• Poursuite masculine.

Martin n’a toujours pas gagné à Pokljuka. Vainqueur des 2 poursuites disputées cette saison, il pouvait espérer mettre fin à cette sorte de malédiction[1]. Les écarts au départ étant très réduits (Ole Einar Bjørndalen 2e à 15", Martin à 26" de Simon Schempp, et dans les skis du duo russe Evgeniy Garanichev et Alexey Slepov), un gros suspense nous était promis. D’autant que parmi les 13 premiers on trouvait 2 autres des 6 Français qualifiés, à savoir Quentin Fillon-Maillet (parti 7e à 32") et Simon Desthieux (13e à 46").

Cette course a été disputée dans de super conditions même si la neige commençait un peu à brasser en surface à cause de la chaleur.

Sans surprise, lors du premier tour le groupe de Quentin est revendu sur celui de Martin. Schempp a un peu augmente son avance, puis la situation s’est stabilisée. En garder sous le pied était la meilleure option à prendre pour rester dans le coup pendant 12,5km et les 4 séquences de tir. On s’est retrouvé avec un gros peloton en file indienne emmené par les Russes. Il suffisait d’une faute de Schempp pour transformer la course en mass-start.

Au couché, ça a très bien tiré, les Russes sont presque les seuls concurrents bien placés à avoir dû tourner. Schempp restait en tête, OEB est sorti à 9", Martin était 3e à 19" avec Anton Shipulin dans les skis, Benedikt Doll 5e à 23". Quentin (8e à 28") suivait de près Emil Hegle Svendsen, Simon Desthieux est entré dans le top 10 (à 48" de Schempp). Hormis Florent Claude qui a tourné, ça s’est bien passé pour tous les Bleus, Simon Fourcade (23e) et Jean-Guillaume Béatrix (25e) ont débuté une belle remontée.

Après ce tour de chauffe, la course était lancée. Martin a accéléré quitte à emmener Shipulin, et a repris Bjørndalen qui avait un peu de mal à suivre le rythme. Ils grappillaient quelques secondes par rapport au leader. Un quatuor formé de Doll, Tarjei Boe, Quentin et Svendsen les chassait. Garanichev se trouvait plus loin.

Schempp a mis du temps avant de lâcher la première balle au 2nd couché puis a bien enchaîné. Tout le monde réussissait le sans-faute… sauf Shipulin. Martin et Bjørndalen – après un duel de tireurs d’élite, c’était super rapide – sont ressortis à 10 secondes du leader. Les membres du quatuor ont repris la piste devant Shipulin avec un retard compris entre 20 et 23 secondes. Le grand perdant de ce passage au tir était désormais 8e à 29", Garanichev à 44". De nouveau sans-faute, Simon F. et Jean-Gui ont gagné de nouvelles places (15e et 17e), doublant Simon D. (19e avec 1 tour de péna).

Sur la piste, Martin n’a pas attendu pour rejoindre Schempp, il a alors décidé de suivre plutôt que de l’attaquer. OEB essayait de s’accrocher. Difficile. Le groupe de chasse était désormais composé de 5 hommes (Shipulin a recollé). Un duel épique s’annonçait au debout. Sans doute un duel pour la victoire en raison de la solidité des 2 hommes de tête. Martin s’est mis en position et a tiré en premier pour augmenter la pression pesant sur l’Allemand. Il a claqué un super 5… pourtant, ils sont ressortis en même temps. Derrière, hécatombe parmi les candidats au podium : Tarjei Boe a réussi le seul sans-faute pour se hisser au 3e rang à 21". Bjørndalen (3e tir), Svendsen (1er), Quentin (dernier), Shipulin (dernier) et Doll (2 loupés) ont perdu gros. Le vétéran scandinave a limité les dégâts (4e à 31"), un nouveau quatuor s’est formé avec Quentin, Shipulin, Svendsen et Garanichev (à 42"). Simon F. (12e) et Jean-Gui (15e) continuaient leur poursuite idéale avec un 15/15 que seuls les 3 premiers avaient affiché au sein du top 10. Simon D. avait plus de mal (20e malgré son tir à 14).

A l’avant, Martin a lancé la guerre des nerfs en faisant passer Schempp devant lui. Puis il a accéléré. Puis a de nouveau imposé à l’Allemand de prendre la tête afin de pouvoir s’installer plus vite que lui au tapis 2. Il a alors pris tous les risques. Trop de risques. Il a manqué la 4e cible, offrant la victoire à Schempp qui a pu assurer le coup avec un 5/5. Martin avait déjà lâché 2 balles avant le premier tir de l’Allemand, il lui a imposé une énorme pression à laquelle ce dernier n’a pas cédé. Voir Martin louper l’a bien sûr aidé. Le Français est ressorti 2e à 18". T. Boe aurait pu l’embêter, il a aussi mis une balle dehors, donc aucun souci.

Quentin menait son groupe sur la piste avant le debout. Il aurait pu le payer, ça s’est bien passé : sans-faute, comme Shipulin. Sorti 5e à 45" pas loin de T. Boe et juste derrière Shipulin, il pouvait encore jouer le podium. Du moins sur le papier. Dans les faits, suivre était trop difficile, il a dû se contenter de conserver sa 5e place. Un peu après, on a vu Simon Fourcade mettre du temps à lâcher sa dernière balle. Le jeu en valait la chandelle, son 20/20 lui a permis d’intégrer le top 10.

Sur la dernière boucle il y aura essentiellement eu baston pour la 3e place et pour certaines places d’honneur. Shipulin a lâché Tarjei Boe sur la fin pour monter sur la boîte. On a aussi vu Garanichev battre Svendsen au sprint pour la 6e place.

Je résume.
Simon Schempp a réalisé le doublé sprint-poursuite, il a été opportuniste et super efficace au tir avec un des rares 20. Il partait quand même avec 26" d’avance sur Martin Fourcade, vraiment peu en réussite en Slovénie. Anton Shipulin qui avait enchaîné victoire, 2e place et victoire à Pokljuka l’an dernier est moins en forme cette année (6e, 3e et… on verra dimanche). Même s’il est de retour sur le devant de la scène depuis quelques mois après une traversée du désert Tarjei Boe échoue encore à une place d’honneur, il n’a qu’un podium cette saison, une 3e place. C’est aussi le cas de Quentin Fillon-Maillet, très régulier, encore 5e. 6e, Evgeniy Garanichev a échangé sa position avec Shipulin par rapport au sprint. Emil Hegle Svendsen a gagné quelques places (de 11e à 7e), Ole Einar Bjørndalen est un des perdants du jour (de 2e à 8e), tout comme Benedikt Doll (de 8e à 13e avec 4 tours, pire perf au tir parmi les 22 premiers, mais dans le top 5 en ski).

A partir de la 9e place, on trouve les remontées du jour. Tim Burke (de 14e à 9e), Simon Fourcade 10e à 20/20 (parti 33e), Andreas Birnbacher (de 26 à 11), Erik Lesser (de 21 à 12), Fredrik Lindström (de 20 à 14, lui aussi sans-faute) et Jean-Guillaume Béatrix (de 32 à 15). S’il y a eu seulement 3 sans-faute, dans le top 20 on trouve essentiellement des 18 et des 19. Remonter jusqu’au top 5 en partant de très loin était donc impossible. On pouvait en revanche se chi*r dessus, Slepov l’a fait (parti 4e, tombé au 25e rang en tournant 6 fois).

Dans les rangs français, Simon Desthieux est la seule déception 24e (0101), on attendait peu de Florent Claude 50e (2020).

Avec ces résultats, Schempp est désormais 3e au général à 1pt de Bjorndalen, mais avec 60pts de retard sur Martin. Quentin est 4e, Simon D. 10e, Simon F. est remonté dans le top 25 et a donc acquis son dossard pour la mass-start, en revanche Jean-Gui est 26e, dont out. A priori il lui faudrait un forfait pour avoir sa chance dimanche. Louper la mass-start pour si peu serait très frustrant.

  • Poursuite féminine.

S’élancer en premier lors d’une poursuite, c’est un peu comme refermer le portillon de départ d’un slalom en ski alpin. Quand on n’a pas l’habitude, ça ajoute de la pression, il faut savoir le gérer. Certains y parviennent très bien. Marie Dorin-Habert avait déjà connu cette situation une fois, c’était lors des championnats du monde il y a quelques mois, elle avait réussi le doublé. Seulement, son avance était alors beaucoup plus confortable. Compte tenu des écarts, cette poursuite de Pokljuka était presque une première mass-start, un avant-goût de celle de dimanche. Kaisa Mäkäräinen partant 10e à 45", le suspense ne manquait pas, les candidates crédibles au podium étaient nombreuses. Néanmoins, alors que chez les hommes l’équipe de France possédait plusieurs cartouches, chez les femmes, malgré 5 qualifiées, elle en possédait une seule. Les autres partaient de trop loin (Anaïs Bescond 27e, Anaïs Chevalier 35e, Célia Aymonier 41e, Justine Braisaz 49e).

L’enjeu pour Marie était double : confirmer en restant sur le podium et décrocher le premier dossard jaune de sa carrière – même si officiellement elle ne voulait même pas entendre parler du général et menaçait de ne pas répondre ceux qui oseraient encore lui poser des questions à ce sujet – en le piquant à Gabriela Soukalova.

En réalité, Marie partait en tête avec Laura Dahlmeier, battue d’une seule seconde lors du sprint. La Française a décidé de mener sans se donner à fond, ce qui a permis au duo Franziska Hildebrand-Veronika Vitkova de se rapprocher rapidement. La menace finlandaise planait déjà car Mäkäräinen est redoutable dans cet exercice, elle en profitait aussi pour réduire son retard. Quand Dahlmeier a consenti à relayer Marie, l’écart s’est de nouveau creusé.

Au premier couché, Marie a tiré au tapis1. Du très propre. La situation n’a pas évolué, le duo est resté un duo. Les suivantes ont bien tiré, les fautes ont été rares. 11 des 13 premières ont tout mis dedans. Les 2 fautives sont Susan Dunklee (1 tour) et Krystyna Guzik qui a explosé (3 fautes, 8 en tout lors de cette poursuite, elle a mis la flèche avant l’arrivée). Une autre fille s’est ratée, Miriam Gössner, mais son cas est si fabuleux que je le garde pour la fin…

Hildebrand était à seulement 12", Vitkova à 15, Soukalova à 25, Mäkäräinen et Hammerschmidt à 38 (temps perdu au tir). Mieux valait ne pas trop se regarder, pourtant Marie et Dahlmeier en gardaient sous le pied, elles ont attendu la seconde partie de la boucle pour accélérer. Dans l’affaire, la grande gagnante était Mäkäräinen, celle-ci continuant à se rapprocher assez rapidement.

Dans cette configuration, le moindre tir manqué coûte très cher. Hildebrand a dégagé en loupant le 1er et le 4e lors du second passage au couché. En revanche, devant, toujours pas d’évolution, Marie a réussi un nouveau très bon sans-faute au tapis 1, Dahlmeier n’a pas tremblé. Vitkova et Soukalova également, elles sont ressorties presque ensemble. Mäkäräinen aussi a assuré, elle figurait au 5e rang. C’était assez fou, les balles touchaient quasiment toutes leur cible. La vitesse sur les skis devenait prépondérante. D’où le retour de Charvatova en 6e position. On comptait alors 3 Tchèques dans le top 6 : Vitkova 3e à 22", Soukalova 4e à 25", Charvatova 6e à 42". On trouvait Mäkäräinen intercalée à 35" du duo de tête. Pas mal de concurrentes restaient en embuscade, à savoir Hammerschmidt, Dunklee, Wierer, Hinz, Fenne, et Preuß. Descendue jusqu’à la 14e place, Hildebrand était à seulement 1’02. Ça restait donc très serré.

Le mano a mano franco-allemand s’est poursuivi, un trio de chasse s’est formé quand Mäkäräinen a rejoint le duo tchèque. Soukalova a alors tenté d’en remettre une couche pour s’échapper, Vitkova peinait à suivre. Le debout allait probablement les départager car il semblait y avoir un peu plus de vent. Mais le tir n’a eu aucune conséquence sur le duel principal, celui opposant Dahlmeier à Marie. Elles ont chacune assuré un 5/5 sans prise de risque, Marie avait 3 secondes d’avance à la sortie, donc rien du tout. Le suspense s’est en revanche envolé concernant leur présence sur le podium final. En effet, à l’exception de Mäkäräinen, toutes les filles encore un tant soit peu dangereuses ont dû tourner. Wierer et Charvatova 2 fois. La Finlandaise comptait 31 secondes de retard à la sortie du pas de tir, la 4e (Soukalova) était déjà à 49".

De nouveau en duel sur la piste, Marie et Dahlmeier ne s’entendaient clairement pas malgré la chasse menée par Mäkäräinen qui risquait de revenir à l’équivalent d’1 tour de pénalité avant le dernier debout (alors que leur marge par rapport à la 4e correspondait environ à 2 tours). Soudain, un rebondissement aussi malheureux qu’inattendu s’est produit.

Marie est tombée dans un virage en descente, elle a pu repartir mais a perdu 7 secondes et a surtout été coupée dans son élan. Peut-être même a-t-elle craint pour sa carabine. On l’a vu ralentir quelques instants pour boire, sans doute était-ce aussi un moyen de se calmer. Psychologiquement, ça doit être très difficile à gérer. Qui plus est, Makarainen a dû s’en rendre compte, elle a repris du temps. Par bonheur, les suivantes ne représentaient pas plus de danger.

On ne savait plus à quoi s’attendre. Dahlmeier pouvait-elle se louper au tir et relancer la course à ses dépens ? Marie ne risquait-elle pas de tout perdre ? Mäkäräinen avait-elle une chance de revenir dans le jeu pour autre chose qu’une 3e place ? Allait-elle gâcher sa remontée ? Les fanions bougeaient, néanmoins l’Allemande a pu profiter de son avantage pour faire le plein en prenant son temps. Marie a très bien tiré, mais sortie 2e à 5", elle n’a jamais pu recoller après avoir semblé proche de la jonction au bout de quelques centaines de mètres. Sans doute est-ce dû à la fois à l’accumulation de fatigue physique depuis plusieurs semaines (Dahlmeier n’était pas à Östersund, d’où plus de fraîcheur), au contrecoup de sa chute (fatigue nerveuse), et… au matériel, car les skis français glissaient moins bien que les skis allemands. On l’a beaucoup vu dans les descentes pendant toute la journée (y compris chez les hommes), c’est d’ailleurs à l’origine de la chute de Marie.

L’enjeu devenait le classement général. Mäkäräinen a loupé la première puis a préféré prendre quelques secondes supplémentaires pour faire tomber la dernière cible plutôt que de se condamner à un autre tour de pénalité. Dans l’idéal, pour que Marie prenne le dossard jaune, il fallait que Soukalova se loupe afin de maximiser l’écart de points entre elles deux. La Tchèque a réussi un sans-faute grâce auquel elle a pu ressortir avec la Finlandaise. Arf. Preuß et Hinz ont aussi fait 5/5, ce qui leur a permis de doubler Vitkova, Fenne, ou encore de larguer Hammerschmidt (2 tours).

Le duel pour la 3e place a tourné court, Mäkäräinen s’est envolée, elle a donc décroché son 2nd podium de la saison (les 2 en poursuite en partant 10e)… tout en permettant à Marie de se parer du dossard jaune pour 4 points.

Je résume.
Les sans-faute n’ont pas été rares, 6 au total. Les 2 premières partantes en ont réussi un, elles sont donc restées en tête et ont surtout été départagées par une chute. Dahlmeier, première fille à 2 victoires cette saison (les 2 fois en poursuite avec du super tir), a bénéficié d’une meilleure glisse. Marie Dorin-Habert peut néanmoins se féliciter de sa 2e place, ceci pour plusieurs raisons : non seulement il s’agit de son 3e podium de la saison, mais aussi de son premier 20/20 depuis des années, peut-être même bien son premier en Coupe du monde, ce qui lui a permis d’obtenir pour la première fois le dossard jaune de leader du classement général. Faire un 20 après un 10 au sprint, se relever d’une chute sans perdre ses moyens, c’est vraiment super positif à tous les niveaux.

Kaisa Mäkäräinen, 3e, a retrouvé des couleurs grâce à un 19/20 (le score de 4 concurrentes classées juste derrière le duo de tête). On trouve ensuite Soukalova 4e devant Preuß et Hinz (partie 13e). 7e, Vitkova est la mieux classée à avoir tourné 2 fois, elle a devancé Fenne qui a gagné 10 places pour terminer 8e malgré 2 fautes. La 3e Tchèque est finalement Puskarcikova 9e (son sans-faute lui a fait gagner seulement 3 places). La suite du classement : Dunklee 10e, Wierer 11e, Hildebrand 12e (qui a donc perdu son dossard rouge), Oberhofer 13e (dossard 20), Podchufarova 14e (partie 37e, 1 tour), Charvatova 15e, Hammerschmidt 16e. Les autres sans-fautes sont ceux de Gregorin (de 47 à 21), Varvynets (de 33 à 24) et Burdyga (de 55 à 37).

Côté français, on a connu des fortunes diverses. Anaïs Bescond a vécu une poursuite difficile terminée en 26e position (2002), Justine Braisaz peut se satisfaire de sa – modeste – 32e place (jolie remontée, de 49 à 32, 0101), alors qu’Anaïs Chevalier (43e, 1120) et Célia Aymonier (49e avec 7 tours, 2320) étaient surtout là pour apprendre. Malheureusement Justine a manqué le top 25 au général, elle ne s’est donc pas qualifiée pour la mass-start à laquelle ne prendront part que 2 Bleues.

Je termine avec le fabuleux cas de Miriam Gössner, auteur de LA course de rêve. Elle a commencé par voler le départ, elle était 15e à 1’01, les 30 secondes de pénalité équivalaient à perdre 21 places d’un coup, elle devenait virtuellement 36e. Ça pique ! Ensuite, 2 fautes au 1er couché, une de plus au 2nd couché, encore une au 1er debout, et 3 au debout pour terminer. 7 tours au total. Elle skie vite, mais tant d’erreurs ne pardonnent pas… 41e à 4’27. Les 5 autres Allemandes étant dans le top 16, si une doit perdre sa place au profit d’une fille obligée de patienter en IBU Cup, on peut deviner qui aura chaud aux fesses.

Le premier cycle de la saison se termine dimanche par une mass-start. Marie Dorin passera-t-elle les fêtes avec un dossard jaune accroché au sapin ? Martin Fourcade gagnera-t-il enfin à Pokljuka ? Les autres Français confirmeront-ils leurs bonnes performances de ce mois de décembre ? Réponse dans moins de 24 heures.



Les vidéos sont aussi sur Vimeo :
-la poursuite masculine partie 1 et partie 2 ;
-la poursuite féminine partie 1 et partie 2.

Note

[1] Due à la fois à un manque de réussite et au moment où la Coupe du monde se rend en Slovénie, fin décembre, quand il commence à accuser le coup physiquement en fin de premier cycle.