Nous avions, 5 Français qualifiés dont Robin Buffet avec le 48 (28e ex-aequo à 3"43), mais pas de Steve Missillier qui en a pour plus ou moins 2 mois (quelle poisse !). Hormis Jean-Baptiste Grange 7e malgré une seconde manche très moyenne après en avoir fait une première déjà pas terrible, c’est la cata : Alexis Pinturault avant-dernier classé (de 13e à 26e) en se ratant lors des 2 manches, Julien Lizeroux qui semble assurer sa place dans les 15 encore en danger (de 15 à 16e), Victor Muffat-Jeandet qui s’en tire bien en première (9e) mais galère en seconde (14e car 23e sur le 2nd tracé) comme la large majorité du dernier tiers de la liste de départ, y compris des cadors comme Felix Neureuther qui est carrément sorti. Victor va du coup sortir des 15 à la WCSL (pour 1 point). En revanche, Buffet 23e, c’est toujours ça de pris, il était 22e à Val d’Isère, a depuis remporté une épreuve de Coupe d’Europe et pris la 2e place d’un autre.

J’ai envie de vite oublier cette course largement dominée par Henrik Kristoffersen (4), vraiment en pleine bourre, qui a remporté la première manche avec 1"03 d’avance sur Marcel Hirscher (3) pour finalement l’emporter pour 1"25 avec le 4e temps de la 2nde manche… à 0"95 de Luca Aerni. Le Suisse a eu l’opportunité de réussir l’énorme remontée du jour (5e du classement final), il avait le dossard 28, était classé 26e à mi-parcours, a donc pu s’élancer sur une piste en bien meilleur état. Et pourtant, il ne s’agir pas de la plus grosse surprise du jour puisque derrière Kristoffersen et Hirscher, on trouve Marco Schwarz sur la 3e place du podium. Qui ? Un Autrichien porteur du dossard 33, auteur d’une super seconde manche (2e) un peu avant le premier TV break (il était 17e à l’issue de la première partie de l’épreuve). Giuliano Razzoli a échoué à la 4e place à 0"08 du podium, il partait dans les derniers, quand c’était devenu hyper difficile à skier.

Mais à vrai dire, on ne retiendra ce slalom que pour une raison, un incident inédit et effrayant qui aurait pu devenir un accident dramatique. Le drone qui filmait la course par au-dessus s’est soudain écrasé sur la piste environ 3 mètres derrière Hirscher. A une seconde ou demi-seconde près, il se prenait l’engin sur le coin de la gueule et on rebaptisait le globe de cristal du slalom "Trophée Marcel Hirscher", sorte d’hommage posthume à celui qui pensait bien être parti pour faire une nouvelle moisson cristalline cette saison mais se retrouve cerné par les Norvégiens. Il est en tête du général (grâce à ses 80pts du jour) et de la CdM de géant, Kristoffersen domine celle de slalom (200pts contre 160, les 2 seuls slaloms de la saison ont connu le même vainqueur et le même dauphin).

Avec l’effet de surprise, cette chute hyper violente – le drone s’est vraiment fracassé – était particulièrement choquante. Tu prends ça sur le crane sans l’avoir vu venir, même avec un casque de ski, tu risques fort d’y passer. Si tu as de la chance, tu deviens éligible pour disputer les courses de ski handisport. Il a eu encore plus de chance, il a échappé à la cata. Ceci dit, on le sait, ce type a une chance de cocu, on a récemment eu l’occasion de le rappeler. Comment peut-on être assez bête pour faire survoler la partie utilisée de la piste par un engin pareil ? Ce n’est pas pour rien si en France la législation est hyper restrictive concernant l’utilisation des drones. Une des règles de base est de ne jamais les faire survoler un lieu public et/ou avec du public. Si la modernité – ou l’impression de modernité – implique de mettre en danger les acteurs du spectacle qu’on veut filmer, on doit s’en passer.

Aussi sur Vimeo.

Je vous propose tout de même la vidéo de la première manche…

La vidéo est aussi sur Vimeo partie 1 et partie 2.

Et celle de la seconde.

La vidéo est aussi sur Vimeo partie 1 et partie 2.

Après Noël, retour en Italie pour la descente de Santa Caterina.