Les London Anniversary Games sont organisés sur 2 jours, toutes les épreuves se sprint sans virage sont organisées selon un système de séries environ 2 heures avant la finale. En outre, pour la plupart des épreuves sur piste, on utiliser les 9 couloirs à disposition, ce qui permet la constitution d’un énorme plateau. Beaucoup de stars y ont fait une sortie avant les JO, notamment Usain Bolt, pas vu sur les pistes depuis le premier tour du 100m aux sélections jamaïcaines. Ne nous le cachons pas, si certains avaient besoin de cette compétition pour se régler, la proximité avec les JO a eu un effet dissuasif sur pas mal d’athlètes, notamment des membres de l’équipe de France (parmi ceux qui y auraient eu leur place, citons notamment Mélina Robert-Michon, Pascal Martinot-Lagarde et Wilhem Belocian et Rénelle Lamote, qui auraient pu monter sur le podium). Le plateau était complété par énormément de Britanniques, de Ricains non-qualifiés pour Rio, mais aussi de Français moins connus qui n’ont pu aller se frotter à la concurrence internationale dans un stade olympique.

La première journée a été fantastique. La seconde, nettement moins. C’est en partie une affaire de goûts, en partie une affaire de niveau de performances.

Outre le début du concours de saut à la perche – sans Shawn Barber, forfait car malade – avec 3 échecs de Stanley Joseph dès la première barre à 5m40, un relais 4x100m féminin lançait la partie seniors[1] du meeting.

Floriane Gnafoua, Céline Distel-Bonnet, Maoussia Paré et Stella Akakpo venaient se préparer en vue des JO pour lesquelles elles ont finalement obtenu leur qualification. Le quatuor français a hérité du couloir 8 dans une course à 9 équipes (dont 2 britanniques et une baptisée all stars).

Grande-Bretagne 1 (Asha Philips, Desirèe Henry, Dina Asher-Smith et Daryll Neita) a réussi une énorme perf : 41"81 (record national et du meeting, MPM). Le Brésil a pris la 2e place, la France a très bien figuré, finissant 3e en 42"84, ceci avec une marge de progression au moins sur le dernier passage où Stella a été doublée par la Brésilienne partie nettement plus lancée. Le Canada et les Pays-Bas (avec Dafne Schippers) n’ont pas réussi à finir la course.

(Meilleure qualité vidéo à partir de 6'09.)

La moitié des 16 engagées en séries du 100m haies était constituée de représentantes des USA. Traduction : rien à voir avec les JO, le niveau sera inférieur aux JO, au moins en ce qui concerne la densité du plateau. 6 de ces Ricaines ont pris part à la 2nde série. La star de la première était Jessica Ennis-Hill, venue se tester sur une des épreuves de l’heptathlon.

Très bien partie, Brianna Rollins a rétrogradé à cause d’une faute à la 7e haie, permettant à Nia Ali de l’emporter en 12"69 (+0.3). Ennis-Hill, qui est une superstar en Grande Bretagne, a fini comme une balle après un départ très moyen pour piquer la 3e place à Zagré et Porter en cassant sur la ligne (12"76). Outch… ça fait peur pour ses adversaires en hepta.

Kendra Harrison a juste défoncé tout le monde dans la 2nde série : 12"40 (+0.2). Elle est largement au-dessus du lot cette saison mais ne sera pas championne olympique car son seul réel échec de la saison s’est produit aux trials (nous y reviendrons). D’où son absence de sourire à l’arrivée. Sans doute pensait-elle déjà à la finale, où elle sentait avoir l’occasion de réussir un truc hors normes. Jasmin Stowers a pris la 2e place en 12"58.

Retrouver Floria Gueï au couloir 4 (sur 9) du 400m entre Francena McCorory et Shaunae Miller est un signe, surtout que les 4 Britanniques ont obtenu le 1, le 2, le 8 et le 9. Son changement de statut est parfaitement traduit par ce fait. Malheureusement, elle n’a pas vraiment tiré le bon numéro.

Miller est partie hyper vite, Floria a alors pris très cher, elle était avant-dernière à l’entrée de la dernière ligne droite, a fini fort, mais que faire face à Miller et ses… 49"55 (MPM) ? Floria n’a pas été ridicule (6e en 51"39), seulement avoir la Bahaméenne juste devant elle était un cadeau empoisonné. Comment voulez-vous régler votre rythme ? Voir cette grande Antillaise aussi forte sur 200m que 400m prendre autant d’avance devait être hyper déstabilisant psychologiquement. D’autres filles plus habituées à ce niveau ont au contraire su profiter de ce lièvre pour réussir de très bonnes performances. Stephenie Ann McPherson, Natasha Hasting et Francena McCorory ont toutes couru entre 50"40 et 50"73. Ça allait très vite !

Jimmy Vicaut prenait part à la 2nde série du 100m. Dans chaque série, on trouvait seulement 3 concurrents présentant un SB inférieur à 10". Ce n’est pas allé vite. Quasiment sans vent, Chijindu Ujah a remporté la première série en 10"14.

Jimmy était opposé notamment à Kim Collins, dont on pouvait croire les espoirs olympiques disparus suite à la blessure subie à Oslo. Déçu de son échec aux ChE (3e place en ratant sa finale), même s’il s’est relancé avec le relais, le meilleur performeur européen de la saison avait l’occasion de refaire le plein de confiance. Après un départ correct, il a dominé. 9"96 avec un très léger vent favorable. Excellent ! Le placement, le relâchement, tout était présent, il a pris le dessus progressivement et a relâché avant la fin. Très très propre. Exactement la course qu’on pouvait espérer.

Malgré des conditions parfaites, Renaud Lavillenie a décidé de débuter son concours de la perche à 5m65 et non 5m75. Il est passé au 1er essai, comme Sam Kendricks et Kevin Ménaldo (qui avaient déjà chacun passé 5m40 et 5m55 du premier coup). Le champion olympique – dans ce stade – a été magistral, franchissant encore la barre à 5m75 dès sa première tentative. Ménaldo a fait de même… sans la marge énorme de son compatriote. Kendricks est resté dans le concours après 2 échecs (en ayant légèrement tapé avec les genoux en montant). Ménaldo s’est fait peur eu premier essai à 5m83 en avortant son saut et en repartant en arrière. Il a atterri sur la piste, heureusement qu’il n’avait pas lâché sa perche, il a pu amortir la chute. Il lui fallait battre son record personnel, ce n’était pas simple ! Il a d’ailleurs coincé, prenant la 3e place du concours (s’il fait de même aux JO, personne ne s’en plaindra). En revanche, c’était super facile pour Lavillenie, encore monstrueux à 5m83. Cette barre a aussi été passée par Kendricks, aussi dès sa première tentative, avec un saut très pointu.

Renaud a continué à régaler à 5m90, toujours sans avoir connu le moindre échec. Il nous a fait un concours Samsonite. Que des valises ! Kendricks s’est retiré après son 2e essai. Renaud avait la victoire en poche, il s’est alors attaqué à 5m97, la barre de son titre olympique en 2012 au même endroit. Il y a 4 ans, il était dos au mur quand il a effacé cette barre. Cette fois, l’affaire était entendue, les sauts ne sont pas passés. Il s’agit néanmoins d’une super performance dans la lignée de sa MPM (5m96) à Sotteville-lès-Rouen en début de semaine. La boulette des ChE n’est pas oubliée, néanmoins elle est derrière lui.

Le 400m haies féminin n’est pas trop ma cam’, néanmoins il faut reconnaître que le course a été belle et intense. Dalilah Muhammad a fini par l’emporter en 53"90 alors qu’Eilidh Doyle (anciennement Eilidh Child), autre star locale, était sur le point de la doubler avant de piétiner à la dernière haie et boire la tasse en fin de course au désespoir du public britannique.

Le plateau du 800m masculin n’était sans doute pas le plus relevé sur le papier que nous ayons vu cette saison en Diamond League, néanmoins Pierre-Ambroise Bosse allait devoir s’employer pour y briller et repartir de l’avant après sa déception – ou demi-déception – d’Amsterdam. Très bien placé en 3e position à la corde assez loin derrière le lièvre (que personne n’a suivi), il a décidé d’attaquer par surprise à 250m de l’arrivée. Une Romain Bardet sur le Tour de France… Et au final, cette offensive très osée a payé puisqu’il a gagné en 1’43"88, SB avec la manière ! Epatant ! Et comme Bardet, il a levé le poing avant l’arrivée, perdant un peu de temps. Il ne pouvait espérer mieux pour retrouver la confiance. On l’a vu finir tout en contrôle et en relâchement en regardant l’écran géant. Le Canadien Brandon McBride a pris la 2e place en 1’43"95 (PB). Au classement de la Diamond race, PAB n’est plus qu’à 4pts de Ferguson Rotich (26 contre 30), 3e de cette course. Rappelons que le Français a déjà gagné cette saison en DL, c’était à Rabat, déjà en surprenant tout le monde grâce à une attaque d’assez loin.

Ce meeting est censé être une célébration des JO de Londres. Pourquoi organiser un Mile, épreuve non-olympique ? C’est incohérent. Donc je passe. En revanche je mentionne la victoire de l’inusable Ruth Beitia au saut en hauteur (1m98).

Christian Taylor a dominé très facilement le triple saut (17m18 au 1er, 17m43 au 4e et 17m78 au 6e… soit la MPM et 89cm de mieux que le 2e du concours, Chris Carter), alors qu’Harold Correa n’a pu obtenir les 3 essais supplémentaires, il n’a eu droit qu’aux 3 premiers (16m56 au 3e, 6e sur 9). Depuis la nouvelle blessure de Teddy Tamgho, les espoirs de médaille olympique française dans cette discipline ont été remplacés par des rêves fous. Correa et Compaoré ne semblent pas en mesure de renverser la vapeur.

Finale du 100m haies, 1500m féminin, finale du 100m masculin et pour finir le 200m avec Usain Bolt. La fin de cette première journée du meeting était à l’image de ces 2 jours de compétitions : sacrément musclée !

Grâce aux 9 couloirs disponibles dans ce stade olympiques, 9 concurrentes (dont 5 Américaines) ont pu prendre le départ de la finale du 100m haies. On pouvait s’attendre à une perf exceptionnelle… On a eu… UN RECORD DU MONDE !! Kendra Harrison a battu le record du monde de l’improbable Yordanka Donkova ! Ce record mystérieux de la Bulgare au physique extrêmement masculin – l’opposé de celui d’Harrison – était un mystère. Il y a eu un problème avec le chrono, qui ne s’est arrêté que pour la 2e… 12"58 en ayant défoncé tout le monde, c’était incohérent au possible, Harrison était forcément déçu car elle avait pour objectif de battre le record du monde. Il s’agissait d’un objectif de substitution depuis la catastrophe survenue à Eugene il y a 2 ou 3 semaines (seulement 6e en finale des trials) sur une piste où elle avait déjà claqué un énorme 12"24 en début de saison, et s’en pensait réellement capable après sa super série. Elle a en réalité couru en 12"20… mais n’ira pas pour autant aux JO. Ses pleurs à l’arrivée devaient avoir un double sens. On ne bat pas plus vieux record du monde sur piste (il a tenu presque 28 ans) sans émotion. On se doutait depuis un moment qu’elle était capable de battre ce record, elle l’a fait dans une course où d’autres ont chuté ou commis de grosses erreurs, mais surtout, elle l’a fait avec une fluidité folle, en volant au-dessus de la piste, en frôlant chaque obstacle sans en toucher aucun. Rollins a terminé à 12"57. 37 centièmes, c’est un gouffre sur cette distance ! Nia Ali, 4e de la course et qualifiée pour Rio, a signalé à sa compatriote la réalité du chrono. Que c’est cruel ! Je veux bien qu’il y ait un petit souci de mental, mais m*rde, ce système de qualification US est absurde, pour ne pas dire débile ! Au moins, en France, en Grande-Bretagne ou encore en Jamaïque on s’évite ce genre de choses en s’offrant la possibilité d’offrir la 3e place à celui qui a le plus de chances de médaille s’ils sont 4 ou plus à avoir réussi les minima.

Kendra Harrison a réalisé 6 des 7 meilleures performances mondiales de la saison. La bonne nouvelle est qu’en ayant déjà assuré sa victoire en Ligue de Diamant, donc a déjà sa place automatique pour les Championnats du monde 2017. Les trials ne lui seront donc pas fatals l’an prochain. Tant mieux pour l’athlétisme, car il est dans l’intérêt du sport que les meilleurs participent à ces compétitions (JO et ChM).

N’étant pas britannique, je n’attendais rien du 1500m. Laura Muir a choisi de suivre la hase[2], puis elle a poursuivi en tête avec Sifan Hassan juste derrière elle et le peloton assez loin. Portée par son public, Muir a pris le large progressivement au point de faire se retourner la Néerlandaise qui ne pensait plus qu’à conserver sa 2e place. Au bout, une victoire en 3’57"49 (2e meilleure perf mondiale de l’année, record national et du meeting). Muir était très motivée pour cette course, elle a même fait l’impasse sur les ChE pour être prête à Londres et à Rio, mais de là à sortir une course si impressionnante… On aurait dit une Ethiopienne alors que l’Ethiopienne (naturalisée par les Pays-Bas) était 2e et incapable de suivre. Muir va désormais avoir un statut à défendre aux JO.
Pour l’anecdote, Chanelle Price était son lièvre… et était déjà celui de Dibaba à Monaco l’an dernier lors de son record du monde.

Après ces 2 courses incroyables, on était en droit d’espérer finir en feu d’artifice avec le 100m et le 200m.

Jimmy Vicaut était le grand favori du 100m. Le starter a débuté par un rappel (bien avant le coup de feu). Jimmy a pris un départ relativement intéressant à côté d’un très gros partant, il a gagné en prenant progressivement l’avantage sur son voisin (Isiah Young) pour l’emporter en 10"02 (+0.4m/s) en relâchant encore juste avant la fin et sans casser. Sur son visage, aucune crispation. C’est très encourageant, même si la série était de meilleure qualité.

Et pour finir la première journée, le 200m avec Usain Bolt (au 6) et Christophe Lemaitre (au 4). Le plateau était très relevé. Et tout le monde a dû se relever suite à un rappel, cette fois pour un faux-départ. McClean n’était pas très clean dans cette affaire, il a été disqualifié (il occupait la corde). Après le faux départ, un autre rappel, dû cette fois à un problème technique. On a entendu un gros larsen pendant les ordres. La preuve d’une ambiance électrique. (^^).

La 3e tentative a été la bonne. Bolt s’est baladé ! Outre le résultat but, une victoire en 19"89 (-0.3), il m’a fait très bonne impression. Il n’a pas semblé pousser les machines à fond. Sorti du virage nettement en tête, il a déroulé. Alonso Edward et Adam Gemili ont pris les 2 places suivantes juste au-dessus des 20", Bruno Hortelano a enchaîné après son titre surprise de champion d’Europe en battant en prime son record national (20"18). Lemaitre n’a pris que la 5e place en 20"27. Il stagne. Le départ et les 50 premiers mètres étaient bon, il a eu un peu plus de mal ensuite, s’est crispé en étant à la lutte pour la 2 ou 3e place à l’entrée de la ligne droite, mais s’il a pu résister à ses voisins immédiats, les concurrents présents à la droite de Bolt ont tous mieux fini que le Français.

A l’issue de cette première journée, la France comptait 3 victoires (Lavillenie, Bosse, Vicaut) et 2 podiums (Ménaldo, le relais 4x100m féminin). La seconde journée s’est avérée moins prolifique.

On attendait un relais français sur 4x100m masculin pour débuter la 2nde journée, mais non. Il devait s’agir du quatuor titulaire avec Lemaitre et Vicaut, mais ce dernier a connu une petite alerte à l’échauffement, il n’était pas question de prendre le moindre risque si près des JO. L’absence des Bleus n’a pas empêché un grand spectacle.

Grande-Bretagne A (37"78) a battu de justesse Grande-Bretagne B (37"81) en établissant un nouveau record national et une nouvelle MPM. Dasaolu, Gemili, Ellington et Ujah contre Kilty, Aikines, Talbot et Edoburn, ça a fait une belle course. Evidemment, on attend de voir ce que ça donnera face à des équipes au complet.

Simon Krauss, Aurel Manga et Benjamin Sedecias ont été invités à disputer les séries du 110m haies. La première a été remportée par Andrew Pozzi en 13"19 (-0.8m/s), soit un nouveau PB, a vu la qualification de Manga, 3e à la photo (il se serait qualifié 2e ou 3e) en 13"50.

Dimitri Bascou était favori de la 2nde série. Auteur d’un départ fantastique, il a survolé la concurrence. Le temps n’est pas digne de l’impression laissée (13"28, -0.4). Ceci dit, il a tapé les dernières haies en ayant un centre de gravité trop bas, d’où des déséquilibres qui ont dû le ralentir.

Le plateau du 400m masculin était assez moyen, il est devenu tout pourri – pour de la Diamond League – après le faux-départ de Martyn Rooney, le champion d’Europe. 45"03 pour Matthew Hudson-Smith, le vainqueur.

Javier Culson a explosé dans la dernière ligne droite du 400m haies alors qu’il semblait avoir course gagnée. Kerron Clement a réussi à le manger en finissant très fort, établissant la 2e meilleure performance mondiale de l’année (48"40).

Retour sur une distance plus courte avec les séries du 100m féminin. Shelly-Ann Fraser-Pryce s’est imposée dans la première en donnant l’impression de contrôler, d’où un chrono moyen de 11"03 (+0.3). Stella Akakpo a disputé la 2nde série, elle n’a pas existé (11"31, ce n’est pas si horrible). Marie-Josée Ta Lou a en revanche plus qu’existé. Sa victoire en 10"96 (-1.3) a de quoi la ravir, elle n’était encore jamais passée sous les 11 secondes.

Ophélie Claure-Boxberger a pris part au 3000m steeple remporté par Habiba Ghribi en 9’21"35. La Française a pris la 8e place en 9’42"14. 8e sur 15 dans une course disputée sans les meilleures mondiales. Nous avons une véritable tradition nationale dans cette discipline, elle tarde à se concrétiser chez les femmes même si nous avons 2 espoirs. Avec un peu de chance et beaucoup de travail, dans quelques temps, ça paiera.

Pozzi a déclaré forfait pour la finale du 110m haies, ce qui renforçait le statut de favori de Bascou et… amenuisait l’intérêt de cette course. Un autre Britannique a été disqualifié pour faux-départ. Un 2nd faux-départ a encore réduit le plateau de cette finale. Débutée à 6, la course s’est terminée à 5 (en réalité le dernier a fini quand même mais longtemps après tout le monde), Bascou s’est promené, il a gagné en 13"20 avec 1,0m/s de vent de face… sans réussir une course propre. Prometteur ! Manga a pris la 4e place en 13"59.

Le 800m féminin était hors Diamond League, du coup les cadors n’ont pas fait le déplacement. C’était plus un championnat de Grande-Bretagne qu’autre chose. Rénelle Lamotte aurait mangé tout le monde…

Dafne Schippers était trop seule pour avoir un beau 200m féminin. 22"15 (-0.8) en relâchant mais en prenant de plus en plus le large dans le dernier quart de la course après avoir géré sa sortie de virage. Une course pas franchement intéressante…

La finale du 100m féminin a été le théâtre d’une surprise : Ta Lou a confirmé la perf réalisée en série, décrochant une belle victoire en 10"96 (-0.7), le même temps qu’un peu plus tôt au cours de l’après-midi. Pourtant, elle n’avait pas réussi un très bon départ et était encore 3e à quelques mètres de l’arrivée. Fraser a été battue par Ta Lou mais aussi par Michelle-Lee Ahye (10"99). Le nombre de femmes passées sous les 11" sur 100m cette saison est dingue, les JO s’annoncent très ouverts.

La plus grosse star de l’athlétisme britannique a été réservée pour la fin. Garder le 5000m masculin comme main event d’un meeting est assez inhabituel. Sauf avec Mo Farah en Grande Bretagne. La course a été montée pour lui, il aurait pu se contenter d’une promenade, il voulait régaler le public, alors il a tout donné pour réaliser la MPM. Il y est parvenu pour… 14 centièmes (12’59"29). Le 2e a fini à plus de 15 secondes.

Quoi d’autre ? 69m94 (record du meeting) au 2e essai pour Sandra Perkovic au lancer du disque.

Dans les autres concours, ce n’était pas la folie. Hormis au lancer du poids masculin où Tom Walsh a lancé à 21m54. Joe Kovacs allait se faire battre, il a réagi : 22m04.

La prochaine sortie de tous ces athlètes est prévue dans l’hémisphère sud, de l’autre côté de l’Atlantique. Si seulement l’équipe de France pouvait en revenir avec le même bilan que lors de ce meeting londonien… 4 titres et des podiums, c’est trop demander. Mais ça ne coûte rien de rêver. Allez, faites vos jeux !



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-1ère journée =>4x100m F, séries du 100m haies, 400m F, séries du 100m H, saut à la perche H, 400m haies F, 800m H, triple saut H, finale du 100m haies, 1500m F, finale du 100m H et 200m H ;
-2nde journée =>4x100m H, séries du 110m haies, séries 100m F, finale du 110m haies, 200m F, finale du 100m F et 5000m H.

Notes

[1] Il y a eu des courses de jeunes en guise de préliminaires.

[2] Lièvre femelle.