Pour rappel, en tant qu’entraîneur, Laurent Blanc, c’est 4 participations en Ligue des Champions, 4 qualifications pour les quarts, 4 éliminations à ce stade de la compétition dont une contre un Barça injouable mais aussi 3 contre un OL médiocre[1], un Chelsea plus que prenable et un Manchester City franchement nul. Dans tous les cas avec des regrets. Laurent Blanc, c’est aussi un quart de finale de l’Euro en tant que sélectionneur. Point commun ? Encore d’énormes regrets en raison d’une gestion désastreuse de son groupe et d’un véritable suicide tactique. J’en ai fait à part un résumé et mis toutes les vidéos (résumés et condensés des 2 matchs.

Avec Laurent Blanc, l’histoire se répète. Elle se termine immanquablement par une overdose de tristesse et de désolation. A quand une salle de shoot au Parc des Princes ?

Qualifier de «longue» la liste de ses erreurs et de ses carences constituerait un honteux travestissement de la vérité. Cette liste n’est pas longue, car l’être impliquerait qu’elle ait une fin. Non, cette liste est interminable. Nous nous attacherons à en citer quelques-unes parmi les plus grossières, les plus dommageables et les plus récurrentes pour dresser un tableau fidèle de la situation. Si seulement leur nature était unique, il serait possible d’apporter un élément supplémentaire au staff technique ou à la direction sportive du club afin d’y remédier. Le gros souci est que ses erreurs et ses manques foisonnent dans des domaines multiples, qu’il s’agisse de la gestion physique et humaine de ses joueurs, du choix de ces joueurs, de la stratégie adoptée, de sa capacité d’analyse, d’adaptation, de son autorité, de sa faculté – inexistante – à faire progresser ses hommes, etc. Tout est à revoir ! Blanc est nul tactiquement, il n’a aucune psychologie, il est mauvais en communication, refuse de faire son autocritique, trop bercé qu’il est par ses certitudes bâties sur du vent… On dirait un mec blindé installé à une table de poker qui joue très mal mais marche sur ses adversaires grâce à son énorme pile de jetons. Dès qu’un pro débarque à la table, il se fait plumer. Blanc prend rarement des risques. Quand il le fait, il est presque systématiquement dans le mauvais timing. Contre City il est ENCORE parti en tilt.

Il suffisait de gagner 1-0 contre une équipe dominée à l’aller… Ce qui impliquait tout de même de marquer au moins une fois. Il n’y avait aucunement lieu de paniquer et de tout chambouler. Blanc a voulu défendre avant tout, espérant probablement se mettre à attaquer à 20 ou 30 minutes de la fin. Comme au retour contre Chelsea il y a 2 ans, il a pris la rencontre à l’envers.

  • Blanc a une seule tactique, il n’en varie pour ainsi dire jamais et ne profite jamais des opportunités de faire des tests.

Son sempiternel 4-3-3 est devenu son organisation unique. S’il a exceptionnellement pu débuter en 4-2-3-1 ou en 4-3-1-2 (simple variante du 4-3-3 en phases offensives), et a encore plus rarement adopté un 4-4-2 en cours de match dans des situations d’extrême urgence, l’ancien sélectionneur n’a JAMAIS réellement testé d’autre formule sur la durée. Rien ne lui interdisait de le faire au cours d’un match plié ou sans réel enjeu, histoire de préparer un plan B, une formule alternative. Avec une avance augmentant en moyenne d’un point par journée de championnat (19 de marge à la trêve), les occasions de faire des tests et de prendre des repères s’accumulaient… sans être exploitées. Comment a-t-il pu nous inventer un 3-5-2 en quart de finale retour de Ligue des Champions ? Imaginait-il sincèrement que ça fonctionne ? Les joueurs ont halluciné en apprenant la décision de leur entraîneur. Fatalement, ils étaient complètement perdus sur le terrain. Ça s’est mieux passé grâce à la blessure de Thiago Motta avec un retour à une défense à 4, même si là encore, la compo ne ressemblait à rien avec plusieurs joueurs pas à leur place.

  • Blanc est incapable de s’adapter aux qualités de ses joueurs, il veut les adapter à son organisation.

Ce qui nous donne par exemple Marquinhos successivement stoppeur axe gauche dans une défense à 3 et milieu défensif lors du même match contre City (alors que c’est un défenseur central axe droit), ou à de nombreuses reprises Cavani ailier, Rabiot n°6 devant la défense (c’est un relayeur), Pastore milieu relayeur voire défensif (ou comment gâché le talent d’un n° 10 ou 9 ½), Di Maria ailier droit (il est pourtant infiniment meilleur à gauche, malheureusement Blanc a la lubie des faux-pied)… A Manchester, sa volonté de faire entrer les joueurs disponibles dans ce 3-5-2 improbable a conduit à des aberrations. Il l’a construit avec le pire latéral droit du monde (Van der Wiel), a mis le meilleur animateur de couloir droit en stoppeur (Aurier), faute de stoppeur gauche Marquinhos a dû s’y coller… puis il y a eu permutation entre lui et Aurier, puis de nouveau permutation. On n’y comprenait strictement rien… Et sur le couloir gauche, Maxwell, alors que pour le coup dans un 3-5-2 un Kurzawa – ailier souvent travesti en latéral gauche malgré sa nullité en défense – était plus indiqué.

  • Blanc est complètement nul tactiquement.

Sans doute est-ce une des raisons pour lesquelles il ne s’adapte pas et reste systématiquement campé sur son schéma unique. Remarquez, il vaudrait peut-être mieux car le jour où il a décidé de révolutionner son équipe, il a fait un contresens total. Une défense à 3 contre une équipe évoluant avec une seule pointe, ça défie la logique. Tout le monde est au courant, c’est la base ! Pourquoi bloquer 3 joueurs derrière pour s’occuper d’un seul adversaire, provoquant de fait un sous-nombre au milieu ? Du coup, l’équipe a été cantonnée dans son camp, il manquait du monde devant et entre les lignes. Placés trop haut pour défendre, pas assez haut pour attaquer (d’autant qu’ils manquaient de soutien), les latéraux n’ont pu créer aucun danger. A la limite, si le 3-5-2 est l’organisation habituelle d’une équipe, si les automatismes sont en place, on peut admettre que l’équipe veuille imposer son jeu et garde sa défense "atypique". Au PSG, la défense à 4 est une constante au XXIe siècle, ça ne s’improvise pas. Avec ce 3-5-2, le PSG a beaucoup eu le ballon, il a été mis en danger – notamment le penalty concédé – beaucoup plus qu’il n’en a créé car Blanc a oublié de programmer son utilisation. On a la gonfle, que faire maintenant ? Aucune idée.

Je lance un appel : si vous avez à l’esprit un exemple de rencontre au cours de laquelle vous avez eu l’impression que Blanc avait appuyé sur les points faibles de l’équipe adverse et/ou trouvé le moyen d’annihiler ses points forts, je suis preneur. Je n’en ai trouvé aucun. A vrai dire, je le crois incapable de s’adapter au jeu des adversaires car ceci supposerait de bien l’analyser. Ce serait trop lui demander.

  • Blanc est adepte d’un football passéiste abandonné partout ailleurs au profit d’une version beaucoup plus moderne et efficace du modèle initial.

Combien de fois ai-je stigmatisé le prétendu «beau jeu» de l’équipe de Laurent Blanc en parlant de «possession pour la possession», en m’insurgeant contre les louanges faites à des joueurs comme Motta, le roi de la passes qui ne sert à rien hormis à casser le rythme, ou encore en me moquant des promoteurs des stats grotesques du nombre de passes ou de ballons joués au cours d’un match ? Quand je lis la déclaration d’un joueur de City – Kevin de Bruyne – nous expliquant après la rencontre que le PSG passe son temps à faire circuler le ballon dans son camp entre défenseurs sans créer de danger, comment voulez-vous que je réagisse ? Il dit ce que je dénonce depuis 2 ans ½ ! Sauf qu’il est joueur du club qui a affronté le PSG, que son entraîneur a regardé quelques vidéos et facilement détecté les gigantesques failles à exploité. Il a ainsi pu tout bloquer malgré le niveau extrêmement médiocre des joueurs défensifs à sa disposition.

Laurent Blanc est fan de l’équipe d’Espagne au jeu sclérosé de 2010 et 2012, lauréate extrêmement chanceuse[2] de 2 compétitions internationales après celle remportée en 2008 en pratiquant pour le coup un vrai beau jeu offensif. Il est aussi fan du Barça de Guardiola qui se reposait sur des joueurs d’un tout autre niveau – où est le Iniesta parisien quand Pastore est absent ? – et sur les exploits de Messi. En Ligue 1 ça passe car Zlatan Ibrahimovic réussit ces exploits. Au niveau supérieur, ça coince car Ibra n’y arrive pas. Ce jeu de possession pour la possession, tout le monde l’a étudié, tout le monde sait comment le bloquer. Il est hyper stérile. On s’est même souvent ennuyé en L1 contre des équipes très faibles.

La possession est par essence dangereuse pour l’équipe dans le camp de laquelle elle a lieu. Si vous avez le ballon dans votre moitié de terrain et que vous le faites tourner, vous ne créez de danger que pour vous-même car à sa perte, les adversaires arrivent très vite devant votre but, votre défense n’a pas le temps de se replacer. Il s’agit du mal récurrent du PSG. N’était-ce pas déjà assez évident contre Chelsea pour essayer de rectifier le tir ? Blanc n’en est de toute façon pas capable. La possession du ballon est bonne essentiellement dans la zone où on doit créer des décalages pour marquer des buts, comment peut-on oser parler de beau jeu si l’objectif premier est de priver l’adversaire du ballon et non de construire des actions offensives ?

  • Savoir faire preuve de pragmatisme est une qualité fondamentale pour être un grand entraîneur, Blanc en est incapable, il a la réactivité d’une moule accrochée à son rocher.

Et quand il décide de s’adapter à ses adversaires, il fait n’importe quoi. Son 3-5-2 improbable contre City rappelle fortement l’improvisation d’une équipe hallucinante face à l’Espagne en quart de l’Euro 2012. Sa lubie d’entasser les latéraux côté droit mériterait une étude psychiatrique. Son sens tactique proche du néant l’empêche de s’adapter en cours de rencontre. Il ne le fait que dans un cas, la blessure d’un cadre. Du bricolage forcé en somme. C’est arrivé à Manchester. Quand Motta s’est blessé, peu avant la mi-temps, Blanc a abandonné le 3-5-2 qui ne ressemblait à rien. Il aurait dû tout changer au bout de 10 minutes maximum en comprenant que ça foirait totalement. La plupart du temps ses changements sont prédéfinis, peu importe si le joueur à sortir est le meilleur ou si un autre est affligeant. Dans le cas où la situation permet ou impose autre chose, peu importe, il reste dans les plans prévus. Bien sûr, si la stratégie de base ne fonctionne pas, faute de solution de rechange, on garde la même. A moins que les joueurs ne décident eux-mêmes de prendre les choses en main, par exemple en jouant long pour utiliser la profondeur (ce dont Blanc n’a toujours pas compris l’intérêt).

  • Blanc est l’entraîneur le plus prévisible du monde.

Une fois que vous avez compris son fonctionnement, vous n’êtes plus jamais surpris. Sauf lorsqu’il craque. Si vous ressortez toutes les compos depuis qu’il a installé son 4-3-3, vous le constatez, les seules variantes – hors turnover classique là aussi très prévisible – sont en réalité la conséquence directe de blessures et/ou suspensions. Ce qui pourrait être qualifié de «coup tactique» est systématiquement un coup du sort. L’exemple type est d’avoir fait jouer David Luiz milieu défensif contre Chelsea un jour où les autres potentiels occupants de ce poste étaient indisponibles. La compo avec Pastore quasiment avant-centre au Parc lors du match de poule contre le Barça (la victoire 3-2) est ce qui ressemble le plus à un coup tactique. Seulement là aussi, l’effectif était décimé, il s’agissait de bricolage, pas d’une innovation réfléchie et assumée. En outre, ce côté particulièrement prévisible est une aubaine pour les entraîneurs adverses, ils ont tout loisir de mettre en place leur stratégie et de la reproduire si elle fonctionne, car rien n’aura évolué entre une confrontation et la suivante.

  • La prévisibilité de Blanc est le corolaire de son incapacité – ou de son manque de volonté ? – à instaurer une concurrence saine au sein de l’effectif.

J’ai déjà longuement exploré le thème de la concurrence inexistante au PSG, le statut étant beaucoup plus important que le niveau réel du joueur. Je vous renvoie notamment au pavé écrit il y a 2 ans à la fin d’une saison frustrante qui devait marquer un tournant pour le club. Depuis, les effets de la "sénatorisation" des cadres n’ont cessé de se manifester et d’amplifier à tous les niveaux. On a assisté à des problèmes comportementaux hors du terrain. On a déploré un défaut d’investissement récurrent sur le terrain. Plusieurs joueurs ont été perdus par découragement en voyant que leurs efforts ne servaient à rien (des jeunes comme des anciens, je vais y revenir par la suite). Si être nul pendant des semaines ne met pas en danger votre place dans l’équipe, pourquoi vous sortiriez-vous les doigts du c*l ? Motta est affligeant depuis très longtemps, Blanc a tout fait pour prolonger son contrat – chronique d’un désastre annoncé – en n’hésitant pas, pour le convaincre de rester, à multiplier les déclarations laudatives. Il l’a érigé sur un piédestal, le faisant passer pour indispensable et irremplaçable. Le gars y croit, il agit en conséquence. Résultat, le joueur supposé protéger à la fois les défenseurs centraux et les milieux relayeurs est l’équivalent d’un boulet accroché au pied de chacun d’entre eux. Cette habitude de jouer avec le frein à main a encore coûté cher. Si vous ne vous forcez pas à mettre beaucoup d’intensité lors des gros matchs de Ligue 1, comment voulez-vous que l’équipe soit prête pour la Ligue des Champions ? J’ai déjà posé cette question un million de fois…

Comment voulez-vous progresser avec un entraîneur incapable de comprendre que statuts figés =régression assurés ?

  • Blanc est dépourvu d’autorité (et de charisme… mais l’un va avec l’autre).

Il s’agit ni plus ni moins que d’un homme de paille doté d’un pouvoir réel extrêmement limité. D’un abonné privilégié. Je vais finir par me demander s’il n’aurait pas remporté un grand concours organisé sur Twitter par psg_inside et beIN Sports! Il est assis sur le banc de touche, invité lors des déplacements, le club lui offre des équipements, on le laisse même s’exprimer devant les micros. Il y a eu dérapage quand on l’a laissé choisir l’organisation de départ pour un quart de finale de LdC. En règle générale les véritables patrons du vestiaire et décideurs de tout ce qui se passe sportivement sont les joueurs influents. L’autorité de Blanc s’apparente à celle de Domench sur les Bleus lors de la Coupe du monde 2006. Il a 2 prérogatives, celle de recruté 1 ou 2 éléments appelés à… ne pas jouer (Stambouli, Kurzawa, etc.). Et celle de mettre une grosse carotte à quelques gars pas invités aux réunions des parrains du vestiaire (Douchez, Cavani, Sirigu et Pastore, des jeunes issus du centre de formation, presque l’intégralité du contingent français, Matuidi étant l’exception).

Si vous croyez sincèrement mon constat erroné, expliquez-moi ceci (il s’agit uniquement d’une courte sélection d’exemples parmi tant d’autres) :
-l’attitude de Motta l’été dernier,
-l’épisode de David Luiz refusant de sortir sur blessure à Marseille,
-les 70 épisodes de la saga Rabiot et sa maman vs PSG,
-l’affaire Aurier.
Le cas Aurier était en réalité une des manifestations de l’absence totale d’autorité de cet entraîneur-spectateur. Bien sûr, les mots étaient très mal choisis, le procédé idiot. En revanche, le fond du propos concernant Blanc était juste : il a l’autorité d’une petite fille au milieu des adultes. Si l’entraîneur tenait le vestiaire, jamais ce dérapage ne se serait produit. Comment voulez-vous respecter votre supérieur hiérarchique direct s’il laisse tout passer à certains de vos collègues ? En même temps, que Blanc se couche devant Ibra est assez logique, il est conscient de tout devoir à son buteur vedette. D’ailleurs on parlera du PSG de Zlatan, pas celui de Blanc, dont le palmarès est avant tout celui du Suédois.

Les seuls joueurs surpris à tresser des lauriers à Blanc le font parce qu’ils sont titulaires et jouissent d’une liberté absolue grâce à leur statut. On en a même récemment vu un lui cirer les pompes uniquement afin de crépir son ancien entraîneur. En l’occurrence, Di Maria voulait se faire Van Gaal, il a donc dit du bien de Blanc pour enfoncer le Batave, censé être son opposé. Résultat, Di Maria a été en-dessous de tout contre Manchester City.

  • Blanc ne peut être respecté faute d’être respectable. Dans le football moderne la dimension psychologique est primordiale dans la gestion d’un effectif. Blanc est le pire psychologue de l’Univers.

La façon dont il a traité Douchez, Sirigu, Marquinhos, Pastore et beaucoup d’autres joueurs par le passé est abominable. Qui voudrait aller à la guerre sous son commandement ? Il ne traite pas les hommes de façon juste, il leur «manque de respect» allègrement, ne prend même pas la peine de leur expliquer ses décisions. La méthode Blanc est très simple : plus un cadre est mauvais, plus il faut le faire jouer… pour espérer le voir retrouver son niveau passé. Par contre, s’il ne s’agit pas d’un cadre, on l’enterre. Quant au remplaçant qui prouve jour après jour ses qualités supérieures à celle du titulaire à son poste, il n’a qu’à la fermer et à attendre… un départ ou un changement d’entraîneur. J’étais le premier à dénoncer l’escroquerie Van der Wiel, mais j’avoue avoir de la peine pour lui tant son utilisation totalement incohérente par Blanc est invivable. Le faire débuter lors de ce match retour de LdC était insensé. Tout comme titulariser Aurier à l’aller sans l’avoir relancé depuis le début de sa mise à l’écart 2 mois auparavant. Il avait besoin de retrouver le rythme avant de jouer le plus gros match de sa carrière en club. Il manquait déjà de repères à l’aller, au retour on lui confie un rôle pour lequel on ne l’a pas préparé, qui plus est dans une organisation où personne n’avait le moindre automatisme. Comment s’étonner de le voir perdu ? Si l’Ivoirien est beaucoup montré du doigt par les médias et les supporters d’ascendance ovine, sa responsabilité dans l’échec est en réalité très limitée, il n’est qu’un des protagonistes parmi tant d’autres du 2nd but encaissé à l’aller. Néanmoins, s’il avait été mis dans de bonnes dispositions psychologiques et tactiques, Aurier aurait apporté un gros plus potentiellement décisif. Ou comment transformer une force de son équipe une faiblesse… pour elle-même. Du grand art !

  • Blanc est incapable de compenser ses défauts – énormes – au niveau tactique, car faute d’être un meneur d’hommes, il n’a pas jamais su créer de véritable collectif composés d’hommes prêts à se battre les uns pour les autres et… pour lui.

De grands entraîneurs pas particulièrement bons ou créatifs sur le plan footballistique pur, ça existe. Mourinho il y a quelques années, Simeone actuellement en sont de parfaits exemples. Ces gars parviennent à tirer des performances incroyables de joueurs d’une qualité pas toujours fabuleuse. Avec eux, on se rend compte de l’importance de la motivation, de la dimension psychologique du sport de haut niveau, particulièrement d’un sport collectif comme le football. Un entraîneur meneur d’hommes peut pousser ses joueurs à faire quasiment n’importe quoi. Il les convaincrait d’aller avec lui à la guerre en portant un bandeau sur les yeux ! Blanc ne sait pas motiver les joueurs, il ne leur insuffle rien, aucune passion, aucune envie. Il n’a jamais su les rassembler dans une quête commune. La conséquence de tout ceci est le délitement de l’équipe face aux obstacles. Si ça ne tourne pas comme prévu, rien ne les conduit à se transcender, à renverser des montagnes, ils ont vite tendance à lâcher, à attendre que l’autre fasse le travail pour eux… Du moins, rien qui vienne de l’entraîneur. A vrai dire, les seules fois où on a vu le PSG se transcender depuis l’arrivée de Blanc correspondent à des situations d’adversité maximale, les joueurs ayant peur de prendre une énorme bran-bran (au Parc contre le Barça en poule) ou étant mus par un sentiment d’injustice traditionnellement générateur de révolte. On citera le 8e de finale retour à Stamford Bridge après l’exclusion injuste d’Ibra en première période, ou encore la victoire à Marseille après le péno+rouge contre Motta.

  • Un grand entraîneur attire les joueurs. Blanc les fait fuir.

Il s’agit de la conséquence d’un cocktail de problèmes déjà exposé ou qui le seront dans la suite de mon développement. Je peux vous citer beaucoup de joueurs sous contrat avec le PSG pendant l’ère Blanc qui ont fui pour trouver ailleurs une herbe beaucoup plus verte sur laquelle s’épanouir. Ils demandaient juste à être considérés à leur juste valeur. Dans cette liste, 5 vont en principe disputer l’Euro avec l’équipe de France et 2 mériteraient de figurer dans la liste des 23 : Sakho, taulier à Liverpool (énorme en Europa League notamment, meilleur défenseur des Bleus, véritable leader, ce qui manque au PSG), Jallet (longtemps le seul joueur de l’OL à répondre aux attentes, d’où son retour chez les Bleus… mais à qui Blanc a préféré Van der Wiel… oui, ça pique !), Gameiro (qui n’aurait jamais eu sa chance au PSG avec Blanc… dont le départ à Séville a été un énorme succès, il est devenu la star d’un des meilleurs clubs de Liga, double vainqueur de l’Europa League, il est buteur ou passeur décisif à chaque fois qu’il joue, il a 5 Lucas et 10 Cavani dans chaque jambe, de très grands clubs le veulent), Coman (jugé pas assez bon et trop jeune pour que Blanc lui donne sa chance, un Lucas stagnant et un Lavezzi alcoolisé lui étant préférés systématiquement… il est parti, a disputé une vingtaine de matchs avec la Juve dès la première saison dont la finale de la Ligue des Champions puis est parti au Bayern où il s’est imposé, ce qui lui a valu d’intégrer l’équipe de France, sa carrière débute à peine pourtant il en a plus fait que beaucoup de professionnel en fin de carrière), Cabaye (on ne sait toujours pas pourquoi Blanc l’a fait venir si c’était pour ne pas le faire jouer, on sait en revanche qu’il a été carré par certains cadres au premier rang desquels Motta, puis a décidé de fuir en Angleterre pour retrouver du temps de jeu, du plaisir, et les Bleus), Digne (titulaire et très bon à la Roma après 2 ans à devoir attendre son tour derrière Maxwell même quand le Brésilien était dans le dur, et remplacé par Kurzawa, bourré d’énormes défauts au points que Blanc ne lui fait pas confiance), et j’ajoute Aréola (son plan de carrière est exemplaire, une progression constante qu’il s’agisse du standing du club, des compétitions disputées ou des progrès individuels… mais le PSG l’a prêté 3 fois de suite et juste après la conclusion du 3e prêt… on lui annonce que le club a recruté un nouveau gardien assez jeune à qui a été offert un crédit illimité au niveau de la boulette). Chacun de ces joueurs aurait fait grand bien au PSG contre Manchester City. J’aurais presque envie d’ajouter Chantôme, longtemps excellent soldat du club, mais dont le niveau a baissé depuis son départ à Bordeaux. A ce rythme, Marquinhos et Pastore vont s’ajouter à la liste… En plus de Sirigu, pour qui c’est presque acté.

Hormis la mascarade Cristiano Ronaldo, dont certains médias amis de Blanc et/ou décidés à créer du buzz pour attirer des lecteurs ont réinventé les propos suite à Real-PSG[3], quand avez-vous entendu un grand joueur exprimer son envie de travailler avec Blanc ? D’autres entraîneurs comme Guardiola, Klopp, Mourinho ou même Ancelotti savent convaincre des recrues potentielles de les rejoindre. Personne ne signera jamais au PSG pour être entraîné par Blanc. Et pour cause…

  • Blanc ne fait progresser personne.

Prenez la liste des joueurs du PSG. Les jeunes. Qui a progressé depuis 3 ans ? Marquinhos… au contact de Thiago Silva. Marco Verratti mais essentiellement dans l’attitude… et seulement suite à l’insistance d’Antonio Conte, pas grâce à Blanc, Verratti étant resté sourd à ses remontrances comme à ses – légères – critiques. Lucas ? C’est sensiblement le même joueur depuis 3 ans. Rabiot ? Il a progressé, régressé, progressé, régressé, ses problèmes de comportement ont émaillé les 3 dernières saisons, c’est l’inconstance personnifiée. Digne a progressé avec Maxwell puis a régressé faute de pouvoir enchaîner les matchs, il a de nouveau repris sa courbe de progression en quittant le PSG. Kurzawa n’a pas franchement évolué, au point de ne pas être jugé assez fiable par Blanc pour le faire jouer contre de véritables équipes de foot. Aurier a eu du mal à s’adapter, il était presque devenu nul, Blanc a tardé à lui donner sa chance, ses progrès défensifs s’expliquent beaucoup par l’influence de Thiago Silva, offensivement il a juste retrouvé les qualités montrées à Toulouse. Le juger sur l’aller-retour contre Manchester City n’a aucun sens – même si les médias se font plaisir – tant la façon dont il a été réintégré dans le onze de départ est incohérente.

Quant aux autres jeunes du club, ceux issus du centre de formation, ils servent au mieux à boucher les trous, souvent ceux de la liste des remplaçants sur la feuille de match. Leur utilisation reste marginale. Quand on pense qu’Alec Georgen attend toujours de disputer son premier match en équipe première et que Christopher Nkunku… a fait une seule entrée en jeu entre la tournée d’été (avec un effectif plein de jeunes à cause de la Copa America) et la 29e journée de L1… Odsonne Edouard attend toujours d’être convoqué, même dans un groupe élargi.

  • Blanc ne sait pas repérer les talents et identifier le profil des joueurs, d’où un recrutement totalement incohérent et extrêmement onéreux (des camions de billets livrés à des concurrents).

Quand Cavani a été recruté, je voulais Falcao… (Falcao avant blessure était un super attaquant.) Blanc était OK recruter pour Cavani. On sait ce qu’il en a fait…
Quand il a pris Cabaye, je voulais Cabaye. Seulement il l’a gâché.
Quand David Luiz a été recruté, je n’ai pas compris, je voulais plein d’autres gars – genre Diego Godin – mais pas lui, dont j’ai observé les prestations avec attention, y décelant d’énormes lacunes et une propension à débrancher son cerveau. A la limite, qu’il vienne, admettons, mais surtout pas à ce prix en début de mercato à une période où le club était particulièrement limité par les contraintes du fair-play financier !
Quand l’arrivée d’Aurier a été conclue, je voulais Aurier. Je désespérais à force d’attendre que Blanc comprennent la nécessité de recruter un latéral droit.
Quand Kevin Trapp a été intronisé nouveau gardien titulaire sans rien avoir prouvé, qui plus est par un entraîneur n’ayant pas eu les c*uilles d’avouer la réalité de la situation, j’étais scandalisé. Le club a payé une bonne dizaine de millions pour un joueur libre, quelques semaines auparavant, de s’engager gratuitement où il le souhaitait… Un gardien sans aucune expérience du très haut niveau censé permettre à l’équipe de mieux jouer grâce à son jeu au pied – prétexte foireux – et être plus décisif que Sirigu en Ligue des Champions. On a vu… un désastre au niveau du jeu, mais aussi une efficacité remarquable… de City. 4 tirs cadrés en 2 matchs, 3 buts, plus un péno obtenu sur une faute de l’Allemand, chanceux d’éviter le rouge. Où est le gardien décisif promis ?
Quand Stambouli a été recruté à la place de Cabaye (dont le profil est très différent), je voyais en lui un bon remplaçant couteau suisse. Il est resté au fond de la poche, rien n’a été fait pour l’intégrer. Mardi, malgré la pénurie de milieux, il ne s’en est jamais servi. Pourquoi avoir payé si cher – Tottenham a fait une grosse plus-value pour un joueur presque inutilisé – un remplaçant de bout de banc ?
Quand Di Maria a été pris, je voulais De Bruyne, qui correspondait beaucoup mieux au profil manquant dans l’effectif, un milieu offensif polyvalent capable d’évoluer meneur de jeu comme sur un côté. En outre, Di Maria restait sur une Copa America dégueulasse. Au très haut niveau, Di Maria doit être entre le n°3 et le n°5 de l’effectif par ordre d’importance, jamais le n°1 ou n°1 bis, sinon ça finit immanquablement par coincer.
Quand Kurzawa a été acheté 25 PUT*IN de millions à Monaco, j’ai vomi.
En ce moment, je commence à entendre des noms déprimants de joueurs incapables de s’imposer à l’étranger… Je vais trouver des sacs à vomi et en conserver avec moi en permanence…

Depuis l’arrivée de Blanc, il y a des soucis permanents quant à la structure de l’effectif. Il était par exemple parti pour nous faire une saison en 4-3-3 avec seulement 3 milieux dans son effectif (avant le recrutement de Cabaye en fin de mercato hivernal). Depuis plusieurs semaines, suite au départ de Lavezzi, il restait 4 joueurs offensifs valides pour 3 postes (le retour de Pastore n’y change rien, Blanc voit en lui un milieu relayeur^^). Forcément, avec 2 suspendus et 1 blessé à Manchester, on se serait cru au salon du bricolage.

Conséquence de tout ceci, l’équipe ne cesse de s’affaiblir. L’évolution de l’effectif, le caractère marginal la progression individuelle de ses membres et l’absence de progression tactique de l’ensemble corroborent totalement cette affirmation dont je ne démords pas depuis déjà longtemps.

Effectif_du_PSG_de_2012-13_a_2015-16.jpg Regardons les 4 dernières saisons, poste par poste. J’ai même fait un tableau en allant rechercher quasiment toutes les feuilles de match pour n’oublier personne. L’emplacement des joueurs dans le tableau correspond à la place occupée au sein de l’effectif[4]. Il faut bien sûr se souvenir du niveau réel des joueurs lors de la saison en question pour avoir une idée juste de la force de l’effectif. Nombre d’entre eux ont évolué en bien ou en mal depuis. Néanmoins, une chose est indéniable, l’effectif est de plus en plus maigre. On est par exemple passé de 5 – voire 6 – défenseurs centraux expérimentés à 3 (d’où, sans doute, l’idée de tenter un 3-5-2 le jour où seul 2 DC étaient disponibles^^). Même constat au milieu où on remarque que Pastore est le dernier véritable milieu offensif… avec Ongenda[5]. Quand vous avez Ibra, Pastore, Ménez, Nenê, Lavezzi, Hoarau, Gameiro et Bodmer, plus Ongenda et Coman en tout début de carrière, les possibilités ne manquent pas. Nenê, Hoarau et Bodmer étaient déjà partis quand Blanc a signé, Lucas était déjà là. Ibra, Pastore, Lucas et Ongenda sont toujours au club, Ménez, Gameiro, Lavezzi et Coman ont été remplacés par Cavani, Di Maria et Augustin. Le Gameiro de Séville version 2016 est supérieur à la somme des 3 Parisiens actuels (qui ont coûté environ 12 fois ce que sa vente a rapporté). Il y avait aussi plus de solutions, plus de complémentarité, plus de polyvalence pour une efficacité pas réellement inférieure. A Manchester, les options offensives sur le banc étaient très réduites. Le PSG a un budget et une masse salariale énormes, pourtant il a un banc moisi.

Blanc est infoutu de repérer les manques réels de son effectif, même ceux qui sautent aux yeux.

  • En plus de ne pas savoir détecter les talents, Blanc ne sait pas les développer. Du coup, on les perd.

Etre un jeune formé au PSG sous l’ère Laurent Blanc, c’est être condamné au banc, aux tribunes, à la CFA, aux U19, ou à l’exil. Le banc, c’est dans le meilleur des cas. Toute l’Europe était consciente des qualités de Coman, tout le monde savait ce qu’il demandait pour accepter de signer pro au PSG : il demandait juste d’avoir la chance de prouver ses qualités en étant traité comme les autres joueurs de l’effectif. Il n’a jamais exigé une place de titulaire, contrairement aux affirmations de ceux qui aiment charger les jeunes joueurs français et/ou la formation parisienne. Il se dit que le clan Blanc a répandu ces mensonges pour le dédouaner de cette faute grave et reporter la faute sur l’entourage de Coman. Est-il scandaleux d’espérer jouer si on est meilleur que les autres membres de l’effectif évoluant au même poste ? Avouez que dégoûter un des plus grands espoirs européens de rester au club est un énorme échec quand votre président répète à loisir vouloir dénicher «le nouveau Messi». Coman n’est pas Messi et ne le sera jamais, néanmoins au sein de l’effectif actuel du PSG, il serait titulaire. Il est parti gratuitement.

Si seulement Coman était le seul dans ce cas… Rabiot a tout fait pour partir, seules des blessures lui ont permis d’avoir le temps de jeu nécessaire pour lui donner – provisoirement – envie de rester. Il se dit qu’Ikoné va partir à la Juve, que Doucouré ne signera pas pro à Paris, et que le cas Edouard, annoncé réglé il y a plusieurs semaines… ne l’est toujours pas. Si 3 champions d’Europe U17 formés au club échappent au PSG à cause d’un entraîneur incompétent, je demande qu’on installe une potence devant le Parc des Princes spécialement pour Blanc, préalablement trempé dans le miel (plutôt que de goudron) et les plumes… pour observer son taux de popularité auprès des animaux et insectes autochtones. Aucun d’entre eux n’a encore eu le début d’une chance de débuter en pro, tout comme Georgen, convoqué à l’occasion sans jouer. Nkunku a dû attendre des mois pour gratter quelques minutes grâce à une litanie de blessure et à un calendrier surchargé. De temps à autres, on voit Augustin. Ça reste rare et peu concluant. Quand Ongenda est bon, il gagne le droit de disparaître pendant des semaines. La saison passée Bahebeck a été extrêmement utile, il a donc été mis au placard lors de la phase retour.

En résumé, quand on est jeune dans un PSG dirigé par Laurent Blanc, la meilleure chose à faire pour progresser est de se barrer pour bosser sous les ordres d’un entraîneur de qualité. Aréola, Digne, Coman et Maignan l’ont prouvé. On pourrait aussi citer Aurier la saison passée (Blanc lui préférait VdW, même une fois revenu de la CAN puis de blessure, une période au cours de laquelle il était décisif à chaque fois qu’il jouait). Marquinhos est aussi victime de la préférence pour les sénateurs installés.

  • Blanc n’apprend pas de ses erreurs, du coup l’histoire se reproduit sempiternellement avec lui.

A son arrivée au PSG, mon interrogation principale était de savoir s’il avait tiré des enseignements de ses échecs à Bordeaux et en équipe de France. Près de 3 ans plus tard, la réponse est désormais a été apportée par les faits, elle est indéniable : non. En plus de ne rien avoir appris de ses erreurs avant d’arriver à Paris, il n’a rien appris des erreurs commise depuis qu’il est à Paris. Le coup du 3-5-2 tiré au sort rappelle France-Espagne en 2012. Les problèmes de comportements au sein de l’effectif liés à son manque d’autorité, à son incapacité à bien choisir et à gérer les hommes, on les connaissait déjà lors de cet Euro. Perdre le respect de son vestiaire et le soutien de ses supporters, il l’a vécu à Bordeaux. Se tromper totalement en abordant un match important de Ligue des Champions ? Il l’a fait contre Chelsea il y a 2 saisons. Se retrouver privé de plusieurs joueurs au moment le plus important de la saison faute d’avoir su les préserver ou parce qu’ils ont été remis trop tôt sur le terrain, on nous l’a déjà servi l’an dernier. L’utilisation de Verratti lors de son bref retour de blessure explique sa rechute. Me faut-il de nouveau aborder le sujet épineux de la gestion des jeunes ? Si Ikoné part à la Juve en reproduisant l’exemple Coman (même si je le trouve moins fort), la liste des méfaits de Blanc s’allongera.

  • Blanc est nul en communication externe (en plus de l’être en communication interne, puisqu’il ne parle pas à ses joueurs, ne leur explique pas ses décisions).

Blanc se sent agressé et répond agressivement dès qu’on ne va pas dans son sens. On le prend régulièrement à dénigrer ou à se moquer de façon puérile de ses contradicteurs. De temps en temps, il refuse des questions… Il ne sait clairement pas amadouer la presse – la spécialité d’Ancelotti – et devrait ainsi être détesté par les représentants des médias. Seulement ceux-ci ont pour mauvaise habitude d’aller dans le sens du vent. A cause des résultats, très peu osaient dire la vérité. Désormais, beaucoup sont toujours prêts à défendre Blanc afin d’éviter un flagrant délit de retournement de veste. L’autre souci vient du copinage. Les potes du champion du monde 1998 sont très influents dans les médias. Dugarry, Lizarazu et toute cette tribu de consultants vont toujours rejeter la faute sur les joueurs. Idem avec Pierre Ménes. Les confrères de Blanc actuellement en poste ou en recherche de poste peuvent difficilement se permettre de l’ouvrir – surtout s’il y a une proximité, par exemple Galtier, le grand ami de "Lolo" – car voir un entraîneur qui gagne être remis en cause les toucherait indirectement et dévaloriserait leur propre travail. La L1 n’a jamais été si faible, si l’entraîneur du champion qui a outrageusement dominé la concurrence se fait virer à cause de ses insuffisances, ça en dit long sur le niveau de ses confrères !

Vous l’avez constaté, cet exposé des raisons pour lesquelles Laurent Blanc doit partir est long. Il fallait au moins ça pour mettre en lumière ses lacunes, erreurs et fautes professionnelles. Ce cas étant réglé, il est temps de lancer la réflexion à propos de la réfection. Tout est à revoir, de la cave au grenier. C’est à retrouver ici.

Notes

[1] Avec Bordeaux.

[2] En 2010, plus faible attaque d’une équipe sacrée championne du monde, arbitrage très souvent favorable. En 2012, la Croatie a été spoliée par un arbitrage minable lors du dernier match de poule, l’Espagne s’est qualifiée pour les quarts grâce à ça.

[3] Il s’agissait juste pour le Portugais d’alimenter les rumeurs quant à la possibilité d’un départ du Real afin de se payer Florentino Pérez, qui s’était permis de l’offenser.

[4] Qui a été recruté ou intégré à la place de qui.

[5] Di Maria est un ailier qui peut dépanner au milieu, pas un meneur de jeu.