• Descente féminine n°2 de La Thuile.

Découverte cette semaine, cette descente s’est avérée très intéressante, assez spectaculaire bien que pas très longue (1’35). Lors de la première épreuve disputée vendredi, reprise de celle annulée la semaine précédente à Crans Montana, Lara Gut a largement dominé la concurrence, Lindsey Vonn est tombée, le classement général s’en est trouvé complètement relancé puisque la Suissesse en a repris la tête.

Le lendemain, même piste, conditions différentes, revêtement dégradé (pas question de changer le tracé d’une descente, pour un super-G on aurait pu éviter certains trous de la veille, là on gardait les traces), départ retardé et abaissé à cause du vent, beaucoup de choses ont changé. La dizaine de secondes de moins semble bien avoir décisive, tout comme la visibilité très limitée (normalement, il se serait pointé un peu après midi, ce qui a d’ailleurs profité aux meilleures lors de la descente n°1, on a lancé la course à 11h, du coup il était absent). Dans ces conditions, l’avantage octroyé aux filles ayant eu plus d’entraînements sur ce "petit Kitzbühel" devenait prépondérant. Seules les Italiennes et les Américaines (accord entre fédérations, on s’échange des autorisations de s’entraîner sur telle ou telle piste) ont pu découvrir et apprivoiser cette piste avant leurs concurrentes. Elles en ont parfaitement profité.

Après 10 passages, on trouvait 5 Italiennes en tête dont Nadia Fanchini (9), mise en confiance par son podium de vendredi (3e). Largement devant la concurrence – 0"72 devant Daniela Merighetti (6), la 3e étant plus d’une seconde – au moment où allaient s’élancer les 7 mieux classées à la WCSL, la vice-championne du monde de Schladming (et médaillée de bronze à Val d’Isère en 2009, entre autres faits d’arme) pouvait espérer rester sur la boîte. Son espoir de remporter un premier succès dans cette discipline où elle a obtenu 6 de ses 11 précédentes podiums (dont une victoire en super-G) a fini par se concrétiser.

Très largement au-dessus du lot vendredi, Lara Gut (16) a complètement manqué sa course en multipliant les coups de frein. 7e provisoire à 1"78… Avec nettement moins de visibilité et moins de terrain pour prendre de la vitesse, la donne avait beaucoup changé. Par conséquent, la porte s’ouvrait, en particulier pour Lindsey Vonn (17), laquelle avait besoin de reprendre beaucoup de points à la Suissesse afin de se réinstaller en tête au général. Rapide en début de course, elle est passée dans le rouge à partir du 3e intermédiaire et a terminé 2e à 0"14 malgré une bonne fin de course. D’où des sentiments très partagés à l’arrivée, entre déception – voire incompréhension – d’être – encore – battue et satisfaction de devancer sa rivale dans la quête du gros globe. Larissa Yurkiw (18) est ensuite venue s’intercaler au 4e rang. Tina Weirather (19) est en revanche passée complètement à côté (même pas dans les points !). Seule Cornelia Hütter (20) semblait encore réellement en mesure de priver Nadia Fanchini de son premier succès en descente. 2e la veille avec une marge "gigantesque"… d’un centième par rapport à l’Italienne, elle a cette fois lâché près de 2 secondes ½ (seulement 18e au final). Fabienne Suter (21) a fait un peu mieux, ou moins mal, 6e à 1"41. Viktoria Rebensburg (22) a causé une petite frayeur à Fanchini avec un excellent haut de parcours… puis elle s’est ratée. Néanmoins, en se plaçant 10e à 1"77, soit 1 centième devant Lara Gut, elle a fait perdre encore des points à cette dernière dans la bataille pour le général.

Alice McKennis (30) est la dernière à avoir approché le top 10, elle a terminé 11e ex-aequo avec la grande perdante du jour. A sa décharge, Lara souffrait d’un réel désavantage. La présence devant elle de 4 Italiennes (Nadia Fanchini vainqueur, Daniela Merighetti 3e, Francesca Marsaglia 7e et Elena Curtoni 9e) et de 2 Américaines (Lindsey Vonn 2e, Laurenne Ross 5e) s’explique très certainement par ces entraînements bonus. Ceci dit, elle était clairement capable de mieux, si Larissa Yurkiw (4e), Fabienne Suter (6e) et Edit Miklos (8e) ont perdu moins de temps, elle pouvait aussi y parvenir. Sa 11e place lui rapporte seulement 24 points, Vonn en prend 80 et redevient leader du général avec une marge de 43 unités. Toutefois, le programme des courses encore à disputer semble très légèrement à l’avantage de la Suissesse. Il reste une seule descente, celles des finales, Vonn a déjà assuré le petit globe de la descente (173 pts d’avance sur Yurkiw).

Retrouver Nadia Fanchini et Lindsey Vonn sur le podium pouvait difficilement être considéré comme une surprise, surtout après la première descente. En revanche, Daniela Merighetti… 21e la veille. C’est bien simple, en une course, elle a pratiquement doublé son total de points en Coupe du monde cette saison (68 avant, 128 désormais) ! Ses seules apparitions dans le top 15 étaient… 2 quinzièmes places. Sa perf mérite d’être saluée, d’autant qu’elle a énormément galéré depuis plusieurs années. Etonnamment, il s’agit seulement de son 5e podium en CdM à près de 35 ans, la précédente datait de janvier 2015 (le premier était en géant… il y a 13 ans !).

Pour l’anecdote, sachez que la 42e et dernière classée est… Elena Fanchini, la sœur de Nadia.

Et les Françaises dans tout ça ? Elles s’élançaient toutes très tard et on a bien cru assister à une nouvelle débandade. Ça a commencé par Margot Bailet (29). En difficultés depuis quelques temps, elle a encore au énormément de mal, 5"42 de retard… ça pique ! Romane Miradoli (34) a mal négocié le virage clé de cette descente, elle a abandonné un peu plus tard. Dommage après de si bons entraînements (16e et 18e), espérons la voir se rattraper lors du super-G. Heureusement, ça s’est mieux passé pour Jennifer Piot (36), 22e à 2"94, et pour Noémie Larrouy (38) 29e à 3"33, gratifiée de ses 2 premiers points en Coupe du monde pour son 12e départ (le 9e cette saison). Anouk Bessy (40) a fait beaucoup moins bien (un peu devant Bailet… 38e sur 42… contre 40e). Fort heureusement, une super perf est arrivée au tout dernier moment grâce à celle qu’on n’osait plus attendre. Tessa Worley (46) fermait encore le portillon de départ, elle a été l’auteur d’un exploit : 16e à 2"08 en faisant quasiment jeu égal avec Fanchini dans les 2 dernières sections ! Le profil de cette descente pouvait lui convenir, après le raté de vendredi il était difficile de l’imaginer si bien figurer. Terminer à 3 dixièmes de Lara Gut et à moins de 7 dixièmes de la 6e sur une descente difficile est très encourageant.

A noter qu’Ester Ledecka (44) a réussi une super perf en terminant à 23e à moins de 3 secondes. Cette Tchèque est… snowboardeuse ! Elle domine le snowboard alpin (championne du monde en slalom parallèle, une seule fois hors top 10 depuis 3 ans, en tête du classement du géant parallèle, 3e de celui du slalom parallèle, en tête eu général) mais a décidé de tenter un pari fou, celui de participer aux JO de 2018 dans les 2 sports. Déjà 2 fois dans les points pour ses débuts en CdM à Garmisch-Partenkirchen (24e et 25e), elle risque de devenir un phénomène ! Cette fille aura 21 ans en mars, au rythme auquel elle progresse, attention aux yeux !

  • Descente masculine de Chamonix.

On dit Chamonix pour des raisons de promotion, car en réalité, c’est aux Houches. La course se déroule sur la Verte des Houches, qui, évidemment, est une piste noire. Attention, c’est un gros piège, pas comme quand on vous demande la couleur du cheval blanc d’Henri IV.

Comme à La Thuile, beaucoup de choses ont changé entre la descente de la veille et celle du jour. A l’inverse de La Thuile, on a cette fois pu utiliser l’intégralité de la piste, d’où une course plus longue et plus dure. En outre, le froid ayant régné pendant la nuit a durci et lustré – donc accéléré – le terrain. Peu de vent, un peu de neige sur le haut, du jour blanc mais une piste assez stable… A priori, tout le monde allait bénéficier de conditions assez équitables. En pratique, elles ont un peu varié, certains ont eu plus de chance que d’autres.

Après les magnifiques performances collectives aux entraînements et surtout lors du combiné alpin (5 Français dans le top 10 dont 2 sur la caisse), on attendait un nouveau feu d’artifice français devant un public venu en nombre. Comme les Italiennes à La Thuile, ils allaient pouvoir profiter de l’avantage de jouer à domicile sur une piste non traditionnelle de la Coupe du monde (les dernières courses sur la Verte des Houches dataient de 2012) où ils ont pu s’entraîner à plus que leurs concurrents. On pense évidemment à Guillermo Fayed, Chamoniard, qui figurait tout en haut de la liste des favoris du jour (il a remporté le premier des 2 entraînements officiels).

Malheureusement, sans doute pour minimiser l’effet des chutes de neige, les intervalles de départ ont été limités à 2’ (et à moins après les 30 premiers dossards), du coup on ne voyait donc pas l’intégralité du passage de chaque coureur. Pour limiter les incertitudes concernant la météo et éviter que la neige fraîche ne ralentisse plus certains que d’autres, on est allé jusqu’à escamoter les TV breaks.

Johan Clarey (8) était le premier Français au départ. Manuel Osborne-Paradis (5) était alors en tête avec un chrono clairement rabattable. Le 4e de la descente de Kitzbühel a commencé par allumer vert, il a fait plus ou moins jeu égal tout du long, malheureusement, un dernier virage en dévers moins réussi l’a relégué au 2e rang à 0"23. Les écarts étaient alors extrêmement réduits, malgré une marge d’amélioration importante… à conditions que les conditions ne se dégradent pas trop. Or les précipitations semblaient redoubler. Partis lors de cette période, Romed Baumann (9) et Carlo Janka (10) n’ont pu que compléter le paquet de 8 concurrents entassés en 6 dixièmes.

Très bons aux entraînements et 3e derrière Baumann lors de la dernière édition en 2012, Erik Guay (11) a manifestement été perturbé par le manque de visibilité. En grand glisseur, il est revenu dans le match pour subtiliser la 2e place à Clarey (à 0"13 de son compatriote, toujours leader). Les conditions permettaient pourtant d’aller nettement plus vite. Steven Nyman (12) l’a prouvé. L’Américain n’a pas déçu les parieurs, nombreux à avoir misé sur sa personne. On l’attendait devant, il a envoyé du lourd. Son agressivité a payé. Il a fait les choses en grand. En grand écart. Il y avait 6 gros dixièmes entre le 1er et le 9e, il est venu faire du 1er un 2e en lui infligeant un éclat de 81 centièmes ! Outch ! Grosse vitesse, excellente glisse, grosse avance, sans pourtant avoir réussi la course parfaite, ce qu’a montré Aleksander Aamodt Kilde (13). Le jeune Norvégien comptait en effet une marge importante au premier chrono intermédiaire (-0"23). Ensuite, il a seulement limité la casse sans parvenir à s’incruster sur le podium provisoire (4e à 1"01).

David Poisson (15) a fait fi du manque de visibilité, il a envoyé sur le haut, passant seulement à 4 centièmes au 2e inter. Les parties de glisse lui sont moins favorables, il y a perdu du temps. Une grosse faute dans le schuss d’arrivée lui a encore coûté cher, il s’est fait reléguer au fond du classement provisoire, et finalement au milieu du classement définitif.

Kjetil Jansrud (16) figurait lui aussi parmi les favoris du jour – avouons-le, la liste était assez longue – mais a peiné à justifier son statut. En gros, il est passé dans les temps de Poisson en finissant un peu mieux, un peu seulement (21e à 1"73). Relégué derrière le gros du peloton, il a manqué sa journée (seulement 10 points pour la CdM de descente). Dominik Paris (17) a longtemps cru avoir remporté la descente du combiné alpin dont il a pris la 2e place avant de se faire reléguer à 1"20 par Blaise Griezendanner, aidé par l’amputation du haut de la piste ainsi que par une fenêtre météo plus favorable. Très à l’aise sur cette piste et lancé dans des conditions similaires à celles de ses concurrents, l’Italien était censé pouvoir passer devant. Il l’a fait pour 0"35 en ayant allumé vert de haut en bas. Même secoué, il est parvenu à élever le niveau. Aller le chercher devenait presque mission impossible, à moins de sortir la manche parfaite.

Adrien Théaux (18) et Guillermo Fayed (19) pouvaient-ils sauter la sauter posée en haute altitude par Paris ? Non. Pas cette fois. Théaux a beaucoup plus souffert, lâchant du temps sur presque toutes les sections. La performance finale était intéressante, surtout sur une piste pour glisseurs qui correspond peu à ses qualités naturelle : 3e à 1"15 (1 centième devant Osborne-Paradis). Compte tenu de l’écart, il pouvait difficilement rêver de rester sur le podium. Fayed, plus frais car absent lors du combiné, devait gérer une situation inconnue, celle de favori à domicile. Relégué à 3 gros dixièmes après 2 sections, il a fait jeu égal lors des 2 suivantes. Ensuite, il a faibli. Le local est resté suffisamment solide pour se classer 3e à 0"80… Avec le dossard 22, ça aurait pu tenir, avec le 19, il restait au moins 3 cadors pour le dégager, l’optimisme n’était pas de mise. Malheureusement, ça n’a pas tenu. Peter Fill (20) avait pour objectif de prendre officiellement la tête du classement de la Coupe du monde de descente, Svindal en étant toujours leader malgré sa blessure. L’Italien a manqué son coup, il s’est "seulement" intercalé au 4e rang provisoire, entre les 2 meilleurs Français (à 0"89). Hannes Reichelt (21) pouvait aussi faire mal. A vrai dire, le dernier cador autrichien valide me faisait peur. Il a fallu attendre le 5e inter pour voir la menace s’évaporer (alors 8e à 1"35). Restait Beat Feuz (22), moins attendu car ses genoux ont souffert lors de la descente préolympique en Corée du Sud, mais avec cette bête de course on ne sait jamais à quoi s’en tenir. Le Suisse a été énorme… 3e à 0"39 malgré un mauvais appui sur le bas. 3e comme lors du super-combiné sur cette même piste il y a 3 ans, forfait vendredi car il souhaitait seulement prendre part à la descente pour accumuler des kilomètres en vitesse (pas question d’infliger à ses genoux une manche de slalom), il aurait pu choisir un autre jour pour décrocher le 3e podium de sa – courte – saison ! Depuis son retour de blessure, ses résultats en descente sont… impressionnants : 2e à Wengen dès sa reprise malgré un énorme manque d’entraînement, 3e à Kitzbühel (avec de la réussite concernant son dossard), 5e à Jeongseon, et de nouveau 3e à Chamonix. La saison passée, il était déjà 2e à Beaver Creek en CdM, 2e à Wengen, 3e à Beaver Creek (aux ChM cette fois). Sauf erreur, cette 3e place est son 20e podium (12 en descente dont 3 victoires, 4 en combiné, 4 en super-G dont 2 succès).

On aurait aimé pouvoir se méfier d’un éventuel très gros coup réalisé par un garçon portant un gros dossard. La dégradation de la piste dans certaines portions (en particulier entre les intermédiaires 4 et 5) ne le permettait plus, on pouvait bien limiter la casse, bouleverser le podium devenait un objectif hors de portée. Le premier exemple qui vient à l’esprit est celui de Valentin Giraud-Moine (28). Très bon aux entraînements (7e et 9e), le jeune descendeur récemment installé dans le top 30 a allumé vert au 2e inter (-0"01), il a ensuite perdu du temps, trop de temps pour jouer devant, assez peu pour entrer dans le top 15 (14e à 1"47, soit à moins de 2 dixièmes du 8e). On attendait encore et surtout Blaise Giezendanner (40), susceptible de réaliser un exploit chez lui (il est aussi Chamoniard). Toutefois, d’autres pouvaient en claquer un avant lui à l’image de Bostjan Kline (31), encore à 5 dixièmes au 4e inter… avant de lâcher prise. Désormais, seule une amélioration des conditions atmosphériques pouvait éventuellement changer la donne, ou du moins compenser la dégradation inévitable de la piste. Justement, cette évolution est survenue : finie la neige, la lumière s’est renforcée.

Le jeune Français a réussi l’exploit attendu. Pas dans les dimensions attendues car il a été… nul en haut. Sur la partie non skiée – ou avec beaucoup moins de vitesse – la veille, Giezendanner s’est complètement raté. A la rue, il a lâché 36 centièmes dès la mise en action (58e temps après 13" de course) et en comptait 73 de retard au 2e inter (48e chrono après 37 secondes). Ensuite, là où il avait éclaté tout le monde vendredi, il a remis ça de façon plus mesurée. Finissant beaucoup plus vite que la quasi-totalité de concurrents lancés avant et après lui (5e temps d’après un calcul rapide), il est remonté au 9e rang à 1"32 de Paris.

Si les 2 derniers Français, Raffort et Delberghe, ont terminé loin des points (on ne les attendait pas mieux), le bilan de l’équipe est très positif : Fayed 4e, Théaux 6e, Giezendanner 9e, Clarey 12e, Giraud-Moine 14e, plus Poisson 28e. C’est sûr, Fayed rêvait d’autre chose chez lui, il y a de la déception, toutefois, cette performance est sa meilleure depuis Santa Caterina il y a 2 mois (9e), depuis hormis une 10e place assez poussive en Corée du Sud, il galérait, incapable de retrouver son niveau du début de saison (4e, 3e, 2e). A 2 descentes de la fin de la saison (Kvitfjell et celle des finales), ça ne suffit pas à le relancer complètement dans la course au petit globe, il lui aurait fallu un podium et devancer plus largement Peter Fill, toujours 2e derrière Svinal mais à seulement 26 unités du blessé norvégien. Théaux est 3e à 71 points du transalpin, Jansrud et Paris 4e et 5e à respectivement 4 et 9 unités de la meilleure chance tricolore. Même 2 victoires pourraient ne pas suffire, Fill n’étant pas du genre à laisser la porte ouverte, comme en témoigne sa ligne de résultats dans la discipline cette saison (2e, 8e, 4e, abandon, 9e, victoire, 11e, 4e, 5e).

Ultime remarque avant de fermer la page Chamonix : pour la première fois depuis l’instauration du barème de points actuel en 1992, 3 Français (Pinturault, Théaux, Muffat-Jeandet) ont atteint la barre des 500 points au classement général de la Coupe du monde. Par le passé, la norme a souvent été de… zéro. 1 ou 2 les grandes années.

Cette saison est déjà historique pour le ski masculin français. Le meilleur dans tout ça est qu’elle est loin d’être terminée !



Les vidéos sont aussi sur Vimeo :
-descente féminine partie 1, partie 2 et partie 3 ;
-descente masculine partie 1, partie 2 et partie 3.