué à se retrouver devant le but adverse, a fortiori en fin de match. Concernant un attaquant ou buteur dont la force supposée est de beaucoup courir, dont le profil est plus celle d’un contre-attaquant, on ne peut l’avancer, a fortiori à la fin d’une première période qui a réellement débuté au bout de 20 minutes.

Si seulement ces occasions ratées constituaient le plus gros point noir de sa prestation… Ses contrôles – pas seulement celui bien dégueulasse qui ne lui a pas permis de réussir son piqué sur cette occasion – sont hyper approximatifs, très souvent en arrière au lieu d’être dans le sens du jeu. Ce défaut coûte à l’équipe des situations de surnombre particulièrement importantes face à des adversaires très regroupés. Enfin, en attaque placée, son apport dans le jeu est bien souvent indigent.

Le gardien et le n°9 ont plombé leur équipe. Les autres ? Ils ont tous été au minimum bons, certains ayant approché l’excellence.
Serge Aurier a confirmé une fois de plus tout le bien que je pense de lui depuis longtemps. Ce joueur est monstrueux des 2 côtés du terrain. Pas seulement grâce à ses qualités physiques, dont sa puissance. Son état d’esprit et sa confiance en lui irradient tout le terrain. Il a même gommé les limites défensives vues à Toulouse dans un contexte très différent (rôle de latéral dans une défense à 5, coéquipiers beaucoup moins forts, un seul match par semaine). Les bases étaient là depuis longtemps, rien de très surprenant au final. Il a pris un carton jaune de la part du très mauvais M. Clattenburg, c’est plus que sévère, c’est tout simplement injuste et peu cohérent compte tenu des nombreuses fautes d’un garçon comme Casemiro qui a dû attendre la 88e pour recevoir le sien (il l’aurait mérité plusieurs fois). Avoir fini le match malgré l’énorme choc de têtes avec Isco dès la 10e minute.
Maxwell, totalement inoffensif au match aller, est réapparu comme à ses plus beaux jours. Ceux qui imaginaient Kurzawa prendre sa place ont été calmés.
Thiago Silva a été royal, plus royal que le Real, mais on n’en attendait pas moins de lui.
David Luiz était un réel sujet d’inquiétudes, car il n’avait plus joué depuis la trêve internationale. Déjà touché au genou depuis un bout de temps, il a aggravé le problème, ce qui lui a fait manquer le 2nd match de la sélection brésilienne puis 3 matchs de championnat et l’aller face au Real. De retour dans l’équipe en raison de l’absence de Marquinhos, il a sorti une prestation plus que correcte malgré une frayeur évitable (15e) et surtout une énorme c*nnerie à la 67e (une grosse obstruction suite à un ballon perdu bêtement en se faisant contrer, le carton jaune mérité va lui faire manquer le déplacement à Malmö, mais mieux valait faire faute plutôt que de laisser Isco partir au but).

Thiago Motta a globalement réussi son match. Néanmoins, après une première période très réussie, il a commencé à commettre pas mal d’erreurs évitables, en particulier celle d’accepter de subir le pressing dans son camp jusqu’à perdre des ballons ou mettre ses coéquipiers en difficultés. Il a aussi eu tendance à reculer au lieu de jouer dans chez les Madrilènes et de mettre du rythme. Le PSG est donc retombé dans un tempo assez lent, il était beaucoup plus difficile de créer des décalages et par conséquent des occasions.
Blaise Matuidi a encore été au four et au moulin, il presse, il récupère, il propose, il accélère, on le retrouve tantôt attaquant, tantôt latéral en train de couvrir la montée de Maxwell, voire d’Aurier ou autre. Certains le disent moins saignant qu’en début de saison. Peut-être. Il reste néanmoins indispensable. D’ailleurs sa sortie à la 75e a affaibli l’équipe, le côté gauche a énormément perdu en efficacité et en activité. On peut surtout regretter sa reprise – du droit – ratée à la suite d’un centre en retrait d’Aurier (21e).
Marco Verratti n’était pas particulièrement mauvais ou bon avant de se tordre la cheville tout seul en taclant (13e), il était dans le ton de ses partenaires, donc bourré d’envie. Néanmoins, sa blessure a eu un effet positif.
Adrien Rabiot est entré en jeu à la 17e minute, il n’aurait pas foulé le terrain si Verratti ne s’était pas foulé la cheville et si Pastore avait été apte. Il a été excellent dans ce milieu à 4 gauchers. Je ne m’y attendais absolument pas. On a retrouvé le Rabiot offensif, entreprenant (il aurait mérité d’égaliser juste après l’ouverture du score grâce à son enchaînement contrôle-volée, le ballon a frappé le poteau), qui joue juste et simple comme il sait le faire. Je craignais de voir le Rabiot qui a le melon, se regarde jouer, tente de copier Verratti et Motta – en s’inspirant surtout de leurs défauts – en mettant un rythme de limace… Point de nonchalance, sans doute avait-il beaucoup à prouver. Désormais, il va devoir montrer que cette prestation effectuée quasiment sans échauffement était plus qu’un épiphénomène.

Angel Di Maria a raté beaucoup de choses, en particulier des frappes et certains CPA. Il aurait dû marquer. Néanmoins, il a aussi réussi beaucoup de choses. Et s’il a manqué, c’est aussi parce qu’il a beaucoup tenté. Généralement, l’initiative d’accélérer le jeu et/ou de lancer l’attaque en effectuant la passe vers l’avant entre les lignes venait de lui. Dans un rôle de milieu offensif assez libre et souvent axial, il a brillé par ses passes, certaines auraient pu être l’œuvre de Javier Pastore ! A d’autres moments, il a fait des très mauvais choix. Lui en vouloir serait totalement contraire à mes principes. D’autant qu’à quelques centimètres près, il devenait le héros de la soirée. Son CF sur la barre à la 89e – après un corner direct qui a touché le poteau – aurait tout changé.
Zlatan Ibrahimovic a été excellent. Et oui. N’en déplaise à ceux qui le critiquent pour sa prétendue faiblesse contre les grandes équipes. Comme Di Maria, il aurait mérité de marquer. Seule la réussite a manqué au Suédois, car à plusieurs reprises ses frappes ont frôlé le poteau. Il a beaucoup gêné la défense madrilène, tant par ses décrochages que par son jeu en pivot et sa présence devant en tant que véritable n°9. Le Suédois a vraiment répondu présent, il a bossé pour l’équipe, se battant aussi pour récupérer des ballons. Est-ce dû au retour de ses pleines capacités physiques ? Cristiano Ronaldo ressemblait infiniment plus au gars cramé que lui…

  • Récit et condensé de la rencontre en vidéo.

Pour prendre la tête du groupe et une grosse option sur la première place (qui offre le 8e de final retour à domicile et permet surtout d’éviter les cadors au tirage lors de ce tour), le PSG avait simplement besoin d’un meilleur résultat qu’à l’aller. Un match nul avec des buts lui suffisait. Mais pouvait-il l’obtenir ? On pouvait difficilement y croire, surtout en l’absence de Pastore, toujours victime de sa satanée conjonctivite. Pourtant, la supériorité parisienne a été assez constante au cours de cette rencontre au cours de laquelle les rebondissements ont pullulé. Lors des 10 premières minutes, le PSG avait le dessus. Di Maria aurait même dû obtenir un péno dès la 5e minute pour une faute de Casemiro (il est derrière Di Maria, peut-être touche-t-il le ballon avec un bout de la semelle du talon, mais il prend surtout la jambe de l’Argentin tout en le bousculant dans le dos). Essayer de poursuivre l’action au lieu de tomber était sans doute une mauvaise idée. Ceci dit, avec cet arbitre bidon qui a privé Monaco d’un péno plus qu’évident – et de la qualification – au tour préliminaire de la LdC, arbitre assisté d’officiels aussi peu compétents que lui (entre autres 3 HJ inexistants signalés contre le PSG en 2nde période), ses chances d’obtenir le péno étaient faibles, même si Cavani avait déjà été secoué dans la surface juste avant (3e). L’Uruguayen s’est emmêlé les crayons.

L’état d’esprit était bon, l’intensité digne de l’affiche, les initiatives, le mouvement, le rythme, tout était là. Y compris quand le Real poussait. Tous les Parisiens se montraient concernés et solidaires, ils n’hésitaient pas à revenir défendre, y compris Di Maria. Rien à voir avec le match aller qui était d’une mollesse rare et joué par des sénateurs. Premier épisode médical à la 10e minute, le choc de têtes qui a un peu sonné Aurier tout en envoyant Isco se faire recoudre (?) pour une plaie à la tête qui a saigné abondamment sur le coup puis l’a obligé à plusieurs fois aller se faire soigner de nouveau (avec changements de maillot). Episode suivant, l’entorse de Verratti en taclant Cristiano Ronaldo. Il a fallu le remplacer 4 minutes plus tard. Rabiot a fait son entrée en jeu (17e).

Ces épisodes médicaux ont eu pour effet de complètement casser le rythme. On a eu droit à 10 minutes d’attente, plus personne ne prenait de risque, tout le monde semblait attendre de récupérer un 11e élément opérationnel.

A partir de la 21e minute, la machine s’est emballée. Le PSG a repris le dessus, seulement cette fois il a commencé à mettre le feu pour de bon, se créant des occasions très franches par Matuidi (21e), Ibra (22e, 29e sur CF), et des situations assez dangereuses (24e x2, 31e). On a alors assisté au 3e épisode médical, la blessure musculaire de Marcelo, qui a dû céder sa place à Nacho (33e). Le Real était déjà fortement diminué, ayant seulement récupéré Modric par rapport à l’aller (où il avait seulement pu entrer en jeu).

Le PSG me faisait vraiment plaisir, les joueurs en prenaient aussi beaucoup, ils se lâchaient, prenaient des risques, mettaient de la vitesse, poussaient les actions… En résumé, ils jouaient au foot. C’est alors que tout a basculé. Les locaux prenaient l’eau, hormis un CF lointain cadré par CR7 (au-dessus du mur, un peu détourné, mal arrêté par Trapp) à la 26e, il n’y avait RIEN à mettre à leur crédit depuis 1000 ans… quand Nacho a profité de la sortie affligeante de Trapp (35e). Ouverture du score pour le Real. Le coup sur la tête… Pourtant le PSG a immédiatement répondu à ce BALC en enchaînant les occasions franches, à commencer par un magnifique enchaînement contrôle de la poitrine-volée de Rabiot… sur le poteau (37e). Rabiot a encore tenté sa chance (39e). Ça poussait fort. Je ne sais pas comment Ibra et Cavani ont pu ne pas couper le super centre de Maxwell (40e). Aurier enchaînait les centres, un corner a causé une gigantesque frayeur aux supporters madrilènes (Cavani s’est raté en se jetant, il était HJ, 44e),

Lors des 4’ de temps additionnel le PSG a poussé, puis il a pris un coup de pression, Trapp a détourné un tir à angle fermé (48e), le corner a donné lieu à l’occasion folle de Cavani en contre (49e). Je ne saurais dire ce qui les le plus remarquable, la passe de Di Maria ou le raté de Cavani.

J’ai adoré la première période, ou du moins la prestation du PSG, magnifique… à l’exception bien sûr des 2 gâcheurs. Se faire trahir par son gardien et par un attaquant recruté à ce prix… Sincèrement, ça pique. Fort. Le score aurait dû être 0-2, pas 1-0. Ce Real a affiché des faiblesses dans tous les domaines.

La seconde période a assez moyennement débuté, le Real a pu jouer plus haut, notamment en raison des prises de risques inconsidérés de Motta, Trapp et compagnie. Di Maria aurait toutefois pu égaliser sur un ballon en profondeur, il a tiré sur Navas (48e). Les 2 équipes ont alterné les phases de possession et de défense, elles se montraient plus ou moins dangereuses. Côté parisien, les initiatives du seul Argentin présent restaient très intéressantes, il se plaisait dans son rôle de n°10 très libre. Cependant, le Real est demeuré plus dangereux. Défendant pour une fois à l’arrache, le PSG aurait pu encaisser un second but sur une frappe de loin détournée par David Luiz puis claquée en corner (56e). La réaction parisienne s’est matérialisée par un enchaînement d’actions… jamais réellement abouties. Il manquait toujours un truc. Souvent de la précision.

Lucas Vazquez a alors suppléé un Jesé invisible. Lors des minutes suivantes le statisticien a ajouté 2 tirs cadrés au Real… 2 têtes absolument pas dangereuses sur des CF. Mais mine de rien, ça restait mieux que le PSG, qui manquait de jus pour accélérer ou de lucidité pour conclure. Les locaux, parfois aidés par les arbitres anglais, n’étaient plus réellement mis en danger. Trapp a encore dû repousser un tir, celui-ci d’Isco au bout d’une nouvelle contre-attaque (73e).

Il fallait tenter le tout pour le tout. Laurent Blanc a alors décidé… de passer en 4-4-2 en remplaçant Matuidi par Lucas (75e). Lucas est entré à gauche, Di Maria devait s’exiler à droite (en principe, car en réalité, il a continué à faire ce qu’il voulait en restant dans l’axe). Echec sur toute la ligne. Si tu passes en 4-4-2, autant mettre Lucas à droite et Di Maria à gauche afin que chacun puisse déborder et centrer avec son meilleur pied. Là, ça n’avait AUCUN sens, au lieu d’inciter les joueurs à écarter le jeu pour trouver les cibles dans les surface (Ibra et Cavani ont pour point fort le jeu de tête), ce choix de "faux pieds" revenait à pousser tout le monde à aller s’entasser dans l’axe. Un choix totalement contreproductif. En outre, si un joueur devait sortir, il s’agissait de Cavani, pas Matuidi. Et si un joueur devait entrer, Lavezzi méritait d’être celui-ci. Au final, Blanc a effectué 2 changements lors de cette rencontre… Il faut absolument égaliser contre le Real, on se prive d’un dernier changement, on garde les boulets sur le terrain. Hormis l’accélération à l’origine du CF tiré sur la barre par Di Maria et du jaune ENFIN reçu par Casemiro (88e), l’entrée de Lucas n’a servi à rien. Avant de tirer ce CF – pour droitier – à 21m que lui a laissé Ibra, Di Maria avait déjà trouvé le premier poteau sur corner direct (78e). Navas était complètement battu sur le CF, à 20cm près, le ballon finissait en lucarne, le PSG ramenait le nul de la qualification en première place. Quand ça ne veut pas…

Le Real aura beaucoup défendu, parfois à 11 dans ses 30 derniers mètres, il a concédé des CPA, des frappes, a subi… a parfois contre-attaqué, et s’est encore montré plus dangereux à l’image d’un nouveau tir à angle fermé repoussé par Trapp (Toni Kroos servi par Nacho, le PSG s’était un peu endormi derrière, 81e). Kovacic a alors suppléé Isco, meilleur Madrilène du soir avec la paire Varane-Sergio Ramos. Le public a sifflé en fin de match pour bien faire connaître son mécontentement. Voir son équipe autant défendre, accepter à ce point de subir, rendre le ballon si rapidement et si facilement en misant uniquement sur la contre-attaque, ça lui déplait. Logique. Le pompon étant de voir Navas faire tirer les sorties de but par Ramos pour gagner du temps. Clattenburg a d’ailleurs sorti un jaune (sans ajouter de temps additionnel, du coup au lieu de gagner 20 secondes, ce stratagème en a fait gagner 40 ou 50 au Real^^).

Pousser jusqu’au bout n’aura servi à rien. Le Real a réussi un hold-up à domicile… Pour la 1ère place, c’est mort, il faudrait que le Real fasse 1 défaite et 1 nul. Impossible contre le Chakhtior et Malmö. Même avec un Cristiano Ronaldo aussi nul. Il n’aime pas jouer 9, il n’aime pas son entraîneur, il veut faire chi*r son président, raison de sa comédie pitoyable à la fin du match (il s’est précipité vers Laurent Blanc pour lui parler à l’oreille afin d’être vu de tout le monde, en particulier des caméras). J’espère sincèrement qu’il retournera à Manchester United en fin de saison. J’ose espérer les dirigeants du PSG pas assez stupides pour recruter un joueur vieillissant ayant si peu de considération pour l’institution qui l’emploie et pour ses supporters, surtout à ce prix. Il faut investir sur des joueurs promis à un grand avenir (Neymar, Grizemann, Pogba, Brahimi), plus sur les stars du passé ! A moins de vouloir récupérer d’ici 2 ans un problème semblable à celui connu actuellement avec Ibra.

  • Remarques complémentaires.

Après la giga-sphère[2] de Trapp, on n’a pas eu de gros plan sur Sirigu, ce n’était pas un réalisateur de Canal+.

En Angleterre comme en France, plus un arbitre est nul, plus il a de chances d’être désigné pour les grosses affiches et d’être nommé arbitre international. M. Clattenburg est un arbitre désastreux, qui l’a encore été samedi lors de Chelsea-Liverpool, l’UEFA l’a envoyé à Madrid pour Real-PSG. Pépère le père Clattenburne !

  • En résumé.

Le PSG, bien organisé, a empêché le Real de jouer. Peut-être les Meringues ont-ils aidé en se montrant très timorés, peu inspiré, peu tranchants. Néanmoins leur principal point fort, la contre-attaque, a la plupart du temps été endigué. En outre, le pressing parisien a souvent très bien fonctionné. Seulement, en défendant très bas en en bloc avec leurs lignes inamovibles (4-4-2), les Madrilènes ont aussi réussi à enrayer la construction des actions de leurs adversaires. C’est la raison pour laquelle on a assisté à tant d’interminables séquences de passes. Des séquences la plupart du temps stériles. Il fallait pouvoir changer de rythme pour se créer des situations dangereuses, il fallait aussi être assez juste dans ses choix et ses gestes techniques. Dans l’ensemble, le PSG l’a beaucoup plus fait en première période, insuffisamment ensuite. En réalité, les Parisiens ont surtout dominé grâce à l’intensité supérieure qu’ils ont su imposer aux débats et grâce à la fébrilité des hommes de Rafael Benitez, auteurs d’erreurs grossières – voire grotesques – en pagaille. Sans l’énorme c*nnerie de Trapp, jamais ils n’auraient pu ouvrir le score. Leur première véritable occasion s’est produite à la 45e+3, auparavant, excepté un long CF repoussé maladroitement par Trapp, c’était R.A.S.

On l’a encore constaté, le PSG n’est jamais aussi bon que quand il impose une pression constante à ses adversaires en évoluant dans leur camp et en accélérant dès la récupération du ballon. Au lieu de multiplier les passes de conservation, il ne faut pas hésiter à utiliser la profondeur quitte à jouer long, provoquer sur les côtés, renverser le jeu, proposer des solutions entre les lignes (Di Maria l’a beaucoup fait, Ibra s’y est aussi régulièrement attelé). En seconde période, trop de transmissions avaient pour seul but de confier à un coéquipier la mission de faire quelque chose du ballon, surtout quand le jus a commencé à manquer. Même quand il s’agit réellement de phases de préparation, il faut éviter d’abuser de ces passes car elles laissent du répit aux adversaires, leur permettent de s’organiser, de s’installer dans un certain confort. A force, on s’enlise, un sentiment d’impuissance s’installe, on perd confiance tout en donnant confiance à l’équipe qui défend, on a tendance à reculer. Dès lors, si les adversaires récupèrent la gonfle, on s’expose à un danger immédiat car on subit le changement de rythme au lieu de le provoquer. C’est très risqué, surtout face à une équipe du Real bâtie pour la contre-attaque.

Bien que sauvé 3 fois par ses montants, Keylor Navas aura eu trop peu de travail. Beaucoup trop peu. Moins que Trapp. Certes, le Costaricien a eu de la réussite, bénéficiant surtout de la maladresse de Cavani, il semblait battu sur les tirs d’Ibra qui ont rasé le poteau. Néanmoins, au final, il a été trop peu mis à contribution, trop peu testé. Dominer, c’est bien, se créer des occasions, c’est mieux, cadrer, c’est nécessaire, convertir ses occasions, c’est indispensable. Le PSG a dominé, il s’est créé une multitude d’occasions, il a rarement cadré et n’a donc jamais réussi à les convertir. En seconde période, il a dominé, c’est tout. Tout le reste manquait.

Désormais, il faut se reconcentrer sur le championnat, finir le travail en Ligue des Champions, se qualifier pour les quarts de la CdL, et… profiter du mercato pour sérieusement améliorer l’effectif, ceci en préparant l’intersaison. Il faudra changer beaucoup de choses, à commencer par l’entraîneur. Pour remporter la Ligue des Champions avec cet effectif et Laurent Blanc, il faudrait une série de miracles. Une énorme série. Trop. Même pour Javier Pastore.

Notes

[1] 3 sont en très grande partie pour Kurzawa, à savoir à Reims, à Nantes et contre Sainté même si à la fin le csc est de Verratti, celui contre l’OM est surtout pour David Luiz mais je persiste à dire que Trapp aurait pu aller chercher le ballon car Barrada avait centré de très loin. Sachant que sur le but à Reims son placement était aussi douteux.

[2] Une boulette de cette taille… ne mérite plus le suffixe -ette, c’est une boule, donc une sphère, elle est gigantesque. D’où giga-sphère.