S’il faut énormément de métal pour fabriquer toutes les médailles à distribuer, il n’y a que 14 titres à distribuer pour l’ensemble de ces sports, soit autant que pour le judo ou encore la boxe (où on a 2 lauréats pour les médailles de bronze). En réalité, être une nation forte en sports collectifs ne paie pas vraiment au tableau des médailles. Même si on cartonne.

Cartonner, la France peut le faire.

Basketball

  • BASKETBALL

J’étais super optimiste juste avant que les Bleus ne se fassent voler par l’arbitrage en demi-finale de l’EuroBasket 2015 devant leur public. Et de nouveau très optimiste en regardant les Bleus briller en NBA toute la saison et Nando De Colo étinceler en Europe où il a gagné tout ce qu’il pouvait gagner, y compris tous les titres de MVP en jeu (Euroligue, Final 4 de l’Euroligue, VTB League, etc.) Cette défaite a condamné l’équipe de France à jouer un TQO à Manille début juillet, en pleine période de la free agency en NBA. Du coup, il a fallu composer et préparer une équipe sans 4 joueurs majeurs : Nicolas Batum, qui a finalement réussi à prendre part aux 2 rencontres décisives du TQO mais sans avoir pu s’entraîner et disputer les matchs de préparation, Rudy Gobert, qui finissait de se remettre d’une blessure et se préparait physiquement, ainsi que Ian Mahinmi et Evan Fournier, qui auraient très certainement été retenus dans les 12 au détriment de Kim Tillie et, à mon avis, de Thomas Heurtel (c’est la logique en terme d’utilisation du ballon, même si le poste est différent).

Sans TQO, ils auraient pu tous participer aux 4 dernières semaines de stages et de matchs de prépa avant le début du tournoi olympique. Seulement, ce TQO a piégé le sélectionneur. Il a fallu préparer l’équipe très tôt et disputer des matchs amicaux dès le mois de juin… sans ces joueurs majeurs. Pour motiver les suppléants, une carotte était nécessaire : si vous êtes bons, vous irez aux JO. Chacun a gagné sa place en répondant présent aux Philippines, sauf Moerman, remplacé par Gobert, et à mon sens Tillie, que j’aurais remplacé par Mahinmi pour avoir la présence défensive à l’intérieur qui manquait l’an dernier. Tillie, qui partait 12e homme, a montré de bonnes choses en prépa et lors de certains matchs du TQO, néanmoins, dans une équipe déjà blindée au poste 4 où seul Gobert est un véritable pivot capable de défendre son cercle, ne pas prendre Mahinmi est un choix flippant. En cas de problème de fautes ou pire, de blessure de Gobert, les Bleus seront dans la m*rde, notamment dans le secteur du rebond. Ceci dit, il est vrai que Mahnimi – qui a été énorme toute la saison à Indiana et vient de signer un gros contrat avec Washington – est peu habitué aux règles FIBA, il aurait eu très peu de temps pour s’y réadapter. Sur les lignes arrières, l’absence de Fournier me fait chi*r, mais comment sortir Heurtel, meilleur passeur de l’Euroligue, spécialiste du cojones time et impressionnant contre la Turquie au TQO ? Ses faiblesses défensives et sa tendance à prendre trop de risques m’inquiètent toutefois beaucoup. Sortir Antoine Diot – le joueur de complément ultime, hyper fiable, toujours très important pour soulager TP et pour défendre au poste de meneur – ou Charles Kahudi – spécialiste des missions défensives et talisman à ses heures puisque 100% de ses campagnes en EdF ont été récompensées d’une médaille, d’ailleurs l’avoir coupé à la dernière minute en 2012 pour mettre à sa place un joueur supposé meilleur offensivement avait coûté cher aux Bleus – aurait terriblement manqué de pertinence. De ce point de vue, Vincent Collet a fait ce qui s’imposait.

Le fait est qu’après une coupure et un nouveau stage, les Bleus ont fait 27 heures d’avion pour disputer un tournoi à 4 à Cordoba contre la Serbie (bran-bran, plus de 100pts encaissés), la Croatie (bran-bran, attaque extrêmement déficiente), et enfin l’Argentine. Ce dernier match est un peu rassurant dans la mesure où, peu aidés par un arbitrage maison, les Bleus ont réagi en revenant dans le coup – voire en passant devant – à plusieurs reprises après avoir subi l’improbable adresse argentine à longue distance. La défaite importe peu, la manière est ce qui compte. Le gros souci est surtout d’avoir dû se passer de Tony Parker depuis le TQO car il était rentré à San Antonio pour la naissance de son 2e fils, venu au monde seulement pendant le tournoi à Cordoba. Entre le décalage horaire, les séquelles des 27h d’avion, l’absence de TP, le manque de compétition de Rudy et Nico (qui n’avaient quasiment joué aucun match – 2 avec un temps de jeu limité pour le "Batman" – depuis plusieurs mois), comment ne pas comprendre le manque d’intensité observé lors de ces rencontres ? Surtout, comment voulez-vous être prêts à temps ?

Le tournoi olympique débute dès samedi. Dans l’ordre, ils vont affronter l’Australie (une équipe forte, bourrée de joueurs NBA), la Chine (proie facile), la Serbie (favorite pour une médaille, elle a tapé 3 fois les Bleus lors de la prépa, reste à savoir si son meneur et leader, Milos Teodosic, sera remis de la blessure à la main), le Venezuela (qu’on doit taper assez facilement) et… les Etats-Unis. Clairement, ça doit passer en quart, mais si les Bleus ne terminent pas à la 2e place de leur groupe, le tableau sera très difficile. Espagne (l’ennemi intime), Lituanie (jamais facile même si en général on finit par les dominer), Brésil (dépeuplés à l’intérieur mais à domicile), Croatie (qui ont battu les Bleus pour la première fois depuis 8 ou 9 ans) ou Argentine (très expérimentée, avec sans doute beaucoup de supporters, et capable de prendre feu) en quart, risque de retrouver les Etats-Unis (si 3e place du groupe)… Bref, je suis très modérément optimiste.

Côté féminin, si la France est vice-championne olympique en titre (il ne reste plus que 4 filles, Céline Dumerc, Sandrine Gruda, Isabelle Yacoubou et Endy Miyem), vice-championne d’Europe en titre, elle s’appuie sur 3 joueuses nées en 94 (Valériane Ayayi et Olivia Epoupa) ou 95 (Marine Johannes) dont le rôle prédominant induit de fait par moment un certain manque d’expérience (même si elles ont chacune énormément de talent). Malheureusement, Diandra Tchatchouang n’a pas été jugée assez bien remise de la blessure au genou subie il y a plusieurs mois pour intégrer l’effectif, Laëtitia Kamba lui a été préférée.

Pour se tester, les Bleues ont eu droit à un tournoi aux Etats-Unis face à 3 grosses nations. J’ai vu une partie du match de préparation face aux Etats-Unis. Elles ont formidablement tenu jusqu’à la mi-temps… avant de s’effondrer. Les nouvelles défaites contre l’Australie et le Canada ont peut-être entamé la confiance du groupe, c’est assez difficile à dire sans avoir vu les matchs (je n’ai pas trouvé de diffusion, mais ce genre de rencontres n’est pas toujours retransmis).

Le tournoi olympique va débuter par la Turquie, une équipe redoutable qui par le passé a plusieurs fois battu la France lors des grandes compétitions (pas plus tard que lors de l’EuroBasket 2015, mais aussi lors du ChM 2014), puis la Biélorussie (pas facile mais en principe à notre portée), l’Australie (le très gros morceau), le Brésil (l’énergie perdue lors des 3 premiers matchs peut être compensée par le public) et enfin le Japon (le petit Poucet, double champion d’Asie en titre mais sans référence hors de son continent). En principe, ça doit passer 2 ou 3e… L’idéal serait de remporter le groupe devant l’Australie, comme à Londres, car ça enverrait l’Australie dans la moitié de tableau des Etats-Unis tout en permettant aux Bleues d’éviter de rencontrer les multiples championnes en titre avant une éventuelle finale. 2e, ça signifierait USA en demie, 3e ce serait de nouveau l’Australie… à condition évidemment de passer le quart. Or le piège est de se trouver dans un groupe a priori moins dense que l’autre : en quart, les Bleus vont forcément croiser la route d’une grosse équipe, à savoir les Etats-Unis (seulement en cas de 4e place), la Serbie (championne d’Europe en titre), l’Espagne (aussi notre ennemie chez les femmes, ça donne généralement des matchs au couteau), ou le Canada (qui vient de nous taper en prépa aux Etats-Unis après avoir déjà gagné chez nous début juin).


Updade : blessée à l’entraînement (cheville), "Caps" doit déclarer forfait. C’est dramatique pour l’équipe qui perd son leader n°1 sur et hors du terrain. Il devient extrêmement difficile d’espérer une médaille. Elle va être remplacée par Amel Bouderra, MVP de la Ligue féminine, qui a 2 sélections à 27 ans. Elle a été coupée il y a déjà un moment et ne sera pas prête tout de suite. Epoupa et Johannes vont donc avoir de très grosses responsabilités.


Prono : dans des conditions idéales de construction de groupe, je pense que nous aurions pu viser l’or chez les hommes en profitant des très nombreuses défections au sein du Team USA. Désormais, une médaille de bronze me semble être le bout du monde. Idem pour les filles. Je compte néanmoins sur l’impact psychologique du retour de TP, qui entend bien terminer sa longue carrière internationale par une médaille derrière laquelle il court depuis 13 ans.
=: J’ose tout de même espérer une médaille.

Football

  • FOOTBALL

Imaginez un peu l’équipe de folie qu’aurait pu engager la France dans le tableau masculin si Kurzawa avait daigné défendre un tant soit peu lors du barrage retour en Suède. Le marquage sur corner, ça ne l’intéressait pas. Son attitude honteuse a relancé les Scandinaves, et je ne parle même pas de ses provocations débiles par la suite… En éliminant la Suède, une grande partie du chemin vers Rio aurait été fait, nos bourreaux iront à notre place. Si jamais je regarde un peu ce tournoi, ce sera pour voir Marquinhos et Giovani Lo Celso, les joueurs du PSG.

Heureusement, les filles sont qualifiées. Sans Laure Bouleau ni Laura Georges, ne comptons pas sur l’or (jeux de mots inspiré de Manaudou). Désolé. Sincèrement, s’il n’y a pas de médaille au bout, attention aux yeux, ça risque de partir en sucette. A 3 ans d’une Coupe du monde en France, renforcer encore cette image de loose incurable ferait désordre. Les 2 gros problèmes des Bleues sont toujours les mêmes : une gardienne pas au niveau (même si de temps en temps elle réussit un match) et un énorme manque d’efficacité offensive. Jouer bien, dominer, on sait faire. Mettre la balle au fond, on a plus de mal. Je n’ai pas un super bon pressentiment concernant ce tournoi qui risque de marquer la fin d’une génération. J’espère évidemment me tromper.

Le tournoi olympique de football féminin va ouvrir les JO… avant la cérémonie d’ouverture. France-Colombie, puis France-USA et enfin un duel contre la Nouvelle-Zélande, ceci en enchaînant le 3, le 6 et le 9 août avant un quart décisif le 12. Pour info, il y a 3 groupes, les 2 meilleures troisièmes sont qualifiées, il faudrait presque le faire exprès pour se faire sortir dès les poules. Néanmoins, il existe une énorme différence entre finir 1er, 2e ou 3e. Il FAUT sortir à la 1ère place pour affronter un 3e de poule en 8e et un 2e de poule en demi-finale. En sortant 2e, on se taperait le 1er du groupe de l’Allemagne dès les quarts, et le 1er de la poule du Brésil (Brésil, Canada ou Suède) si on s’en sort (ceci pour retrouver les Ricaines en finales, car elles auraient alors eu la voie "facile").

Prono : je suis prêt à me contenter de n’importe quelle médaille, y compris si un arbitrage dégueulasse ou une horreur footballistique a barré la route du titre aux Bleues. Je vais dire médaille d’argent sans trop y croire.
=: Soit 0 ou 1 médaille.

Handball

  • HANDBALL

Les Bleus – je ne sais même plus quel est leur surnom actuel tant les générations se succèdent avec bonheur – sont doubles champions olympiques en titre. Ils ont acquis leur qualification pour Rio depuis un long moment grâce à un énième titre mondial. L’effectif a été en grande partie renouvelé depuis Londres mais reste assez monstrueux. Là, je vais être clair : revenir sans médaille serait un camouflet. Décrocher l’or une 3e fois consécutive me semble être un défi trop fou pour oser annoncer qu’ils y parviendront. Personne n’a conservé 2 fois de suite un titre olympique dans toute l’histoire du sport français. A ce niveau, en handball, une victoire peut se jouer à presque rien. Sans un Thierry Omeyer à son meilleur niveau, le risque de se ramasser est réel. Comme souvent le quart sera le match charnière, or cette fois notre poule est d’un niveau pas forcément extraordinaire, remporter cette poule pourrait être très important pour éviter un adversaire trop fort en quart de ce tournoi olympique.

L’équipe de France de handball débutera contre la Tunisie, puis elle affronter un Qatar sans doute inférieur à celui battu l’an dernier au Qatar, les conditions seront aussi très différentes (match à 9h30 du matin). L’Argentine n’est pas un adversaire énorme, le danger sera plus croate (match à 11h30) et danois. L’adversaire au tour suivant sera parmi ces 4 pays : Pologne, Slovénie, Suède et Allemagne (sauf si l’Egypte surprend son monde ou si le Brésil profite d’être à la maison). Le quart sera donc vraiment un piège.

Les Bleues ont aussi des clientes dans le poule, à commencer par les Pays-Bas, l’équipe en vogue contre laquelle elles se prennent des claques, mais le pire est la perspective d’affronter une équipe vraiment pas facile en quart du tournoi : la Norvège (quasiment l’équivalent féminin de la France chez les hommes), la Roumanie (médaillée aux derniers Mondiaux), l’Espagne (que la France a battu on ne sait trop comment aux Mondiaux l’an dernier), le Brésil à la maison (grosse équipe chez les femmes même sans jouer chez elle), ou le Monténégro comme à Londres (ce match, on en fait encore des cauchemars). Elles devraient pouvoir sortir de leur groupe, si elles y arrivent, il leur faudra encore gagner 2 fois sur 3 pour décrocher leur première médaille olympique après trop d’échecs. Je ne sais s’il faut voir plus de positif que de négatif dans le fait d’avoir dû rappeler en catastrophe leur entraîneur historique parce que ça se passait trop mal avec Alain Porte. De ce que j’en ai vu, le mal récurrent de cette équipe de France est son manque d’expérience. Elle n’offre aucune garantie dans les fins de matchs.

Prono : à la fédé on rêve ouvertement d’or pour les hommes et de bronze pour les femmes. C’est l’hypothèse la plus optimiste.
=: Ayant décidé de faire preuve d’un optimisme très mesure, je vais rester sur une seule médaille sans annoncer d’or.

Hockey_sur_gazon

  • HOCKEY SUR GAZON

Il s’agit de l’unique sport dans lequel la France n’est pas représenté (avec le volley de plage, mais on a du volley, et notre équipe est beaucoup plus fun que le beach-volley). L’équipe masculine n’est pas ridicule mais n’a pas encore le niveau pour aller aux Jeux.

Rugby_a_7

  • RUGBY A 7

Les derniers champions olympiques de rugby sont les Etats-Unis. Ça remonte à 1924. La finale contre la France serait ce qu’on a vu de plus violent sur un terrain lors de Jeux olympiques, d’où l’exclusion de ce sport. Il s’agissait de rugby à XV, un sport qui pour une raison très simple n’aurait jamais pu être réintégré : impossible de faire jouer plusieurs matchs par semaine. Dans tous les autres sports collectifs il y a des matchs tous les 2 ou 3 jours, 4 au maximum. Sur une compétition de 2 semaines, impossible d’organiser un tournoi de rugby à XV. L’idée du rugby à 7 est top. C’est beaucoup plus spectaculaire et vivant, beaucoup moins violent, ça fait appel à des capacités physiques différentes (explosivité, capacité à répéter les courses, vitesse), à de l’habileté technique, et du coup, c’est nettement plus ouvert. On peut assez facilement créer une équipe, y compris en récupérant des sportifs venus d’autres disciplines. Le 7 est par conséquent beaucoup plus universel que le XV, le format des compétitions est beaucoup plus dense, ça tient sur 2 ou 3 jours (en l’occurrence 3 jours aux JO avec 2 rencontres par jour). Pour ne rien gâcher, les règles sont plus faciles à comprendre… ce qui n’empêche pas les arbitres de faire ce qu’ils veulent… ça reste du rugby !

Ces derniers mois j’ai regardé plusieurs tournois masculins. L’équipe de France de rugby à 7 dispose de 2 super tauliers, à savoir un monstre du rugby – peu importe quel rugby – en la personne de Virimi Vakatawa et un capitaine fait pour le 7, Terry Bouhraoua. S’ils sont au taquet et que les autres suivent, ça peut se finir sur le podium. Gagner ? N’abusons pas. Mais il y a moyen d’aller cherche du métal. Le quart de final sera le match charnière, comme dans tous les tournois olympiques de sports collectifs. Encore faudra-t-il sortir de la poule. Pour ce faire, il y a 2 moyens : en prendre une des 2 premières places ou finir parmi les 2 meilleurs troisièmes (le moins bon passe à la trappe). Or les Bleus ont eu droit à une poule hyper difficile avec l’Afrique du Sud et l’Australie (plus l’Espagne), 2e et 4e du circuit mondial.

Le premier du groupe de la France affrontera le meilleur 3e. Le 2e de ce groupe affrontera le 2e du groupe – lui aussi très relevé – comprenant la Nouvelle-Zélande, le Kenya et la Grande-Bretagne. Si la France se qualifie 3e, elle devra soit se farcir de nouveau le vainqueur de sa poule, soit affronter les Fidji, vainqueurs des World Rugby Sevens Series, grands favoris du groupe A (ils ont gagné 3 des 10 étapes et n’ont été sortis avant les demi-finales qu’une seule fois). Allez, ne nous mentons pas, ça va être très compliqué !

Pour les femmes, c’est un peu moins compliqué, la concurrence est rude, néanmoins la densité moindre permet de nourrir des ambitions supérieures. La Nouvelle-Zélande semble au-dessus du lot et devrait prendre la première place du groupe, en revanche l’Espagne et le Kenya sont largement à la portée des Françaises. Avec cette probable 2e place du groupe, les Bleues devraient affronter la Grande-Bretagne ou le Canada en quart. Le Canada est 3e mondial et a remporté le tournoi organisé en France il y a quelques semaines, en revanche je ne sais pas trop ce qu’il en ait de la Grande-Bretagne, une équipe constituée pour les JO. D’habitude, on voit l’Angleterre lors des tournois, elle est habituée aux demi-finales. En cas de succès contre ce gros, l’équipe de France aurait 2 opportunités de remporter une médaille. Cette saison, les 2 fois où elles ont passé les quarts (sur 5 tournois), elles ont échoué à la 4e place. La 5e meilleure équipe au monde peut-elle espérer gratter 2 rangs lors des JO ? Oui.

Prono : une médaille de bronze serait déjà un bel accomplissement. Elle peut venir des hommes comme des femmes, mais compte tenu du tirage au sort je dirais plus des femmes. 2 médailles, c’est possible aussi… comme 2 échecs au pied du podium ou au 5e rang.
=: Soit 0 ou 1 médaille. Mais en étant raisonnable, je dirais plutôt aucune.

Volley

  • VOLLEY-BALL

(Pas de représentant en beach-volley, sport star au Brésil, mais dont l’utilité aux JO est surtout de permettre aux télés de multiplier les plans cul.)

Vainqueur de la Ligue Mondiale l’an dernier à Rio, du Championnat d’Europe dans la foulée, finaliste du très relevé TQO européen en janvier en perdant en finale contre des Russes qui prennent des produits (et qui avaient un calendrier bien plus favorable), qualifiée sans problème pour les JO lors de l’ultime TQO au point de pouvoir finir le tournoi avec les remplaçants, de nouveau médaillée de bronze en Ligue Mondiale[1] en ayant fait beaucoup tourner l’effectif pour diverses raisons… Si après ça la Team YavBou ne monte pas sur le podium en y ajoutant quelques facéties drolatiques, c’est à n’y rien comprendre ! Si les JO ne se passaient pas au Brésil, le pays du volley-ball, l’équipe de France serait clairement la favorite n°1 du tournoi olympique.

Le niveau du groupe est fou, les horaires sont hallucinants, avec pour commencer l’Italie à 9h30 du matin. Suivront le Mexique à 11h35, le Canada à 17h05, les Etats-Unis à la même heure, et enfin le Brésil à… 22h35 ! Si tout se passe bien, ce match contre le pays hôte sera la finale du groupe, mais rien n’est moins sûr car l’Italie et les Etats-Unis sont de très grosses équipes, le Brésil une énorme, le Canada et le Mexique… moins. L’autre groupe semble moins fort avec tout de même la Pologne (contre qui on a pris dernièrement la mauvaise habitude de mener 2 sets à 0 avant de perdre le match) et ces satanés Russes, ainsi que l’Iran, dont il faut se méfier.

Prono : avec des matchs espacés tous les 2 jours, la récup sera plus facile qu’aux TQO, la Team YavBou devrait donc avoir du jus pour envoyer du lourd et rendre fous leurs adversaires. Il va y avoir du spectacle ! La première médaille olympique du volley français serait une juste récompense, mais seul l’or serait vraiment un truc à leur démesure !
1 médaille… d’or.

Water-polo

  • WATER-POLO

L’improbable qualification aux tirs au but lors du TQO est la grande victoire de l’équipe de France. Gagner 1 match sur les 5 de la poule – le système est le même qu’en basket, en hand et en volley, 2 poules de 6, les 4 premiers passent, on croise avec l’autre groupe – serait sympa, 2 serait fantastique, se qualifier pour les quarts constituerait une incroyable surprise.

Prono : les Bleus prendront sans doute 1 à 3 valises mais peuvent s’en tirer avec les honneurs en évitant des défaites trop larges, en accrochant 1 nul ou 1 victoire. C’est possible contre l’Italie et l’Espagne.
=: Evidemment pas de médaille.

Non, vraiment, je ne suis pas trop optimiste dans mes pronos. La preuve ? J’annonce 3 médailles dont 1 titre (pour le volley), même si on peut en espérer doubler ce bilan.



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Note

[1] Remportée par la Serbie, même pas qualifiée pour Rio !