Du coup, Emery a cédé. On a assisté au retour du 4-3-3 avec Thiago Motta, Verratti et Matuidi. Quand les 2 premiers nommés sont associés, c’est l’assurance de voir un PSG jouer lentement et vers l’arrière. Dans ce trio, seul Matuidi est compatible avec le style du nouvel entraîneur parisien. Il a d’ailleurs – sans surprise – été le meilleur homme sur le terrain.

L’équipe de départ avait une drôle d’allure : Trapp - Meunier, Marquinhos, Kimpembe, Kurzawa - Verratti, Thiago Motta (C), Matuidi - Ben Arfa, Jesé, Lucas. A peine de retour après son opération de l’appendicite, Jesé débutait au poste d’avant-centre. Je compatis. En manque de repères avec ses coéquipiers, à peu près jamais servi – et à vrai dire à peu près jamais cherché – il a erré comme une âme en peine devant une formation d’une mollesse affligeante.

Il a suffi aux Verts d’être bien organisés – avec une défense à 5 – pour complètement bloquer ce PSG sans idée, lent, maladroit, inefficace, incapable d’avancer, de créer des décalages. En résumé, un PSG nul. Regarder de nouveau le match pour en faire un montage a été un calvaire.

Sans exagération aucune, la première période était d’une tristesse à se taillader les veines en ayant fermé la porte à clé, clos les volets, calfeutré les fenêtres et ouvert le gaz à fond. On a essentiellement assisté à une succession de séquences de circulation du ballon – plus ou moins contrariée par un pressing adverse en fonction de la zone – conclues par une reddition de balle du plus mauvais effet (en balançant devant, en tentant une accélération de tout-droit en plein dans le paquet pour s’écraser comme un moustique sur un pare-brise, ou simplement en effectuant une passe à l’adversaire). Ce spectacle lénifiant a résulté de plusieurs facteurs. On ne peut reprocher aux joueurs – du moins pas à tous – un manque d’engagement dans les duels ou une réticence à faire les efforts nécessaires pour récupérer le ballon. Concernant le replacement défensif et le pressing, le travail était fait par les 2 équipes. Ça envoyait même parfois du pâté, certains contacts ont dépassé les limites de l’acceptable. M. Bastien laissait beaucoup "jouer" en fermant les yeux sur des fautes parfois assez grossières qui auraient mérité une sanction. C’est d’ailleurs bien le problème avec cette façon d’arbitrer «à l’anglaise» : plus on décide de laisser faire, plus on s’enfonce dans un laxisme dangereux car permissif. Ce qu’a fait Malcuit à Matuidi dans la surface à la réception d’un centre de Meunier méritait carrément un rouge direct en plus d’un péno tant le coup était violent (41e). L’arbitre n’y a vu qu’un banal contact fortuit non fautif. Hallucinant ! Matuidi a littéralement volé après s’être fait dégommer la jambe d’appui par un violent coup de pied, Malcuit n’a absolument pas touché le ballon.

Le plus dramatique était bel et bien l’utilisation du ballon. Quand les milieux ne ralentissaient pas le jeu, les 2 offensifs s’en chargeaient. J’évoque les 2 offensifs car Jesé s’est retrouvé ostracisé. Dans les phases défensives Lucas et Bernard Fa (respectivement à gauche et à droite la plupart du temps, ils ont pu permuter de temps en temps) étaient très écartés sur les côtés avec pour mission de s’occuper des latéraux verts de cette défense à 5, puis quand le PSG avait le ballon ils avaient tendance à redevenir plus axiaux mais sans jamais proposer la moindre solution dans la profondeur. Ils revenaient au milieu pour participer au grand néant collectif avant, en plusieurs occasions, de se lancer dans des raids solitaires voués à l’échec… qui échouaient, bien entendu. Il est difficile de les charger sans charger Verratti. A 3, ils se faisaient un concours de qui allait toucher le plus de fois le ballon avant de le lâcher. J’insiste sur "lâcher" car il ne s’agissait pas toujours de le transmettre à un coéquipier, le rendre à l’adversaire leur convenait tout autant. L’Italien évoluait dans une position beaucoup trop reculée. Généralement chassé par Fabien Lemoine, il cherchait à éliminer avant de penser à avancer puis finissait sauf exceptions par une passe en retrait ou au mieux latérale. Notons qu’il a pris son jaune stupide pour avoir réclamé un carton après avoir été accroché lors d’une de ces situations (25e). Certes, le Stéphanois méritait cette sanction, mis qu’espérait-il en allant gueuler de cette façon à la face de l’arbitre avant d’en rajouter une couche après avoir pris le jaune ? A se faire exclure ?

Au final, lors de cette première période, on aura seulement vu un tir lointain cadré par Meunier (9e), une bonne frappe stéphanoise détournée par Marquinhos (18e), un tir croisé de Matuidi arrêté par Ruffier avec un léger HJ sur le départ dans le dos de la défense (22e), une énorme occasion pour Saivet qui a pu couper au 1er poteau devant Marquinhos afin de reprendre un centre en retrait de Roux, ce dernier ayant mangé Kurzawa au préalable (27e), une énorme occasion de Bernard Fa – grâce à un super une-deux avec Verratti – dont le tir a pu être repoussé par Ruffier (32e), et l’acte de boucherie de Malcuit sur Matuidi (41e). On peut y ajouter quelques actions trop mal ou insuffisamment bien conclues pour être citées ici. Outre son intervention à bout portant sur la reprise de Saivet, Trapp n’a strictement rien eu à faire.

La simplicité et la vitesse étaient les clés. Les rares fois où le PSG a joué vite vers l’avant à la récupération du ballon en décalant en 1 ou 2 touches sur les côtés, ça fonctionnait. La meilleure occasion est un une-deux avec un appel à la limite du HJ dans le dos de la défense et LA super passe du match de Verratti au milieu d’une forêt de jambes pour trouver Bernard Fa. S’ils avaient plus souvent cherché à combiner qu’à se lancer dans des actions à 10 ou 20 touches de balles chacun, la défense de Sainté n’aurait jamais pu s’en sortir à si bon compte.

La perte de Kurzawa, blessé un peu avant la mi-temps, n’était problématique qu’en raison de l’absence de défenseur sur le banc. Nul en défense où il a alterné entre abandon de poste et absence de concentration, il n’a servi à rien en attaque où Matuidi faisait tout le travail à sa place. Le changement imposé par cette blessure a conduit à remanier une grande partie de l’équipe : Krychowiak est entré en jeu (sa première avec le PSG) au milieu, Motta a reculé en défense centrale alors que Kimpembe s’exilait à gauche pour jouer les latéraux de secours. En outre, compte tenu de l’inefficacité totale de l’attaque, Emery a choisi de déplacer ses pions en remettant Lucas à sa véritable place (à droite), Jesé est passé à gauche pour être moins isolé, Bernard Fa est passé dans l’axe. A défaut de certitude d’améliorer la situation, il avait celle qu’elle ne pouvait empirer.

A vrai dire, on a assisté à du mieux lors des premières minutes de la 2nde période, l’équipe évoluait plus haut, les prises d’initiatives étaient meilleures, notamment de Bernard Fa, plus tranchant et plus à l’aise dans l’axe. On l’a particulièrement vu à la 49e minute en enchaînant un extérieur-intérieur-frappe (contrée) puis en obtenant un très bon CF à l’entrée de la surface grâce à une accélération caractéristique de son jeu (si l’arbitre avait laissé l’avantage, il aurait dû accorder le but de Verratti sur une frappe de loin dans la seconde qui a suivi la faute). Ceci dit, il a complètement manqué le CF. L’amélioration observée n’a pas réellement perduré, sauf peut-être au niveau de l’agressivité et de l’envie d’aller de l’avant (du moins il y a eu raréfaction ou raccourcissement des séquences de possession stérile et une recherche de profondeur supérieure). C’était un peu mieux, mais on partait d’un niveau extrêmement faible, ça restait donc très moyen. Di Maria a remplacé Jesé avant l’heure de jeu (58e), difficile de dire si l’Espagnol était énervé de sortir ou contre lui-même. Dans la foulée, Cheikh M’Bengué s’est étrangement blessé en contrant un centre de Lucas, lequel a ensuite eu l’opportunité d’ouvrir le score de la tête sur un très bon CF de Di Maria (62e). Le Brésilien n’a pu cadrer.

La délivrance est venue de… Matuidi, évidemment. Il a obtenu un penalty sur une nouvelle faute de Malcuit. Son énième appel sur la gauche a payé, le défenseur qui l’avait découpé en première période l’a cette fois bousculé à l’entrée de la surface, certains disent hors de la surface ou pire, qu’il n’y a pas photo. En regardant image par image, ça se joue à quelques centimètres, Malcuit commence à bousculer avant la surface, la fin de la faute (au niveau de la cuisse) est peut-être 25cm avant la ligne, mais compte tenu de l’angle de vue de l’arbitre assistant (les 2 défenseurs centraux l’empêchaient de voir précisément) et de celui de M. Bastien (forcément derrière eux), qui aurait pu y voir autre chose qu’un penalty ? Au pire, c’était CF à 16m75 et carton rouge. Malcuit a pris un jaune, comme Selnaes (39e) et Saivet (56e) avant lui, comme Pogba ensuite pour une énorme double faute d’antijeu sur Lucas (69e) qui mériterait presque d’être qualifiée de faute grossière. Toujours est-il que le péno converti sans difficulté par Lucas (contrepied) a donné l’avantage au PSG (1-0, 67e). Cavani a remplacé Bernard Fa avant la reprise du jeu.

Obligé de changer ses plans pour enfin jouer un peu plus l’offensive, Christophe Galtier a d’abord remplacé Saivet par Hamouma (72e) puis Veretout par Robert Beric (79e).

Devant au score et pas du tout mis en danger, le PSG s’est endormi sur ses lauriers en voulant indiscutablement gérer le score. L’intensité est retombée, on a de nouveau assisté à de la baballe avec beaucoup de maladresse technique. Les travers d’une époque qu’on espérait révolue sont réapparus. Alors bien sûr, il y a encore eu quelques centres dangereux, un CF direct de Di Maria depuis l’angle de la surface assez aisément repoussé par Ruffier (86e), une frappe de loin de Lucas – qui a bien fini le match – détournée, ou encore une reprise contrée de Cavani au 1er poteau sur un centre détourné de Di Maria (90e) suivie d’un corner que Marquinhos a failli convertir (le ballon lui a rebondi dessus, il s’est jeté pour frapper, Malcuit a sauvé les siens). Pas franchement de quoi s’extasier, mais par rapport aux Verts, totalement inoffensifs, il n’y avait pas photo. C’est dire le niveau de cette rencontre d’une tristesse infinie.

Le laxisme de l’arbitre agaçait tout le monde, d’autant que ne pas siffler une bonne moitié des fautes n’apportait strictement rien à un spectacle inexistant. Si au moins ça avait permis de maintenir l’intensité des débats. Là, l’intensité, on la cherchait. Les 2 formations essayaient généralement de remonter le terrain proprement, sans franchement se presser… L’arbitre n’a sifflé que 24 fautes, nettement moins que le nombre de fautes commises, et aura sorti 6 cartons (Krychowiak a pris le sien logiquement à la 71e). Je reste très circonspect quant à sa décision de siffler contre Cavani pour un télescopage avec Perrin dans la surface (92e) suite à une ouverture de Di Maria au-dessus de la défense. L’un jouait-il plus le ballon que l’autre ? Je n’évoquerais même pas cette situation si l’ASSE n’avait égalisé sur la contre-attaque. Le but du hold-up illustre le "match sans" vécu par le PSG. Hamouma a décalé Malcuit, pas serré d’assez près par Kimpembe, son centre arrivé aux 6 mètres était à portée d’un gardien autoritaire mais est arrivé sur Beric en lobant Meunier. Un contrôle à moitié involontaire de la poitrine a permis au Slovène de frapper de volée en déséquilibre, le ballon a rebondi, a été détourné par Marquinhos et a fini dans la cage. Le 2nd tir cadré des Verts… Le 1er de la 2nde période… à la 93e… marqué par un joueur qui ne serait peut-être même pas entré en jeu à 0-0, comme l’auteur du décalage… avec un passeur décisif qui aurait dû être exclu en première période et l’aurait été en 2nde si l’arbitre ne l’avait sanctionné d’un penalty "oublié" à la 41e… en profitant d’une hésitation dans le placement de Kimpembe, latéral gauche de dépannage suite à la blessure du titulaire… avec pour couronner le tout l’erreur de Meunier dans le jugement de la trajectoire (il était pourtant bien passé devant l’attaquant), la déviation de Marquinhos en voulant contrer et la passivité de Trapp. C’est plus qu’un simple hold-up, c’est presque aussi improbable que de remporter le pactole à la loterie grâce à un billet trouvé dans la rue !

J’ai fait 2 versions, un résumé et un condensé du match. Le premier montre l’essentiel, le second rend beaucoup mieux compte de la réalité du jeu. Forcément, il est beaucoup plus long.

Le condensé...

Je veux bien entendre des tas de c*nneries à propos de ce match, mais il y a des limites. J’imagine mal un individu saint d’esprit faire l’éloge de Galtier en évoquant la pertinence de ses choix tactiques et de son coaching. A moins qu’il ne soit d’extrêmement mauvaise foi. Essayer de tout blinder contre un PSG bricolé puis faire entrer des éléments offensifs une fois mené, égaliser par miracle grâce à un concours de circonstances pour ne pas dire sur un énorme coup de chatte… Quel coup de génie ! (^^)

Les Verts ont été très mauvais contre un PSG particulièrement médiocre qui avait des raisons de l’être. Entre les blessures, les méformes et l’impossibilité de travailler avec le groupe pendant la trêve pour préparer le match à cause du nombre élevé d’internationaux en activité, difficile de constituer une équipe à la fois cohérente et efficace. D’ailleurs il serait bon que l’infirmerie se vide car l’effectif est limité. Depuis la vente de David Luiz après sa prestation calamiteuse à Monaco, les options en défense – et dans une moindre mesure au milieu – sont réduites. Quand Marquinhos ou Thiago Silva est absent et qu’Aurier (qui couvre 2 postes) n’est pas disponible, on arrive vite en situation de dépannage bancal. En outre, si Emery dispose à droite de 3 options présentant des garanties (Aurier, Meunier et Marquinhos, plus Georgen), il n’en a que 2 à gauche dont une bancale (Kurzawa). Que faire contre Arsenal si Maxwell ne peut faire son retour… pour enfin débuter sa saison ?

Disons les choses franchement.

Il n’y a rien de déshonorant à se faire braquer dans ces circonstances par une équipe européenne, même si le PSG restait sur une très grosse série de victoires sur les Verts… dont Ibra était le principal artisan, lui qui a martyrisé Ruffier pendant plusieurs années. Il y a de quoi garder ce résultat en travers de la gorge car les visiteurs ont eu en tout et pour tout 2 grosses occasions, une en première période puis celle de leur égalisation dans le temps additionnel. Le reste du temps ils ont très rarement été dangereux. De surcroît leur but est dû à un cocktail de réussite (grosse dose) et d’erreurs de la part des Parisiens. On peut difficilement leur reprocher d’avoir eu de la chance, profité des erreurs de leurs adversaires et pu retarder l’échéance avec la complicité – involontaire, il a juste été mauvais – de M. Bastien.

Le PSG aurait dû remporter ce match, il a fait le strict nécessaire pour gagner 1-0. Et c’est bien le problème. Pour s’éviter toute mauvaise surprise, il fallait en faire plus. On n’a pas reconnu le style Emery, celui visible lors des premières rencontres de la saison. Concernant le pressing dès la perte du ballon, ça allait à peu près, mais les autres lignes directrices du style caractéristique du nouvel entraîneur n’ont pas du tout été respectées. Au lieu du jeu rapide vers l’avant et des décalages sur les côtés avec des latéraux utilisés comme des ailiers, on a vu une sorte de jeu façon handball. On avait l’impression que la surface de réparation était une zone interdite. Seul Matuidi osait s’y aventurer ! N’est-il pas plus indiqué de s’approcher du but pour marquer ? Meunier a centré 4 fois, Kurzawa et Kimpembe aucune, l’équipe 13 fois… en 90 minutes (dont 5 fois Di Maria, entré à la 58e minute), c’est ridicule avec 60% de possession de balle. Quant aux frappes, elles ont souvent été tentées depuis l’extérieur de la surface. Une lenteur déprimante, beaucoup trop peu de combinaisons, de passes latérales ou en arrière, de surcroît loin du but adverse. Motta et Verratti ont beaucoup trop touché le ballon en ralentissant le jeu. Il fallait presque systématiquement s’en remettre à des accélérations individuelles balle au pied pour changer de rythme. Collectivement, on a touché le fond dans les phases offensives, ce qui s’est matérialisé par énormément d’incompréhensions, de passes pour personne. Pour l’expliquer, on pourrait évoquer le manque d’automatismes dans cette équipe construite avec plusieurs nouveaux pas encore bien intégrés. Comment voulez-vous qu’ils prennent des repères si les "anciens" préfèrent se faire des passes entre eux en mettant de côté les consignes ?

Emery n’est pas totalement innocent dans cette affaire. D’une part il doit imposer aux joueurs de faire ce qu’il leur demande, d’autre part il doit mettre en place une équipe plus cohérente à partir d’éléments qui ne le trahiront pas et MERITENT de jouer, enfin il lui faut revoir certaines options tactiques.

Certains joueurs doivent être écartés malgré leur influence ou leur popularité. En faisant jouer Motta, il se met tout seul dans la m*rde. Pourquoi ne pas donner une chance aux jeunes qui ont montré – notamment cet été – qu’ils méritent la leur ? Augustin, Aréola, Ikoné et Nkunku n’ont toujours pas eu une minute pour s’exprimer. Krychowiak a enfin pu entrer en jeu, il est censé devenir une pièce importante de l’équipe, il serait temps de véritablement de lui permettre de s’imposer. Pour ce faire, jouer est une condition sine qua non. Si un gars ne répond pas aux attentes en se montrant indolent, insuffisamment appliqué et concentré ou n’en fait qu’à sa tête au détriment du collectif, il doit aller faire un tour sur le banc ou en tribunes. Le déchet technique observé lors de cette rencontre est inacceptable. Concernant les options tactiques à revoir, je pense au fait d’avoir débuté avec des faux-pieds sur les côtés – avant de déplacer Lucas à droite en seconde période, il y a sans surprise été bien meilleur – à qui il a été demandé de défendre sur les latéraux d’une défense à 5, mais aussi au retour du 4-3-3 avec un trio dont 2 membres retombent facilement dans leur confort – donc leur mauvaises habitudes adoptées avec l’ancien entraîneur – et aucun véritable milieu offensif ni joueur ayant un rôle de milieu offensif. Et que dire de ce choix de presque toujours tirer les CPA à 2 ? Les rares fois où ils ont été tirés en cherchant directement une tête dans la surface, il y a eu danger.

Rapidement, revenons sur le cas de chaque joueur.
Trapp a réussi une parade à bout portant sur un tir à angle fermé, et c’est tout. A la 93e il ne sort pas sur un centre aux 6m et se fait transpercer sur le tir. A quoi sert-il ? A rien.
Meunier n’a pas franchement convaincu, moyen offensivement, moyen défensivement avant de se louper sur l’égalisation où il passe devant Beric mais juge mal la trajectoire du ballon, ce qui coûte cher.
Marquinhos s’est un peu oublié sur les 2 plus grosses occasions stéphanoises, sinon c’était plutôt pas mal.
Kimpembe s’est fait avoir sur l’action de l’égalisation en choisissant la mauvaise option sur le dédoublement de Malcuit, mais ce n’est pas un vrai latéral, je n’ai pas envie de l’accabler, il a dû dépanner toute la seconde période à gauche après avoir été abandonné par Kurzawa pendant 45’.
Kurzawa a tutoyé le néant offensivement et l’a embrassé défensivement en laissant Kimpembe se dém*rder seul. Il a même offert à l’ASSE sa grosse occasion de la première période. Vivement le retour de Maxwell !
Motta fait plein de passes, perd assez rarement le ballon – généralement il s’agit de pertes de balles assez moches – et ne sert à rien. Il ralentit systématiquement le jeu, fait reculer le bloc. Qu’il dégage !
Verratti a plein de qualités mais s’escrime à faire principalement l’étalage de ses défauts. Réussir à prendre un jaune sans avoir été sanctionné de la moindre faute, faire 250 passes dans son camp, éliminer 43 fois 1 à 3 joueurs pour finir par une passe en arrière, envoyer des ballons dans le vide… Ses comportements agaçants sont innombrables. Le pire est que les rares fois où il joue haut en position de vrai n°10 et y met un peu de simplicité, il fait de très bonnes choses. Seulement, il n’en a pas envie, il préfère faire mumuse avec la baballe. Il joue pour lui, l’équipe est secondaire.
Matuidi donne tout pour l’équipe, il a encore fait le travail ingrat de pressing, a apporté la profondeur, la vitesse, le surnombre dans la surface, les solutions sur le côté gauche… Tout ce que les latéraux et les autres milieux n’apportaient pas. A vrai dire, il est le seul joueur généreux de cette équipe, le seul à ne pas compter ses efforts, à se dépouiller. Ceci suffit à faire de lui l’indiscutable homme du match.
Ben Arfa se croit encore à Nice, il veut faire la différence tout seul et se perd dans ses actions individuelles. S’il finit par en réussir une on ne voit que ça, si aucune ne passe, il ne reste rien de positif.
Lucas était dans le trou avec les autres en première période, il a su s’en extraire pour réussir une seconde période très correcte à défaut d’être bonne.
Jesé est sorti énervé, il l’était déjà un peu sur le terrain, et on peut le comprendre. Rarement cherché, il a du coup très rarement été trouvé. Quand il recevait le ballon, c’était rarement dans de bonnes conditions et il n’en faisait rien de bon. En résumé, il a galéré jusqu’à sa sortie. Il a besoin de retrouver le rythme des matchs, des repères avec ses partenaires et de la confiance.
Krychowiak a réussi des débuts corrects, il y a mis de l’engagement et même un peu trop, d’où son carton.
Di Maria a voulu faire autant en une demi-heure que lors d’un match entier. Du coup il nous a livrés un énorme fourre-tout. Comme s’il avait vidé le contenu de son coffre dans une grosse poubelle bien pleine et avait tout déversé sur le terrain.
Cavani a joué 4 ballons en 27’ (T.A.C.)…

Il faudra vraiment élever le niveau face à Arsenal. Espérons le retour d’un maximum d’absents et des décisions fortes d’Emery, sinon l’équipe va finir en chair à Canonniers.



Les vidéos sont aussi sur Vimeo :
-le résumé,
-le condensé, 1ère période et 2nde période.