Aviron

  • AVIRON

7 bateaux engagés sur un maximum de 14, c’est mieux qu’à Londres, où le bilan n’a pas été bon (1 médaille d’argent) à cause notamment d’une sale magouille britannique (le faux-départ volontairement provoqué)… Cette fois, nous compterons particulièrement sur le deux de couple poids légers de Jérémie Azou, champion du monde l’an dernier avec Stany Delayre, qui a perdu sa place au profit de Pierre Houin (champion du monde en 4 de couple). S’ils ne gagnent pas, ils seront déçus car ils ont remporté toutes leurs courses ensemble sauf une, perdue pour… 9 centièmes. S’ils manquent le podium… A vrai dire non, on n’ose imaginer cette hypothèse. Un autre bateau poids léger devrait pouvoir se battre pour le podium, il s’agit du quatre sans barreur médaillé aux Mondiaux à Aiguebelette.

Le deux sans barreur de Germain Chardin et Dorian Mortelette a décroché le bronze à Pékin puis l’argent à Londres. Aux dernières nouvelles, ils n’étaient pas aux mieux, contrairement aux intouchables Néo-Zélandais qui ont eu leur peau il y a 4 ans. Le deux de couple d’Hugo Boucheron et Matthieu Androdias aura du mal à se frayer un chemin jusqu’au podium. Le quatre sans barreur est jeune, on y trouve notamment les frères Onfroy, ce qui doit aider pour la cohésion. Ensemble, le nouveau quatuor a décroché son ticket pour Rio lors de la régate de qualification olympique, mais aussi une médaille de bronze aux ChE 2016. Rêver ne coûte rien…

Chez les femmes, 2 bateaux représenteront la France, un deux sans barreur (Noémie Kober et Marie Le Nepvou) et un deux de couple (Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino). Cette seconde embarcation est montée sur un podium lors d’une des étapes de Coupe du monde cette saison, ce qui suffit à la classer parmi les outsiders.

Prono : un bateau clairement favori, 1 clairement candidat à la médaille, 2 bons outsiders, et un dont on espère une réaction de champions. La quantité n’est pas démentielle, la qualité est là, il n’y aura pas de médaille pour les 18 rameurs mais si 3 bateaux sur 7 devaient rentrer médaillés, tout le monde y verrait un franc succès.
=: Disons 1 à 3 médailles dont un titre.

  • CANOE-KAYAK.

Canoe-kayak__course_en_ligne CANOE-KAYAK (course en ligne).
L’équipe de France a un beau contingent. Certains vont prendre part à plusieurs courses sur des bateaux différents et/ou des distances différentes. Au final, il ne nous manque qu’1 quota masculin et 2 féminins.

4e à Londres en K1 - 200m, épreuve dont il a pris la médaille d’argent aux dernier ChM, Maxime Beaumont représente une belle chance de podium dans sa spécialité, mais aussi en K2 - 200m associé à Sébastien Jouve, qui jouit aussi d’une expérience olympique et a décroché des médailles mondiales (ainsi que des titres) par le passé. Leur duo était au pied du podium l’an dernier aux Mondiaux. Jouve participera aussi au K4 - 1000m avec Cyrille Carré (aligné également en K1 sur cette distance), Arnaud Hybois et Etienne Hubert, dont le duo représentera la France en K2, là aussi sur 1000m (6e aux ChM 2015). Hybois est un des anciens de l’équipe, il s’est forgé un beau palmarès mais ça commence à dater.

Avec ces 5 kayakistes, on fait 5 bateaux et au moins 2 chances de médaille. En outre, Thomas Simart et Adrien Bart disputeront les épreuves de canoë monoplace, respectivement sur 200m et 1000m. Simart a été médaillé mondial, mais en 2010. N’en attendons rien de métallique.

Sarah Guyot semble en mesure de tirer son épingle du jeu en K1 - 200m dont elle a été sacrée championne d’Europe en 2015 (7e aux Mondiaux). Une médaille serait une bonne surprise. Le K4 - 500m de Jamelot, Hostens, Lhote et Troel n’a pas vraiment de référence.

Canoe-kayak__slalom CANOE-KAYAK (slalom).
4 embarcations, 4 chances de médaille d’or. C’est comme ça que ça marche en équipe de France. Souvent, se qualifier pour Rio s’est avéré plus difficile que d’y décrocher une médaille. Evidemment, on peut regretter de n’avoir plus droit qu’à 1 représentant par pays, contrairement à ce qui se faisait jusqu’en 2004. On a désormais 120 golfeurs aux JO et pas assez de place pour 15 ou 20 céiste et kayakistes supplémentaires (si les 3 ou 4 meilleures nations avaient le droit à un 2nd bateau)…

Dans le détail, Sébastien Combot cherchera un podium en K1, dont il a été sacré champion du monde… au Brésil. Longtemps dans l’ombre olympique de Tony Estanguet, Denis Gargaud défendra ses chances en C1. Il a aussi déjà été sacré champion du monde (en 2011). Gauthier Klauss et Matthieu Péché restent sur une 4e place aux JO de Londres en C2, ils étaient sur le podium des ChM l’an dernier. Marie-Zélia Lafont a sorti Emilie Fer (championne olympique en titre) lors des qualifications pour le K1 féminin, elle n’a pas l’expérience internationale de son ainée, on va voir ce dont elle est capable sous pression. Jessica Fox, née à Marseille de mère française, représente l’Australie et a de fortes chances de monter une nouvelle fois sur le podium olympique (à 22 ans). Dommage qu’elle ait échappé à la France.

Prono pour l’ensemble du canoë-kayak : 1 ou 2 médailles en course en ligne me semble être le prono le plus juste. Etrangement, je n’ai pas un super feeling concernant le slalom. 1 ou 2 médailles, ce serait déjà bien, un titre serait formidable.
=: Le canoë-kayak à 3 médailles, dont 1 titre, je prends !

  • NATATION

Parmi les épreuves régies par la FINA, 3 ont l’appellation de natation.

Natation NATATION COURSE
J’ai déjà fait l’état des lieux détaillé après les championnats de France et au moment de l’annonce de la sélection. Sauf excellente surprise, les femmes rentreront sans rien. Il faudra se battre pour accrocher des finales. Seul le 4x200m NL aurait eu sa chance, mais le DTN a choisi de ne pas emmener de remplaçante, ce qui est pour moi une terrible erreur. A leur meilleur niveau, Charlotte Bonnet, Anna Santamans et Lara Grangeon sont dominées par des filles vraiment trop au-dessus du lot. J’aimerais vraiment me tromper… On pourrait éventuellement rêver de bronze pour Coralie Balmy sur 400m NL.

Tous les espoirs reposent sur les hommes. A priori le 4x100m NL est une assurance tout-risque contre la virginité du bilan final connue à une certaine époque. Invaincus depuis 2011, les Bleus devraient être les immenses favoris, seulement l’Australie et les Etats-Unis ont fait en sorte de nous retirer de la pression en claquant de grosses perfs individuelles lors de leurs sélections. A l’heure où j’écris, les cas des Russes Morozov et Lobintsev sont toujours suspendus à des décisions du TAS et du CIO. J’espère qu’ils seront dégagés car si les mecs ont bénéficié du trafic des services secrets russes, les retrouver dans les bassins serait un désastre pour la natation.

On attend aussi un podium sur 4x200m mais la concurrence sera rude, il faudra vraiment que les 4 Français soient à leur meilleur niveau, ce qui n’était pas le cas aux ChE. Le 4x100m 4 nages aurait aussi pu représenter une belle chance de médaille, malheureusement la déficience en brasse est trop importante, les Britanniques ont Adam Peaty, ce qui leur assure presque un podium avec les Australiens et les Américains.

Dans les courses individuelles, Jérémy Stravius, Clément Mignon, Camille Lacourt et Mehdy Metella font figure d’outsiders respectivement sur 100 et 200m NL, 100m NL, 100m dos et 100m papillon. Leur capacité à être au top de leur forme le jour J et à enchaîner les courses déterminera s’ils réussissent ou manquent leurs objectifs individuels. Après avoir vu les sélections US, je ne suis guère optimiste pour Lacourt. Il reste le cas de nos 2 champions en titre : Yannick Agnel peut-il refaire le coup de Londres ? Non. Peut-il remonter sur le podium de son épreuve fétiche, le 200m NL ? Qui sait ? Une chose est certaine, il ne dominera pas comme il y a 4 ans. Florent Manaudou était l’immense favori du 50m NL. 4 ans après une des plus grosses surprises de l’histoire du sport français, il semblait devoir arriver avec une marge, lui qui a réussi à être sacré champion de tout, le doute est né de ses performances décevantes des derniers mois, notamment lors de sa victoire aux ChE. Il a même été battu à Vichy.

Nos chances de médailles se limitent donc à 2 relais, 3 épreuves de nage libre, le 100m dos et le 100m papillon (hyper relevé). A moins d’une surprise à la manière de Manaudou. Il est toujours très difficile de savoir ce que va donner la préparation après l’affutage.

Nage_en_eau_libre NATATION EN EAU LIBRE
Aurélie Muller représente la principale chance de médaille féminine dans les grands sports associés aux JO dans l’imaginaire collectif. Championne du monde en titre, elle est même en première ligne pour remporter l’or sur 10km. Seul souci, la course se déroulera en mer (dans une eau dégueulasse), ce qui lui a obligé à se préparer pour lutter contre… le mal de mer. Marc-Antoine Olivier est aussi un candidat au podium, probablement pas au titre mais à vrai dire, pourquoi pas ?

De l’or et du bronze, ce serait top, non ?

Nage_en_eau_libre NATATION SYNCHRONISEE
La hiérarchie est très figée en natation synchronisée, l’absence des Russes aurait fait remonter le duo français dans la hiérarchie, elles seront là, et sur le podium, contrairement à nos filles.

Prono pour l’ensemble de la natation : avec 1 médaille en eau libre (je mise carrément sur un titre), 2 en relais (j’ai envie de dire or sur 4x100m NL et bronze sur 4x200m alors que j’espérais l’or il y a quelques semaines^^), 1 ou 2 dans les différentes épreuves de sprint (Manaudou que j’espère en or, mais la fraicheur due au fait d’avoir manqué la qualif sur 100m peut ne pas suffire à compenser la pression supplémentaire due au fait d’avoir un seul objectif individuel, et si je pouvais choisir, Stravius), il n’y aurait pas de quoi pavoiser, mais de quoi sauver les meubles. Depuis Athènes, la France ramène toujours au moins 6 médailles (7 à Londres dont 4 titres). Ne nous habituons pas trop au luxe.
=: 4 à 6 médailles dont 2 titres sera mon prono pour l’ensemble de la natation.

Plongeon

  • PLONGEON

Avec 3 représentants, les chances sont de facto très limitées. Matthieu Rosset ne semble plus être un candidat crédible au podium du plongeon à 3 mètres, épreuve où il était arrivé à Londres il y a 4 ans avec le statut de nouveau champion d’Europe. Depuis quelques temps il semble régresser dans les classements. Benjamin Auffret a pris une magnifique 5e place du 10 mètres lors des derniers Mondiaux, c’est un jeune de 21 ans qui progresse. Probablement pas assez vite pour espérer une médaille olympique à Rio, mais pourquoi pas à l’avenir ? De la même manière, Laura Marino visera une qualification en finale, son objectif serait alors probablement de donner le meilleur d’elle-même. Ce qui la laisserait assez loin du podium, sauf concours de circonstances.

Prono : espérons que nos plongeurs ne fassent pas trop de remous. Moins ils en font, meilleures seront leurs notes.
=: Pas de médaille mais 2 finales.

Voile

  • VOILE

10 séries, 10 bateaux qualifiés, les 10 peuvent décrocher une médaille, 4 peuvent raisonnablement viser l’or, n’obtenir aucun titre serait une gigantesque désillusion.

En planche à voile, ne pas retrouver Charline Picon sur le podium semble impensable. Elle est la favorite n°1 de la l’épreuve après ses victoires lors des 2 test events sur le site, elle a décroché cette année un nouveau titre européen après avoir déjà été sacrée championne du monde, et pour ne rien gâcher, elle a l’expérience des JO. Pierre Le Coq est quant à lui champion du monde 2015 de cette série (RS : X), 2e et 3e des test events… Il vient pour une médaille.

En Laser (H) et Laser Radial (F), la France sera représentée par Jean-Baptiste Bernaz, qui va disputer ses 3e JO (2e des ChM 2016, 2e du dernier test event), et Mathilde de Kerangat, qui est probablement la moins expérimentée de l’équipe, celle qui a le moins de références sur la scène internationale.

Le dernier bateau sur lequel on navigue en solitaire est le Finn de Jonathan Lobert, qui a sauvé la France de la noyade il y a 4 ans en remportant la médaille de bronze. Il est vice-champion du monde en 2015, 2e et 4e des test events à Rio. Encore une grosse chance de médaille !

Et ce n’est pas fini, tant s’en faut ! En 470, Camille Lecointre et Hélène Defrance sont championnes du monde cette année, elles étaient bronzées l’an dernier, au pied du podium en 2014. Ça s’est un peu moins bien passé aux dernier ChE (9e), et aux épreuves préolympiques (4e et 7e), néanmoins difficile de ne pas les citer parmi les candidates. Dans la même série, mais masculine, Sofian Bouvet et Jérémie Mion ont aussi un très gros potentiel : 5e puis 2e place lors des épreuves organisées sur le site, au pied du podium cette année aux ChM, sur la 2e marche aux ChE… Ça devrait pouvoir le faire, non ?

Il nous reste encore le 49er (49er FX pour les femmes). Julien d’Orioli et Noé Delpech sont champions du monde en titre et ont pris la 4e place à Rio en 2014. On attend nettement moins Sarah Steyaert et Aude Compan compte tenu de leur manque de résultats probants, mais Steyaert a une grosse expérience individuelle en Laser Radial, dont elle a été championne du monde et d’Europe très jeune, prenant aussi la 5e place à Pékin avant d’échouer à Londres.

Le meilleur pour la fin : la seule embarcation mixte, le Nacra 17, est la chasse gardée de Marie Riou et Billy Besson, qui ont remporté tous les titres mondiaux au cours de l’olympiade. Avec une 1ère et une 2e place lors des test events, il semble que la baie qui accueille les compétitions ne leur pose aucun souci… même si, comme tous les navigateurs, ils craignent les déchets flottants susceptibles de se coincer dans leur matériel.

Prono : sur 10 séries, 10 peuvent jouer la médaille, 8 peuvent très sérieusement l’espérer, et plusieurs seraient très déçus de ne pas l’obtenir. J’espère vraiment le titre en planche RS : X et en Nacra 17, avec 2 ou 3 médailles en plus.
=: 3 ou 4 médailles dont 2 titres me semble raisonnable.

De 11 à 16 médailles obtenues sur et dans l’eau, dont 6 titres. Cette année, l’école de l’humidité devrait distribuer les diplômes.



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