• Mass-start masculine (15km).

Les conditions ? Encore idéales. La présence française ? Presque maximale : 5 au départ sur les 30 engagés. Tous qualifiés par le classement général dont on retient les 25 premiers et auxquels on ajoute les 5 non-qualifiés ayant pris le plus de points lors des autres épreuves de la semaine. Pourtant Jean-Guillaume Béatrix n’occupait que le 26e rang. Sans le forfait de Simon Eder, malade, il aurait assisté à la course en spectateur. Comme quoi, en biathlon, une victoire peut tenir à très très peu… à un microbe.

Comme d’habitude, on a eu un premier tour calme, Martin s’est placé 2e derrière Shipulin, titulaire du dossard rouge). Quentin Fillon-Maillet s’est aussi positionné à l’avant, les autres Français étaient en revanche à l’arrière, subissant les atermoiements du peloton sur cette piste très étroite. Julian Eberhard, parti en dernière ligne, était bien remonté. Mais à vrai dire, peu importe, car au 1er couché d’une mass-start on se place en fonction de son numéro de dossard. Mieux vaut alors faire le plein, même si selon la configuration de la course tourner une fois tôt lors de la course peut s’avérer sans grande conséquence.

Pour Martin Fourcade, l’affaire s’est a très mal présentée avec 2 tours d’entrée (tirs 1 et 3). Tarjei Boe en a loupé une, comme Dmitry Malyshko et Ole Einar Bjørndalen. Les sans-fautes pullulaient, les autres Français en ont tous réussi un. A la sortie Quentin Fillon-Maillet était 2e avec Anton Shipulin, Simon Desthieux 9e, Jean-Gui Béatrix 13e et Simon Fourcade 15e à 10". Martin pointait au 27e rang à… 39". Ça fait cher. Mais dans la mesure où c’était très serré à l’avant, on pouvait imaginer que tout le monde se regarde, car en général personne ne veut se mettre dans le rouge en travaillant en tête quand le peloton est dense. Et en effet, Shipulin a laissé passer les Allemands, le rythme n’était pas démentiel, 3 Français ont pu se replacer dans le top 10. Martin en profitait pour réduire son retard avant le 2nd couché.

Simon D. a pris beaucoup de risques, il a manqué son 2e tir. A vrai dire, il y avait nettement plus de déchet, Simon Schempp, Tarjei et Johannes Boe ou encore Simon Fourcade ont tourné, contrairement à Quentin et Jean-Gui, auteurs chacun d’un super sans-faute. Arrivé avec beaucoup de retard, Martin avait besoin de faire le plein, il y est parvenu et s’est relancé. A l’issue de ce second passage au couché, Andreas Birnbacher – souvent performant en mass-start était en tête juste devant Quentin, Dominik Landertinger, Lowell Bailey et Jean-Gui, on trouvait aussi Bjørndalen, Shipulin et Peiffer dans le top 10 dans les 10 secondes. Le vétéran norvégien était le seul à avoir tourné parmi les 10 premiers. Simon D. (14e à 20"), Martin (27e à 27" un peu devant Doll et Schempp) et même Simon F. (21e à 29") avaient encore des chances de jouer devant.

Etrangement, Quentin a décidé de mener. Il n’a pas dû imposer un rythme fou car pas mal de monde est rentré. On avait de nouveau un très gros peloton. Donc un premier debout susceptible de révolutionner le classement. Quentin s’est installé au tapis 1, il a réussi un 5/5 remarquable, tout comme Jean-Gui. D’autres ont réussi le sans-faute, mais très peu. Martin a encore dû aller tourner, il avait attaqué très vite, manquant son 2e tir… puis le 4e. A 6km et 5 cibles de la ligne d’arrivée, l’équipe de France était à la fête malgré la défaillance de son leader : Quentin en tête devant Jean-Gui (à 5"), puis Simon D. 5e (à 14s) derrière Garanichev (4e à 8") et Lindström (4e à 12"). Birnbacher, Svendsen, Smith, Schempp ou encore Shipulin avaient l’équivalent d’un tour de pénalité de retard, voire un peu plus. Bjørndalen figurait aux portes du top 10 (à 28"). Les frères Fourcade (Simon 13e à 31", Martin 19e à 49") avaient concédé trop de temps pour espérer jouer les premiers rôles, même en cas de boucherie au dernier debout.

Ensemble en tête, les 2 premiers tricolores semblaient en garder sous la semelle, ils ont ainsi permis au duo de chasse de faire la jonction. Le groupe lancé à leur poursuite était un véritable peloton bourré de cadors, Simon D. a d’ailleurs été rattrapé. Il faut dire que Shipulin envoyait du lourd en première position de ce peloton… façon locomotive de Moscou. Les écarts se réduisaient fortement, Martin grattait pas mal de secondes. Quentin a donc dû en remettre une couche. Peut-être cet effort l’a-t-il mis dans le rouge car au 2nd debout où ils étaient à 11 en même temps sur les tapis, le jeune Français a loupé son 2e tir. Il avait attaqué le premier. A cause de cette erreur, c’était cuit pour lui.

Outre Quentin, Shipulin, Smith et Garanichev (2 loupés) ont manqué l’occasion de débuter la dernière boucle de 3km au sein du groupe de tête. Bjørndalen a fait un squeeze en passant de 11e à 1er. Seulement il n’était pas seul, Svendsen et Jean-Gui – auteur du seul sans-faute du jour – lui collaient au train, Birnbacher comptait seulement quelques mètres de retard. 2 Simon, Schempp (à moins de 5") et Desthieux (à 9") avaient le droit d’espérer rejoindre ce quatuor avant le sprint final. La lutte s’annonçait aussi dantesque pour les places d’honneur entre Peiffer (7e à 14"), Quentin (8e à 18"), Shipulin et Johannes Boe (9e et 10e à 22"), Smith (11e à 23"), mais également Martin, remonté au 12e rang grâce à de l’excellent tir debout à l’attaque.

Cette configuration rappelait beaucoup celle de la même épreuve l’an dernier. Celle de tous les regrets pour Jean-Guillaume Béatrix. On avait en effet un groupe de tête de 5 puis 6 concurrents emmené d’abord par les Norvégiens avec les Allemands dans les skis, le Français en dernière position. Ça se regardait, du coup on a retrouvé un 3e duo national suite à la jonction opérée par Simon Desthieux. Un peu plus loin, Martin Fourcade se prenait pour un Ski-Doo, il doublait tout le monde. Il s’est rapidement emparé de la 7e place malgré ses 4 tours de pénalité (les doublés ont tiré à 19, 19, 18 et 17).

A l’avant, Simon a fini par lâcher, incapable de suivre le rythme très soutenu imposé par Svendsen. Jean-Gui s’était bien remplacé pour être en mesure de répondre. Il était hors de question de se laisser piéger. Les autres peinaient, en suivant le Norvégien il lui était possible d’assurer sa présence sur le podium avant de penser à la gagner. Ce duo a vraiment bataillé, le Français s’est arraché. En s’accrochant dans les skis de Svendsen, il a lâché Bjørndalen. Restait à sprinter. Manifestement, cette saison, Emil n’est pas un Hegle dans cet exercice où il a longtemps fait figure de roi. On s’en était déjà rendu compte lors du relais d’Hochfilzen à la fin duquel Shipulin lui a donné une leçon.

Jean-Guillaume a pris l’aspiration à l’entrée de la descente d’arrivée et a gagné au sprint. Décidemment, c’était son jour ! Entre la qualification de dernière minute due au forfait d’Eder, le tir à 20/20 qui est à la fois le seul de la course et son 1er en carrière, son habitude étant de se louper au debout et pour finir la victoire en duel avec Svendsen… Magique ! Espérons qu’il ait trouvé la clé au débout pour enfin y trouver de la régularité. Saluons aussi son attitude, il a été très malin tactiquement en restant caché tout du long, il a fait preuve d’un calme permanent, a su gérer ses efforts et attendre son heure.

Derrière eux, il a fallu une photo pour attribuer la 3e place à Bjørndalen (pour un demi-pied). L’opération est plutôt bonne pour Martin, 7e derrière Birnbacher et Simon D., après ses 4 tours il aurait pu perdre beaucoup de points au général par rapport à ses concurrents directs, il a bien limité la casse. Johannes Boe (8e) s’est intercalé entre Martin et un trio. On a un 4e Français dans le top 10, malheureusement Quentin a perdu son sprint – où il a fini par tomber – contre Dominik Windisch mais a devancé Shipulin (11e). La 21e place de Simon Fourcade (0112 au tir) est la seule déception. Il a fini à 1’28 mais cette mass-start a été extrêmement serrée avec 19 hommes en 1’ !

Matin était largement au-dessus du lot en ski, il aurait certainement triomphé à 2 tours, peut-être même à 3, mais pas à 4. Du coup il devra encore attendre pour enfin gagner en Slovénie. Ceci dit, je pense que voir Jean-Guillaume l’emporter pour la 1ère fois de sa carrière le ravit, ils courent ensemble depuis tant d’années ! En outre, ce résultat est bon pour le biathlon français, on ne peut vraiment pas dire «l’équipe de France, c’est Martin Fourcade», nous avons une véritable densité avec 5 garçons et 2 – bientôt 3 ? – filles capables de monter sur le podium en Coupe du monde. La preuve : Martin a le dossard jaune, il a le rouge de la poursuite et du sprint, Marie Dorin-Habert a pris le jaune grâce à la poursuite et le portait aujourd’hui, Jean-Gui a maintenant le rouge de la mass-start. Pas mal, non ?

  • Mass-start féminine (12,5km).

Il s’agissait en effet de la première course de la carrière de Marie Dorin avec le dossard jaune de leader du classement général de la Coupe du monde. Ça doit ajouter de la pression. Surtout avec une si petite marge (4 points). Pour le conserver pendant la trêve des fêtes de fin d’année, il lui fallait un bon résultat. A l’évidence, il allait être nécessaire de tirer à 20 pour jouer devant car les conditions de course allaient sans doute permettre à plusieurs filles de le réaliser. Seul un avion pouvait espérer un podium en ayant visité l’anneau de pénalité. Marie est un avion sur les skis depuis le début de la saison, seulement l’accumulation de fatigue et une douleur assez vive à un pied diminuaient ses capacités. Anaïs Bescond était la seule autre Française qualifiée.

L’heure avançant, le soleil déclinait et plongeait dans l’ombre la piste ainsi que le pas de tir. Les filles sont parties. En général elles ne font pas semblant, les hostilités sont lancées dès le premier tour par les meilleures fondeuses. Cette fois, c’est resté assez calme, Marie s’est placée tranquillement en tête puis a laissé passer Dorothea Wierer, libre de mener à son rythme avec Kaisa Mäkäräinen et Miriam Gössner dans les skis. Cette dernière a décidé d’accélérer en fin de tout afin de prendre quelques mètres d’avance en vue du tir couché.

Wierer est une tireuse très rapide, elle a manqué les 2 premières. Marie a choisi une tactique très différente, celle consistant à prendre son temps pour faire le plein, ce qui lui a permis de ressortir dans le paquet (5e à 3"), comme Anaïs mais dans la file indienne (15e à 12"). Mäkarainen et Gössner ont tourné respectivement 1 et 2 fois, la Finlandaise était déjà à 27". Tiril Eckhoff s’est retrouvée en tête, on trouvait 5 Allemandes dans le top 8, il ne manquait que Gössner.

Sachant Mäkäräinen à l’arrière, les candidates à la victoire présente au sein du peloton de tête avaient intérêt à ne pas trop se regarder. Franziska Hildebrand imprimait le rythme sans donner l’impression de tout donner. Gabriela Soukalova menait l’autre file. Ça n’avançait pas. La Finlandaise se rapprochait donc petit à petit, profitant de ce cadeau. La course n’allait être réellement lancée qu’au 2nd tir couché.

Marie s’est installée au tapis 5, Soukalova était au 1, elles ont tout mis dedans. Laura Dahlmeier a manqué 2 cibles et est sortie 20e à une cinquantaine de secondes de la tête occupée par une Norvégienne qualifiée grâce à ses résultats de la semaine et en particulier la poursuite, Hilde Fenne. Elle était suivie par une compatriote, Eckhoff. Puis Vanessa Hinz, Marie et d’autres filles comptaient moins de 10 secondes de retard et allaient sans doute opérer rapidement la jonction. Mäkäräinen n’avait pas dit son dernier mot, 10e à 17".

En réalité le regroupement n’a pas eu lieu, car Fenne ne l’entendait pas ainsi, elle se battait pour conserver sa petite marge. Eckhoff et Marie sont parties à la chasse, un quintette de poursuite se trouvait un peu en retrait, Soukalova faisait l’effort pour se rapprocher, Hildebrand, Hinz, Vitkova et Skardino la suivaient, puis seule Hildebrand a pu rester dans le même rythme. Mäkäräinen restaient en embuscade, elle évitait de fournir un effort trop violent dès la 3e boucle, ce qui ne l’empêchait pas de doubler déjà des adversaires.

Fenne avait une grosse pression au 1er debout, Marie était entre Eckhoff et Soukalova. Il y a eu du déchet. Fenne a loupé le 2e et le 3e, Marie le 3e et le dernier, Hildebrand et Eckhoff ont aussi tourné 2 fois. Les Tchèques ont envoyé du lourd, Vitkova et Soukalova sont ressorties ensemble en tête… juste devant Mäkäräinen. Podchufarova et Skardino naviguaient à une douzaine de secondes de la tête. Quant à Marie, 12e à 43", elle était devancée par un groupe de 6 comprenant 3 Allemandes, 2 Ukrainienne et l’Autrichienne Lisa Hauser. La porteuse du dossard jaune pouvait doubler une grande partie de ces filles sur la piste.

La situation a évolué bien avant le second tir debout. Un temps revenue dans les skis du duo tchèque, Mäkäräinen a accéléré au train pour se détacher seule en tête, Soukalova et Vitkova n’ont pas tenté de s’accrocher, elles y auraient laissé trop de plumes. Le duo russo-biélorusse faisait à peu près jeu égal avec elles, l’écart se maintenait donc. Marie a pu accrocher le groupe de chasse se disputant pour l’heure la 6e place, accompagnée du trio allemand composé de Franziska Preuß (dossard rouge), Maren Hammerschmidt et Vanessa Hinz, elle a commencé à un faire la différence sur les autres poursuivantes, lesquelles peinaient de plus en plus.

Le dernier debout allait une nouvelle fois s’avérer décisif. Mäkäräinen comptait une douzaine de secondes d’avance sur les Tchèques, elle savait qu’un sans-faute lui assurait la victoire, elle a donc pris son temps et assuré le coup. Soukalova est sortie 2e à 5/5, s’offrant par la même occasion le dossard jaune perdu pendant 24h. Vitkova, qui avait décidé d’attaquer au tir, a manqué la dernière cible. Podchufarova en a profité, elle était 3e. Marie avait néanmoins un joli coup à faire à condition de réussir le plein. Elle a commencé par une faute. Même si d’autres ont loupé, beaucoup d’autres, 3 fois pour certaines, l’affaire restait très mauvaise.

Si Soukalova a entamé sa dernière boucle à seulement 4" de Mäkäräinen, ses chances de l’emporter étaient nulles. Podchufarova étant talonnée par Vitkova (respectivement à 13" et 16" de la tête), sa place sur le podium semblait tenir à un fil. Skardino (à 31") avait de la marge pour rester 5e. Derrière, une bagarre s’annonçait pour les places d’honneur entre Hauser (à 49"), Pidhrushna (à 52"), Marie (8e à 1’03), Preuß (avec la Française), Hinz (à peine plus loin) et j’en oublie peut-être. Si Anaïs Bescond pointait seulement au 20e rang (à 1’49), des filles plus attendues étaient aussi assez loin des meilleures à l’image d’Hildebrand (12e à 1’24), Eckhoff (16e), ou encore Dahlmeier (18e).

Au bout du compte, Marie a seulement pu se hisser au 7e rang, une perf à la fois loin d’être désastreuse et particulièrement frustrante dans la mesure où elle est de loin la mieux classée parmi les filles ayant commis plus d’une faute. Elle en a même commis 3. Devant elle, 3 filles ont fait le plein et 3 ont tourné une seule fois. Juste derrière elle, on retrouve Hauser qui a réussi le 4e sans-faute du jour. On ne le savait pas, mais Marie a mal au pied depuis le début de la semaine, elle avait même su mal à marcher et va passer des examens pour savoir ce qu’il en est. Une chose est sures elle a vraiment besoin de repos, la fatigue – ainsi que la nervosité – explique d’ailleurs ses difficultés au tir, elle avait plus de mal à tenir la position. Malgré cette douleur, Marie était encore très rapide, seule Mäkäräinen (19/20) et Eckhoff (16/20, 12e) sont allées plus vite. La Finlandaise a gagné d’autant plus facilement que sa faute a été commise au meilleur endroit sur une mass-start, le premier couché. A-t-elle ainsi réussi à se relancer avant les épreuves de janvier ? La saison est longue, elle a pris beaucoup de retard au général. D’autant plus de retard que Soukalova est d’une régularité impressionnante grâce à son tir. La Tchèque ne se rate pour ainsi dire jamais dans cet exercice, elle n’a donc même pas besoin d’être fantastique sur la piste pour toujours terminer dans le top 7 si ce n’est sur le podium. Cette mass-start en est une nouvelle illustration : tir à 20/20, 5e temps de ski, 2e place.

Derrière ces 2 habituées des podiums, Podchufarova doit surtout sa 3e place à son tir à 20… L’école russe. On a connu Vitkova plus saignante sur les skis, en principe elle aurait dû jouer devant avec un seul tour de pénalité, elle a fini 4e. Skardino seulement 5e à 20 est déjà plus normal. On retrouve Pidrushna au 6e rang (à 19), elle était rentrée dans le rang (^^) après ses 2 podiums en début de saison. Les Allemandes sont toutes classées derrière Marie et Hauser : Preuß 9e, Hinz 10e, Hildebrand 11e, Hammerschmidt 14e, Dahlmeier 16e, Gössner… 30e à 10 tours ! 2323 !

Anaïs Bescond a loupé sa course, 19e avec 3 tours (0210) au moment où la grosse baston débutait, ça ne pouvait pardonner, même une des meilleures fondeuses y aurait laissé beaucoup de plumes. Wierer a fini une place derrière elle malgré le même nombre de fautes.

Après 3 semaines de compétitions (le premier cycle), on a 3 garçons et 1 fille montés au moins sur un podium individuel, et en tout 2 filles et 5 garçons qui ont fait au moins 1 top 6. Le seul petit point noir est le niveau de la relève féminine, on attend toujours la belle perf d’une jeune, celle qui pourrait lancer la dynamique parmi les habituées de l’IBU Cup (où elles sont performantes).

(Pour info, on pourrait bien revenir en janvier si Oberhof n’est pas capable d’organiser son étape, ce qui serait dommage. Surtout pour Martin et pour les Allemands.)



Les vidéos sont aussi sur Vimeo :
-la course masculine partie 1 et partie 2 ;
-la course féminine partie 1 et partie 2.