Un matin de décembre en Suède, on s’attend à se les geler. Pas en ce moment. En raison de températures positive, on s’attendait à une dégradation de la piste. Du coup les cadors ont tous choisi le premier groupe en espérant que les techniciens aient trouvé une super recette pour les skis. Avec un aussi bon matériel que lors des individuelles, les Français allaient pouvoir se faire plaisir.

La consultation de la liste de départ laissait présager un suspense très limité: Johannes Boe (1) s’est élancé le premier peu avant Martin Fourcade (6, dossard rouge), qui allait éclater tout le monde s’il rectifiait le tir… au tir.

Le "petit" Boe a débuté très fort. Martin très très fort. Déjà 10 secondes d’avance sur le jeune Norvégien au bout de 2,1km. Le vent semblait alors assez irrégulier, soufflant par bourrasques. Le pas de tir n’était donc pas facile. A l’attaque, J. Boe a loupé la 2e, il a donc inauguré l’anneau de pénalité. Les suivants sont aussi allés tourner.

Martin a choisi de cliquer pour réajuster sa visée, c’était très bien parti, il a manqué la dernière… cordon (la plaque serait probablement tombée avec les cibles utilisées ailleurs, le système en usage en Scandinavie ne sont pas les mêmes). Simon Fourcade (10) a loupé les 2 premières avant de modifier sa visée et de finir à 3/5. Emil Hegle Svendsen (14) a réussi un des premiers sans-faute du jour au couché (la dernière cordon-bas heureux)… mais est sorti seulement 7 secondes devant Martin, vraiment très rapide sur les skis.

Au debout, Johannes Boe a pris son temps, chose très inhabituelle dictée par un vent assez violent. Il a manqué la dernière. Son frère arrivait au couché, mais Tajei Boe (20) a lui aussi dû aller tourner, il aurait pu sortir en même temps que son frère. Martin Fourcade est revenu sur le stade quelques secondes plus tard, il a manqué la 3e mais compte tenu des conditions et de sa vitesse en ski, il lui était possible de gagner à 8. Il avait en effet 51 secondes d’avances sur Johannes Boe à nombre égal de fautes.

Comme – presque – tout le monde, Simon Desthieux (22) a commis une 1 faute au couché, il est ressorti dans le top 10 à 27" de Svendsen, donc à peine moins rapide en ski. Le sans-faute était vraiment chose très rare, on en espérait un pour Simon Fourcade au debout, seulement le vent rendait la chose trop périlleuse. Pire… une catastrophe ! Une seule balle a atteint sa cible. Pourtant il a pris son temps. 4 tours de plus, un 4/10, ça vous plombe un week-end.

Svendsen aurait pris la tête sans ce vent capricieux. Il a perdu énormément de temps en patientant… puis en a eu marre et a tiré la dernière pour pouvoir ressortir sans plus attendre. Résultats, une 2nde faute et beaucoup de retard accumulé, l’équivalent d’un 3e tour. C’est toujours mieux que Simon Schempp (31), auteur d’un 1/5 au couché sensiblement au même moment.

Au debout, Tarjei Boe a eu les mêmes soucis que les autres, le vent soufflait très fort, il y a perdu des plombes, si bien que le réalisateur a bifurqué vers l’arrivée de Martin, qui a mis 1’11 à Johannes Boe sur 10 bornes ! Une performance MONUMENTALE ! Autrement dit il a pris le suspense, l’a passé au mixeur et l’a éparpillé sur la piste. Malgré ses 2 fautes, sa 40e victoire en carrière était déjà en poche… avec encore plus de 100 concurrents sur la piste ou pas encore partis ! Rien de tel pour remettre l’église au milieu du village après une première course ratée (21e de l’individuelle). Svendsen est arrivé plus tard, se classant quelques dixièmes derrière son compatriote, donc 3e provisoire. Nathan Smith (17) a échoué une dizaine de secondes derrière eux. Dmytro Pidruchnyi (30) n’a pas fini très loin avec 2 fautes au debout. Le Canadien et l’Ukrainien s’en sont sortis avec un bon top 10.

Tarjei Boe a finalement dû tourner 5 fois (1+4), d’où une 29e place à 2’20. Ole Einar Bjørndalen (40), surprenant porteur du dossard jaune, avait déjà pris cher en ski. Même un 10 ne lui aurait pas permis de reproduire la surprise de l’individuelle, il a commencé par un 4/5.

C’est bien simple, les concurrents arrivant au tir debout dans un temps leur permettant d’imaginer pouvoir sortir en tête en cas de sans-faute se comptaient sur les doigts d’une main. Même à la sortie du tir couché il était hyper difficile de doubler l’actuel maître du biathlon. Quentin Fillon-Maillet (45) a dû cliquer avant et pendant son couché pour n’effectuer qu’une faute. Benedikt Doll (47) y a réussi un sans-faute, sortant en tête seulement 10 secondes devant Martin qui, rappelons-le, avait tourné. Ondrej Moravec (51) a aussi débuté par un 5/5, toutefois il était déjà en retard à la sortie du pas de tir. Absolument personne ne pouvait venir déranger le Catalan. Même à 10. Or tirer à 10 relevait plus du fantasme qu’autre chose. Doll a d’ailleurs loupé 3 fois debout, il n’était pas si mal en ski. Evgeniy Garanichev (49) pouvait faire le plein, il a pris un temps fou pour… sortir à 9, mais avec l’équivalent de 2 à 3 tours (du coup, seulement 27e de ce sprint à 2’16). Moravec a aussi pris cher (2/5 debout).

Finalement, Bjørndalen est encore un des rares à avoir réussi à se tirer de cette situation délicate. Il a doublé ses compatriotes pour se hisser en 2e position avec 55 secondes de retard (1 faute à chaque tir, comme Martin). Il en est à plus de 170 podiums individuels en carrière ! Il a même conforté son dossard jaune surprise ! Sorti 4e du debout[1], Quentin Fillon-Maillet (alias QFM) a fini très fort pour s’intercaler à la 3e place entre les Norvégiens à 1’04 de son coéquipier avec le même bilan au tir que les 2 premiers. Doll est ensuite venu échouer à 1’08, juste derrière QFM, bien parti pour décrocher le 2e podium de sa carrière 3 jours après une frustrante 4e place lors de l’individuelle. Malheureusement, un autre Allemand est venu faire monter la frustration.

Arnd Peiffer (66) est un des rares à être passé devant Martin après le couché, mais pour une seule seconde. Il a ensuite commis une faute au debout, ce qui lui a permis de repartir 2e du pas de tir à 32 secondes de Martin. A moins de s’effondrer dans le dernier tour, chose assez improbable, il allait reléguer QFM au 4e rang. Et pourtant, il l’a fait… Il a perdu beaucoup de temps sur la dernière boucle alors que le jeune Français en avait repris pas mal au vétéran norvégien. Seulement, il aurait fallu un kilomètre de plus. Peiffer a pris la 2e place à 51"6 de Martin. OEB et QFM ont donc chacun reculé d’un rang.

Et les autres français ? Simon Desthieux s’est classé 21e ex-aequo à 2’10, un résultat pas si dégueulasse avec 4 tours de péna (1+3)… Jean-Guillaume Béatrix (77) a connu une matinée encore plus galère avec 5 tours (2+3 en arrivant à un moment où le vent soufflait très fort) et le 31e rang à 2’23. Simon Fourcade n’a pris aucun point avec des 6 tours (2+4), néanmoins il s’est qualifié pour la poursuite et aura tout à y gagner, à commencer par de la confiance. Antonin Guigonnat (96) n’aura pas cette chance de se refaire, il a vécu un cauchemar : 3 tours couchés, 4 debout, 76e à 4’12.

Et pourtant, Guigonnat s’est classé juste devant… Schempp, en perdition avec 1 et 1. Attention, 1 et 1, ce sont les tirs réussis. (^^) J’ai rarement vu ça ! Dans les profondeurs du classement on trouve aussi des Windisch, Hofer, Bailey (hors des points), Birkeland, Landertinger, Lindström, Green, Soukup, Semenov (entre 50 et 60), Eberhard, Birnbacher, Burke, Fak et Moravec (entre 40 et 50). Anton Shipulin, dauphin de Martin Fourcade au général la saison passée, est seulement 32e à 2’32 avec 3 tours. Les Russes ont vraiment été mauvais, pourtant ils n’ont pas tous ramé sur le pas de tir.

Si Martin prendra le départ avec une marge affolante, a fortiori après un 8/10 en sprint, ce sera super serré derrière lui : il y a 1’ entre le 2e et le 12e (Peiffer, Bjørndalen, QFM, Doll, J. Boe, Svendsen, Pidruchnyi, Smith, Davies, Grossegger, L’Abée-Lund… pour info, Davies, c’est Macx Davies, un Canadien, dossard 99, le seul 10/10 du jour, 10e à 1’33). Ils sont même 7 en 25 secondes (l’équivalent d’un tour de pénalité). Sur un exercice plus long à 4 tirs, ça promet une belle bataille dimanche. Pas pour la victoire, elle est préemptée !

  • Sprint féminin.

L’équipe de France a fait un pari, celui de placer Marie Dorin (94) et Anaïs Bescond (95) dans le dernier groupe. Une amélioration des conditions météorologiques était en effet espérée pour plus tard. A vrai dire, elles pouvaient difficilement se dégrader dans la mesure où pour les premiers dossards il pleuvait, comme depuis la fin du sprint masculin. La nuit étant déjà tombée, géographie oblige, la température commençait à redescendre, la piste devait donc en principe de nouveau se durcir. Compte tenu de sa forme, le résultat de Marie allait de toute façon dépendre de la qualité de son tir. D’autant que le vent semblait a priori beaucoup moins dérangeant que pour les hommes. Elle pouvait donc raisonnablement viser le dossard jaune.

Très peu de concurrentes de premier plan ont pris le départ avec de petits dossards. La première à être entrée dans le top 20 est Miriam Gössner (17), qui a débuté par 2 cordons heureux au couché pour finir 18e avec 2 fois 1 tour. Elle précédait Franziska Hildebrand (19) et surtout Kaisa Makarainen (20), une des grandes favorites pour le classement général. Alors que Susan Dunklee (8) était en tête à la sortie du couché avec un des premiers 5/5 (mais a ensuite explosé au debout), la Finlandaise est venue améliorer le temps de référence. Il a tenu un long moment. Vainqueur ici l’an dernier, Tiril Eckhoff (23) a débuté par une faute puis s’est bien reprise. Forcément, elle était déjà assez loin, d’autant qu’il y avait déjà ses 10/10 (le vent était tombé), à l’image de celui de Coline Varcin (9). La jeune Française a même pu s’offrir le luxe de prendre nettement la tête à l’arrivée. L’optimisme concernant son résultat final s’est estompé assez rapidement (elle s’est classée 28e).

La profusion des revirements de situation est une caractéristique majeure du biathlon. Comme Dunklee, Mäkäräinen s’est ratée au debout, 2 fautes au lieu de 4, mais 2 fautes de trop tout de même. Tout était relancé. Du coup un 10/10 a permis à Hildebrand de ressortir du pas de tir juste devant Coline. L’Allemande a pris étonnamment cher par rapport aux meilleures du jour (17e à 1’06), elle a notamment été battue par la Finlandaise malgré ses 2 fautes. Cette course aura été… surprenante. Jana Gerekova (22, tir à 10) a fini juste derrière – vraiment juste derrière, 1"6 – Mäkäräinen, auteur d’un gros finish. Puis grâce à un plein au debout (donc 9/10), Eckhoff est venue s’installer sur le siège de leader. Elle l’a conservé jusqu’à l’arrivée de l’improbable Federica Sanfilippo (37), inconnue au bataillon.

Entre-temps, plusieurs filles étaient venues se placer pour la poursuite à quelques secondes de la Norvégienne, seulement dans la mesure où celle-ci avait tourné, il était évident que certaines des nombreuses favorites encore au départ ou sur la piste allaient chambouler le classement. Juliya Dzhyma (24) et Vanessa Hinz (26) ont ainsi échoué à 15 et 12" du leader provisoire. Si Dorothea Wierer (25) n’avait connu 2 échecs debout comme Mäkäräinen, dont elle avait quasiment égalé le temps à la sortie du couché grâce à du tir de haute volée, l’Italienne aurait pu se mêler à la lutte. Au lieu de confirmer sa victoire lors de l’individuelle, elle a échoué à une modeste 20e place à l’issue de l’épreuve.

Après ce petit groupe, il a fallu attendre l’arrivée de Veronika Vitkova (36) pour trouver des perfs assez ou très intéressantes. Avec 2 tirs à 4/5 (en tirant lentement), la Tchèque était battue de 20" par avec 1 tour de plus. On pouvait donc aller nettement plus vite. En effet, Vitkova a rétrogradé au 14e rang, juste sous la minute par rapport à la gagnante… mais on n’en est pas encore là. Je précise qu’Enora Latuillière a franchi la ligne quelques secondes plus tard, 2 tours au couché, 1 au debout, dans les profondeurs du classement…

C’est alors que s’est produit l’improbable. Alors que depuis un long moment on assistait à un énorme empilement à l’arrivée avec des écarts très réduits, Sanfilippo est sortie de l’anonymat en mettant d’un coup 25 secondes à Eckhoff ! Pour illustrer le caractère hyper serré des résultats, il suffit de mentionner l’arrivée de Franziska Preuß (40), classée 6 dixièmes devant la Norvégienne après plus de 20 minutes d’effort. Ce qu’a fait Sanfilippo est incroyable. Même à 10/10, je ne m’explique pas cette performance qui lui assurait déjà une place sur le podium sauf exploits – avec sans-faute au tir – des dernières têtes d’affiche. Marie Dorin en était a priori capable. Peut-être une autre, voire 2 autres, pas plus.

Il est vrai qu’à la sortie du debout, les surprises ne manquaient pas (Lisa Hauser et Elisabeth Högberg dans le top 4 en plus de Sanfilippo). Uniquement grâce à des tirs à 10. La dernière boucle de 2,5km devait en faire entrer pas mal dans le rang en rééquilibrant avec le niveau en ski de fond. Pour la plupart, ces filles ont perdu du temps, notamment Hauser et Högberg, sorties du top 10. Plus rapides sur la piste Olga Abramova (41) puis Karin Oberhofer (46) ont pu les devancer et entrer dans les 10 malgré une faute chacune. Sanfilippo a parfaitement tenu le coup dans le dernier tour, elle a décroché un podium.

R.A.S. ou presque jusqu’au dossard 69, Gabriela Soukalova. Manifestement, choisir de s’élancer à partir du 3e groupe était bonne, on a vu d’excellentes performances avec ces dossards plus élevés. Les premières indications à se sujets sont intervenues à la sortie du tir couché où le temps de Mäkäräinen a enfin été battu. Soukalova lui a mis 7", puis Weronika Nowakowska (74) a pris la tête en allant encore 2 secondes plus vite. Bien sûr, un sans-faute au couché n’était pas toujours synonyme de bonne performance, certaines ont craqué au debout (par exemple la Polonaise qui a tout gâché en y manquant ses 2 derniers tirs), d’autres n’étaient simplement pas au niveau sur la piste.

Marie est partie très tard, puis Anaïs juste après elle. Elle était au courant des temps, savait ce qui lui restait à faire, mais peut-être pas encore que Soukalova allait être très difficile à battre. La Tchèque a assuré pour faire de nouveau le plein et pulvériser le temps de référence après les tirs : -28"7 ! Fort ! Le podium était déjà acquis, car même en s’effondrant totalement, chose peu probable, elle allait rester en tête. Au pire, une fille allait pouvoir la battre, très certainement pas 3. Son intérêt était de finir du mieux possible pour s’assurer l’avance la plus importante possible au départ de la poursuite.

Après avoir suivi le tir couché de Marie, un excellent 5/5 qui lui a permis de sortir… avec le meilleur temps, et avoir vu Soukalova se dépouiller pour conserver assez péniblement 15" de marge sur Sanfilippo à l’arrivée (l’Italienne a donc beaucoup mieux terminé), j’avoue avoir été un peu surpris par le chrono d’Olena Pidhrushna (70). L’Ukrainienne, se trouvait juste après la Tchèque sur la liste de départ, elle a disparu des radars avec une faute au couché, mais est parvenue à se classer 3e à seulement 38 secondes, soit juste devant Preuß. Elle est passée du 44e rang au 9e grâce à la 2e boucle et au tir debout. Après y avoir fait un sans-faute pour ressortir à 48" de Soukalova, elle a envoyé du pâté lors des 2 derniers kilomètres. Assez pour s’inviter sur le podium provisoire.

Marie pouvait faire perdre 1 rang à toutes les concurrentes. Il lui fallait un 10/10. En blanchissant toutes les cibles, elle faisait banco : victoire, dossard rouge et dossard jaune. Ça s’est mal passé. Très mal. 2e tir manqué. 4e tir manqué. Environ 4 secondes perdues en plus pour se calmer avant de lâcher sa dernière balle et limiter la casse en vue de la poursuite. A cause de ce 3/5 très lent, elle est ressortie seulement 7e à 45". Un tir simplement correct à 4/5 lui aurait permis d’enchaîner un 2nd podium en 2 épreuves. Ceci dit, elle restait très proche de la 3e place, on l’imaginait alors pouvoir griller Pidhrushna.

Les prévisions ont été démenties. Marie a eu beaucoup de mal à reprendre du temps dans le dernier tour, peut-être en partie à cause de 2 tours de pénalité (faire plus de chemin, ça pompe de l’énergie). Elle naviguait très près du podium, ça allait probablement se jouer à presque rien. En l’occurrence, à 4"½… 6e à 42"9. La championne du monde a perdu du temps sur la fin. Peut-être avait-elle aussi moins de glisse, le matériel s’use plus ou moins vite, le fartage tient plus ou moins longtemps, l’évolution des conditions de piste – il neigeait en fin d’épreuve, ça a tendance à coller sous les skis – est susceptible de modifier ce paramètre. Toujours est-il que Marie est la première à 2 fautes, elle a 10 secondes d’avance sur Mäkäräinen qui a aussi fait 0 et 2. Ça nous promet une poursuite énorme, pleine de suspense et de rebondissements, car les écarts sont ridicules. Si la 3e est à 38" de la tête, la 14e est à 21" du podium.

Les autres Française n’ont pas été à la fête, même si Justine Braisaz s’en tire correctement (23e à 1’20 avec 1 faute au couché puis de nouveau au debout). Coline Varcin est descendue au 28e rang à 1’25 malgré son tir parfait. Anaïs Bescond a galéré, après un tour au couché elle a manqué les 3 dernières cibles debout… 86e à 3’25, sans doute en finissant sans forcer, sachant la qualification pour la poursuite[2] hors de portée. Enora Latuillère (75e à 2’44 avec 3 fautes) et Marine Bolliet (63e à 2’24, 0 et 2 tours) ont aussi manqué la qualification. Bolliet, c’est pour 3 grosses secondes. Dommage. Vraiment dommage. Elle aurait eu tout à gagner, rien à perdre.

Reprenons le classement
Soukalova l’emporte, ce n’est pas vraiment une surprise, elle prend du même coup le dossard jaune à Wierer.
Sanfilippo est une très inattendue 2e, elle avait très rarement accroché le top 30 avant ce sprint.
Pidhrushna est certainement une petite surprise dans la mesure où on n’avait pas l’habitude de la voir sur le podium avant cette semaines, elle vient de finir 2 fois de suite 3e sur 2 formats totalement différents, l’individuelle (épreuve longue avec tir très important) et le sprint (épreuve courte dans laquelle le ski est prépondérant). Elle a quand même réussi à monter sur la boîte en étant la première à avoir tourné. Son dernier tour a été excellent.
Preuß échoue à 1"4 du podium.
Eckhoff est 5e à pile 2" de la 3e place.
Marie est 6e à 4"5 de la boîte à cause de son debout foireux.
Olga Abramova, la 2e Ukrainienne, suit au 7e rang, devançant Karin Oberhofer, Vanessa Hinz (pas la plus attendue des Allemandes en l’absence de Dahlmeier) et Kaisa Mäkäräinen 10e. Mais Hauser, Gerekova, Dzhyma et Vitkova sont aussi dans la même minute que Soukalova.

Dernière information : Marie a réussi le meilleur temps de ski, Soukalova le 3e à 9 secondes. C’est extrêmement prometteur. En tenant cette forme, Marie va forcément nous en claquer une. Et si c’était demain ?



Les vidéos sont aussi sur Vimeo :
-sprint féminin partie 1, partie 2 et partie 3 ;
-sprint masculin partie 1, partie 2 et partie 3.

Notes

[1] 5e si on regarde le classement définitif à cet endroit.

[2] Top 60 du sprint.