• ETAPE 15 : déceptions à la chaîne.

Etape_15.jpg De Bourg-en-Bresse à Culoz, 160km dans les Alpes.
Non-partant : Jens Debusschere (TLS).
Abandon : Jesus Herrada (MOV).

Les étapes courtes très montagneuse sont les plus dures. Surtout par une forte chaleur. Avec une arrivée dans la vallée, pas mal de coureurs pouvaient espérer l’emporter. D’où un nombre important de prétendants à l’échappée. Thomas De Gendt (TLS) attaque de suite pour aller défendre son maillot à pois. Il y avait jusqu’à 50 points à récolter lors de cette étape. En raison des nombreuses relances de coureurs souhaitant être à l’avant, le Belge n’a pu prendre le large.

Les coureurs français ont multiplié les offensives. Tony Gallopin (TLS) pouvait voir en cette étape sa meilleure chance d’en gagner une sur le Tour (et d’être sélectionné pour les JO en remplacement de Thibaut Pinot). On l’a ainsi vu s’échapper juste avant de débuter l’ascension vers le Col du Berthiand (1ère C.). Il était à peu près impossible de faire la différence tant le peloton roulait vite, toujours pour la même raison : les candidats à l’échappée étaient trop nombreux. Par conséquent, le ménage a débuté à l’arrière du peloton. Thomas De Gendt est alors passé par la fenêtre parmi tant d’autres. Il n’avait pas les moyens de ses ambitions.

Les membres d’AG2R se montraient très actifs, on en voyait un à chaque attaque. Vainqueur de la course préolympique l’été dernier, Alexis Vuillermoz voulait aussi se montrer pour passer de remplaçant à titulaire à Rio. D’où sans doute son omniprésence à l’avant. Rafal Majka (TNK) s’est joint à lui pour aller chercher le maillot à pois. La situation était idéale pour ce dernier. Le Polonais voulait se détacher, il y a mis les moyens. Du coup Vuillermoz n’a pu le suivre, contrairement à Ilnur Zakarin (KAT), maillot grand ouvert.

Un groupe comptant notamment Jérôme Coppel (IAM), autre prétendant plausible à une place aux JO depuis sa 4e place lors du contre-la-montre, a tenté de faire la jonction avec ce duo. Il y avait pas mal de monde, pas mal de Français, mais là encore, impossible de prendre le large, le peloton restait très proche, ce qui en incitait toujours plus à contrer pour se porter à l’avant.

A défaut de réellement prendre le large, Majka a fait ce qu’il espérait, prendre 10 points au sommet pour se rapprocher à 3 points du leader du classement de la montagne. Le groupe de chasse désormais mené par Vincenzo Nibali (AST) – qui s’est fait doubler de justesse par Serge Pauwels (DDD), aussi en quête de points – est passé à 20 grosses secondes, le peloton n’étant que à 43" des hommes de tête. L’Italien avait pour idée de faire la descente à fond afin de revenir sur le duo de fuyards. Evidemment, ça n’a pas tardé. Problème, le groupe était toujours trop imposant au goût de la Sky, qui n’a pas souhaité temporiser avant de savoir s’il présentait un danger. Néanmoins quelques audacieux ont décidé de contre-attaquer dans la descente pour se rapprocher de l’avant au cas où la chasse s’arrêterait. Bonne idée, car une fois en bas, Chris Froome a passé la consigne de calmer le jeu. D’où une configuration de course de nouveau simple : un gros groupe de 30 à l’avant et un gros peloton qu’ont pu progressivement réintégrer les lâchés.

Au sein de ce groupe, on trouvait des représentants de 18 équipes sur 22 (aucun Sky, BMC, Lotto-Soudal et Fortunéo), dont 3 avec 3 hommes et 6 avec 2 hommes. Voici la liste :
-Tom Jelte Slagter, Dylan Van Baarle et Pierre Rolland (CDT),
-Stef Clement, Jérôme Coppel et Jarlinson Pantano (IAM),
-Kristijan Durasek, Tsgabu Grmay et Jan Polanc (LAM),
-Romain Sicard et Thomas Voeckler (DEN),
-Jon Izagirre et Nelson Oliveira (MOV),
-Vincenzo Nibali et Tanel Kangert (AST),
-Alexis Vuillermoz et Domenico Pozzovivo (ALM),
-Steve Morabito et Sébastien Reichenbach (FDJ),
-Alberto Losada et Ilnur Zakarin (KAT),
-Bartosz Huzarski (BOA),
-Rafal Majka (TNK),
-George Bennett (TLJ),
-Haimar Zubeldia (TFS),
-Serge Pauwels (DDD),
-Tom Dumoulin (TGA),
-Julian Alaphilippe (EQS),
-Daniel Navarro (COF),
-Ruben Plaza (OBE).

Sur les – seulement – 6 Français, il est à noter que figuraient un des sélectionnés de l’équipe de France olympique (Alaphilippe) et 3 des 4 prétendants à la place libérée par Pinot (Rolland, Vuillermoz et Coppel). On y trouvait aussi 5 des 7 premiers du classement du meilleur grimpeur avant au départ de l’étape.

Reichenbach était le mieux classé, à un peu moins de 12’. Pierre Rolland pointait quant à lui à 15’ au général mais fait exprès de perdre du temps pour avoir le droit de s’échapper, il ne fallait donc pas lui offrir 10 minutes gratuites pour le relancer. C’est pourquoi la Sky a accordé à peine plus de 4’ à ce premier petit peloton au pied du Col du Sappel (2e C.). Mais voilà, la formation britannique a son plan de bataille, il est invariable, personne n’essaie d’empêcher sa mise en œuvre : elle a en réalité ralenti pour récupérer ses rouleurs lâchés dans la montée, a mis ces hommes en tête pour imprimer le train, les lieutenants dont a besoin Froome dans la montagne ont donc pu être économisés pour la fin de journée. Forcément, le rythme n’était pas très élevé, l’intérêt de Sky était même de laisser filer pour en inciter d’autres à rouler afin de se prémunir du retour de Reichenbach dans le top 10 – voire mieux – au général. Avec des équipiers pour faire le travail dans l’échappée, ça allait plus vite à l’avant, d’où un accroissement de l’écart jusqu’à atteindre 6’. Malgré le train peu soutenu de Sky, Jesus Herrada a dû mettre la flèche, malade.

Etrangement, Voeckler est allé chercher les points au sommet devant Majka, revenu à égalité avec De Gendt en tête du classement de la montagne. Le Col du Pisseloup (3e C.) attendait tout ce beau monde après une petite descente. Au sein du groupe de tête, certains bossaient dur, d’autres se cachaient dans les roues en se laissant tranquillement emmener. Malin, Pauwels a anticipé pour parti s’octroyer les 2 points au sommet. Majka a fait de même à retardement pour en prendre un et devenir seul leader du classement. Ce duo a décidé de poursuivre son effort au lieu de se relever pour attendre les 28 autres. Si loin de l’arrivée, c’était très présomptueux. Si le peloton ne semblait plus très dangereux (7’ d’écart), il restait beaucoup trop de chemin à parcourir pour déjà s’employer à fond. Probablement visaient-ils les primes du sprint intermédiaire… Ils ont décidé de se relever juste après. Ils sont néanmoins repassés dans le même ordre au Col de la Rochette (3e C.), où le peloton comptait toujours ses 7’ de retard.

Van Baarle a profité du ravitaillement pour s’échapper seul. Une stratégie bien étrange à 72km de l’arrivée. Ce garçon n’étant pas un bon grimpeur, la seule explication plausible était son intention de prendre le large pour servir d’appui à Rolland dans la vallée. Le retour en solitaire de Dumoulin mettait à plat cette possibilité tactique. Lui, on ne peut laisser partir seul, l’étape d’Andorre-Arcalis l’a encore démontré ! Or évidemment, il est reparti seul. Nibali a décidé de se lancer seul en chasse. Au sein du groupe de 28, plusieurs piégés ont réagi. Pantano et Pozzovivo l’ont rejoint. Ces nombreuses accélérations ont eu pour effet d’augmenter l’écart entre la tête de la course et celle du peloton. Elle a dépassé les 8’30 au pied du Col du Grand Colombier (hors catégorie). Le peloton se désintéressait donc une fois de plus de la victoire d’étape.

On trouvait désormais un quatuor en tête car le Batave a préféré attendre le trio de chasseurs. Problème… Pas de Français présent à l’avant. Le groupe de chasse s’est progressivement réduit à mesure que le train s’accélérait pour revenir sur le quatuor. Ayant beaucoup travaillé, Coppel n’a pu tenir le rythme, comme d’autres équipiers bien entamés. Il était désormais clair que le vainqueur de l’étape se trouvait à l’avant. Navarro a tenté un contre au moment de la jonction. Un véritable pétard mouillé. Ses tentatives successives n’avaient que peu d’effets car trop de coureurs avaient intérêt à aller le chercher. En réalité, les effets se faisaient surtout ressentir à l’arrière. Rolland (qui s’est battu pour tenter un retour), Nibali (à la rue) et Dumoulin étaient à la peine. Le groupe de tête relançait régulièrement sous l’impulsion de Reichenbach et de Majka.

Une petite moitié de l’échappée à 30 restait en lice pour la victoire. Alaphilippe et Vuillermoz faisaient figure de derniers espoirs français lors de cette 15e étape. Revenu de l’arrière, Morabito bossait pour son compatriote en imprimant le train. Une fois cuit, il s’est garé. La relance de Zacharin a fait des dégâts. Comme en début d’étape, il a tenté de fuir avec Majka. Les 2 hommes ont beaucoup discuté, ils s’entendaient bien. Vuillermoz – entre autres – a beaucoup roulé dans le groupe de poursuivants, néanmoins le duo s’est envolé. Evidemment, Majka a pris les 25pts au sommet pour accrocher solidement le maillot à pois sur ses épaules. Alaphilippe et Vuillermoz sont repartis à 2 en fin d’ascension, peut-être pour basculer ensemble dans la descente et tenter un retour. Mais Alaphilippe était plus fort après s’être bien caché dans les roues pendant toute la journée. L’impression donnée lors de son effort solitaire pour revenir sur les hommes de tête était excellente. Au sommet, il comptait moins de 30 secondes de retard, ça restait jouable. Excellent descendeur, Pantano l’a rejoint dans la descente. Zacharin a de gros soucis dans cet exercice – ayant fini dans un ravin il y a quelques semaines en fin de Giro, on peut comprendre son blocage psychologique – et Majka ne souhaitait se dépouiller trop tôt en partant seul. Ils ont laissé revenir le 2nd duo. Etre à 4 dans la vallée allait certainement leur bénéficier.

Le peloton a fini par se réveiller sur les pentes du Grand Colombier car Reichenbach devenait dangereux au général, il était en train de faire son retour dans le top 10. Les Astana ont accéléré pour protéger la place de Fabio Aru (même s’ils expliquent avoir préparé leur coup à l’avance, la raison réelle de leur activité en tête de peloton est certainement moins reluisante et moins ambitieuse), Warren Barguil (TGA) n’a pas résisté à ce changement de configuration, le peloton a fondu. Ils étaient nombreux à ne pas faire les fiers, notamment Adam Yates (OBE). L’écart est resté proche des 8’ au sommet, hormis du ménage par l’arrière il ne s’est… rien passé.

Alaphilippe a mis le feu dans la descente où Vuillermoz se battait pour rejoindre le quatuor (devenu trio). L’ancien vététiste avait une réelle chance d’y parvenir, contrairement à Reichenbach, en grandes difficultés, qui n’a pu le suivre. Alaphilippe n’avait-il pas tort de griller des cartouches dès cette descente plutôt que de se réserver pour plus tard ? Avec un morceau de vallée, une nouvelle ascension difficile, une dernière descente pour faire la différence et une dernière portion de vallée, s’isoler si tôt ne semblait vraiment pas pertinent. Il n’aurait probablement pas dû se lancer dans ce numéro. C’était clairement trop tôt. Un problème mécanique a eu raison de ses espoirs de victoire. Il lui a fallu un moment pour repartir car sa voiture était trop loin derrière pour l’aider à régler les soucis avec sa chaîne et son dérailleur. Arrêté sur le bord de la route, il a vu tout le monde le passer. Imaginez la frustration ! Le duo Majka-Pantano a pu continuer seul devant. Un quatuor composé de Zakarin, Reichenbach, Vuillermoz et Pauwels s’est formé dans la vallée. Seule une entente parfaite pouvait permettre la jonction, l’entente a semblé précaire. Alaphilippe a quant à lui récupéré le groupe Rolland qui comptait presque 1’30 de retard sur le duo de tête.

Au premier passage sur la ligne d’arrivée, les poursuivants comptaient 55" de retard, Alaphilippe est passé à 1’20 suite à une nouvelle attaque avec Huzarski, attaque là encore peu pertinente, sans doute dictée par la frustration. Ou comment griller des cartouches pour pas grand-chose. Pointé à près de 7’, le peloton ne pouvait plus revenir. Le travail des Astana manquait d’efficacité.

Juste après la ligne d’arrivée, on repartait dans les lacets du Grand Colombier (1ère C.). Majka ne comptait pas garder Pantano dans sa roue, il a fait de son mieux pour le lâcher. Le Colombien a fait l’élastique. Zakarin continuait à mener la chasse. Plus loin, mais pas très loin, Rolland et Durasek ont rejoint Alaphilippe et Huzarski. Tout restait possible concernant ces hommes, personne ne semblait à l’abri d’un retour.

Soudain, miracle, Fabio Aru a attaqué en tête du peloton ! Alléluia ! Ceci dit, il ne représentait AUCUN danger pour Froome, dont les hommes ont commencé à rouler comme ils savent si bien le faire. Alejandro Valverde (MOV) a contre-attaqué. Le train Sky a ramené progressivement le groupe des leaders. Navrant. Le groupe maillot jaune comprenait encore 15 hommes. Romain Bardet (ALM) a attaqué quelques centaines de mètres avant le sommet pour faire la descente à fond. Tejay Van Garderen (BMC) venait alors de se faire lâcher. Le dernier leader français encore dans le coup est parti d’un peu trop loin, il a aussi payé l’immobilisme des autres concurrents. Ainsi, avec un Wouter Poels monstrueux, la Sky a tranquillement revenir. Le pauvre Bardet a même perdu ses lunettes en tournant la tête, il s’est fait reprendre juste avant le sommet. Un coup d’épée dans l’eau.

Seul en tête après avoir – a priori pour de bon – lâché Pantano, Majka a pris ses points. Il pensait s’envoler vers la victoire. A leur poursuite, plus de Zakarin. Le Russe a dû s’arrêter pour une raison floue (il a perdu ses lentilles de contact), laissant Vuillermoz et Reichenbach continuer seuls, Pauwels ayant craqué. Le Suisse a lâché le Français dans l’ascension au moment où ce duo rejoignait Pantano. Le nouveau duo a basculé à seulement 22 secondes du Polonais. Reichanbach étant un mauvais descendeur, il s’est tout de suite fait larguer.

La descente était difficile, Majka a fait un tout-droit dans un virage – quelques minutes plus tard Mikel Nieve (SKy) a chuté dans le même virage virage – en évitant la chute, néanmoins ce passage dans l’herbe l’a presque arrêté, freinant considérablement ses ardeurs. Pantano en a profité pour revenir. Dommage que Vuillermoz n’ait pas pris ses responsabilités en doublant le Suisse dans la descente, je reste persuadé qu’en tentant le coup en solo il serait revenu sur les hommes de tête… Laisser passer sa chance ainsi, quel gâchis ! Dans le peloton son leader (Bardet) ne voulait pas laisser passer la sienne, il a fait la descente à fond avec les Movistar. A défaut de prendre du temps à Froome, ils ont largué Van Garderen, en passe de perdre sa 6e place au général. Le maillot jaune aura passé une journée extrêmement tranquille.

Une fois le duo de tête arrivé dans la dernière portion de vallée, Majka a peu roulé afin d’en garder pour le sprint final. Pantano semblait s’employer beaucoup plus, mais sans doute se sentait-il plus explosif (il se savait aussi bien meilleur descendeur, raison pour laquelle il ne s’est pas trop mis dans le rouge dans l’ascension, pensant revenir dans la descente… bien joué !). Reichenbach et Vuillermoz ont échoué tout près d’eux. D’autant plus près que le dernier kilomètre s’est transformé en jeu de piste. Majka a lancé le sprint, il était moins fort. D’où la victoire de Pantano, sa première sur le Tour. Vuillermoz a pris la 3e place au sprint (à 6") en espérant avoir convaincu le sélectionneur de l’équipe de France de l’emmener à Rio. L’infortuné Alaphilippe peut être déçu, 5e à 22" de la gagne alors que son problème mécanique lui a coûté au moins 1’40, il était pourtant le plus fort. En plus d’être victime d’une sacrée déveine, il a mal couru, peu aidé par des directeurs sportifs hors-sujet. Rolland a pris la 7e place.

La bonne affaire de Reichenbach n’est pas si bonne qu’espéré, il n’a repris que 3’01, son objectif de top 10 en a pris un coup. Désormais 14e à 8’40, le leader suppléant de la FDJ pointe encore à près de 3’ du 13e. Van Garderen est le perdant du jour au général, il a concédé 1’28 à tous les principaux leaders, ce qui le fait rétrograder au 8e rang, ce dont tirent profit Bardet et… Richie Porte, l’autre tête d’affiche de BMC, désormais 6e et 7e. Barguil a aussi pris très cher mais ne joue plus le classement. Espérons qu’il parvienne enfin à se montrer, il lui reste peu d’opportunités.

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Résumons.
Vainqueur d’étape : Pantano (IAM).
Jaune : Froome (SKY).
Vert : Sagan (TNK).
Pois : Majka (TNK).
Blanc : Yates (OBE).
Combatif du jour : Majka (TNK).

Majka a été bon en montée, Pantano a été meilleur en descente, il mérite sa victoire. Le Polonais n’a pas gagné mais n’a pas tout perdu, son premier objectif, le maillot à pois, lui a coûté de l’énergie mais rapporté un dossard rouge. Comme ce premier objectif a été atteint, la journée est réussie. Il s’agit en revanche d’un échec pour Alaphilippe, beaucoup trop chien fou. Très fort, il a mal couru tactiquement. Malgré son problème mécanique et tout le temps perdu, il aurait pu gagner en réagissant mieux. Vuillermoz aussi peut s’en vouloir de n’avoir osé dans la descente, faisant pour le coup preuve d’une prudence excessive en voulant atteindre Reichenbach pour être à 2 dans la vallée.

Résultat, on attend toujours désespérément une victoire française. Même quand elle nous tend les bras, elle finit par s’échapper. De même, on attend toujours de la vraie bagarre entre ceux qui jouent le classement général. Encore une fois, il ne s’est rien passé dans une étape de montagne. A quoi servent les ascensions si personne ne cherche à les exploiter ?

Chaque jour qui passe est plus déprimant que le précédent. Demain, le Tour se dirige vers la Suisse. Retrouvera-t-on le moral à Berne ou restera-t-il en berne ?